• radiofrance.fr
  • france inter
  • france info
  • france bleu
  • france culture
  • france musique
  • fip
  • le mouv'
  • les orchestres
 
France Inter logo
  • écouter la radio
  • réécouter
  • ConnexionVoir plus
    • Identifiez-vous
    • créez un compte
le direct

On n'arrête pas l'éco

par Alexandra Bensaid
F. Hollande rend visite à la Commission européenne, B. Maris encadre son Président ! S. Foulon, avec l'aide de la justice, s'attaque à l'homophobie au travail. C. Boullay dissèque l'essaimage alors que nos débatteurs sont très... mondialisés !
Le journal de 8h du week-end
écouter le dernier journal
  • home
  • programme
  • podcast
  • politique
  • monde
  • société
  • ciné
  • livre
  • théâtre
  • musique
  • idées
  • plus
    • éco
    • sports
    • histoire
    • sciences
    • justice
    • les indiscrets

Posté le lundi 27 février

Politiques Vs Sciences

3 commentaires

Politiques Vs Sciences

par Guillaume Barrois, doctorant et JDLP à Paris

 

 

Grande oubliée du débat politique, la recherche scientifique.  Et pour cause, le sujet, clivant par nature, demande un effort pédagogique pour être expliqué au grand public. Guère étonnant que la recherche ne soit pas au premier rang des fameux « thèmes de campagne ».

 

Cette absence de représentation médiatique ne serait pas problématique si les programmes des candidats révelaient un minimum d'intérêt pour la question.

 

Exceptés de vagues propositions par ci et des allusions à l' « l’excellence de nos scientifiques» par là, il manque une réflexion et la vision globale d'une politique publique.

Une seule des 60 propositions de François Hollande (la 39ème) y est consacrée.

Le projet de l’UMP évoque simplement en quelques mots son souhait de valoriser les liens entre recherche publique et entreprise.

Le site du FN consacre une pleine page à la recherche. Si les constats sont pertinents, les solutions apparaissent plus contestables (entre autres : « reconversion » des chercheurs qui ne publient pas suffisamment, usage prioritaire de la langue Française dans les colloques et publications).

Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou vantent la place de la recherche dans la société, mais les discours ne dépassent pas le niveau de l'incantation.

 

En ces temps difficiles, ignorer les enjeux liés à la recherche relève de l'erreur primaire. Véritable levier de l’industrie et moteur de l’innovation. Sans elle, pas de TGV, de traitement contre le cancer ou de fusée Ariane.

 

L'indifférence voire l'ignorance irresponsable de la classe politique à son égard peuvent générer des dégâts irréversibles.

 

Ma directrice de thèse américaine me disait qu’en arrivant en France, elle avait été effarée par le nombre de tâches administratives que doivent accomplir les chercheurs en complément de leur activité de recherche. En effet, le temps de travail est majoritairement occupé à remplir des formulaires : demandes de financement, appels à projet,  organisation de séminaires et congrès. Pour assouplir ces démarches, il suffirait de réformer le système logistique et de mutualiser les moyens par une meilleure collaboration entre laboratoires. 

 

Quelles missions pour la recheche ? La distinction entre la recherche dite « appliquée » et « fondamentale » est-elle pertinente ? Doit-elle être soumise à une obligation de résultats ? La récente attribution des crédits du grand emprunt sur la base de mise en concurrence des projets présentés par les labos apporte malheureusement une triste réponse. Financer une recherche en fonction de sa rentabilité, c‘est décourager la prise de risque inhérente aux grandes découvertes.

 

Quels débouchés ? Seul 7% des diplômés d’école d’ingénieur poursuivent en thèse, les autres s'orientent vers les filières du conseil, de la banque ou de l’assurance. Par ailleurs, de nombreux chercheurs Français préfèrent s’exiler sous des cieux plus cléments à l’étranger. La fameuse fuite des cerveaux n'est pas une vue de l'esprit.


Les raisons ?  Des rémunérations (1300€ net pour un doctorant, 1750€ pour un maître de conférence en début de carrière) inférieures à celles pratiquées par le privé et les universités étrangères. Sans oublier des situations professionnelles qui restent précaires longtemps après la fin de la thèse. Pour décrocher un poste, il est nécessaire d’enchainer deux ou trois post-doctorats (le CDD du chercheur), dont au moins un à l’étranger.

 

Dans ces conditions, comment reprocher aux jeunes diplômés d’être attiré par les sirènes de la banque et du conseil, qui proposent des salaires en CDI deux fois plus élevés que celui d’un doctorant, bref des situations bien plus rassurantes ?

 

De la capacité des gouvernants à redonner aux chercheurs une place centrale dans la société, en développant des passerelles entre les universités, les laboratoires et les entreprises, dépend une crédibilité internationale mais surtout un souffle pour l'innovation dans notre pays. Autant dire un élan.

 

Par Guillaume Barrois, Jeune Dans La Présidentielle

Par Eric Valmir | 27 février 2012 à 22:59
  • Partage Facebook
  • Partage Twitter
  • Partage email
  • RSS
Contributions closes
3
commentaires à propos du billet de blog
  • toutes les réactions
  • les mieux notées
T. Bag (anonyme),
mercredi 29 février 2012 à 10:
0

L'organisation des études supérieures en France n'est pas propice à la mise en valeur de la recherche. Comme vous le faites remarquer, très peu d'ingénieurs s'orientent vers le secteur de la recherche. Cela s'explique par le fait que leur formation très généraliste leur permet de s'orienter vers n'importe quel domaine et les plus lucratifs priment. La recherche publique n'a pas de financement suffisant pour faire face à la concurrence. Si on veut être compétitif au niveau international, il va falloir resserrer les liens entre universités et entreprises. Les meilleures fac du monde sont construites sur ce modèle là pourquoi le rejeter? (je ne parle pas de faire payer des droits d'inscriptions à 60 000€) J'espère toutefois que le grand site de SaClay parviendra à changer les mentalités!

Clément L.,
mardi 28 février 2012 à 11:
0

Je suis assez d'accord avec ton constat. N'oublions simplement pas que la recherche ne se cantonne pas aux sciences dites dures et que la situation en Sciences Humaines est d'autant plus problématique. Ce qui me fait également relativiser la dernière phrase de ton article: "Développer des passerelles entre les universités, les laboratoires et les entreprises". Je ne suis pas persuadé que ce soit la solution à privilégier. Si dans certains domaines les financements peuvent en effet être assuré par les entreprises (je pense à l'industrie pharmaceutique par exemple), quelles sont celles qui financeront la recherche en Anthropologie, Sociologie, Science politique... ? Je crois au contraire qu'introduire toujours plus du libéralisme dans les universités contribue à accentuer les inégalités (déjà fortes) entre les universités et entre les facultés.

Guillaume B. (anonyme) @ Clément L.,
mercredi 29 février 2012 à 11:
0

Tu as tout à fait raison. Quand je parlais de "passerelles entre les entreprises et les universités", je n'entendais pas uniquement en termes de financement, mais aussi en termes de valorisation (par exemple trop peu de docteur crée leur boîte suite à leurs travaux de doctorat), et de débouchés professionnels: aujourd'hui, le doctorant français (et il me semble que c'est particulièrement vrai en sciences sociales) a, pour des raisons obscures, très peu la côté auprès des entreprises. De plus actuellement, une fois engagé dans une carrière dans le publique, il est très difficile de retourner dans le privé, et vice versa. Ce sont des choses qui doivent changer si on veut continuer à créer des vocations de chercheurs.
Quant à la question du financement, elle est évidemment centrale: comme tu le dis il faut trouver un équilibre entre le financement public, essentiel pour la recherche sans retombées économiques immédiates (science sociale, recherche fondamentale etc.) et le financement privé (il me semble normal que les entreprises financent une partie des recherches dont elles tireront bénéfice). J'entends pour le moment peu de politiques qui semblent conscients du fait que "la recherche" est quelque chose de très hétérogène qui ne peut se satisfaire d'une approche unique.

Tour de france
partenaire média
J-42
Les dernières vidéos

Le Billet de François Morel

le 17/05/13, 2316 vues

Le Jeu des 1000 Histoires

le 16/05/13, 1091 vues

Marie-Noëlle Lienemann: "Le remaniement n'a de sens que si on réoriente la politique"

le 16/05/13, 883 vues



toutes les vidéos ›

nous suivre

  • facebook
  • twitter
  • google
  • soundcloud
  • tumblr
  • youtube
  • dailymotion
  • pinterest
contactez-nous >

Les choix d'Inter

Cinéma
Le passé
Sortie le 17 mai
Deux ans après Une séparation et la pluie de récompenses obtenu par son film, Asghar Farhadi est en compétition à Cannes. A l'affiche de ce film : les "césarisés" Bérénice Bejo et Tahar Rahim
Bartabas
Et aussi ...
Bartabas
du 7 au 30 juin
Trois rendez-vous majeurs vont rythmer ce mois la Villette grâce aux chevaux dans différents spectacles dont celui avec Carolyn Carlson...
Festival
France Inter à Cannes
du 15 au 26 mai 2013
Le coup de crayon de Catherine Meurisse et Erwann Surcouf associé au regard de la rédaction de France Inter et aux voix qui s'élèvent dans le flux. Découvrez les premiers épisodes de Bulles de Cannes
Art Rock
Festival
Art Rock
les 17, 18 et 19 mai
Retrouvez Ouvert la Nuit, vendredi 17 mai dès 21h, en direct de Saint Brieuc pour le lancement de la 30ème édition d'Art Rock
tous les choix d'Inter >
  • PrixPrix

    Le magazine interception récompensé

  • RambobinoRambobino

    rambobino #45

  • mea tdfmea tdf

    100 jours, 100 tours

  • Mot de l'annéeMot de l'année

    Choisissez le mot de l'année

les blogs

Philippe Bardonnaud

Petit lexique technique

A 6 semaines du départ du Tour 2013, il est temps d'en réviser la technique. Du jargon aux braquets... à vos lexiques ! Lire la suite ›

le 18/05/13 dans son blog : 100 jours, 100 Tours

Laurent Delmas

La belle équation de l'inconnu du lac

Présenté dans la sélection "Un certain regard", L'INCONNU DU LAC, le nouveau film d'Alain Guiraudie a le charme vénéneux d'un thriller vraiment gay. Lire la suite ›

le 18/05/13 dans son blog : le blog de Laurent Delmas

Laurent Delmas

Le malin et la piété

UN VOYAGEUR, de, avec et sur Marcel Ophuls qui tient ainsi la promesse faite à l'ami Truffaut d'"écrire" ses souvenirs. Lire la suite ›

le 17/05/13 dans son blog : le blog de Laurent Delmas

tous les blogs ›

les services

  • météo
  • météo marine
  • bourse
  • emploi
  • Nous écrire
  • Fréquences
  • En public
  • Aide

Les + consultés

  1. Artus de Penguern nous a quittés
  2. Emission spéciale Vanessa Paradis
    Vanessa Paradis en live
  3. Emission spéciale Vanessa Paradis

Les + commentés

  1. Nuit spéciale
    Une nuit avec Vincent Lindon et Pascale Clark
  2. La tête au carré
    Les pervers narcissiques
  3. Le 7/9
    Jean-Luc Mélenchon persiste et signe
logo de france inter

plan du site

à propos

contact

organigramme

la charte

presse

écouter

  • direct
  • grille
  • fréquences
  • podcasts
  • applis
  • aide à l'écoute
  • rss

thématiques

  • musique - sélection musicale, concert, toute l'actualité musicale
  • cinéma - film et sortie, toute l'actualité du cinéma et des films
  • théâtre - comédie, tragédie, classique, toute l'actualité théâtrale
  • livre - littérature, prix
  • culture - littérature, art musée, expo, danse, toute la culture
  • humour - vidéo, comédie
  • politique - invité, débat
  • société - environnement, justice, santé, science
  • économie - bourse, CAC 40, indices, emploi, toute l'actualité économique
  • monde - toute l'actualité internationale
  • l'info - blogs - évènements

nous rejoindre

  • facebook
  • twitter
  • dailymotion
  • google+
  •  

services

bourse - emploi - météo

s'abonner

perso - podcasts - rss
 
  • radiofrance.fr
  • médiateur
  • mentions légales
  • fréquences
  • haut de page

Radio France décline toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens

La fréquentation de ce site est certifiée par l'OJD