La fin du "réseau social bien connu"
Le CSA ne voulait plus entendre les mots "Facebook" et "Twitter" à la télévision ou à la radio. "Publicité déguisée", selon lui. Un an et demi plus tard, retour en arrière : on peut à nouveau citer le nom d'un réseau social... sous conditions.
C'était en juin 2011... Facebook et Twitter se font une place de plus en plus importante dans les lancements des présentateurs de journaux radio (nostra maxima culpa) ou télé. Une tendance qui ne plaît pas franchement aux représentants du Conseil supérieur de l'audiovisuel : ces noms de marques (car ce sont bien des entreprises) répétés à longueur de reportages, ça commence à bien faire. Le CSA décide donc d'interdire la citation expresse des deux géants du web. Motif : renvoyer vers "un réseau social bien connu", c'est informatif. Le citer, c'est de la publicité. Une décision globalement critiquée (voire moquée) sur les réseaux sociaux bien connus susnommés.
Le 3 janvier 2013, le CSA revient finalement sur sa décision, en émettant de nouvelles recommandations, tenant compte "de l'évolution des pratiques, tout en assurant la compatibilité avec la réglementation de la publicité". Désormais, "le Conseil admet la référence nominative à un réseau social lorsqu’elle indique la source d’une information ou d’un témoignage, ainsi que le renvoi du public vers un réseau social s’il est ponctuel et discret, ne revêt pas de caractère promotionnel et est exempt d’incitation appuyée à se connecter". Finies, les références masquées : Facebook, Twitter, LinkedIn (voire Copains d'avant) ont à nouveau droit de cité à l'antenne.
Rétropédalage ? Pas totalement. Il reste encore des exceptions assez larges, comme l'interdiction d'utiliser le nom d'un réseau social dans le titre d'un programme (on ne verra jamais Vincent Lagaf' présenter "Le Juste Tweet" ou Tex réconcilier les "Z'Likes"). Interdiction également d'utiliser les visuels des marques ou leurs signes distinctifs.
Une dernière question nous assaille : ce billet, rempli de noms de réseaux sociaux, est-il une publicité déguisée ? RT si vous pensez que oui.


























Déjà en 1972, sous la présidence de Georges Pompidou, le Premier ministre Jacques Chaban-Delmas avait dû affronter un vent de fronde suite notamment à des accusations de "publicité clandestine" à l'ORTF. Je le sais parce que je l'ai lu dans le journal Le Monde de mon jour de naissance, qui m'a été offert pendant les dernières fêtes de fin d'année. Il faut donc être très prudent avec ce qui peut s'apparenter à de la publicité gratuite, déguisée ou non, et le CSA reste peut-être un tantinet léger en tolérant la mention des noms de réseaux dits sociaux sur les antennes publiques, en particulier. Je ne connais pas bien la réglementation en la matière, mais il fut un temps pas bien lointain où mentionner des marques, des noms de produits ou d'entreprises me semblait, à assez juste titre, prohibé sur les antennes de service dit public. Cela nécessite quelques contorsions éventuelles pour bien se faire comprendre malgré tout, mais évite de très fâcheuses concussions, supposées ou avérées.
La grève à France Inter, ça m'énerve énormément. Si je veux écouter de la bonne musique, je puise dans ma discothèque personnelle...
Je trouve que "les fonctionnaires" de France Inter devraient cesser de tourner en rond dans leur maison ronde, devraient aller sur le terrain non seulement pour "des virées spéciales ici ou là", devraient remuer leurs fesses, devraient cesser de s'inspirer de l'AFP sans vergogne en ne travaillant même pas les dépêches que l'on nous ressert à chaque flash sans vergogne.
Bref, j'en ai gentiment assez de la suffisance dont fait preuve une bonne partie de l'équipe de France Inter.
Quant aux réseaux sociaux bien connus, quelle malédiction!
J'abonde, ne cédez rien la programmation musicale est super. Par ailleurs, ce que je comprends c'est qu'une trentaine de techniciens prennent des millions d'auditeurs à témoin. Un d'entre eux dit aux grévistes "vous n'êtes plus en rapport avec la réalité. Sortez de votre maison ronde." Thomas
Magnifique ! Bonne programmation, musiques somptueuses, pas de nouvelles de l'UMP, peu du PS, aucune de la crise, pas de voeux.... Inter aurait-elle trouvée la grille gagnante ?
Nous sommes (suis) pour que l'on donne satisaction aux grévistes, même si la programmation musicale est topissime on ne s'en lasserait pas !
Que mes oreilles apprécieront de ne plus entendre ce "sur un réseau social bien connu", répété à chaque fin d'une de mes émissions quotidiennement écoutées !
La grève ça a du bon bon pour les auditeurs, la programmation musicale est topissime!
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