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Le 5/7 du week-end

par Laurence Garcia
A travers son dernier roman Un écrivain, un vrai,l’écrivaine danoise Pia Petersen interroge le rôle de l’artiste dans nos sociétés contemporaines ultra connectées,la dictature du storytelling avec des happy end à la fin pour ne pas faire penser le lecteur
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Hors Pistes

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du 22/04/2013

Francis Ponge, Poétique d'objets à Dunkerque: suite et fin

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du 14/05/2013

Arman, Dunkerque : le rapport

Posté le lundi 29 avril

Play-back d'Eden à Saint-Paul de Vence

0 commentaire

Gloria Friedmann, Le passager - 2013

© Fondation Maeght

On oublie trop souvent la femme qui vit au côté de l'artiste. Ce blog, qui a fait de l'année 2012 une année Bertrand Lavier plutôt qu'une année présidentielle (l'histoire prouve que c'était une bonne idée), ne pouvait pas s'arrêter sur le travail de la compagne de Bertrand Lavier, artiste elle-même,  engagée dans sa propre recherche depuis les années 70. Gloria Friedmann travaille sur la place de l'homme sur Terre. Elle a commencé par travailler de manière autodidacte la photographie, avant de multiplier les supports et les matériaux.  L'homme et son dialogue avec l'animal, et l'univers plus généralement est le sujet de son oeuvre.  

A Saint-Paul de Vence, dans la très agréable fondation Maeght,  les oeuvres de Gloria Friedmann occupe les salles autant que les jardins,  notamment la sculpture monumentale, Les Inséparables, produite pour l'occasion.


 

 

Question à Gloria Friedmann sur l'état de l'humanité et sur l'exposition

Lecture
 

 


Gloria Friedmann, proteinspecies - 2013 © Fondation Maeght - 2013

Gloria Friedmann les inséparables 2013© Fondation Maeght

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gloria Friedmann © Fondation Maeght - 2013

 

 

La Fondation Maeght >>

Par Christine Siméone | 29 avril 2013 à 00:38
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du 15/04/2013

Jean-Clarence Lambert : la poésie dit oui, Houellebecq dit non

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du 22/04/2013

Francis Ponge, Poétique d'objets à Dunkerque: suite et fin

Posté le mardi 16 avril

A Londres, Villeglé - Wolman

0 commentaire

L’exposition Guy Debord à Paris remet à l’honneur Gil J Wolman,  l’un de ses comparses , et à Londres son travail à l’aide du ruban adhésif sur les affiches fait face aux affiches lacérées de Jacques Villeglé. Je rends ici hommage à Marion Chanson qui est à l'origine de cette exposition. Elle nous replonge dans la période fondamentale des années 60, grâce à cette confrontation intitulée Dés/Illusions Collectives : Jacques Villeglé et Gil J Wolman.

 

Gil J Wolman © Galerie Valérie Schmidt - 2013

 

 

A l’aide de rubans de scotch, Wolman a arraché des pages de magazines,  des bandes de papier, reportées ensuite sur la toile. Ce n’est pas du lacéré récupéré comme l'a fait Villeglé, mais du décollé reconstitué. Les deux artistes ont en commun dans les années 60 d’interroger les mutations de la ville. Paris est le personnage principal de leur histoire artistique, Paris, qu’on ne disait pas encore Grand Paris, mais qui déjà croissait en cercles concentriques et banlieues pour classes ouvrières.  Les chantiers génèrent des palissades, qui sont trouvailles de génies pour Raymond Hains et Jacques Villeglé. Villeglé découvre le lettriste Wolman dans un café, à l’occasion d’un récital (car les lettristes sont avant tout des diseurs) et l’attrait pour les mots les réunira ensuite autour d’une amitié fidèle.  

 

 

 

Gil J Wolman Picasso peintre-1967 © Richard Valencia

Dans le catalogue de l’exposition, Marion Chanson évoque la dénonciation par Wolman et Debord sur le détournement comme pratiques artistiques : « L’“art scotch” serait à classer parmi les détournements mineurs car, selon Wolman et Debord, il dérive “d’un élément qui n’a pas d’importance propre et qui tire donc tout son sens de la mise en présence qu’on lui fait subir. Ainsi des coupures de presse, une phrase neutre, la photographie d’un sujet quelconque”. Avec le cycle des séparations, initié en 1977, Wolman va plus loin en découpant en deux des reproductions de la Joconde et d’oeuvres de Picasso pour y introduire le “Wolman’s land”,  un espace qu’il subtilise, et qui repousse tant les limites originelles du tableau que celles de son duplicata…. ».

Avec Picasso, ou Dubuffet, Wolman et Villeglé ont fait acte d'appropriation, grande affaire de leur époque, qu'Yves Klein et Arman avaient également de leurs côtés ériger en art.

Villeglé avec ses affiches lacérées prélevées dans Paris, ou Wolman, indiquant même à tout un chacun comment fabriquer un tableau d’art scotch, sont d’une époque où la pratique artistique repousse l’idée de génie de l’auteur pour intégrer la participation d’autrui.


Pour Marion Chanson, les deux  artistes interrogent la fragilité de la peau de la société.  Un délabrement mise à nu, débusqué derrière le  brillant des fêtes de la société de consommation.  

Villeglé 1975 rue du grenier Saint-Lazare © André Morin - 2013 / -André Morin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gil J Wolman 1966 sans-titre (Mitterrand) © Richard Valencia - 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au sujet de Debord, Wolman et Villeglé >>

L'exposition Villeglé – Wolman – Collective Dis/illusion, 10 avril  - 30 mai 2013  

THE MAYOR GALLERY, 22a Cork Street, t: +44 (0) 20 7734 3558, London W1S 3NA

Jacques Villeglé sur ce blog >>

 

Par Christine Siméone | 16 avril 2013 à 22:21
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du 15/04/2013

Poétique d'objets à Dunkerque: de Francis Ponge à l'oeuvre

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du 16/04/2013

A Londres, Villeglé - Wolman

Posté le lundi 15 avril

Jean-Clarence Lambert : la poésie dit oui, Houellebecq dit non

0 commentaire

Jean-Clarence Lambert poète, essayiste et critique d'art, porte en lui plus d'un demi-siècle de création artistique, de poésie et de réflexion sur le monde.

 

 

Spécialiste de poésie suédoise, proche d'Octavio Paz, des membres du mouvement Cobra, poète lui-même, ami de Robert Filliou, fondateur de la revue Opus International avec Georges Fall, régent de dédalogie du Collège de Pataphysique, je suis allée le voir à Meudon, alors qu'il habite en Puisaye, à Dracy, avec en tête des mots comme "la loi, je l'oublie, je la lis je la bois",  extrait d'un des ses poèmes. Je m'en étais fait hallali du lilas, avant même qu'il ne fleurisse. La rencontre fût chaleureuse, et j'ai commencé par lui demander quel était son dernier acte poétique. Je ne m'y attendais pas, il a cherché du secours avant de répondre. Poésie et acte vont-ils ensemble ? Finalement, le dernier acte en date relevant de la poésie, c'est l'enterrement de son chien, un labrador, vieux et malade.
Jean-Clarence Lambert

Lecture
 

 

 

L'histoire du chien  m'a fait penser à Michel Houellebecq. Il publie chez Flammarion un recueil de poèmes : Configuration du dernier rivage. Il s'y révèle en amoureux quasi mystique. Il a fait la Une de Libération, en clamant que le monde n'est plus digne de la poésie. Qu'en pense Jean-Clarence Lambert : le monde est -il encore digne de poésie ?

Sa réponse :Lecture

 
 

 

 

Pour lire Jean-Clarence Lambert, Voeu de poésie, aux editions Hermann

Écrits sur l'art, aux éditions Hermann, présentation de Françoise Py

Par Christine Siméone | 15 avril 2013 à 17:43
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du 03/04/2013

A Blois, le grand doute de l'art. 3/4

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du 14/04/2013

Tilt refait l'objet

Posté le jeudi 04 avril

A Blois, le grand doute de l'art. 4 /4

1 commentaire

A Blois, l'ancien musée de l'Objet se transforme en Fondation du Doute, dédiée au mouvement Fluxus, sous la houlette de l'artiste Ben. Entreprise de démolition des certitudes. Ouverture le 6 avril au public, pour un lieu, pas encore tout à fait terminé, en constant devenir, avec des oeuvres comme dans un musée, mais un état d'esprit très ouvert, comme l'est le mouvement Fluxus. Bref, la fondation du doute existe-t-elle ?

Pour finir en riant cette série de posts sur ce lieu reflétant la folie de Ben corrigée par le sens des réalité d'Alain Goulesque, le directeur de l'Ecole d'Art de Blois, voici quelques sentences, de l'artiste, de celles qui nous font effectivement douter du bon sens de la vie sur Terre.. 

╝L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art  (Robet Filliou) La vie est ce qui rend l’art plus intéressante que la vie (Ben)


╝Ne rien faire , est-ce de l’art aussi ?


╝De quoi avez-vous peur ? La réponse à cette question se trouve à la « fondation du doute » à Blois


╝Combien pèse une idée ?


╝Tout le monde ne peut pas être un génie

 

╝Pas d'art sans vérité


╝L'amour c'est des mots

 

╝Mon plus grand souci, c'est moi

 

╝Créer c'est douter, douter c'est créer


╝Même quand il ne se passe rien, il se passe quelque chose (John Cage)

 

╝Il faut s'efforcer de faire ce qu'on ne sait pas faire (Robert Filliou)

 

╝L'art m'emmerde (Erik Satie)


╝Il faut toujours avoir deux idées, l'une pour tuer l'autre (Georges Braque)

 

Pour conclure cette confession de Ben lui-même au sujet de ses relations avec les autres artistes qu'il a pu côtoyer. Contrairement à ce qu'il dit ici, l'histoire a montré sa fidélité en amitié. Il est un des rares à savoir rendre ce qui est à César.... et à d'autres ce qui leur appartiennent. Il se sait paranoïaque et égocentrique, toutes ses oeuvres ne se valent pas, mais on ne peut lui enlever, la constance et la cohérence de sa démarche, ni les milliers de fois où il fait mouche avec ses questions ...emmerdantes pour tous les esprits sûrs d'eux-mêmes.

Le monde des artistes est celui d'une guerre sans merci.  Dès qu’il y a de l’art la vie disparaît nous dit  Ben

Lecture
 

 

 

© fondation du doute - 2013

 

 

 

 

 

 

 

Ce blog se nourrit sur la toile

Pour les collections d’art présentes en France 

Pour les collections aux Etats-Unis

Au sujet d’Arman,  le site historique

Par Christine Siméone | 04 avril 2013 à 10:10
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du 02/04/2013

A Blois, le grand doute de l'art. 2/4

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du 04/04/2013

A Blois, le grand doute de l'art. 4 /4

Posté le mercredi 03 avril

A Blois, le grand doute de l'art. 3/4

4 commentaires

A Blois, l'ancien musée de l'Objet se transforme en Fondation du Doute, dédiée au mouvement Fluxus, sous la houlette de l'artiste Ben. Entreprise de démolition des certitudes. La visite avec Alain Goulesque, directeur de l'Ecole d'Art de Blois.

Avant d'entrer, se souvenir que la Fondation du Doute est conçue pour vivre pendant 8 ans avec les collections prêtées par Ben et par Gino di Maggio, le plus important collectionneur et soutien du mouvement Fluxus.

Se souvenir qu'il y a 20 ans, Ben a conçu sur le site de l'Ecole d'Art, le Mur des Mots. Ce mur aujourd'hui s'agrandit, et devient la parure d'un lieu rempli de centaines d'oeuvres issues ou parentes du mouvement Fluxus.

Ca commence par une salle rouge, hommage à John Cage,  puis des salles d'expositions, mais aussi un bar, de telle sorte que la fondation peut aussi être tout simplement un lieu de rendez-vous, autant qu'un lieu de rencontres, de débats et de recherche.

Au centre, un espace dédié au Combat des idées, pour rejouer le match en Dada, Surréalisme, lettrisme, fluxus, situationnisme, etc.

Alain Goulesque évoque une fondation pour accompagner les doutes de notre époque

Lecture
 

 

 

fondation du doute © fondation du doute - 2013

La Monte Young 1990 – installation ©© Fabricio Garghetti 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il s'agit de remettre Fluxus dans le sens de l'histoire, voir ses rendez-vous, happenings, provocations, et autres comme des ancêtres du Flashmob, du barbouillage des pubs dans le métro. La fondation du doute existe grâce aux prêts du collectionneur Gino di Maggio

Lecture
 

 

Wolf Vostell, 1975, Fandango, 40 portières et peintures © ADAGP 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Fondation du Doute >>
Le Musée de Saint-Etienne et l'exposition consacrée à Fluxus>>

Par Christine Siméone | 03 avril 2013 à 10:07
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du 01/04/2013

A Blois, le grand doute de l'art. 1/4

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du 03/04/2013

A Blois, le grand doute de l'art. 3/4

Posté le mardi 02 avril

A Blois, le grand doute de l'art. 2/4

A Blois, la Fondation du Doute, sera dédiée au mouvement Fluxus, sous la houlette de l'artiste Ben. Entreprise de démolition des certitudes. Ouverture le 6 avril au public, pour un lieu, pas encore tout à fait terminé, en constant devenir, avec des oeuvres comme dans un musée, mais un état d'esprit très ouvert, comme l'est le mouvement Fluxus.

Fluxus ? redites-moi ?

Tout le monde a eu un jour au moins un instant Fluxus dans sa vie,  quart d'heure de liberté absolue, de partage, de provocation joyeuse. Fluxus c'est de l'art pas sérieux, pas prise de tête, qui se moque, qui rigole, qui vous pousse du coude, et vous fait du pied.

Fluxus est parent avec le Futurisme et le manifeste de Filippo Tommaso Marinetti de février 1909, le mouvement Dada, et instaure dans les années 60 l'idée que l'art et la vie doivent être indissociables, pour sortir la pratique artistique d'une logique marchande. 

On doit le mot Fluxus à George Maciunas en 1961. 

Durant près de vingt ans Fluxus restera fidèle à un humour provocateur, à l’explosion des limites de la pratique artistique, à son désir d’abolir toute frontière entre l’art et la vie.

Fluxus compte parmi ses représentants Éric Anderson, Joseph Beuys, George Brecht, John Cage, Guiseppe Chiari, Philipp Corner, Charles Dreyfus, Jean Dupuis, Robert Filliou, Henry Flynt, Geoff Hendricks, Dick Higgins, Allan Kapprow, Alison Knowles, La Monte Young, Charlotte Moorman, Jackson MacLow, George Maciunas, Nam June Paik, Yoko Ono, Ben Patterson, Willem de Ridder, Serge III, Daniel Spoerri, Benjamin Vautier, Wolf Vostell, Emmett Williams, Groupe Zaj et bien d’autres encore.

Dans la Fondation du Doute, Ben a fait installer un ring, pour accueillir le combat des Idées. Un espace ouvert à tous les artistes dont le travail s'inscrit dans l'esprit Fluxus.

Lecture
 

 

 

Creer c'est douter © Fondation du doute - 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fluxus pisté sur le net par Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France

La Fondation du Doute >>
Le Musée de Saint-Etienne et l'exposition consacrée à Fluxus>>

Fluxus expliqué (fort bien) par Wikipedia, version anglaise>>

Fluxorama 2001-2004>>

Vous voulez une brève introduction au groupe Fluxus, ses origines, son influence, écoutez-là (c’est sur le portail Fluxus)>>

40 ans de Fluxus, une histoire racontée par Art not art, en anglais>>

Quelques débris… comme l’'indique cette page web… toute en Fluxus>>

Les artistes Fluxus présentés par la galerie Hundertmark, de Cologne>>

Recherche d'’articles sur Fluxus dans le site bien nommé Ubuweb>>

Anthologie de sons fluxussesques ( ??) sur le portail ubuesque>>

Ben (Vautier) raconte l’histoire de Fluxus…>>

Exposition Fluxus au Moma>>

Musée Fluxus de Postdam (Allemagne)>>

Par Christine Siméone | 02 avril 2013 à 10:03
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du 28/03/2013

Gérard Deschamps - Raymond Hains en terre amicale

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du 02/04/2013

A Blois, le grand doute de l'art. 2/4

Posté le lundi 01 avril

A Blois, le grand doute de l'art. 1/4

0 commentaire

123 gouttes de Cage, plus une cuillère de Duchamp, plus une pincée de zen, plus un verre de constructivités polonais, et russe, plus un grog, le tout secoué fort et servi sans glace. Voilà comment Ben présente, la Fondation du doute qui ouvre le 6 avril 2013, à Blois. Un lieu presque indéterminé dont l'objet principal est de poser des questions sur l'art.

On pourrait résumer ainsi: mais qu'est-ce que donc que ce Baz'art ?

Dans les bâtiments qui abritent déjà l’École d'art et le Conservatoire, à la place de l'ancien Musée de l'Objet, qui fonctionnait avec le prêt du collectionneur Eric Fabre, l'artiste Ben installe une Fondation du doute pour 8 ans. Ce sera donc un musée éphémère et iconoclaste.

Le mur et la cour du doute © Fondatin du doute

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrée sur le mouvement Fluxus, et la période 1960-1970, avec une quarantaine d'artistes représentés, dont les œuvres appartiennent en général soit à Gino Di Maggio, soit à  Ben lui-même, la Fondation du Doute, permettra de consulter quelques 300 œuvres, vidéos ou documents. De grands ensembles sont présentés comme l’oeuvre Fandango de Wolf Vostell (1974), 12 tableaux pièges astro-gastronomiques de Daniel Spoerri (1975), des œuvres importantes de Nam June Paik, Allan Kaprow, une création de Yoko Ono.

Ben raconte sa collection autour du mouvement Fluxus, puisqu'il en est un membre essentiel et encore actif, une œuvre de Robert Filliou, et quelques considérations sur John Cage et la musique des poissons

Lecture
 

 

 

Ben fondation du doute © fondation du doute - 2013

 

 

 

 

 

 

 

Ce blog se nourrit sur la toile

Pour les collections d’art présentes en France 

Pour les collections aux Etats-Unis

Au sujet d’Arman,  le site historique

Par Christine Siméone | 01 avril 2013 à 08:35
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du 05/03/2013

Au-dessus de la mêlée

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du 18/03/2013

Jacques Villeglé, avant le pop art

Posté le mercredi 13 mars

Philippe Druillet et Hervé Di Rosa se marient en noir et blanc

1 commentaire

A Bruxelles, Philippe Druillet, grand maître de la BD de Science-Fiction, et Hervé di Rosa, artiste emblématique de la Figuration Libre , exposent conjointement dans la galerie Breyne et Huberty. Le premier montre des peintures inédites en noir et blanc et le second a conçu plusieurs toiles en écho. Deux artistes hauts en couleurs passent au noir sans le broyer.

 

Philiippe Druillet, créateur du personnage Lone Sloane, de la série Delirius, ou encore des décors des Rois Maudits pour José Dayan

Lecture
 

 

druillet 1 © Philippe Druillet- Courtesy Galerie Petits Papiers - 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lecture
 

 

 

 

© Philippe Druillet- Courtesy Galerie Petits Papiers - 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Hervé Di Rosa, fan de Druillet

Di Rosa, l’homme que Wolinski a découragé de se lancer dans la BD,  est devenu artiste, dont l’œuvre est peuplée d’une multitude de personnages.  Figuratif non narratif, Di rosa, éclos dans les années 80,  inventeur du concept d’art modeste, de multiples mythologies et de rosapocalypses, globe trotteur, fureteur de toutes les formes artistiques grouillant sur la planète. Style foisonnant, coloré, avec ces gueules ouvertes et dentées.

A Bruxelles, pour Petits Papiers, il produit quelques toiles qu'il conçoit comme une exposition de fan, fan de BD, et fan de Druillet

Lecture
 

 

 

Tous les personnages de la BD rassemblées en un seul tableau, Black Hero

Lecture
 

Di Rosa, Black Hero © Di Rosa, courtesy Galerie Petits Papiers - 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Black hole en hommage à Druillet et Soulages ?

Lecture
 

 

Di Rosa, Black Hole © Di Rosa, courtesy Galerie Petits Papiers - 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hervé Di Rosa, qui trouve-t-on dans votre arbre généalogique d'artiste ?

Lecture
 

On serait tenter de penser,pour les lecteurs attentifs de ce blog, que Di Rosa et Arman n'ont aucun rapport entre eux. En fait, Di Rosa a un rapport à l'ojet qu'il ne montre pas forcément dans son travail (il dit d'ailleurs qu'il fait des images et non de la peinture).Un homme d'image donc, fasciné par les objets banals qui font notre culture. Ce en quoi il rejoint Arman dans sa démarche. Explications en passant par la notion d'art modeste dont Di Rosa est le papa.

Lecture
 

 

 

Di Rosa, Bichromic Classic La seule toile en couleurs de l'exposition à Bruxelles © Di Rosa, courtesy Galerie Petits Papiers - 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Galerie Breyne et Huberty, Petits Papiers, Bruxelles, jusqu'au 31 mars 2013>>

A Sète le Miam, Musée des Arts Modestes

Le site de Philippe Druillet, pas à jour, mais fort utile

 

Par Christine Siméone | 13 mars 2013 à 06:54
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du 01/03/2013

Roy Lichtenstein au point et au poil

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du 13/03/2013

Philippe Druillet et Hervé Di Rosa se marient en noir et blanc

Posté le mardi 05 mars

Au-dessus de la mêlée

1 commentaire

La Petite Bibliothèque Payot réédite "Au-dessus de la mêlée", manifeste signé Romain Rolland le 15 septembre 1914 dans le Journal de Genève. Il y a quelques semaines je posais cette question dans ce blog : qui se souvient donc de Romain Rolland? Une personne a répondu "présente".

En fait, il reste aujourd'hui quelques chercheurs et une Association Romain Rolland qui s'active avec constance, sous la présidence de Martine Liégeois,  pour organiser conférences  et publications autour de l'oeuvre de ce grand écrivain, prix Nobel de Littérature, passionné de musique et de théâtre, et grand esprit du début du XXème siècle.

Germanophile, proche du peuple, Romain Rolland, je l'ai déjà dit, ne pouvait se résoudre à la boucherie annoncée. Il  publie le mémorable texte "Au-dessus de la mêlée" puis rédige une série de tribunes, lettres ouvertes ou correspondances qui ont animé un débat acharné à l'aube de la Première Guerre Mondiale. 

Romain Rolland 

En septembre 1914 donc, il se désole devant l'affrontement et la guerre annoncée, réclame que de part et d'autres de la frontière franco-allemande, on se souvienne de l'amitié entre les peuples.Pour lui, 14-18 sera une "faillite de la civilisation". Il ne peut s'y résoudre.

Pacifiste, Romain Rolland. Ce mot existe-t-il encore? Pour cette position au-dessus de la mêlée, Romain Rolland fut considéré par certains comme un traitre, et l'un de ses opposants les plus véhéments, Henri Massis, publia en réponse le pamphlet "Romain Rolland contre la France".  C'est alors que fut prise la décision par l'éditeur Alfred Humblot, de rassembler dans un ouvrage tous les textes de Rolland, depuis la tribune du 15 septembre et tous les suivants sur le même sujet. C'est cet ouvrage que réédite aujourd'hui la Petite Bibliothèque Payot, anticipant les cent ans de la Première Guerre Mondiale.

La plume de Rolland est acide, parle de chefs d'Etat criminels, de vieux refrains des troupeaux, (en parlant de l'autojustification, fatalité de la guerre plus forte que la volonté). "Que chacun fasse son mea culpa", exhorte Rolland, et remarque l'unanimité pour la guerre, de part et d'autre, "fait sans précédent", au nom de "la raison, la foi, la poésie, la science", toutes forces "enrégimentées" et mises à la suite des armées.

Un mois et demi après la tribune "Au-dessus de la mêlée", il attire l'attention sur le sort des prisonniers français ou allemand dans le texte "Inter  Arma Caritas", inaugurant  une attention aux soldats qui marquera les consciences populaires de son époque.

Avant Au-dessus de la mêlée, Romain Rolland était un auteur presque confidentiel, et en tout cas pas un intellectuel engagé, plus prompt à la contemplation qu'à l'action, comme le rappelle Christophe Prochasson dans sa préface. Aujourd'hui ces textes lui sont attachés, et il a gagné une notoriété beaucoup plus importante. Le combat intellectuel, le seul qu'il ait mené, a quelque peu éclipsé l'oeuvre littéraire et théâtrale.

On oublie Romain Rolland, on oublie la sororité de deux cultures, françaises et allemandes,  comme il aurait voulu qu'on puisse la cultiver encore et encore. Il . La deuxième Guerre Mondiale, et l'avènement d'Hitler se sont installés entre temps.  Aujourd'hui, France et Allemagne font semblant de se tenir la main sur le grand champ de bataille économique. Les deux nations feignent de ne pas se concurrencer, étouffent leurs disputes diplomatiques, afin que leurs enfants, français et allemands du peuple, pensent que papa et maman s'entendent encore. La guerre est loin, l'amitié est obligatoire. Mais une petite chose est née, peut-être un microscopique évènement dans le droit fil de la pensée de Rolland:  une télévision,  franco-allemande, Arte, petit point lumineux d'exigence culturelle.

© Petite Bibliothèque Payot - 2013

Note de l'éditeur : ROMAIN ROLLAND (1866-1944), prix Nobel de littérature en 1915, grand ami de Freud et de Zweig, est l’auteur d’une oeuvre monumentale comprenant des romans, dont le fameux Jean-Christophe (prix Femina en 1905), des pièces de théâtre, des essais bien sûr, et des biographies des grands maîtres spirituels de l’Inde.

La préface et l'Introduction sont signées :Christophe Prochasson, historien spécialiste de la gauche, des intellectuels et de la Première Guerre mondiale, directeur d’études à l’EHESS et dirige, depuis 2005, les Éditions de l’EHESS.


Bernard Duchatelet, professeur émérite à l’Université de Bretagne Occidentale (Brest),président d’honneur de l’Association Romain Rolland.

 

L'Association Romain Rolland, présidée par Martine Liégeois>>

Les oubliettes de l'Histoire>>

Sur le même sujet

  • Emission : 29 janvier 1866 : naissance de Romain Rolland
Par Christine Siméone | 05 mars 2013 à 15:06
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Posté le mardi 22 janvier

Foot Track

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Ecrivons "football" pour commencer ce billet, ça affolera un peu le moteur de recherche Google, il n'imaginent même pas  à Mountain View (Silicon Valley) où ça va les mener.

Voici un délicieux

 

Les feuilles de match décrites dans "Un paralogue Futural", signé Malek Abbou et Matthieu Messagier,aux Editions Impeccables ravissent les ignares en foot comme moi. Platini et Rocheteau ont bercé mon adolescence, mais Archimboldo, Amalia Earhart, Billie Holliday, Robert Walser, bercent encore mon imaginaire. Ils habitent des zones mystérieuses que j'essaie d'éclaircir jour après jour.

 © Messagier, Editions Impeccables - 2013

Les retrouver sur les feuilles de match composées par Mathieu Messagier ouvrent pour moi des perspectives insensées et sublimes. Voilà pourquoi je vous en parle.  Ainsi une coupe du monde avec le No Nothing Club ou L'Express inutile en retard, vous imaginez?Tout est là, il faut imaginer, on n'y comprend rien, cela commence donc à être intéressant.

Ceci étant de quoi cause-t-on? Pour les ignares en foot ce livre est un manuel parfaitement pédagogique qui suit le fil de la réalité footballistique normale. Feuille de match, conférence de presse d'avant match, match, l'arbiture siffle la fin du match, coupe du monde, surface de réparation. Bien sûr.

Mais les fils s'emmêlent vite et le voyage promet "Une consolation de la sueur par les poisons" signée Mathieu Messagier: 

 

 © Messagier, Editions Impeccables - 2013

...

Le sel se repose

Je touche les pierres sidérantes

 

Mes démons sont de plus en plus vaincus

Jours après jours et

Il n'est pas question de courage là-dedans

 

Tous ces vieux grimoirs pourris

Ne vaudront jamais

Une seule seconde d'émerveillement

....

 

Plus tard dans ce match hallucinant, à la dite 53ième minute Malek Abbou signe un "Excellent et moult utile opuscule à qui désiroyt coignoissance avoir de plusieurs faicts foutreballistiques de l'an deux mille quatorze".

Michel Bulteau enchaîne à la 61ième minute  avec le match des Hiboux de Montrouge, où l'on voit le ballon s'envoler et ne jamais retomber. Un poème s'échappe de la manche d'un footballeur blessé. En lisant, je me dis que si l'on pouvait traduire les commentaires de foot à la télé - en langage surréaliste - poétique - en chinois - en hiéroglyphes - en html 5, ça commencerait  peut-être à avoir de la gueule.

Les joueurs en raquettes sur la pelouse avec des frisbees à fleurs, slalomant au milieu des cafetières, bref voilà où m'a emmenée ce paradoxe frugal, de son vrai nom "Paralogue Futural" , mais que je n'arrive pas à appeler autrement que "paradoxe frugal". Bonne journée à tous.(Christine Siméone)

 © Messagier, Editions Impeccables - 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Les Éditions Impeccables revendiquent avec franchise l'idée du bonheur. Lucidité, conscience, élégance, liberté, et leur articulation par le jeu grand ouvert des possibles". Je cite, et vous laisse imaginer.

Par Christine Siméone | 22 janvier 2013 à 15:20
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