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Et si l'Ecosse devenait indépendante ?

Ecosse : banderole déployée par des militants du oui © REUTERS/David Moir - 2014

A six mois de la tenue du référendum sur l'autodétermination, l'écart entre les partisans de l'indépendance de l’Écosse et les opposants se réduit. L’Écosse est liée à l'Angleterre depuis 307 ans

 

Unie à l'Angleterre en 1707, l'Ecosse dispose déjà depuis 1997 d'une autonomie relativement large au sein du Royaume-Uni dont elle est l'une des quatre nations (Angleterre-Ecosse-Irlande du Nord-Pays de Galles), mais les questions de défense et de politique étrangère continuent à relever de Londres.

 

Depuis plus de 30 ans, les indépendantistes représentent invariablement le tiers de l'électorat, mais l'écart s'est un resserré ces derniers mois. Les partisans du "oui" seraient désormais 40%, dix points de plus qu'il y a un an, contre 45% pour les partisans du "non". Avec 15% encore d'indécis, une victoire du "oui" semble désormais et pour la première fois depuis le début de la campagne une possibilité réelle.

 

Des attaques contreproductives

 

La campagne s'est emballée en février, quand le ministre britannique des Finances George Osborne a averti que les Ecossais devront choisir "entre la livre sterling et l'indépendance". Puis le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a estimé "extrêmement difficile sinon improbable" une adhésion à l'UE. Enfin nombre de dirigeants du secteur de la finance et du pétrole, même les fabricants de Whisky, ont exprimé leur préférence pour le statu quo, pour des raisons fiscales essentiellement.

 

Les explications d'Eric Albert à Londres

 

L'appel aux écossais

 

A Edimbourg, le gouvernement est dirigé depuis 2007 par Alex Salmond, qui est à la tête du Parti national écossais (SNP).

 

Il a lancé samedi un appel aux Ecossais pour qu'ils mettent de côté leur appartenance politique lorsqu'ils se voteront t le 18 septembre prochain. Le chef du gouvernement autonome écossais a souligné que voter pour l'indépendance ne signifiait pas voter pour le SNP ou pour sa propre personne, qui divise, mais un moyen pour l'Ecosse de prendre son avenir en main.

 

Alex Salmond promet de former une "Team Scotland" qui, au-delà des étiquettes politiques et en cas de victoire du "oui", négocierait les termes de l'indépendance d'ici le 24 mars 2016, notamment en ce qui concerne les revenus pétroliers, la monnaie, le retrait des armes atomiques ou l'appartenance à l'UE.

13 Avril 2014 à 07:20