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Exclusif: Tanguy Moulin-Fournier témoigne

François Hollande et le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn

Les sept otages français (dont quatre enfants) ont été libérés et remis jeudi soir aux autorités locales. Une information confirmée par l'Elysée et le Quai d'Orsay. La famille avait été enlevée dans le nord du pays en février.

 

 

En direct sur France Inter, Tanguy Moulin-Fournier, raconte ces derniers mois

 

 

François Hollande a exprimé vendredi son "immense soulagement"après la libération "tôt ce matin" des sept otages, assurant que la France n'avait pas versé de rançon pour cette famille.

A l'Elysée, Bertrand Gallicher

 

 

Romain Striffling, frère d'Albane et Nicolas Moulin-Fournier, frère de Tanguy 2013

Le ministre des Affaires étrangères "Laurent Fabius s'est immédiatement rendu sur place. Et la famille Moulin-Fournier sera le plus vite possible rapatriée en France", poursuit le texte.

Le ministre des Affaires étrangères a lui aussi confirmé la libération des otages. "J'ai eu la famille au téléphone. Ils sont extrêmement heureux et en forme", a déclaré Laurent Fabius.


Ils vont bien. Nous allons procéder à des examens médicaux parce qu'ils ont vécu pendant deux mois dans des conditions extrêmement difficiles. Je remercie toutes les autorités régionales. C'est une très bonne nouvelle qui montre qu'en agissant avec détermination et discrétion on arrive à une libération.

La famille remise aux autorités camerounaises

C'est le groupe islamiste Boko Haram qui avait revendiqué l'enlèvement et la détention de sept Français d'une même famille, trois adultes et quatre enfants, enlevés dans le nord du Cameroun et conduits ensuite au Nigeria.

"Ils sont tous sains et saufs", a dit Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence camerounaise, ajoutant que les sept membres de la famille avaient été remis aux autorités camerounaises jeudi soir.

Cette famille d'expatriés (père, mère et quatre garçons de 5 à 12 ans) résidait depuis 2011 à Yaounde. Le père est employé de GDF Suez. Tous ont été enlevés le 19 février dernier, lors d'une visite dans un parc national.

Ils étaient apparus vivants dans deux vidéos, diffusées les 25 février et 18 mars. L'une de ces vidéos montrait l'ensemble des captifs entourés d'hommes en armes, se réclamant de Boko Haram et exprimant leurs revendications.

Ils réclamaient, en échange de leur libération, celle de femmes et d'enfants membres de l'organisation détenus dans les prisons nigérianes.

Ecoutez les explications de Luc Lemonnier

 

 

 

Par Olivier Bénis, | 19 Avril 2013 à 14:39