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La note de la dette française dégradée

standard and poor's observe une détérioration du paysage économique européen © reuters 

Un cran de moins. La note de dette française est désomais de AA avec perspective stable. Standard & Poor's avait été la première grande agence à priver la France de la meilleure note possible (le "AAA") en janvier 2012, la dégradant alors à  "AA+".

 

 

 

 

 

Selon le communiqué de Standard and Poor's :

Nous estimons que les réformes engagées dans les domaines de la fiscalité, du secteur des biens et services et du marché du travail n'amélioreront pas sensiblement les perspectives de croissance de la France à moyen terme, et que la persistance d'un taux de chômage élevé affaiblit le soutien populaire en faveur de nouvelles mesures d'envergure en matière de politique budgétaire et de réformes structurelles. Nous pensons également que la faible croissance économique limite la capacité du gouvernement à consolider le redressement des finances publiques

 

Pourquoi l'agence Standard and Poors a-t-elle rétrogradé la note de la France et quelles peuvent être les conséquences d'une telle décision ?

Xavier Timbaud, économiste, directeur du département analyse et prévision à l'OFCE est l’invité du journal de 13h de Claire Servajean

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume Mogent est le rédacteur en chef finances/marché du quotiden les Echos. Il est interrogé par Mickaël Thébault :  

Avec l'écotaxe, le ras-le-bol fiscal, les nombreuses critiques sur la fiscalité, on peut craindre que les marchés commencent à changer de vue sur la France et que concrètement la France commence à emprunter plus cher sur les marchés.

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Hollande défend sa politique

François Hollande s'est exprimé dans les locaux de la banque mondiale après la dégradation de la note souveraine française. Il considère que la France est la seule qui puisse assurer la crédibilité dont elle jouit sur les marchés financiers :

 

Cette politique qui repose sur des réformes qui ont déjà été engagées, qui se poursuivront, est la seule qui permette d'assurer la crédibilité, et on peut la mesurer à travers les faibles niveaux des taux d'intérêt sur les marchés, et d'assurer la cohésion nationale et sociale.

 

Le président français, qui n'a pas mentionné la décision de l'agence de notation, doit déjeuner vendredi à l'Elysée avec les dirigeants de grandes institutions économiques internationales pour évoquer la situation de la France et de la zone euro. Il doit notamment rencontrer la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, et Angel Gurria, secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).  François Hollande a indiqué qu'il leur exposerait à cette occasion sa stratégie, basée sur trois principes :

 

Le premier est de faire autant d'économies budgétaires qu'il est possible de réaliser sans mettre en cause les services publics et le modèle social français pour réduire nos déficits. Le second principe, c'est d'améliorer la compétitivité de l'économie française pour retrouver le plus haut niveau de croissance. Le troisième principe, c'est de lutter contre le chômage en mobilisant tous les dispositifs, tous les acteurs, privés comme publics.

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En marge d'une visite à Marseille, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé que la note de la dette publique française restait "l'une des meilleures du monde".

Interrogé par France Bleu Provence lors d'un déplacement à Marseille, il a également considéré que l'agence n'avait "pas pris en compte toutes les  réformes" dans son analyse, notamment celle, en cours d'adoption, des retraites.

 

L'agence parle des perspectives, certains pays ont des perspectives négatives, ce n'est pas le cas de la France.

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Même tonalité du côté du ministre des Finances, Pierre Moscovici:

La France est un pays qui se réforme

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François Fillon était Premier ministre quand Standard and Poors avait dégradé la note souveraine de la France pour la première fois. Celui qui à une époque s'était dit à la tête d'un Etat en faillite a réagi au micro de Carine Bécard lors d'un déplacement à Nancy : 

Ce diagnostic, je l'ai formulé à plusieurs reprises. J'ai le sentiment de prêcher un peu dans le désert. [...] Je dis au président de la République [...] ne restez pas inerte.

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08 Novembre 2013 à 18:38