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Le dessous des cartes de fidélité

Cartes de fidélité © MaxPPP - 2014 / François Vignola

Avant ou après un achat vous avez sans doute déjà confié au vendeur réel ou virtuel votre nom, numéro de téléphone, email, voire plus. Mais à quoi servent ces données ? A priori, tout est expliqué dans les formulaires que vous remplissez. C'est la loi. Mais l'information est souvent, soit noyée dans un long texte, soit trop peu accessible. C'est le constat de l'association de consommateurs CLCV qui publie une étude sur ce dossier.

 

Prendre une carte de fidelité dans un magasin, a priori rien de plus banal. Juste la promesse de quelques promos à venir. Mais si vous ne faites pas attention aux petites lignes du contrat, vous risquez d'autoriser le commerce de vos données personnelles, prévient Olivier Gayraud de l'association nationale de défense des consommateurs et usagers CLCV :

 

Dans l'hypothèse où le professionnel revend ces données, alors vous recevrez des sollicitations commerciales et vous devrez écrire à chaque fois à ce professionnel pour lui signifier que vous ne voulez plus recevoir de publicités de sa part.

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La CLCV révèle que certaines enseignes ne prévienent pas assez clairement les consommateurs de l'utilisation potentielle de leurs informations. Résultat, les entreprises peuvent acheter pour plusieurs dizaines de milliers d'euros un pack de coordonnées.

 

La Poste revendrait des données à des enseignes de bricolage

 

Et les grandes surfaces ne sont pas les seules à racheter ou à revendre des renseignements. Certains services publics aussi ont adopté cette pratique depuis longtemps. La Poste, par exemple, revendrait des données de changement d'adresse à des grands magasins de bricolage. Comme par enchantement, ils découvrent où vous habitez et vous proposent de quoi aménager votre nouveau logement ! Et tout cela est légal.

 

► ► ► ALLER PLUS LOIN | L'enquête complète de la CLCV


En 2011, la revente de renseignements clients représentait plus de 300 milliards d'euros dans l'Union européenne. Un chiffre qui pourrait monter à 1.000 milliards en 2020, soit l'équivalent de la moitié du PIB français.

Par Anthony Rivat | 21 Février 2014 à 06:00