Dépêches > monde du samedi 06 Février à 18H46

Pegida veut manifester ce samedi dans 14 pays européens dont la France

Manifestation de Pegida en janvier 2016 à Leipzig © REUTERS/Fabrizio Bensch - 2016

 

Une vingtaine de personnes ont été interpellées samedi à Calais où la manifestation était interdite. En Europe, des rassemblement sont prévus notamment en Estonie, Finlande, République tchèque, Slovaquie, Suisse et en Allemagne où le mouvement est né

 

Le mouvement allemand Pégida avait prévu d' organiser, ce samedi, des rassemblements dans 14 pays, dont la France, où  l'appel a été relayé par plusieurs groupes d’extrême droite. A Calais, où Pégida avait prévu de défiler ce samedi à la mi journée, la manifestation a été interdite par Bernard Cazeneuve le ministre de l'Intérieur. Une interdiction qui concerne plus largement :

tous ces groupes qui appellent à la tension, à la division et à la violence. Prévue pour durer aussi longtemps que le climat actuel demeurera, elle vise ll'interdiction de toutes les manifestations, quels que soient leurs organisateurs, qui sont susceptibles d'occasionner des troubles à l'ordre public

 

Malgré l'interdiction, l'organisation a voulu manifester à Calais.

Christian Piquemal, général de corps d'armée à la Légion étrangère de 1994 à 1999 et actuel président du Cercle des citoyens patriotes, proche de Pégida, a été arrêté. 

Avant la manifestation Christian Piquema avait expliqué ses intentions à Kathleen Comte

On va aller sur place et on verra


 

Selon Etienne Desplanques, directeur de cabinet de la préfète du Pas-de-Calais, des groupes ont commencé à circuler en centre-ville, à la mi journée. Il s'agissait essentiellement de membres l'ultra droite de type néo-nazie.   Après plusieurs appels des autorités pour demander la dispersion du rassemblement, les gendarmes ont chargé et lancé des gaz lacrymogènes avant de procéder à une vingtaine d'interpellations avant d'éventuels placements en garde à vue.

Les explications de Fanny Bouvard

 

 

Des manifestations étaient prévues également pour ce samedi à St Brieuc (Côtes-d’Armor), Montpellier, Bordeaux et dimanche à Rungis.

Environ 200 personnes représentant une dizaine d'organisations se sont rassemblés devant la préfecture de l'Hérault, derrière des bannières tricolores mais aussi occitanes et catalanes, et des slogans tels que "Ils ne sont pas réfugiés, ils sont illégaux", "Non au grand remplacement, Non au changement de peuple, Nous sommes le peuple". "Un futur pour nos enfants, stop au génocide blanc !".

 

Ailleurs en Europe, Pegida va manifester dans 14 pays, notamment en Allemagne, sous le mot d'ordre "Forteresse Europe"

Des manifestations étaient prévues en Allemagne, en Estonie, en Finlande, en République tchèque, en Slovaquie et en Suisse, car  selon Tatjana Festerling, la reponsable de Pegida "la lutte contre l'islamisation de l'Europe est notre objectif commun".

 

Les deux principales manifestations se sont déroulées à Dresde, berceau de Pegida où se sont rassemblées entre 6.000 et 8.000 personnes, et à Prague, où quelque 5.000 participants ont été dénombrés. A Amsterdam, les forces de sécurité antiémeute ont arrêté une douzaine de manifestants, partisans  ou adversaires de Pegida, à l'issue d'échauffourées avec des policiers dans le centre-ville, tandis que quelques troubles ont été signalés à Dublin.

D'autres rassemblements se sont déroulés dans une ambiance plus calme à Varsovie, à Bratislava, à Graz dans le sud de l'Autriche ou encore à Birmingham, la deuxième ville du Royaume-Uni. En parallèle, plusieurs manifestations hostiles à Pegida ont été organisées dans la plupart de ces villes.

 

Pegida, "Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident", est un mouvement d'extrême droite; né en Allemagne à l'automne 2014.

 

06 Février 2016 à 18:46