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Tu te souviens sur Twitter #jmsFI

Bravo pour tous les tweets reçus depuis le 23 mai  concernant vos souvenirs des années 1990 jusqu'à aujourd'hui avec #jmsFI. A l'occasion de la réédition de "Je me souviens" de Georges Perec (Fayard), vous faites comme lui 35 ans après, en 140 signes. Aujourd'hui, ATTENTION, nous décidons que vous pouvez twitter vos souvenirs depuis 1978 jusqu'en 2000. 


Perec invitait ses lecteurs à compléter avec leurs propres souvenirs son "Je me souviens".  Vous avez jusqu'au 28 juin pour le faire sur Twitter.

 

Les meilleurs tweets sont publiés sur le site internet de France Inter.
Radio France se réserve le droit de publier et éditer - sur tous supports - tout ou partie des tweets #jmsFI.

 

 


Perec et Je me souviens

Perec Je me souviens © Fayard - 2013

La première édition est parue en 1978. Perec pioche des souvenirs s’échelonnant entre sa 10ème et sa 25ème année, soit de 1946 à 1961. Il y a aujourd'hui encore un public pour les souvenirs de Perec, pour preuves les 1000 exemplaires vendus chaque années.  De plus, en dépit du fait que les souvenirs de Perec empruntent largement au paysage culturel français, son ouvrage est traduit dans une dizaine de langues, de l'Anglais au Polonais, en passant par le Suédois, l'Espagnol et le Coréen.

Le principe de Je me souviens de Pérec est simple : « tenter de retrouver un souvenir presque oublié, inessentiel, banal, commun, sinon à tous, du moins à beaucoup ». Ce ne sont pas des souvenirs personnels, mais des petites choses, « des petits morceaux de quotidiens », qui ne méritent pas d’entrer dans l’Histoire.

Le souvenir, envisagé par Perec, n’a pas de caractère objectif ou scientifique, et l’on sait désormais qu’un souvenir est une construction de la mémoire, sans cesse remaniée et particulièrement changeante. Un souvenir est une histoire que l’on se raconte à un instant T au sujet de ce que l’on a vécu, peut-être.

Sophie Hogg, directrice littéraire chez Fayard, explique comment Je me souviens s'inscrit dans le processus de transmission de la mémoire. Qui se souvient de Georges Perec ?

Lecture
 

 

 


Écouter Georges Perec, lisant Je me souviens dans l'émission Allegro sur France Culture en mars 1980

Lecture
 

 

 


Un autre extrait de Je me souviens, toujours dans l'émission Allegro en mai 1980 :

Lecture
 

 

 

 

Perec et Twitter #jmsFI

Comme le réclamait Georges Perec, l’éditeur laisse toujours quelques pages blanches à la fin de Je me souviens pour que le lecteur puisse y inscrire ses propres souvenirs.
Prolongez l'idée de Perec en filant sur Twitter et écrivez vos souvenirs directement avec #jmsFI.

Avant Perec, la littérature fourmille de formes brèves, petits traités, courtes pensées, maximes et autres aphorismes. Avec Perec, c'est la continuité de ces tentatives en brièveté, et l'arrivée de la contrainte comme règle du jeu littéraire.

Ici, nous nous imposerons celle des 140 signes. Twitter n'était pas né quand Perec écrivait mais...
Sophie Hogg, directrice littéraire chez Fayard :

Lecture
 

 

 

 

Perec, plus

Roland Brasseur a fait œuvre utile pour les générations à venir en publiant Je me souviens, encore mieux de Je me souviens (éditions Castor Astral). Il donne la clé de tous les Je me souviens de Pérec, car il faut bien convenir que nous avons tout oublié des 480 « petites choses » - noms communs, évènements, chansons, publicités - auxquelles Pérec fait allusion dans son livre.

Georges Perec : la biographie

Le site consacré à Georges Perec

L'association Georges Perec

 

20 Mai 2013 à 15:27