Pascale Clark reçoit Olivia Recasens
Journaliste au Point
Co-auteur de L'espion du président (Ed Robert Laffont)
5 mn avec
par Pascale Clark
du lundi au vendredi de 7h51 à 7h56

Pascale Clark reçoit Olivia Recasens
Journaliste au Point
Co-auteur de L'espion du président (Ed Robert Laffont)
Laurent Delmas
coproducteur de On aura tout vu
Le nouveau film du Palmé d'Or Cristian Mungiu divise profondément l'opinion cannoise... à juste titre ! Lire la suite ›
le 21/05/12 dans son blog : le blog de Laurent Delmas
Christine Siméone
Journaliste
Werner Spies, ancien directeur du Centre Georges Pompidou, a accompagné plus de soixante ans de création artistique et littéraire. Ses écrits ont été récemment réunis par Gallimard, pour former « Un inventaire du regard ». Lire la suite ›
le 21/05/12 dans son blog : Le blog de Christine Siméone
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Franchement, si l'on veut jouer sur les mots et se référer également à l'émission de Pascale Clark, je dirai que, décidément, on nous parle mal !
Je reconnais d'emblée que j'ai pris l'émission de 7h51 en route, que je n'ai donc pas tout entendu de l'échange entre Pascale Clark et Olivia Recasens, mais le problème n'est pas le fond, mais la forme. Et je trouve que les mots et le ton ont précisément une importance que l'on traite à la légère.
Le sujet en lui-même, "L'espion du président" traduit déjà un choix de traitement journalistique de faits et de gestes qui correspond à un degré de dramatisation, voire de politisation, qui appartient à l'auteur de l'ouvrage en question. Mais la manière d'en parler ou d'en faire parler de Pascale Clark, verse décidément trop complaisamment dans un mélange de voyeurisme et de "peopleisme"/populisme qui en dit long sur la corde que cherche à faire vibrer la journaliste de France Inter, au-delà des faits ou de l'affaire elle-même. On interroge l'essayiste sur cette situation qui permettrait donc à des policiers de "se refiler [avec une clé USB] les informations les plus croustillantes sur DSK" ou bien sur ce qu'elle aurait trouvé de "plus effrayant" au cours de son enquête. Et lorsque s'ouvre le journal de 8h, c'est avec un titre choc : "Une bombe à retardement !" De quoi s'agit-il donc de nouveau ? De la solution que l'Administration est obligée de trouver pour loger en urgence des milliers de personnes chaque jour, solution de fortune qui coûterait un million d'€ par jour. Faut-il parler de "bombe à retardement" et pourquoi ? Où ce drame se joue-t-il, à notre portes, à nos portes à chacun d'entre nous ou dans quels pays d'origine des personnes concernées ? A force de vouloir impressionner, émouvoir, etc. pour retenir l'attention d'un public à tout prix, on en arrive à tout traiter de la même façon, au risque de ne pas véritablement traiter du fond sérieusement. On parlera de "guerre économique" par exemple et on dira : "c'est la guerre !" alors que la vraie guerre ce n'est tout de même pas cela et c'est tout de même bien pire!
Je redis que ce ne sont pas les faits qui sont en cause mais la manière de les traiter parce qu'elle aura inévitablement de l'influence sur la manière dont sera perçue la réalité. C'est tout le problème de la déontologie du journalisme me semble-t-il et dans la période que nous traversons, voire dans le monde de plus en plus complexe dans lequel nous devons nous habituer à vivre, dans ce monde où nous devons apprendre à vivre ensemble précisément, la manière de faire des journalistes, commentateurs et autres utilisateurs de la parole, cette manière n'est pas innocente si nous ne voulons pas qu'ils se transforment en manipulateurs !
En tant que directeur d'une association qui s'appelle l'Ecole de la paix, à Grenoble, et qui fait donc de la parole un vecteur important du vivre-ensemble, je considère ce sujet comme méritant davantage de discernement ; à la hauteur de l'idée que je me suis toujours faite de la qualité de l'information que diffuse votre radio.
En toute sincérité.
Richard pétris
Je vais acheter ce livre mais je ne me fais pas d'illusions, même avec toutes les preuves du monde, les sarkolâtres continueront à soutenir leur poulain et ça ne changera rien du tout !
Depuis 2007, tous les journalistes sont des parasites d'après les électeurs de droites... c'est bien triste !
En tout cas merci aux auteurs qui continuent à enquêter
Cé
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