Vinyl et écouteurs © Fotolia - 2011
Ce midi, Philippe Bertrand reçoit quatre acteurs de l'industrie du disque et de la musique :
- Romain VIVIEN, label Believe
- Mathieu GEGHRE, musicien
- Laurent FELLOT, musicien
- Nathanaël BERGESE, coach et arrangeur musical
Extraits musicaux :
- des Fourmis dans les Mains : "Les phares"
In extenso : "La démission"















La qualité de la musique offerte aux consommateurs est à la mesure des systèmes de diffusions. Quand on voit un lecteur/ampli 5.1/baffles à 150 € même moins...
La qualité des CD est aussi un leurre pour les novices, car le CD a un échantillonnage de 44100hz.
Voir un cercle sur un vieux monitor de PC, et constater les escaliers.
Rien ne vaut le vinyle, le respect qu'il inspire, la pochette, l'écoute est presque
religieuse alors que l'écoute de musique sur Internet ou MP3 sert de fond sonore.
On parle beaucoup de Deezer ou Spotify dans votre émission mais on a aussi d'autres plateformes qui sont à mon sens plus axées sur l'échange et la découverte de nouveaux artistes. Je pense notamment à la webradio Jango.com, peut-être encore une autre façon d'écouter de la musique avec un aspect réseau social et partage plus dans l'esprit initial qu'on pouvait trouver à l'époque de Napster et au début du P2P...
Le P2P a surtout été un bon moyen pour les consommateurs pour télécharger gratuitement les titres dont le prix leur semblait abusif.
Pour ce qui est des plateformes indés, citons CD1D.....
La création musicale n'est pas en danger !
Faire de la musique est une nécessité, parfois un métier, mais même sans argent, la musique existera toujours.
D'ailleurs, les artistes sont assez peu payés (les éditeurs/labels/tourneurs se servent bien avant !)
On ne sauvegarde que l'industrie, pas les artistes...
Yes !
Sérieusement, arrêtez avec le MP3, c'est un codec qui a près de 20 ans !
Pour un format de compression avec perte, l'Ogg Vorbis fait mieux à taille égale, et pour une compression *sans perte* (à savoir un rendu identique à la source originale) le FLAC est reconnu comme un standard.
Si vous lui donnez une mauvaise qualité, il vous la restitue, si vous lui donnez le son issu d'un vinyle, passant par un ampli à lampes et une carte son 24 bits / 96 kHz, il vous sortira un fichier de trèèèès haute qualité.
Ces audiophiles du dimanche qui prétendent « han han, le vinyle est tellement meilleur que le cd » sont les mêmes qui s'extasiaient de la finesse du « son numérique » à l'arrivée du CD dans les années 80.
Si le vinyle (que j'adore) a perdu énormément de terrain, c'est *aussi* parce que le CD offre une haute qualité de façon simple d'usage (tout le monde n'a pas un ampli à lampes et une platine haute qualité).
La qualité est là en numérique, cessez-donc de nous faire croire que « c'était mieux avant ».
Je suis abonné à Spotify et la plupart des artistes qui sont dans mes playlistes, je ne les connaissais pas. Grâce aux fonctions de radio et de recherche, on peut explorer l'univers musical sans a priori. Par exemple, je tape un mot au hasard dans le champ de recherche et cela me donne différents titres ou noms d'artistes contenant ce mot, quel que soit le genre ou l'époque. Il n'y a plus qu'à tester les morceaux pour voir s'ils "parlent à mon oreille".
Il est grand temps de préciser les différentes qualités de MP3. Pitié, ne mélangeons pas tout !!!! Oui, certaines plateformes proposent des titres à des taux de compression trop fort.
Quant aux offres mensuelles, elles ont tué le prix du disque. Il faut au contraire afficher le prix des téléchargements, même quand ils sont offerts...
Ces témoignages réactionnaires sont pénibles : tout le numérique ne se résume pas au MP3 et, même dans le MP3, il y a différentes qualités ! Le vinyle, c'est formidable, mais pour avoir une bonne qualité, il faut un matériel très onéreux, ce n'est pas très démocratique.
Quand même, le CD a "subi" une augmentation au passage à l' euro, qui lui a permis d'être le support bling-bling par excellence.
Faut pas se la raconter... Le développement des offres MP3 de tous poils est juste une série de tentative des majors pour repositionner le prix de leurs albums.
C'est la première fois depuis le début du XXème siècle que l'on propose un support de moins bonne qualité comme évolution technique. Une régression (le MP3) à la place du CD : bof. Mais encore une fois l'artiste FAIT : le reste n'est que foutaise.
Sauf que les artistes "font" aussi avec les supports qu'on leur offre. Si le MP3 hyper compressé enterre le CD, on ne pourra plus écouter de titres joués par plus de 3 instruments en même temps....
Ce n'est pas vrai... Les platines chaines "hi-fi" à petit prix qui massacrent la musique existaient avant l'arrivée de MP3.
Musicien dans un groupe "indé", je n'achète que du vinyle depuis maintenant 10 ans. Dans ce secteur musical on peut maintenant trouver presque toutes les nouveautés en vinyle.
En ce qui concerne mon groupe nous avons sorti 3 disques (tout les 3 en vinyles).
Nous avons encore besoin de presser des CDs mais c'est bien souvent uniquement pour pouvoir obtenir des chroniques de la presse ainsi que des diffusions radios car ce sont les seuls qui refusent encore de passer par le MP3.
L'avenir du disque : Vinyle + MP3 ?
En tant que mélomane de longue date, je possède trop de musique pour ne pas apprécier les logiciels et baladeurs intelligents qui permettent de facilement trier et accéder à ma musique. J'achète des CD et j'achète en téléchargement. La multiplication des canaux pour se procurer de la musique est une bénédiction. Il y a aussi de nombreux titres de ma jeunesse que je n'ai pu retrouver que grâce aux plateformes de téléchargement. La vraie révolution, c'est que la place de l'enregistrement s'estompe au profit de la musique jouée sur scène et ça c'est très positif pour la musique.
Avec la disparition du CD, je pense que le vinyle accèdera au rang de meilleur produit "en dur", puisqu'il est encore à ce jour la quintessence du reflet matériel de la musique d'un artiste.
C'est d'ailleurs "déjà dans les bacs", si je puis me permettre, avec notamment les rééditions Back To Back de Gainsbourg, Bashung...
Une chose dont j'entends peu parler, c'est la qualité sonore. Le MP3 (même si c'est efficace) ne vaut pas un CD. La différence de son se ressent. De plus, pourquoi ne pas étoffer les CD par exemple avec certains CD avec partie de basses, de guitares etc.... Ce serait très agréable. Je sais que Maxime le Forestier l'a fait avec Jean Félix Lalanne, des partitions de guitare et des vidéos de ses chansons accessibles sur son album "plutôt guitare" . Voilà un vrai produit intéressant. Pourquoi ne pas les renouveler plus souvent
N'oublions pas aussi les nombreux blogs spécialisés qui facilitent la découverte, grâce à des passionnés qui "fouille" le net et partagent leurs trouvailles !
Je suis amateur de musique classique et en téléchargement ou en Streaming le son est vraiment nul, donc j'écoute encore des CD et même des vinyles.
Je suis graphiste indépendant et passe toute la journée devant l'ordi chez moi, ancien musicien et amoureux de la musique, Deezer est pour moi un outil formidable pour découvrir des nouveaux artistes.
J'écoutais, avant de me brancher sur France Inter, un groupe que Mathieu m'avait conseillé ce week-end... et grâce au lien "artiste similaire" on peut découvrir des artistes justement moins connus.
Si un artiste me plaît vraiment je n'hésite pas à acheter le cd
Il y a également de nouvelles idées qui émergent... La Roulette Rustre va sortir en octobre un album sur un support nouveau (en complément du disque 'classique")...
Dès la rentrée 2011, La Roulette Rustre doit sortir un tout nouvel objet musical unique en son genre :« Un peu d'air », un album conçu sur une Clé USB au design unique (+CD offert).
4ème album du groupe, « Un peu d'air » a été pensé comme une véritable alternative au système imposé par les Maisons de Disques, qui profite aux stars médiatiques tout en pénalisant les artistes non cathodiques.
L'album "Un peu d'air" , c'est :
- du son en Haute Définition ( 13 titres studio inédits enregistrés avec des artistes internationaux invités),
- de l'image (un livret virtuel),
- de la vidéo (un vidéoclip),
- et un espace libre de près d'1Go.
Et surtout :
- un système internet AMAPP© (Alternative Musicale pour une Auto-Production Participative) : accès direct personnalisé à une plate-forme de téléchargement proposant, chaque mois, des auto-productions inédites,
Suite (désolé) : les changements de support changent la pensée... Les artistes s'y retrouveront puisque l'art est indépendant, libre. C'est le seul domaine sans contrainte...
Bonjour,
Il me semble que l'histoire nous montre que la capacité d'enregistrement ne cesse d'augmenter. Du phonogramme au 78 tours au 33 tours au CD, etc, etc ...
Internet devient la mémoire du monde, même si on ne sait pas trop si elle sera fiable.
Parler d'auditeurs moins attentifs ça me parait abusé...
Je ne suis pas sûr qu'à l'époque du CD tout le monde se posait dans son canapé, confortablement, pour écouter attentivement le dernier Sardou...
Yes !
Suite : le commerce n'est qu'une annexe de l'art...
Faites mention des secteurs disques en médiathèque !!! Ils ont plus que jamais pour mission de justement proposer une culture musicale à tous et de travailler sur une sélection d'artistes méconnus, de labels. Des partenaires à privilégier pour la mise à disposition d'une musique de qualité et pour guider les découvertes, sortir des sentiers battus.
Un disque ? C'est Quoi ?
Et si nous parlions d'Art ? De sens ? La musique comme toutes formes artistiques soulage... La musique est une forme d'art fondamentale. L'art s'adapte et/ou crée son époque...Etc.
Sauf Alain que la musique est un art de diffusion, contrairement aux arts plastiques...
Et si on écoutait des fourmis dans les mains ???
J'avais l'habitude d'acheter des CDs jusqu'à ce que je sois équipée grâce à un fournisseur internet que je ne peux pas citer d'une offre permettant d'être en réseau et d'avoir une capacité de stockage importante. Maintenant, je télécharge mes disques en format MP3, mes disques sont stockés sur mon ordinateur et relégués à la cave. Je n'achète des disques que lorsqu'ils sont de beaux objets, avec plus de contenus et originaux.
Ce que touche l'artiste, c'est en général 7% de ce que touche le label... Ce qui ne représente vraiment rien !
La musique, avec le numérique, est définitivement devenue l'opium qui endort le peuple : le matin dans le métro, dans la rue, dans la voiture... La musique isole de plus en plus les gens et nous fait vivre dans un monde entouré d'autistes. La saturation de musique masque un silence qui nous fait horreur.
Il ne faut pas confondre entendre un fond sonore, & écouter de la musique.
Les artistes qui cultivent autant le silence que les notes sont encore légion...
On aurait aimé entendre les principaux acteurs de la "portabilité" de la musique et du son : les ingénieurs du son... Éternels absents des débats!!! ;-)
Respect à eux et à leurs métiers.
Philippe
Je suis un peu éberlué d'entendre vos invités prétendre que les artistes indépendants, obscurs ou anciens sont difficiles d'accès. Pour se faire une culture musicale, les sites tels que YouTube, ou Itunes ont des fonctions de propositions ciblées, très bien faites, qui tiennent compte de vos goûts. J'ai fait de très nombreuses belles découvertes de cette façon. Et je ne parle pas de musique sponsorisée ou commerciale...
Le disque ou le CD c'est prendre le temps de choisir et d'écouter un artiste. Internet, c'est la rapidité et l'immédiateté. Il y a donc, à mon sens, deux logiques qui s'affrontent, celle du temps et de l'immédiateté. Pour l'instant, il semble que ce soit la seconde qui prenne le pas, question d'évolution.
C'est quoi un disque? Un sous-bock? Je préfère utiliser baladeur ou ordinateur sur lesquels je peux stocker plus de musique, au détriment de la qualité!
Bonjour,
Est-ce que depuis l'immatérialisation de la musique, on n' immatérialise pas les artistes? Leur temps d'existence est très furtive, nous consommons les artistes sans avoir le temps de rencontrer leur univers.
On sait que la dématérialisation de la musique a permis une explosion de la culture musicale… dire que c'est plus difficile de se créer une culture musicale de nos jours est une idiotie.
L'accès à la musique est désormais une commodité, la valeur est donc passée de l'accès au contenu à l'accès au bon contenu. De la distribution à la sélection.
Le conseil, la prescription, là est la réelle valeur de nos jours.
Enfin, quand on entend des choses comme « la qualité est moins bonne sur Internet que sur un CD », on prend peur. Les communautés d'audiophiles sur Internet sont hyperactives, on peut trouver (si on le veut) une qualité équivalente ou supérieure au CD avec la musique encodée en FLAC.
Le réel problème est que la musique est devenu un bien du pure consommation et divertissement, mais à qui la faute quand les majors ont tout fait pour pendant 20 ans ?
La dématérialisation est inévitable, le partage légitime… la seule question qui demeure est comment assurer le financement de la création ?
Et les seules réponses crédibles (et qui n'attaquent pas nos libertés fondamentales) sont des choses comme la Contribution Créative.
Je possède un compte payant sur une plateforme de musique en streaming (deezer) et je m'en sers tous les jours, et pourtant pour rien au monde je ne me séparerais de ma collection personnelle de CDs durement acquise au cours de ma jeunesse.
Le disque ne fera que se bonifier avec le temps !! Combien d'heures à passer a écouter mes albums préférés !
Je ne sais pas si le disque est mort, mais quelques réflexions :
- je ne pense pas que le problème soit au niveau des téléchargements illégaux mais plutôt n'assistons nous pas à une évolution de culture dirigé vers la communication (téléphone portable, internet, télévision...)
- avez-vous remarqué la pauvreté de l'offre de matériel audio (supermarchés, fnac etc...)
Si l'ensemble du prix du CD revenait entièrement à l'artiste, j'en achèterais volontiers plus !
Je préfère payer des places de concerts et acheter le CD en direct à la fin de celui ci... au moins je suis sûr de là où va mon argent !
Pourquoi considérer le niveau de vente de disque d'il y a 20 ans comme la "normalité" qui aurait perdu 60% de sa valeur? La zoubida de lagaf' 11 semaines au top des vente en France en 1991, je ne peux m’empêcher de penser que c'était une sorte d'abus et peut-être qu'on revient tout simplement à un niveau "normal" de vente.
Je n'utilise plus le support CD depuis des années ; en effet, j'ai centralisé mon chez moi sur mon ordinateur, ce qui me permet d'écouter la musique dans chaque pièce depuis mon ordinateur, ce qui me donne une gamme de choix beaucoup plus importante.
Idem pour les déplacements, tout est téléchargé sur mon I-phone ou I-pod.
Au final, cela revient beaucoup moins cher et moins encombrant que le support CD.
Audiophile, je ne jetterai jamais mes 450 vinyles! Avec du matériel "vintage" platine Thorens ampli Scott c'est du bonheur pour les oreilles! Les CDs avec une bonne platine, c'est bien aussi. Mais alors tous ces MP3 en streaming ou autre c'est catastrophique! J'épate les jeunes avec un son que leurs appareils numériques ne peuvent leur procurer. Et puis la musique c'est quand même et avant tout les concerts, tout le reste n'est que pâle copie du réel comme le poster de Dali ne sera jamais qu'une pâle copie d'une toile du maître. Bien à vous.
Tout à fait d'accord avec vous !
Marie
J'écoute assez peu de musique mais, personnellement, je n'aime pas utiliser le support CD. C'est rapidement usé, ça prend de la place et c'est cher pour ce que c'est (et oui on est de plus en plus exigeants mais je suis un nomade)... Des raisons pour lesquelles je n'écoute presque plus que de la musique libre sur des sites spécialisés.
Si les maisons de disques devaient me reconquérir, il faudra donc évoluer plus vite ...
Voulu ou non, vous n'avez pas invité de représentant de maisons de disque traditionnelles : le débat promet d'être partial, non? Dommage... Bon débat, je suis tout ouïe.