Logo Al Jazeera © Radio France - 2012
Créée dans l’indifférence générale en 1996 par l’émir du Qatar, la chaîne de télévision par satellite Al-Jazeera, s’est imposée en moins de deux décennies comme l’une des chaînes d’informations internationales incontournables. Elle revendique près de 50 millions de téléspectateurs et a un très fort impact dans les pays arabes.
Un professionnalisme indéniable, une liberté de ton jusque-là inconnue dans les médias arabes et une antenne ouverte à de nombreux opposants des régimes en place au Maghreb et au Proche Orient lui ont assuré un grand succès populaire. Celui-ci a encore été renforcé par le soutien très appuyé apporté par la chaîne aux soulèvements du printemps arabe.
Mais la « CNN arabe », financée par la famille régnante du Qatar, est aussi un instrument d’influence pour ce riche et petit émirat, lui-même peu démocratique, qui s’est lancé depuis le milieu des années 90 dans une politique ambitieuse sur la scène internationale. Pour rançon de son succès, Al-Jazeera a aussi accumulé les détracteurs qui lui reprochent, tout à la fois, de ne défendre la démocratie que dans certains pays, mais pas au Qatar ni dans le Golfe, d’être favorable aux partis islamistes, de n’être qu’un instrument de la diplomatie Qatarie. Bruno Cadène a recueilli les sentiments contrastés, concernant cette chaîne de télévision influente, d’acteurs politiques, économiques ou associatifs en Tunisie, au Qatar et au Bahreïn.
Reportage suivi d’un entretien avec Mohammed El-Oifi, maître de conférences à Science-Po Paris, spécialiste des médias et opinions publiques arabes.
Balade sur la corniche Doha © Radio France - 2012
Prise de son : Gilles Gallinaro




















Bonjour. Bravo pour le sujet, qui fait sortir les Français de leurs sentiers (enneigés) battus. Par contre, comme vous l'avez souligné, Bahreïn est une île (un archipel, en fait), et on dit donc "Bahreïn", sans article, comme Cuba, Malte ou Chypre... L'idée d'aller à Al Wasat était bonne aussi (c'est le meilleur quotidien du pays, dont la presse est par ailleurs très vivante), tout comme l'hypothèse selon laquelle Al Jazeera serait le promoteur d'un islamisme "américain". Mais alors, pourquoi ne pas avoir dit que le QG de la Vème flotte US est à Manama, ville elle-même située juste en face de l'Iran? Enfin, comparer la place de la Perle (rond-point improbable situé à la périphérie d'une ville sans âme et sans histoire) à la place Al Tahrir est audacieux. J'allais oublier, concernant la problématique politique au Qatar: la population autochtone ne représente même pas 20% de la population totale du pays. Mais encore bravo pour cette émission, qui a le grand mérite d'exister et d'aborder tous types de sujets.
Bonjour, pouvez-vous m'indiquer le nom de la musique qui achève l'emission Interception ce dimanche 5 février 2012 à 9.58?
Merci beaucoup.
PS-pourquoi ne pas indiquer les sources musicales sur le site de l'émission, c'est dommage.
Valérie Berger
Super émission, merci.
Al Jazeera arrive bientôt en France et raffle pas mal de droits de foots... (elle cherche donc à attirer le grand public) ; pas un mot dans le doc, ce que je comprends puisque l'angle était très politique (notamment dans le contexte des printemps arabes). Pourtant, au delà du statut de la chaîne dans le monde arabe, sa stratégie d'installation en France me paraissait pourtant bien en ligne avec votre sujet. L'enquête continue alors. La suite au prochain numéro ?
bonne journée
Excellente émission.
Mille merci.
Réaction à chaud.
- votre dernier interlocuteur El Wafi était bien modéré dans son analyse (en deça des gens interviewé sur place). Etonnant et même regrettable. Il laisse un goût de retour en arrière après les superbes analyses de l'émission,
- en Tunisie, El Djazeera aide les islamistes,
- au Bahrein, elle aide les possédants,
- en fait cette télé est en perte de vitesse du fait de son alignement atlantiste.
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