Ce dimanche 6 mai les français ne seront pas les seuls européens à voter.
Les Grecs renouvellent leur parlement, à l’occasion de législatives anticipées.
tous les éléments réunis pour un accord sur la grèce, selon françois baroin © reuters - 2012
Depuis 2010, la Grèce
est un pays qui ne se gouverne plus lui-même. Ses déficits
abyssaux, son surendettement public l’ont placée, de fait, sous la double
tutelle de l’union Européenne et du FMI. L’an passé, les salaires du privé ont
été amputés d’un quart, le chômage a bondi de plus de 20%. Un Grec de moins de
25 ans sur deux n’a pas d’emploi.
Cette situation, les Grecs la mettent sur le compte des deux principaux partis qui gouvernement le pays depuis des décennies : les socialistes du PASOK et les conservateurs de la Nouvelle Démocratie. Deux formations qui pourraient bien payer très cher la trop longue incurie de l’Etat et l’imposition d’un plan d’austérité sans précédent.
Mais au-delà de leurs responsables politiques, au-delà de l’Union Européenne et du FMI, la plupart des personnes interrogées par Yann Gallic se livrent à un douloureux mea culpa : car toutes ont conscience d’avoir participé activement ou passivement à un système qui aura fait la part belle à la corruption, aux gaspillages, à l’économie « grise », aux petits arrangements avec la légalité ou la morale.
Inscription dans les rues d'Athènes © Yann Gallic / Yvan Turk - 2012
Grèce : le mal de dette
un reportage de Yann Gallic
prise de son : Yvan Turk
En vidéo
Debtocracy, le film qui a secoué les Grecs
Diffusé sur Internet, ce documentaire subversif retrace l'histoire de la dette grecque et pointe les responsabilités de la classe politique. "Debtocracy" a été vu par plus d’un million de personnes en Grèce.
Chroniques d’un hiver européen : web documentaire radio
Chroniques d’un hiver européen est une série documentaire radiophonique qui raconte la vie quotidienne dans les pays touchés par la "crise de la dette".
Cette série commence à Athènes en décembre 2011.














































Reportage formidable et touchant mais pardon, une critique technique et "professionnelle": l'ambiance sonore est très travaillée, le mixage parfait, mais je suis très génée par le doublage des femmes par une voix masculine...qui fait du coup les demandes et...les réponses. Ne me dites pas qu'il n'y avait pas une collègue dans votre rédaction pour vous rendre ce petit service. Non ?
les 100 photos de Martin Parr n'ont vraiment rien à faire dans une émission comme cela, c'en est même indécent, vu la situation actuelle.
d'ailleurs, dans les commentaires de ce site , j'ai voulu ajouter :
"Photos ? que des bidochons et des gras du bide, du touriste lambda le plus vulgaire et singulier...Bravo Pauline M. pour l'analyse nette et sans bavure de la 1ere photo.
Dans notre contexte où un candidat à la présidentielle française, fondant sa campagne sur la peur, a utilisé la crise grecque comme repoussoir, la diffusion de cette émission aujourd'hui ne contourne-t-elle pas l'interdiction de propagande pour ce dimanche, en "enfonçant le clou" de l'épouvantail grec ?
Merci pour votre message. Nous nous sommes posé la question de la diffusion de ce reportage, et comme vous avez pu en juger, nous l'avons tranchée.
Pour plusieurs raisons: la première étant que la France n'étant plus le nombril du monde, (si tant est qu'elle le fût jamais...) il nous apparaît inconcevable de rayer de nos programmes des sujets ayant trait à d'autres pays qui vivent aussi une actualité brûlante. C'était le cas ce dimanche en Grèce...
Pas tout à fait naïfs tout de même, nous avons bien conscience des interférences qu'un tel sujet pouvait susciter dans notre actualité à nous. Cela dit, et c'est précisé à plusieurs reprises dans le reportage par les Grecs eux-mêmes, la Grèce a toujours souffert d'une absence d'Etat véritable - ce qui, à notre connaissance, n'est pas le cas de la France - ainsi que de mœurs que l'on peut qualifier de "méditerranéens" qui rendent toute comparaison avec notre pays assez fantaisiste.
Enfin, nous sommes un peu fatigués de ce dictat qui voudrait qu'en période électorale en France on ne puisse plus traiter d'aucun sujet qui, de près ou de loin, puisse être instrumentalisé par certains. La Grèce a vécu hier un moment politique important. Le reportage a été tourné il y a plusieurs semaines pour être diffusé le jour des élections législatives dans ce pays. Il se trouve que ce jour-là coïncidait avec notre élection à nous. Est-ce une raison pour passer sous silence ce qui se passe ailleurs dans le monde? Vous aurez deviné le sens de notre réponse.
En espérant que ce message vous aura convaincu au moins de notre bonne foi, je vous renouvelle les remerciements de l'équipe pour votre écoute attentive.
Très cordialement
Bonjour,
on dirait que le lien vers le reportage sur la Debtocracie est en version originale, sans sous-titres pour la traduction ...
On trouve la traduction sur
http://www.dailymotion.com/video/xjuuvr_debtocracy-la-gouvernance-par-la-dette-vostfr-1-2_webcam
Bonne visualisation à tous/ toutes! (-;
bonjour Sabine,
merci pour votre contribution, cependant la vidéo du film Debtocracy affichée sur notre page comporte bel et bien les sous-titres en français. Mieux encore vous disposez du choix de langues en espagnole, anglais, allemand, portugais et italien. Pour en profiter il vous suffit une fois la touche "lecture enfoncée" de cliquer sur l'icône CC (subtitles) qui apparaît en haut de la vidéo. Ensuite vous choisissez votre langue, en l’occurrence l'icône FR pour les sous-titres en français.
épatant, non ?
Bonjour,
Ce reportage sur la Grèce était passionnant et nous faisait vivre d'avance ce qui peut nous attendre.
Mais je regrette qu'il ait été diffusé aujourd'hui, ça va influencer les électeurs qui ont peur, ce problème de récession et de dette à payer n'est ni de droite ni de gauche.
La seule émission qui sauve le "dimanche matin" sur FI
mais malheureusement pas la Grèce
Toutes les citoyens français devraient écouter cette émission avant d'aller voter ce matin. ( écouter et non pas seulement entendre...)
Grèce : le mal de dette
http://www.franceinter.fr/emission-interception-grece-le-mal-de-dette
lire aussi les commentaires, important....3 seulement pour l'instant...
j aimerais savoir si un des partis en présence aux élections en grèce projette d imposer les armateurs , qui ne paient aucun impôt si mes informations sont bonnes.
Merci
Bonjour,
Merci aux Tinariwen les pestiférés des médias maliens d'avoir ouvert les esprits de la nouvelle génération.
Merci à Arnaud Contreras grand connaisseur saharien et talentueux reporter . Dommage qu'il n'ait pas commenter le direct du Printemps de Bourges. ;-(((
Merci à Tamoudre,
Merci à FRINTER de briser le silence médiatique français...
Mais...Aboubacrine ag Rhissa est-il bien sûr que que les tamacheqs n'aient aucun liens avec AQMI ?
Mais... la violence n'a malheureusement entraîné que la violence (suite aux horreurs d'Aguel'hoc voir les réactions dans tout le Mali) et les victimes seront toujours les mêmes... avec leur lot de réfugiés fuyant cette violence.. alors que la récurrente sécheresse est encore là et devrait voir les humains se rassembler au lieu de s'entretuer.
Courage à tous et que vive la musique pour la Paix, contre l'oubli !
et comme disait Mina: "Elkhèr adjen!"
Ti-n-kâr le nostalgique