Grez-en-Bouère. Une commune comme tant d’autres, au sud du département de la Mayenne, dans la région des Pays de la Loire.
Un millier d’habitants, l’agriculture autour, une vie très paisible… jusqu’à l’implantation en 1988 d’une entreprise spécialisée dans le traitement des transformateurs électriques souillés par les polychlorobiphényles, appelés aussi « PCB ».
Les PCB sont toxiques. Ce sont des perturbateurs endocriniens.
Les huiles à usage industriel que l’on produit à partir de ces molécules sont réputées cancérogènes. En France, on les a interdites en 1987 ; d’où la décontamination des appareils qui en sont encore pourvus. A Grez-en-Bouère, c’est la fonction de l’usine Aprochim.
Depuis son implantation facilitée par les élus mayennais, les riverains alertent les autorités sur les risques liés -selon eux- à des défauts de contrôle. En vain. Des problèmes de santé apparaissent chez des salariés. En 2003, d’anciens collaborateurs d’Aprochim accusent l’entreprise d’avoir carrément falsifié les contrôles ; cela donnera lieu à un procès qui s’ouvrira en mai, à Paris.
Début 2010, il s’avère qu’une contamination aux PCB affecte le secteur de Grez-en-Bouère. Des troupeaux sont abattus. Les habitants craignent pour leur santé. Des prélèvements sanguins sont réalisés : on en attend les résultats. Une information judiciaire est ouverte pour « fait de pollution et mise en danger de la vie d’autrui ».
Le site de l'usine d'Aprochim de Brez-en-Bouère tout proche de l'église de la commune
Grez-en-Bouère : mon village empoisonné
Un reportage d’Isabelle Marchand
Prise de son : Yann Mainguy
En vidéo



























C'est bien ce manque d'information, Alain, dont vous parlez ci-dessous qu'il était important de relever en tant que journaliste. Cela me parait évident de rester le plus objectif possible lorsqu'on fait ce travail, car la majorité de la population se contentera d'être "beni-oui-oui" face à l'information. Le reportage de France 2 est d'une dérive émotionnelle ignoble! Les médias se sont amusés à créer de la démesure, c'est révoltant et injuste. Aussi, je remarque avec tristesse et colère, que les discours journalistiques sur cette affaire ont tous été à charge, jouant les Erin Brockovich en Mayenne, se glorifiant de l'émotion, la tragédie agricole ambiante sans se soucier de savoir qui avait raison ou tord, sans aucun témoignage scientifique reconnu et objectif permettant d'éviter le véritable délire crée autour d'un produit en particulier alors que personne n'ai pensé qu'un tas d'autres véhicules de dioxines doivent être pris en compte avant de parler de cancers, dioxines venant des terres à l'état naturel oui, d'une agriculture souillante réellement existante en Mayenne comme ailleurs depuis son invention. Bref trop d'éléments se mèlent à vos considérations irresponsables, qui créent des petites guerres entre les gens ici, qui apportent la peur sans preuves réelles. C'est de cela dont il faut prendre garde. Il est honteux et irrespectueux de diviser les populations de cette façon. L'objectivité est complexe mais elle est vitale afin de préserver tout discours abusifs, sectaires, et anti-démocratiques. Le pire est que cette entreprise est aux normes, et qu'elle subit surtout l'histoire industrielle, son avancée, ses techniques, ses progressions en temps réel. Et chacun participe, utilise et bénéficie de ces avancées et avantages technologiques. Le procès veut se faire sur ce sujet très très complexe. Ici il s'agit une usine qui a un caractère de bienfaisance environnementale puisqu'elle détruit ses produits honteux et pollueurs des années 50, de notre propre création sous disant géniale de notre ère industrielle. Tout le monde est pollueur. Il faut certes lutter au maximum pour l'amélioration et la réparation de nos bêtises, je le répète, comme le fait cette usine justement, mais il faut, je le crois sincèrement, surtout aussi et avant tout réfléchir un peu plus, s'interroger au maximum, ne pas être égoïste, prendre un minimum de recul avant de s'exprimer et ainsi lutter contre cette autre manifeste bêtise, violente et destructrice. Personne ne détient "la Vérité" car tout le monde est responsable, médias compris. Merci de veiller au respect de tous.
@ Paulininfo anonyme, lequel anonymat permet à quelqu'un de prétendre ne pas travailler dans l'entreprise tout en rendant la chose invérifiable/ en réponse à votre dernier commentaire ci-dessous.
'L'abattage des troupeaux s'est fait sans preuve aiguisée de la concordance avec cette entreprise',dites-vous. Demandez donc au Laboratoire Laberca de Nantes qui fait toutes les analyses depuis la découverte de la pollution et à la Préfecture de la Mayenne ce qu'ils en savent. Demandez donc à l'industriel lui-même pourquoi celui-ci paie depuis le début à la fois les analyses effectuées et le remboursement de tous les produits alimentaires interdits à la vente. Demandez lui en même temps pourquoi il lui a fallu réduire de 50% son activité de 'décontamination'. Demandez lui pourquoi il a engagé des travaux conséquents en fin d'année 2011, puisque tout ceci n'a rien à voir avec la pollution selon vous.
Ce qui ne veut pas dire pour autant que la pollution est inexistante ailleurs. Et lorsque vous aurez lu mon livre '2012 le Big-Bang' vous comprendrez que ma position à l'égard des produits phytosanitaires agricoles ne consiste pas seulement à la dénoncer comme vous le faites si bien mais aussi à essayer de la solutionner, et c'est avec plaisir que je vous dédicacerai l'ouvrage en question
'Cette entreprise a elle-même annoncé ses résultats d'une façon honnête et louable...' dites-vous. Je vous renvoie pour infirmation à mon commentaire précédent;
Pour le reste je vous laisse à vos fantasmes... comme vous le dites si bien.
Joseph Gaudin
@ Joseph Gaudin / En réponse à votre dernier commentaire ci-dessous.
Il est tout de même curieux de penser que lorsqu'on n'a pas le même point de vue que vous sur cette histoire, nous voilà forcément relayé à travailler au sein de cette entreprise... Encore une fois, vous vous trompez car cela n'est pas du tout le cas. J'observe et analyse cette situation d'un oeil extérieur, originaire des alentours, lisant la presse comme vous. Et je ne vois pas pourquoi je ne pourrai pas m'exprimer sur ce sujet qui me concerne autant que vous. Ce que je trouve assez terrible, est que l'abattage des troupeaux s'est fait sans preuve aiguisée de la concordance avec cette entreprise. Et qu'en se penchant un peu plus sur la pollution environnementale, l'agriculture ne peut pas être exemptée de responsabilité. L'affaire Monsanto nous l'indique d'autant plus fortement aujourd'hui. C'est bien cela que je pointe du doigt. Comment peut-on juger aussi simplement une affaire comme celle-ci, sachant que vous, producteur de fromage, n'avez jamais subi de tests durant toutes ces années et montrer patte blanche sous forme de label BIO. Voilà ce qui me parait insensé et démonte complètement votre objectivité. D'autant qu'il semble que vous menez une véritable guerre depuis le début de l'installation de l'entreprise sous fond d'un propre enjeu visionnaire sur l'environnement. Où est l'objectivité. Pas de ça chez nous semblez-vous crier, mais vous le confieriez aux autres sans problèmes sous prétexte qu'il peut peut-être y avoir danger à un moment. Où cela? Dans la zone interdite de Tchernobyl? Je remarque simplement que vous ne connaissez pas bien le sujet de la pollution en dehors de votre propre cause ou délire vengeur. Si cela avait été le cas, vous sauriez que l'on trouve ces dioxines inventés dans les années 30 partout, que ce produit-miracle a été utilisé dans les transformateurs, l’électro-ménager, les peintures, les papiers peints, les huiles industrielles et même les chewing-gums. Mais également que chaque année, près de 70 000 tonnes de pesticides, autre dioxine fortement cancérigène, sont annuellement épandus en France. Ces pesticides, parfois appelés produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques, ou produits de protection des plantes, sont utilisés en agriculture pour se débarrasser d’insectes ravageurs (insecticides), de maladies causées par des champignons (fongicides) et, ou d’herbes concurrentes (les herbicides) etc. Que le BHA est un additif alimentaire, un antioxydant utilisé largement dans l’industrie alimentaire et est utilisé pour éviter aux matières grasses de rancir. On le trouve dans divers aliments. Et la toxicité est présente à l'état naturel, dans les sédiments, les sols, et regorge de pollution de la main de l'homme ou d'animaux datant peut-être de plusieurs siècles.Il aurait été intéressant de faire des dépistages au moment de votre installation sur votre terrain, malheureusement, on ne saura jamais, alors je comprends que pour vous il est plus "facile" de rejeter la faute sur votre voisinage... Mais cette terre ne vous "appartient" pas et elle a un vécu. Si vous souhaitez ne plus endurer ce genre de choses, fonctionnez avec une électricité individuelle, EDF ayant un historique bien plus toxique que vous ne le pensez ("Tiens les transformateurs c'est toxique, alors vite, montrons patte blanche et redonnons le bébé à des entreprises qui porteront le chapeau à notre place!"), Sauf que ces derniers sont "intouchables" (comme le film d'ailleurs, qui nous montre notre bon sentiment d'être humain et ne fait que nous déculpabiliser à la veille de Noël), ils sont intouchables car nous avons tous besoin d'électricité pour vivre. Il vous faudrait partir vivre ailleurs, là où vous trouverez avec stupéfactions d'autres plantes toxiques que mangeront vos chèvres. La protection de l'environnement est une donnée et politique collective très récente (encore une fois, d'où l'implantation de cette usine dont vous devriez être fier en tant qu'écologiste assidu, car elle retraite des produits pollués, sans cette devise de "pas de ça chez nous" et en étant co-responsable des législations mesurées et dictée par l'état, vigilant certes mais lucide). Cette entreprise a elle-même annoncé ses résultats d'une façon honnête et louable comparée à bon nombre d'entreprises dans le déni, et démontre ainsi que les normes sont de plus en plus serrées et quasi-infaisables avec le matériel le plus innovant connu à ce jour, tout cela pour la course "au plus propre" dicté par les politiques environnementales internationales). Aussi, je commente ce sujet avec plus de recul que vous, n'étant certes pas das la douleur d'un abattage de troupeau dicté par l'état sans connaissance des sources, et même si je suis pour l'éco-responsabilité, il est évident que le jugement porté à cette petite usine est plus que sévère, voire injuste. Et lorsque la presse s'empare de ce sujet, elle ne raisonne pas objectivement, et joue à la politique écolo sans fondements précis, mais tant aimée par la pensée lumineuse de notre époque. Eva Joly qui se déplace en Mayenne tout à coup, utilise à merveille cette opinion sans se pencher en profondeur sur le véritable sujet. Elle ne fait que grossir son image (étant amoureuse de la nature, je remarque quand même que ce personnage n'est pas du tout sincère et crédible, et je ne donnerai pas une voix à ce genre de personne sous prétexte qu'elle se dit "vert".) Votre calcul Monsieur Gaudin entreprit depuis bon nombre d'années, ne détient en aucun cas la vérité. Et je regrette comme je le disais plus tôt, qu'aucun scientifique reconnu et assidu sur le sujet des dioxines n'ai été entendu sur le sujet. Car c'est bien de cela dont nos communes auraient besoin aujourd'hui, au lieu de se taper dans les pieds à longueur de discours individuels et agressifs. De toute façon, cette affaire sera jugée par de bien meilleurs regards que nous tous, et remettrons, souhaitons le, les choses à leur place avec plus de recul et de précisions. Quant aux analyses, chaque personne sur planète a dans le sang bon nombres de produits toxiques qui se mélangent et existent depuis notre naissance. Personne n'est aujourd'hui capable de dire que tel ou tel dioxine ou tel ou tel cancer vient de tel ou tel objet. Ce fantasme ne peut pas voir le jour à notre époque et ne pourra jamais l'être car notre ère agricole et industrielle a commencé il y a bien longtemps. Faire un procès pour le passé de cette entreprise reviendrait à faire un procès contre l'état et les institutions environnementales qui portent la responsabilité des normes, et il est clair qu'aucune de ces institutions n'est équitable. Voilà pourquoi je me permets de réagir avec beaucoup de recul à ce sujet.
'Qui avait raison ou tord' écrivez-vous Polininfo. C'est une évidence la réponse est obligatoirement plus tortueuse que tordante. Entre moi qui suis l'un des agriculteurs et vous qui travaillez dans l'entreprise en question - car c'est là une évidence que tous ont pu supposer en un premier temps puis considéré comme une évidence tant votre propos devient précis-, entre nous deux existe donc ce fossé qui sépare la victime que je suis et le salarié de l'entreprise que vous êtes lequel 'participe' à la pollution par sa seule présence chez l'industriel pollueur.
Loin de moi l'idée de vous en rendre coresponsable pour autant. Un employeur donne les ordres alors que les salariés ne font que les exécuter. Mais vouloir à tout prix justifier une réalité par l'injustifiable à cependant des limites.
'Il est honteux et irresponsable de diviser les populations' dites-vous à Alain, sauf que ce n'est pas son reportage qui divise la population mais bel et bien la pollution avérée ne vous en déplaise 'Anonyme'.
'Le pire est que cette entreprise est aux normes' dites-vous par ailleurs. Votre manque d'objectivité ou votre manque d'accès aux véritables informations- c'est selon- est particulièrement criant. Comment le patron de votre entreprise à -t-il fait pour faire baisser ses émissions par sept depuis le début de l'année selon ses dires si 'vous' étiez aux normes. Pourquoi a-t-il fallu attendre que plus de 300 animaux aient été abattus pour voir enfin la société Aprochim démarrer des travaux, soit plus de 6 mois après la révélation de la pollution.
Vous avez peur pour votre emploi, je le comprends parfaitement et cela vous donne un tas d'excuses, peu importe qu'elles soient recevables ou pas. Cependant votre employeur lui n'en a aucune, pire, la mauvaise foi dont il fait preuve depuis le début de l'année le dessert totalement. Voilà pourquoi cette affaire avec les dégâts occasionnés finit par prendre une telle ampleur.
L'énorme erreur de la société Aprochim (et de la Préfecture de la Mayenne) est d'avoir essayé de faire croire au début de l'année 2011 que la pollution découverte était infime. ''La casse'' a prouvé le contraire.
J'ose espérer que les résultats des analyses des prises de sang faites sur la population seront de l'ordre du banal, faute de quoi vous allez nous dire Paulininfo que cela s'appelle des dégâts collatéraux et que l'essentiel c'esr de retraiter les transfos souillés aux PCB. Même si le travail est mal fait?
Mais puisque 'l'entreprise a un caractère de bienfaisance environnementale', et puisque c'est vous qui le dites...
'On achète pas le droit de polluer' chantait l'humoriste Paulo au sujet du projet de stockage de déchets radioactifs dans le massif d'Izé en Mayenne. Mais comme votre mode de pensée vous fait probablement penser le contraire, en conséquence je vous remercie de bien vouloir me donner votre adresse...pour trouver un lieu de stockage de déchets radioactifs... dans le sud-Mayenne.
Joseph Gaudin
L'implantation de cette usine a eu lieu il y a plus de 20 ans.
Selon le communiqué de la préfecture du mois d'avril 2010, il est dit que c'est une étude réalisée par l'entreprise elle-même qui a permis la découverte de traces de PCB au dessus des normes réglementaire dans du lait.
Comment se fait-il que durant toutes ces années, les agriculteurs et les opposants à l'usine (qui braillent maintenant) ou pire les services de l'Etat n'aient pas détecté plus tôt la présence de polluants au dessus des normes dans les produits agricoles issus de cette région ? Il est inquiétant de penser que des produits agricoles potentiellement contaminés n'aient pas subis pas de contrôles et soient partis à la vente et la consommation.
A qui la responsabilité ???
- L'usine qui fait mal son auto contrôle
- Les services de l'État qui contrôle mal
- Les agriculteurs et opposants historiques : si on lit les messages de Joseph GAUDIN, il est flagrant qu'il connait bien son sujet.
Il fait du fromage "Bio Contrôlé". Ça veut dire quoi bio contrôlé ??? en tout cas pas de contrôles alimentaires sur les produits, semble-t-il ? Alors qu'il "sait" et clame haut et fort depuis 20ans que l'usine n'est pas aux normes et qu'il sait qu'elle pollue... selon ses dires.
Le BIO, de qui se moque-t-on !!!
C'est inquiétant pour l'ensemble des produits que nous consommons.
On peut décrier les produits chinois, mais on est pas mieux en France...
Jean-Paul, je comprends ton questionnement et je vais essayer d'y répondre. Je dis toujours que ma production est en Bio, mais jamais que mes produits sont Bio, car je ne maîtrise pas l'aérien, la pollution en particulier.Les contrôles des organismes certficateurs sont faits pour vérifier que le cahier des charges est bien respecté par l'intéressé, qu'il s'agisse d'un producteur ou d'un industriel. Qui oserait croire que l'on peut faire une analyse mensuelle de tous les produits alimentaires français, que ceux-ci soient Bio ou pas d'ailleurs, quand on sait que l'analyse en question coûte 600 euros; Jean- Paul, êtes vous prêt à voir exploser le ptix de ce que vous mangez? Cependant pour vérifier la qualité des produits alimentaires français, il y avait les services vétérinaires devenus la protection des populations parfois regroupée avec le service de la cohésion sociale ce qui donne en mayenne la DDCSPP. Il leur revenait de mieux surveiller les produits du secteur. Pourquoi ce manque d'efficacité? Pour ce qui est d'Ecocert qui me certifie, il a fait analyser mes produits lorsqu'il a eu connaissance de la pollution. Pourquoi ne l'a -t-il pas fait plus tôt? La réponse est dans ce qui précède.
Pour ce qui des contrôles effectués dans l'entreprise, ils sont bidouillés depuis le 1er jour. Après avoir évité l'internement psychiatrique de justesse, que pouvais- je faire une fois l'usine installée - de manière anormale il est vrai puisque la vente du terrain était illégale et que le Tribunal Administratif de Nantes n'a jamais voulu examiner mon recours, fait au nom de l'association d'opposants? Ne pas payer mes impôts pendant 5 ans et aller les payer avec une ruche à la perception si le percepteur essayait de se servir? C'est ce que j'ai fait, mais que pouvais-je faire d'autre?
Dans cette affaire les agriculteurs sont des victimes et non des coupables il ne faut pas l'oublier. Depuis 2003, l'administration connaît parfaitement les bidouillages de la société, ce qui amène cette dernière en correctionnelle à Paris en mai prochain. C'est elle qui n'a pas fait son travail. Et elle n'est pas la seule puisqu'à une réunion de la communauté de communes de fin 2003, où j'étais présent avec un témoin, le maire de Bouère décédé depuis a dit:'Aprochim, çà ne fonctionne pas du tout comme c'était prévu au départ.' Qu'a fait ensuite le président de la communauté de communes qui était présent à cette réunion sinon rien? Un dénommé Norbert Bouvet par ailleurs conseiller général, et promoteur acharné de l'installation de cette usine.
Fin 2009 la Dréal (ex Drire) a demandé l'actualisation de l'étude d'impact sur l'environnement. A la réunion de la clis (commission locale d'information et de surveillance de l'entreprise) de mai 2010 Valérie Filipiak de la Dréal a fait remarquer que le délai de 6 mois pour fournir le résultat de l'étude venait d'arriver, en demandant quand elle serait disponible; Pourquoi une telle complaisance de la Dréal et de la Préfecture de la Mayenne? A votre avis? Lorsque les résultats sortent enfin en janvier 2011, le pot aux roses de la pollution est découvert. Et certains éleveurs producteurs de lait de vache font alors la relation avec des achats de lait à la ferme au cours de l'été précédent... par des salariés de la société Aprochim qui parlaient de consommation personnelle alors que la destination était l'analyse... et c'était très bien. Mais pourquoi l'industriel a-t- il caché sa connaissance des dégâts environnementaux pendant 6 mois. Tout simplement parce que l'Europe avait prévu que tous les transfos aux PCB seraient éliminés au 31 décembre... 2010...et qu'il fallait gagner du temps. Le responsable de cette pollution est l'industriel grâce à la complicité de l'Etat. Tous sont l'objet d'un dépôt de plainte nominatif de ma part.
A Gilly sur Isère pendant des années un retraité a dénoncé par écrit aux autorités concernées la pollution de l'incinérateur qu'il constatait chez lui sur ses fruits et légumes...Lettres mortes.
La dictature c'est ferme ta gueule, la démocratie c'est cause toujours. On peut toujours se plaindre les choses n'évoluent que sous la pression du scandale.
Joseph Gaudin
J'ai pu écouter plusieurs de vos émissions traitant du monde industriel (Sidérurgie et ici l'élimination des déchets). Je travaille depuis quelques années dans l'environnement en forte interface avec le secteur industriel. De ce fait, j'ai été très déçu du niveau d'information que vous donnez. Vous accordez beaucoup de place aux riverains et aux association de l'environnement. Il manque les autres facettes et du technique pouvant être "vulgarisé". Votre information l'ai peut-être trop et en devient simpliste.
En réponse à Paulininfo, je dois préciser qu' habitant à Grez en Bouère et autoconsommant mes produits, le fromage de chèvre en particulier (en production Bio contrôlée) ce qui n'interdit pas la pollution de mes produits par l'entreprise incriminée qui n'a jamais voulu mettre ses locaux aux normes imposées par le Code du Travail -en matière d'assainissement de l'air en particulier- contrairement à vous Paulinfo anonyme (alias Sophie?) je n'ai pas '3 oreilles, 4 bras en plus,et 1 oeil en moins'. cependant comme les ouvriers de l'entreprise, comme les chauffeurs de la société Chimirec -qui assure le transport pour sa filiale Aprochim- tout comme mes animaux et mes produits et par voie de conséquence moi-même, j'ai donc dans le sang -à un taux qui sera précisé par l'analyse qui est en cours- la dioxine 2 3 7 8 TCDD dite dioxine de Sévéso et composante de l'agent orange de la guerre du Vietnam, qui par son action sur le foetus peut amener à ce que vous décrivez, aussi je vous remercie de bien vouloir tourner votre langue 7 fois dans la bouche avant d'en rajouter, tout simplement pour vous éviter une nouvelle fois tout discrédit....
Quant à AM je suis désolé pour vous car l'industriel n'a pas voulu s'exprimer, et c'est dommage car il aurait pu préciser que lors du changement de process de décontamination il a arrêté l'utilisation du solvant pour passer à la 'désorption par le vide poussé à haute température', technique qui n'est pas efficace, ce qui ne l'a pas empêchée d'être primée laquelle a été expérimentée dans le labo de l'entreprise grâce à un prototype particulièrement réputé pour son utilisation: la cocotte minute. Je vous remercie de ne pas rire étant donnés les dégâts constatés dans l'environnement immédiat, car si les normes sont de l'ordre de quelques picogrammes cela montre clairement le degré de toxicité des composants...
Si le soutien à l'industriel à sa place dans les commentaires exprimés l'absence d'objectivité de certains m'oblige à monter au créneau.... Je précise ici que contrairement à ce que dit le conseiller général Norbert Bouvet qui pratique la désinformation les normes n'ont pas été durcies. A compter du 1er janvier 2006 le taux maximum de dioxines et de furanes est resté le même qu'avant, cependant certains PCB dits 'Dioxine LIke' puisqu'ils se comportent comme des dioxines se sont vus attribuer une norme d'admission...ce qui a fait passer la norme à 6 quand elle était de 3 auparavant.Et si l'usine était aux normes elle n'aurait jamais pollué qoui que ce soit avant comme après le 1er janvier 2006 CQFD.
Joseph Gaudin
L'Interception du dimanche 12 février s'intitule "Grez-en-Bouère : MON village empoisonné". Si nous avions cherché délibérément à construire un reportage à charge, "MON village" serait devenu "LE village". Nous avons voulu comprendre en effet la crainte et même la détresse des riverains de l'usine depuis que des animaux d'élevage ont du être abattus début 2011 sur décision administrative. Dans les propos des personnes interrogées, l'Etat ainsi que deux conseillers généraux ont été mis en cause : nous avons aussitôt sollicité une réponse de ces élus et avons tendu le micro au sous-Préfet qui représente la puissance publique dans cette partie de la Mayenne. Quant au niveau d'information que vous jugez faible, peut-être reflète-t-il la situation locale ?... Car de toute évidence, les habitants de Bouère et de Grez-en-Bouère ne disposent pas encore d'éléments qui soient de nature à apaiser durablement leurs craintes.
Non, je ne suis pas un anonyme puisque vous savez tous qui je suis,étant celui qui a fait le maximum pour essayer d'empêcher l'installation de l'entreprise Aprochim,à un tel point que certains ont tenté de me faire interner en psychiatrie, j'ai d'ailleurs évité cet internement d'extrême justesse.Pourquoi me suis-je battu? Tout simplement pour empêcher l'inévitable, et non pas pour protéger mon jardin. Quels étaient mes arguments? Au départ l'huile récupérée dans les transfos devait servir à faire des frites via Atochem.,puis, pour le bois des transfos il a été prévu une destination de bois de chauffage alors qu'il est indécontaminable à coeur. A partir de ceci,et à la lecture des deux dossiers soumis à enquête publique j'ai compris -et objectivement qui ne l'aurais pas compris à ma place sauf à être directement 'intéressé' par le projet- que nous avions affaire à une société (Chimirec)dont l'activité principale était la collecte des huiles de vidange pour les vendre comme combustible aux cimenteries ce qui est totalement légal et que les récupérateurs de métaux que sont les sociétés Lorge et Lorétra n'avaient aucune compétence en matière de décontamination. Les trois sociétés -appartenant pour l'essentiel à la famille Fixot- ont découvert le filon de la décontamination des transfos souillés aux PCB lorsque leur élimination a été décidée au niveau européen. Ëtre payé pour récupérer les transfos tout en facturant le transport et en vendant les métaux récupérés: fer, cuivre, alu, c'était le jackpot et il n'y a rien à redire à celà. Sauf que le procédé de décontamination n'avait jamais été testé si ce n'est par un prototype et que la Présidente de la Frapel Claire Métayer a clairement fait comprendre que l'incompétence des protagonistes allait amener à de sérieux problèmes sanitaires humains. 'On' a vite fait comprendre à la Présidente de la fédération régionale des associations de protection de l'environnement des pays de loire qu'il lui fallait laisser tomber ce dossier si elle voulait garder sa chaire de professeur de pharmacie à Nantes... J'ai dit dès le départ que ces 'gens là' n'accepteraient jamais de payer 800 000 Francs pour chaque tonne de mélange ultime (solvant + PCB) destiné à l'élimination. Et j'avais raison puisqu'ils ont essayé de faire un combustible moteur en ajoutant de l'huile de colza à l'huile récupérée dans les transfos...projet vite abandonné. Ils ont trouvé une autre solution avec la même optique 'être payé au lieu de payer' en mélangeant illégallement l'huile des transfos avec les huiles de vidanges moteurs récupérées pour vendre le tout aux cimenteries...Cette 'Affaire' sera jugée en correctionnelle à Paris en mai prochain. Les dégâts sont là. Si tout avait été fait correctement rien ne serait arrivé. Mais rien ne l'a été... Quant à Jacky Bonnemains le président de l'association Robin de Bois,, j'invite tous ceux qui veulent connaître son comportement dans cette affaire à lire le livre '2012 le Big- Bang' que je viens d'autoéditer et qui sort à la fin de la semaine, un chapitre complet traite du dossier Aprochim;
Joseph Gaudin
Votre émission montre le manque de sérieux ou la méconnaissance des élus concernant l’implantation d’un industriel. Dans la vallée du Rhône nous avons un problème similaire avec la mise en place de l’Autoroute Ferroviaire Internationale, qui traverse de nombreux villages avec des chargements de plus en plus important de matières dangereuses (essence, benzène, matières radioactives, produits chimiques corrosifs / explosifs…etc…). Les convois sont de plus en plus long, ils sont passé dernièrement à 850m pour évoluer à 1050m en 2014. De nombreuses associations de Riverains ont été créées (ADRD07, SRD69, FRACTURE…), mais nos responsables nous qualifient de « BRAILLARDS » ! comme en Mayenne ! jusqu’au jour ou….
Bravo pour votre émission !
Ecoutez: "Ces gens là" de Jacques Brel... ça remettra tout le monde à sa place.
Merci "Anonyme" pour ce raisonnement qui me semble d'une pertinence indéniable. Ouf, l'intelligence surgit enfin.
Etant originaire de cette région, je retrouve toute l'ambiance actuelle du village dans les paroles de cette chanson... avec en plus le syndrome NIMBY dans toute sa splendeur : Not In My Backyard (= pas dans mon arrière-cour) -> extrait de Wikipedia : "Le syndrome NIMBY - qui a son origine aux États-Unis - désigne en particulier l'attitude des personnes qui veulent tirer profit des avantages d'une technologie moderne, mais qui refusent de subir dans leur environnement les nuisances liées aux infrastructures nécessaires à son installation."
En gros on veut qu'il n'y ait pas de pollution, mais on refuse l'installation des usines de traitement de ces déchets dans son environnement immédiat.
De plus j'aimerais bien que les médias nous informe de manière plus objective sur l'étendue de cette "pollution" : on parle de teneur en grammes ; microgrammes et picogrammes dans le communiqué du 14/12/11 de la préfecture. C'est de infiniment petit, non ??? le pg c'est de l'ordre du millionième de millionième de gramme
Bonjour,
Avant même que l'émission proposée par vos soins sur les grandes ondes sur "Le village contaminé" ne commence (Oouuuuuu... ça fait peur...!), je me délecte déjà du mode de politique communicante que vous saurez à merveille utiliser. De passage dans mon village d'origine pour le week-end, voilà que j'ai déjà 3 oreilles, 4 bras en plus et un oeil en moins... C'est terrible les PCB. Dire que pour me transformer en extra-terrestre plus rapidement, il m'aurait fallu mâcher des chewing gums chaque matin. Réveillez-vous bande d'anesthésiés! Et que la presse fasse son vrai travail car vous vous amusez aux petits soldats avec la médiocrité de la distance hautaine et subjective. Chapeau. Continuez à cultiver la guerre plutôt que la culture et l'ouverture des pensées, car c'est bien là que le bât blesse. Mesdames, messieurs, n'écoutez pas la radio et la presse et lisez plutôt des livres. Village contaminé, vous rendez-vous compte des mots que vous employez... Quelle petitesse d'esprit. Ce village est envahi de discours absurdes, il est autant contaminé par ces bêtises que par toute sorte de chimie originelle, ou agricole, industrielle crée par votre main d'homme sur chaque terre de ce pays et de ce monde. Ouvrez les yeux, incultes, ici, tout va bien, les gens sont en meilleure santé que dans vos villes, et faites venir des scientifiques et paroles extérieures mesurées et objectives plutôt que de faire un simple reportage à charge à partir de paroles d'agriculteurs (par ailleurs pollueurs de générations en générations sur leurs animaux et nos terres!!! Savez-vous qu'il y a d'autres habitants et de professions ici?). La santé, le bio... Sujet on ne peut plus moderne et vendeur. Le bio n'a jamais existé et n'existera jamais. Cette pensée est infondée. Les cancers peuvent venir de n'importe où, on le sait tous. Les engrais d'agriculture ont l'air de faire du mal... Mais on n'en parle pas encore... Du grand grand n'importe quoi!
Ah. Mais là vous vous trompez. Je reviens très souvent ici, et j'ai grandi ici même, à quelques kilomètres, dans un village situé juste à côté de cette usine, mangeant les mêmes choses que vous. Je suis autant concernée que vous par cette histoire. Et oui, je trouve, avec beaucoup de recul, que l'esprit est petit; il vous suffit de voyager un peu plus loin que votre département pour vous rendre compte que le mal est partout et surtout bien pire encore que cette histoire que l'on s'amuse à relayer comme "Fukushima" en y réglant ses comptes. Tout est mis dans le même panier, cela est bien plus compliqué que ça en a l'air. Et voyez vous-même que la presse ne relaye aucune objectivité sur cette affaire et prend comme appui l'émotion des gens. Cette dérive est plus qu'inacceptable! Nous sommes sur une terre agricole, et moi-même petite fille d'agriculteur, je peux vous dire que la pollution est sur terre par bien d'autres dioxines que les PCB. Les agriculteurs sont pollueurs autant que tout le monde, moi, vous y compris, car vous avez participez peut-être même sans le savoir et je pense même en le sachant à la pollution de cette planète. Les plantes sont toxiques, les animaux polluent aussi! Il faut se réveiller à un moment donné et apporter un peu plus de culture et de recul aux gens. Les dioxines, il y en a partout monsieur! Ce n'est pas relayé par les médias ça! Tiens donc, mais pourquoi?? Il faut bien retraiter ces inventions humaines des années industrielles! C'est ce que tente de faire cette usine qui est aujourd'hui sans doute l'une des plus propre de ce pays, et encore, vous demandez l'impossible!! Prenez du recul et plaignez vous sur votre propre histoire d'homme, toutes générations confondues plutôt que vous en prendre à une petite exploitation. Les discours sont agressifs et mal placés. Oui, la petitesse d'esprit règne ici. Je connais un minimum mes terres et le gens qui s'y trouvent pour me permettre d'échanger mon avis. On a l'impression que c'est la fin du monde! Permettez moi de penser que c'est tout à fait hypocrite et c'est bien comme cela que naissent les guerres Monsieur. Les médias, presse, télévision connaissent la vérité autant que vous sur cette situation. Alors, un peu d'humilité je vous en prie. Toute votre maison est infestée de produits chimiques en tout genre, je trouve cela aussi dommage que vous, mais ce n'est pas en pestant sur cette usine qui justement tente de retraiter ces produits honteux que vous arriver à introduire de la logique en ce monde. Voyons, le "bio" n'existe pas, cette planète est par origine faite de chimie. Ce mode de pensée est le catalyseur du mensonge permanent et endurant des difficultés de pensées. L'idéal n'existe pas. Il faut apprendre à l'admettre. Ne grandissons pas ce qui ne devrait pas l'être. Il y a des guerres plus infâmes contre lesquelles il faut lutter. Refléchissez et vous lutterez contre les gros industriels qui eux polluent depuis des lustres et milles fois plus et surtout plus sournoisement que les micro-pico-grammes dispercés par les vents sur VOS petites terres. Le cancer, on l'aura tous, sans jamais savoir d'où il provient. Commençons déjà par ne pas nous faire nos propres maladies psychologiques avec ces histoires infondées. Recul et bon sens sont à propos.
Je crois sincèrement que vous vous trompez en lancant l'accusation de "petitesse d'esprit". Il est vrai que les avis peuvent diverger, mais ce n'est pas une raison valable d'être à ce point méprisant à l'égard de ceux qui ne partagent pas le votre.
Concernant l'affaire de Grez-en-Boère, vu vos propos, on comprend tout de suite que ce n'est pas à vous que c'est arrivé. Mettez vous à la place des gens qui voient se bâtir une usine qui détruit leur cadre de vie. Mettez vous à la place des gens à qui on annonce qu'ils ont un cancer ou qu'ils on plus de probabilité que les autres d'en développer un. Mettez vous à la place des gens qui voient leur gagne pain affecté par une pollution qu'ils ont vu venir ne pouvant rien y faire. Vous comprendrez peut-être et serez plus compréhensif.
C'est facile de tout tourner en dérision. Faut-il encore que ce soit marrant. Car votre commentaire manque d'humour cruellement.
J'ai écouté avec beaucoup d'attention votre émission car le cas d'Aprochim à Gres-en-Bouère me fait tout de suite penser à ce qui se passe actuellement à Givet dans les Ardennes.
Les mêmes motivations (écologiques), les mêmes justifications (respect des normes, technologie de pointe, quelques emplois) sont à l'origine du projet d'implantation d'un incinérateur de déchets de l'industrie papetière (notamment tri du papier recyclé) sur la commune de Givet, à 100m des habitations et des établissements recevant du public.
Et comme en Mayenne, les élus sont pour, la population très majoritairement contre (indépendamment des clivages politiques).
Je recommande donc votre émission à tous les décideurs locaux (notamment le Préfet des Ardennes, qui devra donner bientôt son avis sur le projet) afin qu'ils se projettent dans le temps et qu'ils réfléchissent sur l'évolution à long terme d'une industrie par principe polluante, même si, vu d'aujourd'hui, tout semblerait sécurisé (du moins sur le papier).
Très bon reportage !
Merci encore une fois à FRANCE INTER !
Hélàs, quand on parle de la Mayenne, encore une fois , c'est quand il s'y passe des choses pas très reluisantes ( "affaire " de l'école Val de Bootz , désertification médicale... ) .
Venez donc faire un reportage sur les agriculteurs bio , les créations d'AMAP ou les communes qui ont une politique éco-responsable ...
Pourquoi les autres salariés de l'entreprise n'ont pas été interviewés ??? Pourquoi on ne parle pas des impacts et des pollutions des PCB dans les autres régions en France (fleuves, rivières, usines désaffectées...) ??? Il y en a vraisemblablement selon le site de l'association Robin des Bois...Pas très objectif et très complet ce reportage...
M. Claude Guéant qui estime que nos sociétés occidentales respectent plus l'humain que "d'autres cultures" devrait se pencher sur le comportement de ces industriels qui ne sont pas rares dans notre pays. Ensuite il nous expliquera où il voit du respect pour les populations et l'environnement dans cette histoire. Nous ne sommes (peut-être) pas dans une dictature mais le droit des individus passe après le fric de toutes façons.
Je viens d’écouter votre émission, j’ai été très déçue par le contenu du reportage qui ne repose que majoritairement sur le témoignage des opposants voisins. Il y a 20 ans, j’ai effectué un stage au sein de la société Aprochim. A l’époque, le procédé de décontamination était révolutionnaire. En effet, à l’inverse de l’autre société de traitement du PCB, Trédi, (entreprise d’état) qui « traitait » d’un seul bloc les transformateurs, Aprochim démantelait les transformateurs. On pouvait ainsi adapter le traitement en fonction du matériau. On ne peut pas décontaminer en effet de la même façon du cuivre et du papier. Trédi qui était un fort pollueur voyait d’un très mauvais œil l’implantation d’une entreprise concurrente et plus soucieuse du respect de l’environnement. Tout était donc fait pour encourager les opposants d’Aprochim. Je me souviens que les études à l’époque réalisées montraient que l’eau qui entrait dans l’usine était plus contaminée que l’eau qui en sortait. Je tiens à préciser que l’on trouvait du PCB dans beaucoup de produits, certes dans les transformateurs, condensateurs mais aussi dans biens d’autres produits ménagers comme les frigidaires. La principale source de pollution venait de l’abandon et l’enfouissement sauvage des produits contaminés, des ferrailleurs qui vidaient les transformateurs de leur huile contaminée dans la nature pour récupérer les matériaux qui n’étaient ensuite pas traités. Toute cette source de contamination, vous n’en parlez pas. Vous ne parlez pas non plus de Trédi, qui a pollué le Rhône pendant des années. Qu’en est-il de l’association de protection de l’environnement Robin des Bois qui était en partenariat avec Aprochim à ses débuts ? Vivant à l’étranger depuis 20 ans, je n’ai pas suivi l’évolution d’Aprochim. Je ne sais pas si la direction a changé ce qui expliquerait l’émergence de ces contaminations. Dans tous les cas, votre reportage n’apporte aucun élément objectif d’analyse pour comprendre et évaluer la gravité de la situation, et c’est bien dommage…
Cette émission est diffusée un peu trop tôt et mérite une suite, notamment lorsque les résultats des analyses sur la population seront connus... Et peut-être à un créneau horaire plus fréquenté ("le téléphone sonne").
Merci pour la qualité de votre programmation et le talents de vos animateurs.
FRANCE INTER est une radio incomparable et indispensable.
Excellent! Quelle émission brillante! Quel beau travail de journalisme! Merci merci merci! A diffuser sans retenue...
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