11 mars 2011 : un séisme d’une magnitude de 9 sur l’échelle de Richter soulève la côte Pacifique au ras du Japon.Le séisme déclenche un tsunami qui arase tout sur son passage.
On dénombrera près de 20 000 morts.Le Japon vit alors le 3em niveau d’une catastrophe historique : le système de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima tombe en panne.
Fusion partielle de 3 des réacteurs du site. L’accident est classé au même niveau que la catastrophe de Tchernobyl en 1986.
Un an après, une zone interdite de 20 km encercle la centrale.
350 000 Japonais vivent toujours dans des logements provisoires.
La commercialisation des produits agricoles et du poisson provenant du secteur est interdite. Quant au démantèlement de la centrale, il demandera une quarantaine d’années de travail.
Au-delà des conséquences directes sur la vie des Japonais, c’est la confiance dans l’énergie nucléaire qui a fondu avec les réacteurs de Fukushima. Et il va falloir maintenant gérer l’avenir.
L’avenir, c’est notamment la situation des enfants : ceux qui ont été traumatisés à vie par le tsunami, et ceux dont il faudra, pendant des années, surveiller la santé parce qu’ils auront côtoyé les déchets radioactifs transportés par les vents puis enfouis par les pluies après la catastrophe.
C’est à ces enfants que se sont intéressés Emmanuel Leclère et Marc Garvenès. A ces enfants et à leurs enseignants, qui font ce qu’ils peuvent pour pallier les carences publiques en matière de soutien, notamment psychologique.
« Les Enfants de fukushima »
un reportage d’Emmanuel Leclère pour Interception
prise de son Marc Garvenès
Traduction : Florence Otsuki
Rediffusion de notre émission du 4 mars 2012
cliquez sur le lien ci-dessus pour retrouver infos, photos, liens ou la programmation musicale































Ce reportage provoque en moi deux sentiments bien contradictoires: il ravive le malaise presque physique qui, il y a des années, m'a saisi en écoutant une lecture d'extraits de "La supplication" (recueil par Svetlana Alexievitch de témoignages d'habitants de Tchernobyl après la catastrophe), l'impuissance et la colère - mais ce reportage existe, les gens qui tentent d'alerter et d'aider la population concernée existent.
Tout n'est pas perdu, malgré l'ampleur inhumaine des dégâts constatés et à venir (l'horreur toute particulière du nucléaire).
Un peu comme ce spécialiste qui, en parlant du désastre que constituera le printemps (il fallait le faire, transformer le printemps en désastre) à cause de la fonte des neiges et de la matière radioactive qui va pénétrer le sol et s'écouler dans les rivières: il le dit sur un ton certainement dénué de pathos, comme on choisit de sourire face à un monstre, parce que la peur et le désespoir n'arrangeront rien à la situation.
Merci d'avoir été là-bas pour nous.
fedtho, Suisse
les plus grands criminels sont les journalistes qui sont la uniquement pour donner une information rassurante et semblant satisfaisante.Actuellement ils envoient des millions d enfants a un semlant de vie pire que la mort et osent parler d un besoin de soutien psychologique.
L incident est pire que Tchernobyl.Les consequences futures au Japon nous les conaissons grace a Tcherkoff et son equipe.Des milliers de cancers des milliers d enfants anormaux.Mais le pire ce sont les enfants " bien portants" dont l organisme a ete vieilli par la radioactivi.te.Des enfants qui ne jouent pas ne rient pas et dont l esperznce de vie est de trente ans.Nous condamnons a juste titre ceux qui ont passe soud silence la Shoa.Ils zvzient sans doute peur d Hitler ou de Staline.mais nos journalistes qui cachent qu il faudrait interdire toutea zond contaminee aux enfants y compris Tokyo.Qui cachrnt egalement sue si il y a sedimentation il y aura une explosion nucleaire et que les risques sont ici beaucoup plus grands qu a Tchernobyl ou le risque d explosion nu leaire toujours existant conduirait a u.e explosion equivalente a quatre cent fois Hiroshima.Que mertent ils ces journalistes?
les plus grands criminels sont les journalistes qui sont la uniquement pour donner une information rassurante et semblant satisfaisante.Actuellement ils envoient des millions d enfants a un semlant de vie pire que la mort et osent parler d un besoin de soutien psychologique.
L incident est pire que Tchernobyl.Les consequences futures au Japon nous les conaissons grace a Tcherkoff et son equipe.Des milliers de cancers des milliers d enfants anormaux.Mais le pire ce sont les enfants " bien portants" dont l organisme a ete vieilli par la radioactivi.te.Des enfants qui ne jouent pas ne rient pas et dont l esperznce de vie est de trente ans.Nous condamnons a juste titre ceux qui ont passe soud silence la Shoa.Ils zvzient sans doute peur d Hitler ou de Staline.mais nos journalistes qui cachent qu il faudrait interdire toutea zond contaminee aux enfants y compris Tokyo.Qui cachrnt egalement sue si il y a sedimentation il y aura une explosion nucleaire et que les risques sont ici beaucoup plus grands qu a Tchernobyl ou le risque d explosion nu leaire toujours existant conduirait a u.e explosion equivalente a quatre cent fois Hiroshima.Que mertent ils ces journalistes?
Le premier réacteur japonais est entré en service en 1970. À quand remonte la décision de se lancer dans le nucléaire civil ? Ça donnerait une idée du temps qu'il a fallu aux Japonais de 45 pour "ne plus y penser". Sachant qu'à cette époque les besoins en énergie étaient moindres et (donc) que la population y était moins "accro".
Si les médias japonais penchent eux aussi davantage vers le divertissement ("à la Le Lay") que vers la mise en avant des expressions populaires, ça craint.
http://www.20minutes.fr/ledirect/966329/japon-redemarrage-reacteur-centrale-nucleaire-ohi.
bonjour,
Très bon reportage qui nous montre a quel point nous sommes impuissant face aux lobbies.
Combien de générations sacrifiée sur l'autel du progrès et de la consommation électrique, à qui le tour la prochaine fois.
Un mélange de social et de religieux explosif qui a pour conséquence l'abandon et le découragement engendrant la fatalité.
Bonjour Fa@b,
Merci de votre réponse, je n'en attend@is @s moins de vous
Laissez moi vous guider non p@s vers moi mis vers "l'imm@nence" de mes propos
je ne suis qu'un p@uvre guignol qui se donne en pâture, non p@s dans un soucis suicid@ire voué au s@crifice personnel m@is plutôt dans une revis@t@tion de l'@rt brut de brut.
"Un mél@nge de soci@l et de religieux explosif qui a pour conséquence l'@b@ndon et le décour@gement engendr@nt la f@t@lité."
Vous voyez bien que cette phr@se plutôt "creuse" m@is à la fois pleine de grâce @ un certain "effet @rtistique" en tout c@s , elle n'@ rien à voir avec le nucléaire, elle se perd dans le gr@nd né@nt Fr@nce-interrien pour exploser dans les nimbes éthérées de notre époque ou nous sommes comme vous le dites si bien
voués @ "l’impuiss@nce dans l@quelle nous plonge notre position de spect@teurs de l@ vie "
Je ne suis p@s l@ cible, vos c@p@cités intellectuelles vous donnent gr@ndement la possibilité de contribuer au gr@nd déb@t, peut être en t@nt qu'@cteur, spect@teur, guignol de service inquisiteur, tr@ducteur, penseur etc... je veux simplement vous f@ire pointer du doigt l'extrême difficulté de la tâche.
A bientôt pour d'@utres @ventures, j'en suis sûr
Phil Did,
Merci pour la piste de lecture.
Moi abstrait !? La politique, la démocratie (qui est directe ou qui n'est pas !) : abstraites !?
Je reprends (et complète) votre citation :
"Si chaque époque se définit par une série de défis qui la traversent et la structurent, l’un des défis centraux de la nôtre est comment construire de nouvelles raisons et formes d’agir qui ne soient pas capturées par le paradigme de la promesse, la croyance dans un au-delà (religieux ou humaniste). Comment sortir de l’impuissance dans laquelle nous plonge notre position de spectateurs de la vie ? Dans les dispositifs transcendants, Dieu ou l’homme, le moteur de l’agir, les raisons de l’agir se trouvent ailleurs que dans les situations concrètes : dans la promesse. Le défi de l’époque réside dans le fait de trouver et construire les moteurs immanents de l’agir et des raisons de l’agir, sans « machines à espoir »." (http://villagillet.files.wordpress.com/2011/04/benasayag_miguel.pdf)
La démocratie (directe donc...), comme le fait que l'économisme, la marchandisation, ne soit pas imposés, qu'ils ne puissent plus être imposés : aucune "promesse" là-dedans, aucune "croyance dans un au-delà (religieux ou humaniste)" ! Rien que du concret, du "moteur immanent de l'agir et des raisons de l'agir".
Quant au "point de vue clair et net ... concernant l'énergie nucléaire", s'il s'exprime dans un "mélange de social et de religieux explosif", comment (selon vous) faire en sorte qu'il n'ait pas pour issue - comme d'hab - "l'abandon et le découragement engendrant la fatalité" ? Personnellement, hormis la démocratie (...), j'vois pas.
Au plaisir.
Monsieur Fab-ius,
Je suis beaucoup plus terre à terre que vous et ne veux pas faire compliqué quand il est si simple d'exprimer un point de vue clair et net surtout concernant l'énergie nucléaire.
J'ai eu l' occasion de croiser vos contributions sur ce site plusieurs fois et j'avoue que même si je trouve un intérêt à ce genre de commentaire, je ne vois malheureusement pas comment en tirer un quelconque bénéfice, vous êtes beaucoup trop abstrais,
la réalité est s grotesque qu'on se doit de l'aborder de front
Un mélange de social et de religieux
explosif qui a pour conséquence l'abandon et le découragement engendrant la fatalité.
ceci fait référence à un livre de Miguel Benasayag Angelique Del Rey
De l'engagement dans une époque obscure (le passager clandestin 2011)
."Chaque époque se définit par une série de défis qui la traversent et la structurent : L'un des défis centraux de la nôtre est de construire de nouvelles formes d'agir, en dehors de la croyance en un << au-delà>>, qu'il soit religieux ou humaniste"...
A bientôt de vous lire
+1
Et si la démocratie (qui est directe, ou qui n'est pas, « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » d'Abraham Lincoln) se définit comme lobby, qui gagne :) ?
"Polanyi, lui, parlait de « ré-encastrer » l’économie dans la société. Il pensait que l’association produisait plus de « richesses » que la concurrence de tous contre tous. Plus de richesses … humaines, bien entendu." (http://www.marianne2.fr/philippepetit/Polanyi-le-penseur-capital-de-l-anti-capitalisme_a218.html)
La première des associations est la politique.