Avec la mort de Mouammar Kadhafi, il y a moins de deux mois, et la capture fin novembre d’un de ses fils, Seif al-Islam, considéré comme son possible successeur, la Libye a définitivement changé de régime. Mais la période qui s’ouvre aujourd’hui pour ce pays est pleine d’incertitudes. Comment passer du jour au lendemain d’un régime autoritaire sans partage qui a duré 42 ans à une démocratie moderne ?
Etudiants de l'université de Tripoli montrant leur drapeau © Radio France - 2011 / Mathieu Laurent
Alors que dans les villes libyennes, les habitants en sont encore à fêter la victoire de la révolution, les problèmes se multiplient déjà. De nombreuses familles libyennes veulent des nouvelles de leurs proches, disparus pendant les combats. Les milices diverses n’ont toujours pas déposé les armes. Le Premier ministre libyen, Abdel Rahim al-Kib, vient d’ailleurs de demander aux groupes rebelles de Tripoli de désarmer avant la fin du mois. Le pays est politiquement très divisé. La place de l’Islam dans le paysage politique pose question, comme en Tunisie ou en Egypte voisines.
Pendant plus d’une semaine, Mathieu Laurent et Eric Damaggio ont parcouru la Libye, faisant halte à Zintan, Benghazi, Misrata, Tripoli, ou encore Syrte, les lieux symboliques de la révolution. Ils ont recueilli la joie, les espoirs mais aussi les doléances d’une population qui attend maintenant beaucoup. Ceux qui ont pris en main la transition politique ont la lourde responsabilité de ne pas décevoir ces attentes.
Manifestants de rue © Radio France - 2011 / Mathieu Laurent
Reporters sans frontières
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Même si votre reportage apporte de nombreux éléments, il est dommage d'avoir plaqué à la fin du reportage un commentaire, "comme un cheveu sur la soupe", faisant allusion aux touaregs sans approfondir un peu plus le sujet
Ce n'est pas le commentaire qui évoque les Touaregs, c'est la personne interviewée en fin de reportage qui en parle et nous avons traduit ses propos. Mais, c'est vrai, nous n'avons pas pu évoquer plus longuement la question des Touaregs dans ce reportage où beaucoup d'autres questions sont abordées.
"Tripoli, une mégapole de 1,5 million d'habitants"? Non, on ne parle pas de mégapole avec un tel volume d'habitants, auquel cas Lyon, Marseille, Turin, Valence, Montevideo, Ouagadougou... pour ne prendre que des agglomérations de taille comparable seraient des mégapoles. Les géographes, économistes, sociologues s'accordent pour définir les mégapoles comme les très grandes villes du monde peuplées d'au moins 7 voire 10 millions d'habitants, auquel cas, en Afrique, à ce jour, il n'y a guère que Lagos et Le Caire qui dépassent les 10 millions d'habitants.
Dont acte, vous avez raison, dire que Tripoli est la ville libyenne la plus peuplée aurait suffi.
"Un régime autoritaire sans partage" écrivez-vous. Kadhafi était un taré et un tyran, aucun doute là-dessus. Par contre, l'expression "sans partage" est un pur mensonge digne des pires propagandes. En effet, le système Kadhafi était très redistributif en vérité.
Qu'êtes-vous donc : parfaitement incompétents ou menteurs impénitents ?
Dans les deux cas, je ne vous félicite pas.
"Sans partage" ne signifie pas qu'il n'y avait pas de redistribution en Libye mais simplement que Kadhafi a conservé le pouvoir pendant 42 ans, ce qui peut difficilement passer pour un modèle de partage du pouvoir...
Pour le reste, vous êtes libre de n'entendre que ce que vous voulez bien entendre.