Marais Poitevin Moutons © Radio France - 2012
Bonjour veaux, vaches, cochons…
Dans quelques jours - le 25 février - s’ouvrira Porte de Versailles à Paris le Salon de l’Agriculture. Ce rendez-vous annuel se veut le reflet d’un secteur économique qui compte 1 million d’actifs permanents ; dans la seule France métropolitaine, ils sont répartis sur plus de 500 000 exploitations.
En dépit de la crise, malgré la baisse des cours de la viande et du lait, l’agriculture française attire toujours les candidats au travail de la terre ; elle les attire notamment au-delà de nos frontières. Même si les statistiques font défaut depuis 10 ans, on les sait de plus en plus nombreux, ces paysans d’ailleurs, à quitter leur pays natal pour venir chercher leur bonheur en France. Ils arrivent dans nos campagnes en provenance surtout du Royaume Uni, des Pays-Bas, de Belgique. Des agences spécialisées dans les ventes de terres agricoles vont même leur proposer de repeupler nos régions en voie de dépeuplement.
Les dimanches 19 et 26 février, l’équipe d’Interception propose aux auditeurs de
France Inter d’entendre ces accents et ces avis venus de terroirs lointains.
Les mains dans la terre © Fotolia - 2012 / laurent hamels
Premier volet du reportage de Pascal Dervieux : « Heureux comme un British en France ».
Prise de son : Laurent Lucas























Ce reportage était très intéressant et montrait bien que l'agriculture est mieux considérée et aidée en France qu'au Royaume.
Mais vous n'avez montré que le côté positif de l'installation des anglophones.
En effet, vous avez sous-entendu que les jeunes ne veulent plus faire le métier et que les fermes sont à l'abandon.
Mais pourquoi n'avez-vous pas indiqué que le cours favorable de la livre à permis à des agriculteurs britanniques de s'installer à moindre coût qu'au Royaume uni, tout en faisant monter les prix des terres ? J'en veux pour preuve l'exemple de cet agriculteur d'Ille et Vilaine qui n'arrivait pas à vendre depuis 5 ans (certainement parce qu'il était au-dessus du prix de marché) : seul un britannique a pu acheter, au prix fort.
Des agences immobilières ont bien compris le filon.
Remarque tout à fait exacte. Au moins jusqu'à la fin des années 90, car la Livre a depuis perdu une bonne partie de sa valeur face à l'Euro. D'où le retrait de nombreux britanniques qui avaient acheté en France une résidence secondaire.
Pour l'agriculture, un intervenant français ainsi qu'un britannique font remarquer que le besoin en capitaux de plus en plus important est devenu aussi une réalité française. Vous entendrez dimanche prochain des avis beaucoup plus critiques sur notre "belle France agricole".
bravo pour l'émission!
pouvez-vous me transmettre l'organisme qui a permis à cet agriculteur de Bretagne d'entrer en contact avec des agriculteurs étrangers.
je suis moi même agricultrice en recherche d'un jeune repreneur Bio.
Transmettez nous votre mail. Nous vous communiquerons les coordonnées de cette agence. Nous ne pouvons le faire ici sur le site, car cette information serait apparentée à une publicité commerciale.
Reportage très intéressant, on se plaint en France mais apparemment l'agriculture est encore plus difficile en Angleterre. Il fait donc bon vivre ici, malgré tous les problèmes. Vos reportages sur le vif sont toujours aussi intéressants. Continuez
Des agriculteurs de qualité ne peuvent produire que pour des consommateurs de qualité !
Exigez des produits tracés avec des cahiers des charges affichés et clairs sur les méthodes de production et pour les animaux le respect de leusr exigences et de leur droit au bien-être.
Exigez : l"élévage en liberté, le nourrisage à l'herbe, l'abattage dans la zone de production dans un abattoir pratiquant l'étoudissement préalable et non l'égorgement en pleine conscience comme le pratique désormais un majorité d'abattoirs pour faire des économies sous prétexte de répondre au rite hallal.
Bonjour,
merci de cette émission. J'ai bien rigolé quand la dame anglaise a réagi d'une façon ironique à la remarque du paysan français exprimant qu'il trouve ses voisins sympas en lui répondant: "Je te donne les cinquante euros après."
C'est ce genre de sujet-débat qui fera connaître la France aux Français avides du pa
trimoine de nos campagnes,bien trop livrées à l'agriculture productiviste,qui défigure,
avilit,banalise,vide nos campagnes...Et ce serait bien que nos campagnes se repeu
plent avec bonheur...
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