Desiderius Erasmus Roterodamus ©
Aux grands discours, il opposait ses courts adages, qu'on vient de rééditer fort judicieusement : "Parler beaucoup n'est pas parler bien". A l'agressivité- "Si tu es un vautour, attends un cadavre"- il répondait par l'hospitalité : "Ta porte sera alors aussi usée que celle de la cabane du berger".
Le XVIe commençant allait s'obscurcissant; les guerres de religion pointaient leur museau; il essayait de garder l'idée d'une Europe chrétienne ouverte, qu'il parcourait de long en large, avançant à la lumière des sources antiques et bibliques. Mais, à mesure que se radicalisaient les positions des luthériens et des catholiques, sa gloire ne suffisait plus à le protéger du soupçon. Les premiers le rejetaient dans le passé; les seconds disaient qu'il avait pondu l'œuf que Luther, ensuite, avait couvé.
Il mourut déjà vaincu et ses livres furent souvent retirés des rayons. Et pourtant il avait maîtrisé tous les genres : la satire et la diatribe, l'essai et le colloque.
Chaque fois qu'on regratte les cicatrices du continent, on l'oublie de nouveau. Mais chaque fois qu'on relance la civilité européenne, on l'appelle à la rescousse. Un exemple: le système d'échanges universitaires Erasmus : nos rois ont du mal à cacher leurs oreilles d'ânes mais lui, il regorge de forces !































Emission accessible & intéressante, surtout lorsqu'on fait un exposé sur l'Eloge de la Folie !
Comme quoi il est encore lu par certains jeunes !!
En pleine adaptation pour le théâtre de "l'éloge de la Folie", quel plaisir d'entendre ses mots qui 5 siècles après résonnent encore et raisonneront toujours. Merci.
A toute fin utile pour préparer votre émmission, je souhaite vous envoyer un article sur Gilbert Cousin (né à Nozeroy dans le Jura) et secétaire d'Erasme!
Avez vous une adresse Mail pour vous transmentre ce document?
Bien cordialement
Bien cordialement
François Girod
La voici : lamarchedelhistoire -at- radiofrance.com