L'éducation des enfants de Clovis par Lawrence Alma-Tadema - 1861 © Shakko - 2012
C'est étrange; pendant une bonne partie du XXe siècle, les Français ont joué avec les Mérovingiens comme avec des poupées de fantaisie. Sans doute l’effet euphorisant de la litanie des noms alors en usage: Arégonde et Frédegonde, Theodechilde et Austrechilde, Théodulf et Agobar... Ou une douce somnolence née de la contemplation des images de nos manuels : souvenez-vous, ces souverains qui roulent lentement dans leurs chars à bœufs, tous rideaux tirés ?
A tout prendre, ces représentations paresseuses - c'est nous qui étions fainéants, pas les rois en question - avaient au moins l'avantage de l'innocence. Auparavant, au XVIIIe et plus encore au XIXe, l'époque, à l'inverse, avait suscité une imagerie et une littérature considérables derrière lesquelles se dissimulaient des partis pris nationalistes voire raciaux. L'histoire de la Gaule mérovingienne était alors un champ de bataille de la plus haute importance. On voulait en rapporter un butin qui aurait caractérisé, dès cette époque reculée, notre noblesse, notre monarchie, mieux: notre nation. Et l'aurait distinguée d'entre les nations, et surtout des Germains, autrement dit : les Barbares.
Fébrilité à l'époque romantique puis républicaine, négligence une bonne partie du siècle dernier. Au-delà des représentations usées, comment, aujourd'hui, atteindre ce passé qui ne mérite pas d'être qualifié d'obscur.














Etant donné l'étymologie (sortis-du-vide), certaines thèses-conspirationnistes font des rois-fainéants des créatures envoyées pour assurer l'intérim après la chute de l'empire-romain et venues d'une planète-étrangère où la composition-de-l'air est légèrement différente de la nôtre.
Ce qui explique qu'ils fatiguaient vite et devaient restés allongés même la journée, pour pouvoir respirer à peu-près bien.
A moins de considérer, si on est plus terre-à-terre, qu'ils jouaient simplement la troisième mi-temps des banquets-romains-à-l'horizontale
Il semblerait que le second-mandat soit contraire à l'esprit de la constitution-gaullienne, puisque dans les deux cas connus à ce jour, le président-réélu renoue avec la tradition des rois-fainéants et leurs habitudes-décriées restées ancrées dans l'imagerie-populaire.
Ce qui explique que même dans son parti et en dehors de toute appréciation sur le bilan-controversé de ses cinq ans de mandature qui s'achève, beaucoup poussent le président-sortant à renoncer au principe d'une seconde candidature (ce qui explique aussi qu'il hésite et tarde à en confirmer la déclaration devant l'électorat)
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