Zazie secoue les grilles, qui demeurent fermées, d'un métro qui étouffe dans les limites de la capitale. Nous sommes en 1959. La Vème République, enfin, va lancer un plan d'aménagement de la région parisienne.
Mât d'entrée de station de la compagnie du chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud en 1918
© BNF - 2013 / Agence Rol
Le RER accompagnera la ruée vers l'Ouest. Puis viendra la prolongation des lignes existantes vers l'Est et le Nord.
Et aujourd'hui, mars 2013, Jean-Marc Ayrault, gardant le cap dessiné par Nicolas Sarkozy tout en réduisant la voilure, annonce le calendrier de la rocade ferroviaire du Grand Paris Express, la ligne 15: La Défense, Pleyel, Rosny, Champigny etc. 200 kms au total, l'équivalent du réseau existant. Le métropolitain était à l'origine parisien, la fonction du nouveau réseau est de structurer une métropole, avec des stations intégrées d'emblée à des systèmes de transport supérieur.
Au-delà de la rocade, une ligne 16 serait du métro "léger", la 17 du métro "allégé", la 18 du "tram-train". Les questions de Zazie demeurent. Est-encore du métro et quand aura-t-on assez d'argent pour que s'ouvrent ces perspectives incertaines ?


































Monsieur Lamming dit que, en 1900, Passy desservait l'expo universelle. Et bien non, car la station Passy sera ouverte en 1903.En 1900, en plus de la ligne 1, seront ouvert 2 embranchements (Porte Dauphine - Etoile et Trocadéro - Etoile).
Vous dites que Fulgence Bienvenüe n'a pas eu le temps de se marier. Et bien si à 57 ans avec madame Jeanne Loret.
On a construit les tunnels du métro sous les rues surtout pour éviter de couteuses expropriations, et éviter l'effondrment d'immeubles vétustes
Vous dites qu'il y a une compagnie (la CMP) pour laquelle travaille Fulgence Bienvenüe. Non Fulgence Bienvenüe était employé de la Ville de Paris dès 1886.
Vous dite que la CMP est fiancée par la Ville de Paris. Non la Ville de Paris construit les tunnels, viaducs et stations du métro. La CMP réalise les accès des stations, la pose des voies et l'exploitation.
La Ville interviendra dans les finances de la CMP qu'à partir de 1920.
Vous dite que monsieur Berlier, en 1930, fait faillite. Non, il quittera la direction du Nord-Sud quelques temps avant le début de la construction de la ligne A du Nord-Sud.
A noter, en 1897, Jean Baptiste Berlier avait déposé un projet de tramway tubulaire souterrain entre les bois de Vincennes et de Boulogne qui n'aura pas de suite.
Les carrelage du métro sera biseauté à partir de 1901, en non pas en 1905. Voir les stations de la lignes 2 comme Monceau (tronçon Etoile - Anvers ouvert en 1902).
La 1ère classe a été supprimée le 1 aout 1991. En 1982, elle sera, entre 9 et 17 H uniquement, accessible aux voyageurs muni d'un ticket de 1ère classe. A noter, qu'en 1947, la première classe sera supprimée pour une année.
La STCRP ne s'est jamais occupé de l'exploitation du métro car elle a été repise par la CMP en 1941 qui sera dépossédée de sa concession en 1945 pour avoir collaboré avec le régime de Vichy.
Le premier métro sur pneu à roulé en 1956 sur la ligne 11, il y a eu un essai, en 1951 avec le MP51, entre Porte des Lilas et Pré Saint Gervais (Navette).
La ligne 14 sera prolongée à Pleyel et Orly et non Le Bourget
Voilà donc pour ce correctif concernant votre émission.
Contrairement a ce que dit votre invité il ne doit pas prendre bien souvent le métro ( c'est toujours tres politiquement correct de dire cela ... ) car à la Station Cluny Sorbonne il n'y a pas de correspondance avec la ligne B mais avec la ligne C : =))
Contrairement à ce qui est dit dans l'émission, la suppression de la première classe dans le métro date de 1991 (http://www.stif.info/organisation-missions/presentation-organisation-du-stif/qui-sommes-nous/histoire-du-stif-les-grandes-dates-1043.html), et ce pauvre Charles Fiterman, ministre des transports de 1981 à 1984 n'y est pour rien!
Complet contre-sens de l'invité sur "Métro-boulot-dodo". Il y voit un rejet du métro et une appétence pour la voiture individuelle. Erreurs : rôle du métro dans la fabrique de 68 et autres mouvements (impensée ? Pourtant Zazie-grève et autres références au syndicalisme spécifique au lieu. L'automatisation comme réponse dirigeante.) ; rejet d'un schéma de vie "quotidienne" réduite à 3 moments réifiants, mais pas du moyen de transport collectif, repris depuis par écolo ; slogan qui résulte aussi du refus de l'absence d'investissement "on ne nous transporte pas, on nous roule".
En plus, pour l'ensemble de l'émission : absence de réflexion sur collectif (bien commun) vs étatique, sur la nécessaire gratuité comme avenir (ne pas payer, tous ensemble ...)
Un métropolitain de Lyon puis de Marseille, adepte et critique ...
MUSICIENS DU METROPOLITAIN
Dans le métropolitain
Soudain un joli refrain
Le son d’un accordéon
Une valse et ses flonflons
Dans le métropolitain
Un air de flûte et puis tiens
J’aperçois la Tour Eiffel
Toute dressée vers le ciel
Dans le métro de Paris
Les visages pleins d’ennui
Bientôt se sont éclairés
Quand le p’tit air a chanté
Car le métropolitain
Et ses sombres souterrains
Est toujours illuminé
Par les musiciens cachés
Qui offrent leurs mélodies
Rengaines et poésie
Un instant d’éternité
Pour des voyageurs pressés
Des centaines d’inconnus
Qui, tout à coup, se sont émus.
SIGNE : Claudine THIBOUT de TOULOUSE
Le métro-parisien obéit à la thématique éros-thanatos (on y croise dans ses couloirs, depuis son ouverture à la belle-époque, autant de jolies-femmes que de mines-patibulaires)
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