Les discoboles du stade olympique de Berlin © Jared Earle - 2012
Dans Le Dictateur, Chaplin avait vu juste. Les Excellences du film parlent latin; à leur passage, la Vénus de Milo qui a opportunément retrouvé ses bras, fait le salut nazi. Le nazisme a pillé l'Antiquité.
La référence aux Grecs était une vieille affaire outre-Rhin: la nation, tardivement constituée, avait besoin de références anciennes, elle en avait trouvé beaucoup dans l'hellénisme. Le national-socialisme les manipula ensuite à sa façon.
Et il ajouta à sa panoplie les trophées de l'Empire romain. L'objectif était de coloniser comme lui et même de faire mieux que lui: construire des monuments plus grands, des routes plus longues et durer encore plus longtemps.
La chute intervient plus vite que prévu mais Hitler la mit en scène comme s'il s'agissait d'un autre combat de Leonidas: on se souvient que le chef spartiate avait jeté théâtralement ses dernières troupes dans la gueule de l'ennemi.
Les Jeux Olympiques de 36 pour commencer, Sparte pour finir et, entre les deux, les exempla de Rome, Hitler se voyait comme un autre Prométhée, projetant ses feux sur l'Europe.














J'ai beaucoup apprécié cet exposé convainquant. Il est l'écho d'un livre que j'ai lu récemment concernant le crime contre l'humanité qui dénonce l'influence néfaste de l'antiquité gréco romaine.
Force est de reconnaître une supériorité au christiannisme : celui de sacrifier les dieux aux hommes, et non le contraire...
ej
ps : je n'arrive pas à réécouter le podcast :( - juice portable n'est-il pas compatible avec france inter ?
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Certains écrivains d'après-guerre ont prétendu, sans toutefois apporter de preuves vraiment concluantes, qu'Hitler avait appartenu dans sa jeunesse à une secte d'Adorateurs du dieu-grec Hermès (d'ailleurs moins en tant qu'adhérent à part-entière qu'en tant que clochard remarqué dans les rues pour son aura-magnétique exceptionnelle et introduit dans les réunions afin d'en exploiter l'énergie-médiumnique, au profit des dirigeants-de-la-secte)
On peut se demander si la décision prise par le führer de prendre du retard sur l'hiver en allant planter son drapeau en haut du Parthénon, à la veille d'envahir l'Union-Soviétique, relève d'un impératif-stratégique (venir en aide à son allié-italien alors en difficulté-militaire dans les Balkans) ou d'une croyance-irrationnelle de sa part dans le pouvoir-magique des divinités-helléniques (il n'en demeure pas moins qu'il a très tôt considéré la Prise-de-Moscou comme un objectif-secondaire, l'axe-fort de son offensive portant vers le sud et le Caucase, c'est-à-dire le berceau-mythologique des Dieux-de-l'Olympe)
Dans les défilés-nazis mis-en-scène, les déesses-grecques étaient davantage portées-en-valeur que les dieux-germains (ce qui signifie, dans un sens psychanalytique, que le führer adorait à travers elles l'image de sa mère avec qui il avait entretenu une relation-fusionnelle et dont depuis l'adolescence il ne s'était jamais remis de la disparition-prématurée).
Les dieux-germains représentant à l'opposé la figure-du-père, dont il gardait de son enfance un souvenir-négatif de brutalité-familiale et d'exigence-sociale bornée
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