"Nous demandons d'être très largement remboursés de notre propre argent". Dès avant l'adhésion en 1973, la question de la contribution britannique au budget de la Communauté avait été posée par Londres. Margaret Thatcher en fit en 1979 un point d'honneur.
Sommet européen de Copenhague avec le Premier Ministre britannique Edward Heath - 14 décembre 1973
© MaxPPP - 2012 / Heinrich Sanden
Le virage qu'elle impose au pays dans les années 1980 concerne au premier chef la politique européenne. Elle veut convaincre l'opinion que l'adhésion à la Communauté a coïncidé avec le déclin de la puissance britannique et que son redressement passe par un bras de fer avec les autres européens.
Plus tard, quand Londres décidera de se tenir hors de l'euro, beaucoup soutiendront pareillement que le pays s'en porte mieux.
On voit bien l'utilité que les mêmes trouvent à s'affirmer eurosceptiques dans un pays à la fois inquiet de son déclassement, fier de sa conduite pendant la guerre et toujours prompt à moquer le continent. Les intérêts politiques ont vite fait de dresser des frontières. Sont-elles si profondément culturelles ou, plus prosaïquement, assez circonstancielles ?






































On peut trouver un article très intéressant concernant l’Europe sociale sur le site ideologie-europeenne. Voici un extrait du texte de Benjamin Landais : "Le refus de la Constitution européenne lors du référendum de 2005 a été gagné sur la base du rejet de politiques de casse sociale menées par et au nom de l’Union européenne au plus grand profit du patronat. L’erreur a été d’interpréter cette victoire comme celle de l’antilibéralisme résumé sous la formule « L’Europe, oui, mais pas celle-là ! ». Les forces politiques parties prenantes de la campagne référendaires pour le NON se sont donc engouffrées dans la promotion d’une « autre Europe » qui serait, elle aussi, une sorte d’« Europe sociale » dans une version plus radicale. Cependant, la volonté de casser le consensus libéral bruxellois ne nous paraît pas beaucoup plus convaincante que la thèse des sociaux-démocrates qui font de l’ « Europe sociale » la prochaine étape qui, seule, permettra d’achever la construction d’une Europe politique démocratique et de « renouer avec les citoyens »."
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