Illustration pour Voyage au centre de la Terre par Edouard Riou - 1864
© Electron - 2011
Depuis le début de la semaine, nous avons emprunté avec l'infatigable François Angelier le train, l'éléphant, le traineau à voile, le ballon et la machine volante à hélices...
Pourtant nous ne tenons pas la fin de notre voyage.
La fin idéale, ce serait de rejoindre le commencement du monde, en visitant au centre de la terre le feu primordial. Mais comment faire pour rejoindre ce noyau secret sans en être expulsé aussitôt ?
Le rêve, ce serait aussi de plonger dans les profondeurs de la mer avec la plus parfaite des maisons nomades qu'inventa Jules Verne, le Nautilus. Mais les machines de rêve sont appelées à finir en cauchemar.
Dernier voyage de la semaine, avec François Angelier, jusqu'aux profondeurs de la terre et de la mer. Autant vous prévenir de suite : le dernier mot du Dictionnaire Jules Verne, qu'il a fait paraître aux éditions Pygmalion, est :"zut".
Mais le premier mot que nous allons prononcer aujourd'hui est : "terre".
















Pour découvrir et faire découvrir aux jeunes et moins jeunes l'univers de Jules Verne, courrez voir la très belle et fidèle adaptation théâtrale de 20 000 lieues sous les mers de Sydney Bernard, actuellement en tournée. Site : 20000lieuessouslesmers.fr
Le nom du signataire du message mystérieux, dans Voyage au centre de la Terre, est en fait Arne Saknussem... et non celui qui a été cité par l'intervenant.
Dans son dernier essai "Demain, qui gouvernera le monde", Jacques Attali évoque Jules Verne espérantophile. Un court chapitre consacré à l'espéranto.
Il semble utile de préciser que Jules Verne fut président du Club d'Espéranto d'Amiens et que l'Afrique fut le théâtre du dernier roman sur lequel il travaillait avant sa mort. Du fait de très graves incidents qui eurent lieu au Congo, il ne put finir cet ouvrage intitulé "Voyage d'études" par lequel il voulait promouvoir l'espéranto.
Sa nièce Marguerite Allote de la Füye y a fait allusion dans son livre "Jules Verne — sa vie, son oeuvre" (1928, p. 240). Ce roman inachevé n'a été publié qu'en 1993 avec d'autres nouvelles sous le titre "San Carlos et autres récits inédits".
Un autre ouvrage, bilingue celui-là, ne figure pas parmi les livres affichés sur votre site : "Jules Verne, espérantiste ! / Jules Verne esperantisto !". L'auteur est Lionel Dupuy, de l'Université de Pau : http://jules-verne.pagesperso-orange.fr/CIEH4.htm
Autres détails :
en français : http://www.ipernity.com/blog/32119/367568
en espéranto : http://www.ipernity.com/blog/32119/367562
Bonne fin d'année et heureuse année 2012 !