Par Sonia Bourhan
Portail du Lycée Henri Poincaré à Nancy en 2006 © B. Cussenot - 2013
C'est un nouveau concept, venu des Etats-Unis. L'idée est de donner les cours à apprendre aux élèves le soir, à la maison, et de faire les exercices et les devoirs en classe. En France, cela commence tout juste à se développer.
La méthode est apparue en 2007. Deux jeunes professeurs américains se demandaient comment captiver des élèves très souvent absents. Ils ont eu l'idée d'enregistrer leurs cours, que chacun pouvait visionner quand il voulait. Et cela a eu des effets très positifs : moins d'absentéisme, plus d'interactivité en classe.
Avec la pédagogie inversée, le professeur n'a plus à répéter son cours d'une classe à l'autre. Il passe davantage de temps à expliquer, à faire réfléchir les élèves. Il discute de ce qui n'a pas été compris. Les élèves ne sont plus passifs en classe. Ils deviennent acteurs de leurs apprentissages.
- Comment réagissent les élèves ?
Au départ, certains pensent que c'est une lubie de prof original.
Parfois il y a quelques résistances. Un enseignant raconte qu'il a eu un peu de mal : sa classe de seconde, très scolaire, adorait « gratter le cours ». D'après les témoignages, c'est plus facile avec les collégiens. Ils apprécient de ne plus avoir la leçon à copier. Ce n'est souvent qu'à postériori que les élèves se rendent compte de l'intérêt. Un professeur a relevé que pour les mêmes évaluations, sans puis avec la pédagogie inversée, les notes avaient progressé de 3 à 4 points.































Bonjour,
Dans la Marne, une dizaine d'école expérimentent la pédagogie inversée au sein d'un ENT (Espace Numérique de Travail).
Témoignage d'une enseignante :
http://www.cndp.fr/agence-usages-tice/temoignages/la-pedagogie-inversee-1217.htm
Les élèves montrent une envie d'apprendre certaine. On constate également un changement dans la posture de l'enseignant.
Bien cordialement
Muriel Duplessy
Reims
Pour ceux que cela intéressent et souhaitent retrouver la source des témoignages cités, n'hésitez pas à vous rendre sur le blog @ecolededemain, un article entier y est consacré.
http://ecolededemain.wordpress.com/2013/01/31/quand-des-professeurs-dhistoire-geographie-renversent-leur-classe-22/
Puisque je reconnais dans cette chronique des citations de "collègues d'histoire-géographie qui ont renversé leur classe", je m'autorise à référencer dans ce commentaire la source utilisée :
http://ecolededemain.wordpress.com/2013/01/25/quand-des-professeurs-dhistoire-geographie-renversent-leur-classe-12/
Sur le blog pédagogique "ecolededemain" du syndicat SE-Unsa.
Bonne lecture à ceux qui souhaitent en savoir plus.
Je complète le msg précédent.
Cette technique est pratiquée en AFPA depuis, au moins 1974,
En un an, l'AFPA forme (formait ?) des techniciens à partir d'un niveau Bac + 1 ou 2
soit un gain de temps important.
La connaissance du cours individuellement permettait ensuite d'aborder ensemble que des points d'incompréhension ou d'approfondissement et des questions d'applications avec exo.
Quel dommage que cette technique n'ait pu être utilisée plus largement.
et quel dommage que l'AFPA soit en difficulté !
Merci aux journalistes d'aller plus loin dans l'analyse et la connaissance de nos pratiques. Ne réinventons pas la poudre
Très cordialement
Daniel Calvignac
Citoyen normal
Bonjour.
La pédagogie n'est pas du tout une nouveauté en France ! Ca l'est certainement dans l'enseignement secondaire, mais pas dans le supérieur. Depuis des décennies, la préparation du concours d'internat en médecine proposée par les 'conférences d'internat' repose sur ce principe et a largement fait preuve de son efficacité. La principale difficulté repose sur la mise à disposition des élèves/étudiants d'un référentiel optimal pour qu'il puissent préparer les cours. Mais l'interaction avec les élèves est très stimulante.
Très cordialement,
Pr FJ AUTHIER
Université Paris Est Créteil
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