Aujourd'hui, dans Les Grosses têtes au Carré, trois personnalités scientifiques viennent nous présenter l'actualité scientifique de cette semaine.
François de Singly vient nous parler de la "théorie du genre", qui fait débat en ce moment dans l'actualité.
Dominique Leglu vient évoquer la grande enquête épidémiologique qui commence au Japon, autour du drame de Fukushima et de ses conséquences, sur 2 millions de personnes et ce, pendant 30 ans.
Dominique Dupagne vient nous parler des statistiques médicales : comment on a tendance à confondre un lien statistique avec un lien de causalité.














A lire : Svetlana ALEXIEVITCH, La supplication: Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse, Ed. J'ai Lu coll. Documents, 1998
Des récits de vie époustouflants sur la réalité nucléaire, ainsi que les actions étatiques!
(désolée, je me rends compte que j'ai très mal rédigé mon message !)
j'ajoute juste que ce cours a au moins le mérite de permettre aux adolescents de réfléchir à ces différents problèmes et peut-être de se sentir un peu mieux dans leur peau, s'ils se sentent "hors-norme"...(ils ont 16-17 ans, quand même, ils se posent déjà ces questions, autant qu'on les aide à y répondre...)
Merci M. de Singly !
La différence biologique existe, elle permet la reproduction sexuée, mais on entend trop souvent que cette différence biologique serait à l'origine de différences cognitives, émotionnelles... et ces différences sont à l'origine d'une inégalité sociale marquée.
Néanmoins, en tant qu'anthropologue, on me demande souvent : mais les différences hormonales entre les hommes et les femmes doivent bien avoir une répercussion sur leur façon d'être... que répondre à cela ?
En tout cas, l'anthropologie biologique, avec la nécessité de sexer des squelette nous apprend très vite que le féminin et le masculin que nous appliquons à nos individus n'est que théorique et que nous n'approchons ni le sexe génétique (enfin, certains caractères nous mettent sur la voie), et encore moins le "sexe social".
En tout cas, merci d'en avoir parlé.