Nombre de psys ont ausculté les blessures des enfants adoptés et les difficultés des familles adoptantes. Mais qu'en est-il de ces enfants parvenus à l'âge adulte ? La blessure originelle de l'abandon a-t-elle cicatrisé grâce à l'amour de la famille adoptive et au sentiment de filiation qu'elle a fait naître ? Ou, au contraire, est-elle toujours à vif, et ce d'autant plus quand il y a des secrets de famille ? Pour les adoptés, le sujet est sensible. Beaucoup craignent que l'étiquette d'enfant abandonné ne leur colle à la peau. Comme si, pour la société, cela faisait d'eux des êtres à part, marqués dans leur chair.
avec en duplex de Bruxelles, la psychanaliste et psychologue DIANE DRORY
« le complexe de Moise ; Paroles d’adoptés devenus adultes » ED BOEK
Dans le sillage des débats sur la bioéthique, les politiques de la filiation ont promu un profil psychologique de famille fondé sur le modèle de l’hétérosexualité féconde et sur la stricte distinction des rôles paternel et maternel. L’intérêt de l’enfant réside désormais dans la capacité à lui signifier ses origines, de sorte que pèse sur les parents adoptifs une présomption de dangerosité. Une notion a même été inventée de toutes pièces pour accompagner ce phénomène : la parentalité. Celle-ci désigne la capacité à être un bon parent et constitue le sésame des évaluations conduites par les travailleurs sociaux. S’est ainsi développée une gouvernance pastorale de l’adoption qui porte moins sur les pratiques familiales que sur les identités au sein de la famille.
avec BRUNO PERREAU, professeur en « French Studies » au MIT (Massachussetts Institute of Technology), chercheur associé à l’Université de Cambridge et membre du comité scientifique du programme Presage de Science Po
Bruno Perreau © Radio France - 2012
-« Penser l’adoption, .La gouvernance pastorale du genre » ED PUF Parution le 1er février 2012
-Conférence à Sciences Po : l’adoption et les invraisemblances du genre
http://www.programme-presage.com/details/events/ladoption-et-les-invraisemblances-du-genre-137.html
Mardi 17 janvier 2012 de 17h30 à 19h15
Sciences Po, 13, rue de l’université 75007 PARIS
Salle Erignac – 3ème étage

















Syndrome de Moïse, c'est très joli. Ça existe sans doute et l'on peut comprendre que l'ignorance des causes de l'adoption puisse être perturbante. Soit. Mais les troubles du comportement d'un enfant adopté peuvent avoir des explications plus biologiques. Il faut savoir que dans certains pays de l'est 25 à 50 % des enfants proposés à l'adoption ont été exposés à l'alcool pendant leur vie fœtale. Au colloque de Strasbourg sur le sujet, en décembre dernier, des parents adoptifs d'enfants atteints de fœtopathie alcoolique ont témoigné avoir été longtemps baladés par les psychiatres avec ce fameux syndrome de Moïse...
Nous avons adopté 2 enfants, une petite fille agée de 6 mois en 2006, puis un petit garçon de 3 ans en 2011.Tout se passe bien et je parle facilement de l'adoption aux enfants sans aucun tabou. Je parle de leurs origines et de leur histoire surtout lorsque eux me posent des questions. Ma fille, agée de 6 ans aujourdh'ui, me questionne vraiment beaucoup.Je ne sais pas si elle souhaite avoir des réponses exactes ou seulement voir si moi sa manman je vais répondre.Mon petit garçon lui ne veut pas parler de son passé, il ne veut pas voir des photos ect, il est vrai cela ne fait pas un an qu'il est avec nous. Il a surement des souvenirs de sa propre histoire. Il faut lui laisser le temps de s'adapter.
Pour le parcour scolaire ,en marternelle, si ma fille bougeait un peu pendant la sièste ou pendant la lecture d'une histoire, la maîtresse me disait qu'elle était hyperactive certainement du à son adoption (mais biensur) maintenant l'institutrice lui reproche d'être trop rêveuse et me conseille d'aller consulter .Il est évident que le medecin qui la suit ainsi que la spychologue m'ont rassurer sur le comportement tout à fait normal d'une petite fille de cet âge. Dès qu'il y a quelque chose, la société donne tout les travers à l'origine de l'enfant.
Je suis moi même issue d'une famille nombreuse et nous avons tous des comportements différents, des atouts et des faiblesses propres chacun des caractères en dehors de l'éducation commune que nous avons reçue.
Je voudrais envoyer un mot d'encouragement à tous ceux qui sont en attente d'un enfant que ce soit par adoption ou enfant naturel.Etre parent c'est une belle aventure, une magnifique rencontre, un amour immense, n'ayez pas peur, soyez naturel, vous verrez tout ira bien.
La blessure primitive de l'adoption laisse des traces profondes dans la mauvaise image de lui pour l'enfant adopté. J'ai adopté 2 enfants polynésiens, dès la naissance. Ils ont de grandes difficultés d'insertion sociale et scolaire et présentent des troubles du comportement associés à une grande violence. Ceci traduit leur grande détresse, cette détresse est aussi la notre. En tant que parents nous sommes brisés, impuissants. Voir le magnifique file d'Andréa Negrelli "de l'enfant rêvé à l'enfant réel"
Nous aimerions qu'ils soient en paix avec eux-mêmes.
J'ai 65 ans et j'ai été adoptée (adoption plénière) en 1951. J'ai cru comprendre, dans l'émission, que le "secret" des origines était levé pour ceux qui souhaitent les retrouver. Je me suis toujours heurtée à des fins de non-recevoir. Où doit-on s'adresser ? Je souhaite faire cette démarche pour mes enfants et petits-enfants qui n'ont qu'un "arbre" bien nu à contempler, et m'interrogent. Merci.
Il suffit de s'adresser à l'ASE,de votre département
J'ai 65 ans et j'ai été adoptée en 1951. J'ai cru comprendre, dans l’émission, que le "secret" des origines était à présent levé pour ceux qui souhaitaient les retrouver. Je me suis toujours heurtée à des fins de non-recevoir. Où faut-il s'adresser ? J'aimerais entamer cette démarche pour mes enfants et petits-enfants qui n'ont qu'un "arbre" bien nu à contempler. Merci
je viens d'entendre l'émission, je viens de lire les commentaires, je vous donne simplement un autre point de vue, je suis ce qu'on appelle en polynésie, d'où vient mon fils, une maman "faaamu" pour parent adoptif, en réalité parent nourricier, mon fils "faaamu" a aujourd'hui 22 ans, n'a toujours pas vraiment trouvé sa place, il a fait un séjour prolongé à Tahiti, dans sa famille biologique l'année de ses 18 ans, et ça ne s'est pas bien passé, il voulait savoir qui était son père, il ne l'a pas su, et ne s'est pas entendu avec sa mère, et les rapports étaient difficiles avec sa famille. Il se cherche, et refuse de se prendre en main, il ne veut pas grandir, j'ai souvent eu l'impression qu'il refusait ce que nous pouvions lui apporter, lui apprendre ici... En même temps, il n'a pas trouvé sa place là-bas. Malgré tout l'amour que nous lui donnons, nous ne comblons pas la blessure de cet abandon, il est le seul de sa fratrie à avoir été confié à l'adoption, et cette question est douloureuse.
Vous pourriez éventuellement vous rapprocher d'associations spécialisées. Notamment pour l'accueil d'enfants de Polynésie, "MAEVA" est un interlocuteur privilégié. Il y a diverses antennes, plusieurs familles se rencontrent régulièrement. Que les retrouvailles avec la mère d'origine ne se soient pas trop bien passées n'est pas surprenant. Un jeune homme de 18 ans a davantage besoin de rencontrer un homme pour s'identifier à lui, ce d'autant plus qu'il est en souffrance et la mère a peut-être été "chargée" de culpabilité... Les pères ne sont pas toujours présents au moment d'une séparation si importante ... L'intérêt de l'association est qu'il pourrait avoir relation avec des semblables, des tiers qui pourraient sûrement lui apporter beaucoup, ainsi qu'à vous.
bonjour,
je suis adoptant(parent),de 2 enfants,soeur et frère,
souvent ,si difficultés: il est évident que les parents adoptent leur enfant,(comme on enfante) ;mais l'adoption des parents par l'enfant ne peut exister que si l'enfant fait le DEUIL(faire son deuil,voir résiliance) de ses parents biologiques .
A mon avis: AUCUN SECRET,évidmt concernant l'intégrité de l'enfant,
il y a toujours une possibilité ,une façon,,une manière,de dire la vérité,car de toute façon,notre subconscient le fera,et surtout celui de l'enfant le trouvera, et là, c'est dramatique pour la confiance....
bonjour,
je suis née en corée il y a 44ans et adoptée à l'âge de 4ans et demi. je suis infirmière et mère de 2enfants (23 et 12ans). je suis retournée pour la première fois chez moi (en Corée du sud) cet été. je n'ai pas eu toutes les réponses à mes questions, mais cétait avant tout me réimprégner des traces (mnésiques) du passé. beaucoup d'émotions... un peu comme une 3e naissance!
je suis également étudiante en sciences de l'éducation et mon sujet de mémoire porte sur l'adoption. j'aimerais mener des entretiens...
je me sens riche d'ici et de là-bas...
Il existe un très bon documentaire "De l'enfant rêvé à l'enfant réel " traitant des problèmes d'attachement des enfants adoptés.
Le lien ici :
http://www.negrelli.fr/p11_ma_derniere_realisation.html
merci!
merci !
on vient de me prêter !
j'ai hâte de le voir !
bonjour,
adopté à la naissance,j'ai 36 ans
Voici 20 ans que je patauge dans les drogues et alcools,et séjours en prison
chaque fois que j'ai voulu me faire soigner, psychothérapie ou autres, je butais sur une question : quelles sont mes origines ?
... tenez votre cap Christophe et ne vvous départissez jamais de vos qualités cardinales ...Celle que dans la douleur vous ont apporté la vie ...
Moi , y'a un truc qui m'a aidé a progresser d'un cran...
Ce sont ces vers de Louis Aragon dans "les poétes"
qui dit ...
"La souffrance enfante les songes
Comme une rûche ses abeilles
L'homme crie ou son fer le ronge
Et sa plaie engendre un soleil
Plus beau que les anciens mensonges..."
Comment parler de ses origines à un enfant adopté dont on ignore toute l'histoire avant l'adoption ?
Faut-il "prendre les devants" et faire des recherches en espérant qu'elles aboutissent, ou faut-il laisser l'enfant (ou plutôt l'adulte adopté) le faire lui-même s'il en éprouve le besoin ?
Bravo pour cette émission !
...Au fait en echo de votre mini- expedition en Indonésie, qu'en est -il des lamantins auxquels vous avez donné le biberon !? C'était chouette de vous voir au milieu d'un bassin a doner la tétée... Bien que cet acte reste initialement maternel .
Bonjour,
nous avons adopté une petite haïtienne. Elle avait 6 mois et va avoir 11 ans. Elle a deux demi fréres. Cela se passe très bien. Il reste des spécificités comme n'importe qu'elle enfant. En particulier le besoin d'être sécurisé, de connaître le menu de la journée, le rapport à la nourriture est très fort, le besoin de savoir le programme de la journée ou projets importants. C'est aussi une fille hypersensible.
Bonjour,J'ai aussi été adoptée en France en 1982. Mes parents ont mis dix ans pour m'avoir. Mes parents m'ont toujours dit la vérité par la lecture de livre. Je l'ai toujours su. Ils m'ont toujours répondu aux questions et m'ont toujours soutenu lors de l'adolescence j'ai voulu chercher. Je reproche à l'administration de la carte d'identité le lieu de naissance et acte de naissance. Mais sinon il y a un lien plus fort avec les parents et j'ai eu la chance 9 ans après d'avoir un petit frère d'une fécondation in-vitro.
l'intéret d'adopter un "grand" car les relations sont clarifiées par rapport au "primat de la filiation biologioque". Il faut signaler que je suis allée la voir 4 fois sur place ce qui a créé des liens et des souvenirs communs qui nous rattachent ensemble à son pays d'origine
Elle m'appelle par mon prénom, de son propre fait et je l'acepte tout à fait bien car l'amour et l'attachement sont très forts.
Il faudrait parler du refus récent et systématique de l'adoption plénière par les pouvoirs publics pour les enfants haitiens !
Enfin, la difficulté est d'ordre scoalire pour une enfant qui n'a oas été scolarisée avant l'âge de 7 ans !
merci à vous
bonjour, j'ai 41 ans, sans enfant.. et le temps passe. J'ai un compagnon mais nous ne vivons pas ensemble, il a déjà une fille de 18 ans et ne souhaite pas avoir d'autre enfant.
Peut on espérer pouvoir adopter un enfant quand on vit seule (ou dumoins si on est déclarée célibataire au regard de l'administration)? merci
Bonjour,
Une question que je me pose, n'étant pour l'instant pas concernée de près par l'adoption :
L'équilibre des enfants dépend-il de l'âge auquel ils ont été adoptés?
Merci!
Adopté à 6 ans lors de la terrible guerre civile au salvador,
je retrouve ma mère biologique après 19 ans d’une longue séparation.
Toute la famille est vivante. Une belle histoire d’adoption, un retour aux raçines.
Six ans plus tard,
c’est la rencontre forte en émotions entre mes parents adoptifs et ma mère d'origine.
Rencontre aussi avec une famille, son mode de vie et un pays magnifique mais toujours marqué par la violence.
Pour les parents qui souhaitent adopter je poursuis mon témoignage dans un film que j'ai réalisé :
http://www.youtube.com/watch?v=dlU8rW8EHFM&feature=channel_video_title
Bon visionnage,
Julio
pour voir le film sélectionner le lien + le copier + le coller sur barre de recherche du haut + entrer et vous aurez le film " mi casa es tu casa " ( durée 30 minutes )
julio
merci
Nous avons adoptés deux enfants d'origine chinoise avec handicap. A savoir que nous n'avons pas pu adopter en France car nous étions trop vieux. Vous ne parlez pas des délais extrêmement long et des différences entre les différents conseils généraux pour l'obtention d'un agrément (délais et enquêtes différentes). Vous n'évoquez pas non plus la place (précieuse) des ONG pour aider les parents dans leur démarche à l'étranger ni le fait que l'on "propose" maintenant des enfants plus vieux avec un handidcap.
J'ajoute que parfois nous n'avons aucune information sur les origines de sa naissance, ce qui n'empêche pas de parler simplement de l'adoption. Il faut rester ouvert et simple avec ses enfants et ne pas tout dramatiser.
Bonjour,
Lors d'une adoption intra-familiale que se passe-t-il lorsque les parents biologiques et le parents adoptifs sont ennemis ? quelles conséquences pour l'enfant adopté ?
Bonjour,
Une question que je me pose, n'étant pour l'instant pas concernée de près par l'adoption :
l'équilibre des enfants dépend-il de l'âge auquel ils ont été adoptés?
Merci!
Cela dépend du vécu de l'enfant
Bonjour,
Je suis maman adoptive d'une petite fille de 5 ans, adoptée en France tout bébé. Elle au courant de son histoire, même si nous n'en parlons la plupart du temps que quand elle nous questionne.
Je suis actuellement enceinte et je m'interroge sur les conséquences que peut avoir cette grossesse sur le psychisme de ma fille. Comment l'accompagner ? Y a-t-il un risque de souffrance ?
Bonne journée.
compagner au mieux ?
Bonjour,
Etant enfant adopté "au courant" de son histoire mais n'ayant eu de la part de mes parents adoptifs que très peu de détails et des commentaires orientés négativement vers mes parents naturels, je ne peux que vous mettre en garde.
Par soucis de loyauté vis à vis de ses parents adoptifs l'enfant adopté à tendance à refouler ses questionnements intimes. Le comportement des parents adoptifs peut facilement conduire à ce que l'enfant "mure" tout accès à son passé lié à ses parents naturels (et non pas biologiques qui est une expression impropre car il faudrait que l'enfant ait grandi hors du ventre de sa mère pour que puisse être appliqué ce qualificatif au sens strict). Les questions que se pose l'enfant sont : qui sont mes parents naturels ? pourquoi m'ont-ils abandonné ? dans quelles circonstances ?
La deuxième question est vraiment fondamentale évidemment...
Je ne peux que vous encourager à aller au devant de ces questions, en tout
cas à ne rien faire qui les retiendrait, à y répondre en donnant toutes les informations en votre possession, et surtout sans porter de jugement de valeur.
Vos interrogations vous honorent, que ne donnerai-je pas pour que mes propres parents adoptifs aient eu les mêmes.
Adopté à 6 ans lors de la terrible guerre civile au salvador,
je retrouve ma mère biologique après 19 ans d’une longue séparation.
Toute la famille est vivante. Une belle histoire d’adoption, un retour aux raçines.
Six ans plus tard,
c’est la rencontre forte en émotions entre mes parents adoptifs et ma mère d'origine.
Rencontre aussi avec une famille, son mode de vie et un pays magnifique mais toujours marqué par la violence.
Pour les parents qui souhaitent adopter je met le lien d'un film que j'ai réalisé :
http://www.youtube.com/watch?v=dlU8rW8EHFM&feature=channel_video_title
Bon visionnage,
Julio
Un album magnifique à consulter, qu'on ait adopté ou non :
Maman(s) d'amour, illustrations Josée Masse. Gautier Languereau
'il était une fois deux femmes qui ne s'étaient jamais rencontrées.
La première, tu ne la connais pas. La seconde, tu l'appelles Maman.
Deux vies se sont croisées pour donner la tienne. L'une a été ta bonne étoile, l'autre est devenue ton soleil.
La première t'a donné la vie. La seconde t'a appris à la vivre"...
Une approche très poétique de l'adoption. Ma petite fille l'a beaucoup regardé, nous l'avons beaucoup lu ensemble.
Je suis l'heureuse Maman d'une grande, arrivée en France à l'âge de 7 ans (que j'avais été voir sur place 4 fois) et tout va bien. Je connais donc bien le lieu où elle a vécu avant, crèche en Haitit et nous avons ainsi des souvenirs communs.Je voudrais signaler qu'elle ne m'appelle pas maman mais par mon prénom ce qui est pour elle une façon de bien clarifier les choses et que j'accepte tout à fait. . Il y a clairement reconnaissance de ses origines et de fait elle ne revendique pas cet aspect des choses.
La difficulté première est la scolarité pour une enfant qui a vécu jusqu'à 7 ans sans être scolarisée, et dans une langue différente.
Ce serait bien de parler de l'adoption des "grands" car c'est en effet différent de l'adoption d'un tout petit . L'adoption d'un "grand" permet de ne pas confondre avec un enfant biologique, mis cela n'empêche pas l'amoir et l'attachement !
Maman adoptive de trois enfants, je m'inquiète de voir que dans notre pays cette forme de filiation si riche est de plus en plus stigmatisée. La filiation biologique reste la "norme" dans notre société. Qu'elle image de leur histoire sera renvoyée par les autres à nos enfants? Nous qui sommes si fiers d'eux devons souvent leur insuffler de la force pour affronter le regard des autres.
Bonjour. Ce qui est essentiel c'est le regard que porte l'enfant adopté sur lui-même et sur son histoire. Il a besoin de se connaitre, de savoir où son ses racines et donc ses origines biologiques. Il n'y a aucun jugement, seulement comprendre. Ensuite il y a l'amour que l'on donne et que l'on reçoit. N'en faites pas un unijambiste.
Bonjour, je suis fils adoptif, la quarantaine!
J'ai toujours su que je pouvais avoir la trace de mes origines, cela m'a servit autour de la trentaine, moi même parent!
Ayant été abandonné dans un pays ou l'abandon n'est pas sous "x" j'ai retrouvé mes parents biologiques il y a 10 ans, ça n'a pas été simple, mais aujourd'hui je me sens beaucoup mieux, c'est aussi plus clair pour tout le monde... mes parents sont vraiment mes parents adoptifs!
Bonjour et merci de parler d'adoption!
Je suis un cas un peu particulier en la matière, puisque j'ai demandé à me faire adopter à l'âge de 18 ans par mon "beau-père" (le mari de ma mère), et ce malgré le fait que mon père biologique me soit connu. Ca a été ma manière de remercier ce troisième parent de m'avoir élevée et donné tout son amour. Je porte maintenant deux noms de famille, un par père, et cette conciliation symbolique me rend très heureuse.
Oui à l'adoption sous ses formes les plus diverses, donc!
Bonjour,
on considère trop souvent que l'adoption est "réservée" aux couples ne pouvant pas avoir d'enfants. Qu'en pensez-vous? Connait-on la proportion d'adoptions dans ces circonstances par rapport à celles par des couples non stériles ou monoparentales? Personnellement j'envisage l'adoption, plus que la maternité naturelle.
je glisse bienheureusement sur un commentaire en écoutant la chanson de Souchon et me dit que définitivement une chanson peut vous adopter ...yeux mouillés devant une pierre précieuse aux inbombrables facettes scintillantes...
Bonjour,
merci de parler de l'adoption car je me sens très concernées par ce sujet.
Maman de 25 ans d'une petite fille de 2 ans et demi (biologique) et enceinte de mon 2ème enfant, j'ai commencé à me renseigner sur les démarches pour l'adoption. En effet nous souhaiterions adopter un 3ème enfant, qui puisse être intégrer à la fratrie.
Sachant la durée d'attente pour pouvoir adopter un enfant et les délais pour les différentes démarches, nous voulions démarrer notre demande dès maintenant afin que ce 3ème enfant puisse être intégré petit (entre 0 et 2 ans) et suivre nos propres enfants (au niveau des ages).
Actuellement en Moselle pour le travail, nous pensons déménager dans une autre région d'ici quelques mois.
J'ai été très surprise d'apprendre que les démarches sont "régionales", car on m'a dit que si je commençais les démarches dans une région et que nous changions après, on risquait de devoir tout recommencer dans notre nouveau lieu de résidence.
De plus, ayant déjà 2 enfants, nous ne serions pas "prioritaires". Pouvez vous expliquer comment fonctionne ce système de "priorité".
Ma dernière question porte sur l'adoption dans la fratrie, bien que chaque adoption soit unique et différente, il y a t-il des études disant si les enfants "adoptés" dans une fratrie "biologiques" sont plus ou moins heureux que ceux arrivant dans des familles sans enfants?
merci
Pourquoi semble-t-il si difficile d'adopter des enfants nés en France ? Pourquoi voit-on tant de parents se tourner vers les pays étrangers pour adopter?
peu d'enfants sont adoptables en France. Il s'agit surtout d'enfants grands, à particularité, fratrie etc... d'ou l'adoption internationale
Bonjour,
J'a adopté un enfant né en France il y a bientôt 15 ans. Mon fils à des origines d'afrique du nord (Maroc, Algérie et aussi France).
Le pourcentage des couples qui étaient d'accord pour adopter des enfants d'origine d'afrique du nord correspondait à l'époque à environ 5% des dossiers déposés. La directrice de la DASS nous a expliqué que parfois ils étaient obligés de demander des dossies de demandes d'adoption dans d'autres départements pour trouver la famille idéale pour l'enfant. Etonnant non ?
Nous, nous voulions un enfant tout simplement. L'obtention de l'agrément de la DASS a duré 9 mois comme tout le monde et ensuite nous avons attendu 1an1/2, ce qui est assez court.
Nous avons eu énormenent de chance d'avoir le fils que nous avons aujourd'hui. C'est pile poil celui que l'on désirait.
Bonjour,
j'ai entendu ce matin que vous faisiez une emission sur l'adoption. Je me permet de vous livrer un temoignange positif sur l'adoption (et j'espere que vous ne tomberez pas le piege classique de presenter l'adoption comme un echec quasi obligé) : J'ai adopté mon fils il y a 5 au Nepal.Il est arrivé en france à 6ans, c'etait donc un enfant dit "grand" et tout le monde m'a predit un echec scolaire, des problemes d'attachement etc....Et bien tout le monde s'est trompé! Mon fils est maintenant en 6eme (pas de redoublement), avec des resultats scolaire plus qu'honorables et il a été capable de s'attacher à toute la famille!C'est actuellement un enfant équilibré, bien dans sa peua et faisant partie intégrante de la famille au sens large. D'accord, il a fallu l'aider au début, le soutenir avec l'aide de specialistes, mais cette adoption est une réussite (ce n'est pas moi qui le dit mais les professionnels qui nous ont aidé). Et j'ai autour de moi de nombreux cas similaires.
Mon humble avis de non spécialiste est qu'il faut une tres grande ouverture d'esprit, du temps, de l'amour et savoir se faire aider pour que la sauce prenne. Il y a bien sur des problemes, mais pas plus qu'avec des enfants biololiques. Les problèmes rencontrés à l'arrivée de ces enfants sont SEULEMENT différents.
Et n'oubliez pas de parler de la resilience!
Merci!
Bonne journee
Je suis la maman de 4 enfants, dont nos deux derniers adoptés, en Ethiopie, à l'âge de 5 et 7 ans, ils ont aujourd'hui 15 et 16 ans. Notre fils, arrivé à 5 ans avait de gros problèmes de comportement. Limite autiste. Aujourd'hui c'est un jeune adolescent épanoui, qui a décidé d'intégré les "compagnons du devoir" en menuiserie. En cm2, il ne savait quasiment pas lire et écrire. Nous avons bien sur consulté tout ce qui était possible comme spécialistes, le mystère, personne n'arrivait à relier ses difficultés à une pathologie quelconque. Je l'ai emmené au centre Devereux à Paris
tous les mois (nous habitons la Bretagne) pendant un an pour rencontrer des Ethno psychiatres. Cela l'a beaucoup aidé. Les éthnopsychiatre nous ont aidé pour notre voyage en Ethiopie, sur les traces de sa famille ! Cela a été très positif pour lui (c'était un enfant qui dormait très peu la nuit, qui faisait des cauchemars )
Ce que je veux dire, c'est que l'adoption ce n'est pas simple, l'enfant qui va devenir notre enfant a ses propres difficultés, que l'on a du mal souvent à appréhender, que nous sommes là pour l'accompagner dans son devenir (je compare souvent notre rôle à quelqu'un qui mettrait des pierres dans le lit d'une rivière pour faire traverser notre enfant et le mener à l'autre berge afin qu'il s'accomplisse en tant homme ou femme) il faut accepter que cet enfant soit imprégné de sa culture (que
l'on doit respecter et prendre en considération), et surtout ne pas gommer son pays, cet enfant n'est pas notre enfant biologique, il est différent (nous avons nos deux ainés qui sont "biologiques" donc on fait la différence)
Nous ne sommes que des passeurs. Cela n'empêche pas tout l'amour que nous leur portons. Nous ne serons jamais leurs parents de naissance, nous ne sommes pas là pour les remplacer mais pour prendre leur suite. Je pense souvent aux parents de naissance de mes enfants, je me dis que j'essaie de leur donner tout l'amour qu'eux auraient pu leur donner si ils n'étaient pas morts.
Bonjour,
Je suis l'heureux parent adoptif d'une fratrie de trois "grands" (entre 7 et 10 ans).
Il me semble qu'il n'y a pas assez d'informations et surtout beaucoup trop d'aprioris sur l'adoption d'enfants dits grands (plus de 6 ans). Pourriez-vous en parler? :)
Ce n'est effectivement pas la même démarche de vouloir adopter des bébés ou des "petits" que de vouloir adopter des "grands".
Cependant je pense, que certains futurs adoptants s'ils étaient bien informés, pourraient se retrouver dans ce projet, ce qui serait une chance pour le nombre important d'enfants dits grands en besoin de parents.
Bonjour,
Merci de parler d'adoption ... et merci de donner la parole aux enfants adoptés ..
Je suis Maman depuis 2010 .(bien avant dans la tête,etc !!!).. Notre fils est né sous x ...il a maintenant 2 ans... Nous sommes heureux ... l'attachement est fort...depuis les 1ers instants ensemble ...nous avons parlé avec lui de son arrivée par adoption,le jour de notre rencontre, le jour de notre arrivée chez nous, le jour de ses 6 mois car j'étais émue: je pensais à lui, sa naissance, à sa mère de naissance ...je lui ai dit, il a répondu par un câlin ...mais sans lui redire sans cesse, car il est notre fils, notre famille se construit ...mais nous voulons qu'il sache que nous sommes là pour aussi répondre, du moins essayer de répondre à ses questions, de l'accompagner ...Nous le sentons heureux! il a une force de caractère,qui m'épate ...C'est lui qui fait de nous des parents ! Sa mère/famille de naissance n'est aucunement une ombre sur notre famille ..Nous avons réfléchi avant ,que notre enfant aurait son histoire particulière, bien à lui ...Nous souhaitons qu'il y ait plus souvent d'émissions, de témoignages d'enfants "arrivés par adoption" ...car nous y pensons, nous questionnons sur le comment notre fils grandira, vivra avec son histoire ...sur le comment l'accompagner ...Nous sommes adhérents d'un association EFA, qui a déjà donné la parole à des enfants adoptés ...Il existe aussi une association Pétales, car parfois l'attachement ne se fait pas,et/ou n'est pas possible ...Mais nous aimerions plus souvent entendre des émissions sur l'adoption car nous aussi nous sommes confrontés aux idées reçues du grand public! en tant que parents ...et concernant notre fils ... Pour nous parents il est important de faire partie aussi d'une "famille" de parents adoptifs ... les enfants aussi s'y retrouvent ...parfois en grandissant il souhaite aussi qu'on les laisse tranquilles, n'ont plus envie d'entendre parler de choses relatives à l'adoption ...En attendant ...si je peux le dire ainsi, tous les matins, je sais que je suis heureuse! Notre fils est un bonheur!Nos deux histoires se sont reliées ...c'est fort et solide! C'était lui ...c'était nous ! cela a été/est une évidence ...J'aurais tnat de choses encore à dire! mais déjà merci pour votre émission, et pour les témoignanges à venir ...
...Merci pour la lecture de votre témoignage ...Solide confortant ...En vous souhaitant bonne route. Ca sent la soupe aux choux façon Jonaz et l'amour aussi...
Maman de 3 enfants (8 ans, 9 ans et 13 ans) nés aux bouts du monde.
Les enfants adoptés vivent et grandissent très bien, pour peu qu'ils se sentent unifiés dans leur histoire. Nous parlons sans tabous de leurs histoires, nous les accompagnons, et les faisons traverser les moments difficiles, sans que cela prenne toute la place, ce qu'il faut quand il faut.
Nous assumons entièrement les responsabilités que l'on prend lorsque l'on va chercher des enfants au quatre coins du monde, changement culturel, rupture avec l'inconscient collectif de leur continent de naissance, reprise de contact avec les familles biologiques, (quand les enfants le désirent).
Notre vie de famille arc en ciel est notre plus belle réussite!!!
Bonjour,
Je suis ravie que depuis quelques mois on parle de l'adoption,
j'espère que l'on sortira des clichés...
Je vous écouterais attentivement, d'autant que je travaille depuis plusieurs années sur un projet photographique "l'origine de l'histoire" donnant la parole aux adoptés.
Je suis moi-même une enfant adoptée, née sous X, et j'ai grandi au sein d'une fratrie de 5 enfants adoptés, tous d'horizons différents.
L'objectif de ce projet ; créer un outil pour les personnes concernées par l'adoption et permettre au grand public de comprendre ce que cela implique de vivre avec cette histoire " particulière". Vous pouvez découvrir et soutenir ce projet : http://www.kisskissbankbank.com/projects/l-origine-de-l-histoire-paroles-d-adoptes
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