Gender profiling © Flickr / CC - 2011 / Elephant Gun Studios
Aujourd'hui, avec deux invités, La Tête au Carré aborde la question du genre pour démêler les fils entre sexe, genre, identité et orientation sexuelles. En pleine polémique sur les manuels scolaires de S.V.T., retour sur une question qui fait débat.
La chronique de Vincent Olivier avec l'Express.fr
Cette semaine sur lexpress.fr, un article consacré à la maladie d'Alzheimer dont c'est la Journée mondiale demain, 21 septembre.










































Parmi les points à rectifier dans les propos tenus dans cette émission:
1- Le dimorphisme sexuel (différence de genre) neuroanatomique n’est plus à démontrer aussi bien chez les mammifères (y compris l’Homme) que chez d’autres espèces de vertébrés comme les oiseaux. Comme cela est souligné dans l’une des réactions des internautes, plusieurs régions cérébrales ou spinales sont différentes entre homme et femme en termes de nombre de neurones, de connectivité, de morphologie des neurones…
2- L’émission a passé sous silence plus d’un demi-siècle de recherches sur le lien entre les hormones et la différenciation sexuelle du système nerveux central chez les mammifères, depuis les travaux fondateurs de l’américain Phoenix et coll. en 1959.
Il a été clairement démontré chez les rongeurs que les hormones sexuelles et notamment la testostérone joue un rôle clé, au cours du développement, dans l’organisation des structures centrales impliquées dans les comportements de reproduction (accouplement, choix du partenaire, défense du territoire…). Et la littérature est abondante à ce sujet.
Chez l’Homme, la plupart des données actuelles réfutent l’hypothèse de la neutralité sexuelle à la naissance qui a connu une apogée pendant les années 70. La littérature clinique suggère que les hormones sexuelles jouent également un rôle fondamental dans la différenciation sexuelle du cerveau humain pendant le développement fœtal. Elles participeraient à la programmation de notre identité du genre (appartenance au sexe masculin ou féminin) et notre orientation sexuelle (hétéro-, homo- ou bisexualité).
Je conseille ce livre de Jacques Balthazart, un chercheur de renommée internationale :
Biologie de l’homosexualité : On naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être, Wavre (Belgique).
Commentaires d’une chercheuse qui travaille sur la différenciation sexuelle du système nerveux central
et bien, je vais vous laisser mon avis. rien d intéressant dans cette émission sur le genre. encore des normes, mais quelles normes !!! même si le genre peut s avérer complexe, la norme n est pas d être hétéro. depuis la nuit des tps, il y a eu des hommes et des femmes pour s aimer, mais aussi des hommes qui aiment des hommes, des femmes qui aiment des femmes, des hommes bien dans leur peau, comme des femmes bien dans leur peau. mais il y a aussi des trans' et là cela coiceencore en 2011.
Au coeur du débat, il y a un problème de vocabulaire qui reste à régler.
Si on admet que "Homme" et "Femme" ou "Féminin" et "Masculin" sont les seules valeurs possibles pour la caractéristique "Sexe" d'un être humain, il reste à définir les valeurs et les mots associés pour l'ensemble des possibilités qui permettent de situer le genre.
Tant que l'on emploiera "Homme" ou "Femme" pour faire référence au genre, non seulement on maintiendra la confusion entre sexe et genre et on privilégiera la notion de sexe au détriment de la notion de genre, mais surtout on interdira la perception de la variété des nuances que le genre comporte. Mais alors quels mots utiliser pour qualifier le genre ?
René
Bonjour, me voilà sur votre site de façon officielle!
Merci pour les références de cette revue qui , je l'espére durera longtemps. Espéces... Abonnement à 27 euros. A ce prix là, il ne faut pas s'en priver !
Bien à vous.
Sandrine.
J'ai des jumeaux garçon/fille et je peux vous dire que depuis bébé, la fille est attirée par les poupées et le garçon par le bricolage...alors qu'ils ont accès à tous les jouets...
http://www.franceculture.com/player?p=reecoute-4160761#reecoute-4160761
Michel Dugnat : Parce que « bébé », c’est un faux neutre. Il n’y a pas de bébéEs en français, on ne dit pas une bébé. Et pourtant une mère soigne toujours un bébé-fille ou un bébé-garçon.
les professionnels de la petite enfance, quand ils arrivent à dépasser les habitudes, les routines, savent qu’on ne prend pas soin de la même manière d’un bébé fille que d’un bébé garçon.
Un certain nombre d’études le montrent : on ne nourrit pas au sein ou au biberon de la même façon un bébé-fille qu'un bébé-garçon, on n’a pas les mêmes mots, les mêmes gestes. Les pères comme les mères ne s’occupent pas de la même façon d’un bébé fille que d’un bébé garçon.
Ce vécu influence le comportement de l'enfant, adopte les normes lorsqu'il choisit d'être de genre féminin ou masculin etc etc etc.
Que d'inepties lues et entendues !!!
Sans la différenciation sexuelle, nous, vous, ne serions pas là pour en parler !
Et les HORMONES dans tout ça vous oubliez ?
Comme l'auditrice ayant intervenu à l'antenne, je ne suis ni catholique, ni de gauche, mais en tant que scientifique j'estime que ce Monsieur Fassin n'a pas un raisonnement scientifique, il ne répond pas aux commentaires, sauf lorsqu'il se sent directement mis en cause.
Par ailleus, le seul témoignage cité jusqu'ici dans cette émission est celui d'un transsexuel. Mais l'orientation sexuelle n'a rien à voir avec un changement de sexe : un homme homosexuel ne devient pas femme, ni une femme homosexuelle homme.
Bonjour,
Pourquoi il existe une différence sur la taille du corps calleux entre un cerveau masculin et un cerveau féminin si au départ les deux cerveaux sont identiques?
Cordialement
David
Bonjour !
enfin un éclairage clair et scientifique sur cette sombre histoire... merci beaucoup !
Que penses-vous du récent article de Pascal Picq, paléoanthropologue (Le Monde, 5septembre), qui attaque les sciences humaines qui "en raison d'un antibiologisme radical" refusent la réalité de l'existence du sexe biologique ? il fait la distinction entre sexe biologique et sexualité, en oubliant complètement le principe du genre. Qu'en pensez-vous ? En attaquant ainsi les sciences humaines (et en réveillant le vieil antagonisme sciences dures/sciences "molles"), ne risque-t-il pas d'apporter de l'eau au moulin de ceux qui refusent ces théories ? son article part pourtant d'une bonne intention : distinguer sexe et sexualité. Mais il semble prendre les humanistes pour des conservateurs niant le principe de mâle/femelle, ce qui je crois, est complètement faux. En tant que paléoanthropologue et ardente défenseure de la théorie du genre, j'ai été je l'avoue, un peu déçue par cet article...
Bref, si vos invités ont lu cet article, j'aimerais avoir leur avis.
Ce qui me choque le plus, c'est qu'en 2011,
on ose encore se mettre des œillères et parler de NORME en ce qui concerne le genre sexuel.. "nos" politiques sortent ils dans la rue?
j'espère vraiment que mes enfants auront la chance de grandir dans un monde où on arrêtera de parler de norme!
Il me semble que la reproduction des animaux est au programme au collège, il semblerai que les politiques se supposent "superieurs" au genre animal ?
j'attends beaucoup de votre émission sur les genres; ma question à votre sociologue est: quelles sont les tendances actuellement dans notre culture en Europe et dans les commerces sur la différenciation des hommes et des femmes (des garçons et des filles)? J'aimerais votre avis; mais personnellement je suis effarée par tous les jeux roses pour les filles, kaki pour les garçons, par toutes ces jeunes filles sur talons hauts, et ongles peints, tous ces garçons en gros muscles...
Quand j'étais enfant entre 1970 et 1985, nous avons vu un mélange des genres, les filles ayant accès au légo, les garçons aux cordes à sauter... et j'ai bien apprécié.
Bonjour,
un petit mot en réaction à l'actualité sur les manuels scolaires :
Nous sommes une Cie professionnelle basée en Poitou Charentes et qui travaille depuis de nombreuses années avec de multiples établissements scolaires autour des questions de Sexe et de Genre, au moyen de parcours artistiques autour de nos créations qui abordent ces thématiques, de construction de l'identité et plus largement d'interrogation de la norme.
Le fait que les manuels abordent cette différenciation entre sexe biologique et genre comme construction sociale nous apparait comme une grande avancée et conforte notre travail avec les jeunes avec qui nous abordons ces notions sans tabous dans le cadre de notre projet artistique "Esprit Gender"
Cie SANS TITRE production