Patrick Cohen reçoit le maire de Bordeaux, Alain Juppé.
Le 7/9 (sept-oct 12)
par Patrick Cohen
du lundi au vendredi de 7h à 9h

l'émission du mardi 28 août 2012
Alain Juppé
invité(s)

































Tiens, revoilà Éric du Var, il a renouvelé son abonnement?
Bravo à Bernard Guetta pour son analyse parfaitement objective et tout en nuances de la politique internationale de Hollande ; merci pour ce grand moment d'impartialité ; j'aurais aimé voir les réactions à un billet similaire aussi dégoulinant concernant la politique de Sarkozy il y a quelques mois...
Collin-Mauduit, avant c'était con et bruyant. Maintenant c'est con, bruyant et vulgaire. De mieux en mieux.
L’homme qui voulut être roi
Il était une fois un jeune homme prometteur, à qui son entourage prédisait un grand avenir et qui se prit à vouloir être roi. Le prétendant au trône de l’époque qui le qualifiait de « meilleur d’entre nous », le prit sous son aile en lui promettant sans doute sa succession. Le jeune homme s’attacha à suivre les traces de son protecteur et à le servir avec dévouement à un tel point qu’il finit par devenir son porte-flingue. Or la lutte pour le trône exige une grande souplesse de caractère et une grande capacité d’adaptation et de mimétisme digne du caméléon. Le jeune homme était peu enclin à tout cela, il arborait plutôt une dignité presque hautaine et certains disaient même rigide.
Malheureusement, pour devenir roi, il faut avoir une cour et même une basse-cour. N’avez-vous pas remarqué comme la politique fonctionne de la sorte ? Il y a la cour et la basse-cour composée de poulets mais surtout de poules, poudrées et emplumées. Et il faut absolument être maître dans les intrigues de basse-cour mais aussi séduire les poules, qui ne sont sensibles qu’aux coqs arborant les plus beaux atours et les plus beaux organes (chantant cela va de soi). Les poules paraissent ne pas détenir de pouvoir mais par leurs caquètements incessants, elles finissent par désigner le prétendant au trône. Or son mentor avait tout cela et il s’y trouvait à merveille en sa basse-cour.
Vint un jour où le prétendant au trône, à force d’intrigues et d’avoir picoré toutes sortes de grains de provenance douteuse, fut en butte aux chiens de garde du royaume. Ce fut le jeune homme qui se sacrifia et accepta d’y laisser quelques plumes, troquant son habit de porte-flingue contre celui de lampiste. Le prétendant devint roi, vieillit tranquillement dans cette charge mais revers de la médaille il dut se résoudre à laisser sa succession au plus « mauvais d’entre nous », ainsi l’aurait-il désigné. Le jeune homme fut contraint d’accepter ce nouveau prétendant et de le servir fidèlement quand ce dernier devint roi à son tour. Par bonheur, bien que le nouveau roi maîtrisât à merveille les intrigues de cour et comment flatter le peuple, il fut contraint d’abdiquer. Le jeune homme qui n’est plus aussi jeune s’est pris à espérer de renaitre de ses cendres tel le Phénix.
Cependant les dernières déclarations qu’il a faites y compris celles de ce jour laissent entendre qu’il n’a toujours pas envie de descendre dans la basse-cour pour s’y empoulailler (pardon pour le néologisme). Dommage, je crains fort qu’en voulant rester dans son rôle de dernier recours, les autres prétendants ne continuent à le prendre pour le lampiste. Il serait regrettable que le lampiste ne s’étiole à attendre que l’on ait besoin de lui et que la lumière de la lampe ne s’éteigne. Je crois que si les événements se confirment il est à présager que, comme à son habitude, il ne se drape dans sa fière solitude et ne se retire dans son fief. Le poulailler finira sans doute décimé par les renards qui guettent l’occasion.
Personnellement n’étant pas de cette basse-cour je devrais m’en réjouir qu’elle puisse être en perdition mais en fait non car la démocratie se porte mieux quand le débat est élevé que quand il est au ras des pâquerettes, étriqué et vil.
Cordiales salutations.
C'est effectivement un scandale. Mais il y a plus grave : la professionnalisation de la politique (ces gras émoluments ne sont qu'une manière de la garantir) qui éloigne les citoyens de la pratique de la politique, donc de la démocratie.
Monsieur Juppé,
Vous dites que vous devez être "porteurs d'un projet d'ensemble qui réponde aux attentes des Français". Sans la généralisation du référendum (électronique), comment pouvez-vous connaitre ces attentes ? Par un vote pour une personne tous les cinq ans ? Allons allons, il ne faudrait pas oublier le principal enseignement des élections récentes : l'abstention. Le mal de la démocratie, c'est la professionnalisation de la politique.
Grand retour d'"Éric du Var" ! Alors comme ça "on" ne savait pas en 2008 : http://www.liberation.fr/monde/010130104-le-dictateur-syrien-bachar-el-assad-invite-officiel-au-defile-du-14-juillet ???
EN ces temps de crise, quand donc y aura-t-il quelqu'un d'assez courageux pour dénoncer cet incroyable injustice, cette gabegie des fonds publics pour un petit pays comme la France, croulant sous les dettes, gangrené par le chômage, de continuer à engraisser des régiments de députés, sénateurs, présidents de ceci, de cela, etc, etc, etc.. Ces derniers cumulant sans vergogne les mandats jusqu'à percevoir prés de 25.000€/mensuels! Cerise sur le gâteau, ils recommandent de "faire des efforts" au peuple, alors qu'ils refusent de réduire leurs émoluments de 10%, le férié de la pentecôte.. Quelle honte... Ca va continuer longtemps encore ce scandale????
Rolland71,
Je vous ai répondu plus haut.
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