Au programme du 7/9 aujourd'hui, Alain Baraton se penche sur le pistachier et nous conseille une exposition : "L'arbre et la photographie" à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts.
Brigitte Jeanperrin, l'interview éco, reçoit Hubert Artus, directeur des études de Natixis.
A 7h50, Hugues Nancy, nous présente son documentaire "Duels Présidentiels". Un documentaire diffusé sur Public Sénat lundi 27 février à 22h30 et que l'on peut également retrouver dans le coffret DVD "Duels présidentiels, l'intégrale des débats de l'entre-deux-tours" chez Ina Editions.
A 8h20, le débat des éditorialistes. Laurent Joffrin (Le Nouvel Observateur) et Guillaume Roquette (Valeurs Actuelles) reviennent sur la cascade de propositions de Nicolas Sarkozy et sur les derniers sondages.
Enfin, Eric Valmir et "Les jeunes dans la présidentielle" débattent ce matin avec Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle pour Debout La République.

















Raison, absolution et rédemption !
Le débat des éditorialistes de ce matin était éminemment policé. Eminemment parce que les deux personnalités sont d’éminents journalistes et en principe d’excellents débatteurs. Policé car il me semblait être dans un salon de thé. Vous avez raison d’avoir dit ceci, avançait l’un. Mais vous avez raison d’avancer cela, disait l’autre. Je vous en prie ! Non je n’en ferai rien ! Ne m’obligez pas ! Je vous en serais reconnaissant ! Vous m’êtes fort agréable !
A l’heure où les instituts de sondages divergent, nous eussions aimé une analyse plus pertinente. Par exemple comment expliquer l’avancée de l « omniprésent candidat » Président et le tassement du pourcentage du candidat du PS ? Parce que jusqu’à me démontrer que nous avons changé de base mathématique pour les sondages, le total de tous les pourcentages doit encore faire cent. Sauf à croire que M. Hollande perd des voix qui iraient à sa gauche (vers M. Mélenchon) pouvons-nous imaginer que ce seraient des électeurs de droite fourvoyés qui retourneraient à leur berceau ? Où prend-il ces nouvelles voix qui se rassemblent sous son nom, l’ « omniprésent candidat » Président, au FN ou à M. Bayrou ? Etrange !...Je conseille à tous les journalistes, politologues et économistes de réciter cette litanie empruntée à un de mes professeurs des années soixante-huit, quitte à en prendre un peu ! Etrange, étrange, étrange, je mangeais une orange à l’ombre d’un palmier. De plus en plus étrange, je mangeais un palmier à l’ombre d’une orange !
Pendant ce temps l « omniprésent candidat » Président poursuit son chemin d’actes de contrition en actions de rachat, à la recherche de l’absolution et de la rédemption. Apparemment, le seul qui aurait pu lui accorder l’absolution M. Bayrou, tenant des démocrates-chrétiens de France, n’y est pas disposé. A propos de démocrates-chrétiens, il me revient en mémoire une phrase de mon père qui s’étonnait que les curés Italiens, bien avant l’époque de M. Moro, fissent ouvertement campagne pour la droite. Il s’exclamait naïvement : « Mais Jésus n’était-il pas communiste ! ». Pour ma part tout aussi naïf, je pense que s’il n’était pas communiste, ses idées étaient proches de celles des socialistes !
Revenons à notre « omniprésent candidat » Président, je lui suggère de terminer son quinquennat comme il l’avait commencé en retournant à Rome voir le pasteur suprême, le Vicaire du Christ, afin de lui demander l’absolution. Ainsi retrouvera-t-il le chemin de la rédemption ? Puissions-nous espérer, que partant en même temps que certains instruments en forme de coupe renversée, son tintement ne plaise au Saint Père qui, seul à pouvoir consentir ce sacrifice, le garderait près de lui.
Cordiales salutations.
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