"Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît"*
Le dessin de Jonanten du 26-01 © Jonaten - 2012
Quel dommage ! L’article a disparu. Pfuit ! Envolé ! Une multitude de liens y menaient pourtant, mais quand on clique dessus, on tombe sur un pinceau de maquillage et un poudrier rose. Ah bon ? Bah… on est sur le site du magazine Elle donc n’en demandons pas trop non plus ! Contentons-nous de réclamer de ce magazine un minimum de respect dû à ses lecteurs et de rigueur de la part de ses « journalistes »… Par exemple quand il prétend décrire le « phénomène » Black Fashion Power dans un article dont la bêtise et l’inanité ne tarderont pas à servir de modèle du genre « papier de merde », dans les écoles de journalisme. Sur les captures d’écran réalisées par quelques bloggeurs, on peut tout de même lire cet article fantôme. On y apprend que, ouvrez les guillemets : « Dans cette Amérique dirigée pour la première fois par un Noir, le chic est devenu une option plausible pour une communauté [noire] jusque-là arrimée à ses codes streetwear ». Ainsi, avant les Obama, les Noirs, au moins aux Etats-Unis, ignoraient-ils « le chic ». Pas une option pour eux. Voilà qui fera plaisir à Condoleeza Rice. Comme à des cohortes de Noirs, femmes et hommes, maires, députés, conseillers politiques de premiers plans, architectes, médecins, secrétaires, banquiers, policiers, juges, avocats, enseignants, cinéastes, comédiens on en passe et des meilleurs, se mouvant tous les jours dans leurs villes, leurs rues, leurs bureaux, leurs métros en affichant les mêmes codes vestimentaires que les milieux dans lesquels ils évoluent. Ont-ils attendu le couple Obama pour mettre au placard la ceinture de bananes et les soutiens gorges en noix de coco ? Ah non, on a mal lu : ils étaient « arrimés au streetwear »… ?! Mais combien d’entre eux, imagine la journaliste du magazine Elle, se présentent au bureau habillés façon « streetwear» ? A moins que dans son esprit, un Noir ne soit destiné qu’à tourner des clips de rap ou à vendre de la drogue aux coins de rues, dans la tenue préférée des petits dealers: jean baggy et tee-shirt XXL ?
La stupidité de l’article ne s’arrête pas là, puisqu’il nous est expliqué que dans le sillage de Michelle Obama, qui décline « en mode jazzy », forcément, le vestiaire de Jackie Kennedy, « l’audace et la créativité se sont réveillées »… Mazette ! Sainte Michelle, un temps adepte de robes à fleurs importables, nous montrerait donc la voie ! Mais attention, pour les noires fashionistas, les « black-geoises » comme les surnomme Elle, bien qu’ayant « intégré tous les codes blancs » (sic), pas question d’oublier leurs « racines » ! Ainsi, ces nouvelles égéries du style n’oublieraient jamais de casser le classicisme blanc avec « un boubou, un collier en coquillage ou… une créole de rappeur » ! Ben voyons ! Mais au fait, madame la journaliste de Elle, de quelles racines parle-t-on exactement pour des Noirs présents depuis 4 siècles sur le continent nord-américain et qui, comme d’autres communautés, ont bâti, au prix que l’on sait, leur pays d’aujourd’hui ? Et en quoi la « communauté noire » est-elle une entité homogène et moutonnière ?
Pour appuyer sa navrante démonstration, Elle.fr déforme les propos de John Caramanica, journaliste mode au New York Times, ça fait toujours sérieux. Caramanica estimerait, nous dit Elle, que ce retour au style constitue pour les Noirs « une source de dignité »… Un détour par le site du journal américain montre pourtant que Caramanica consacrant un article à deux jeunes Noirs de Brooklyn, créateurs de mode très en vogue, écrit qu’ils perpétuent une tradition datant de l’émergence de Harlem et ayant accompagné les luttes menées par les Noirs, pour le respect de leurs droits fondamentaux, tradition du vêtement comme vecteur de leur dignité. L’article imbécile et raciste de Elle, provoque à juste titre l’indignation et les moqueries de milliers d’internautes, en France comme aux Etats-Unis où il est relayé par plusieurs sites. Des excuses sont-elles une « option plausible » pour ce journal ?
Affaire à suivre.
© Audrey Pulvar
*Lino Ventura dans le film "Les tontons flingeurs" (1963)
Un film réalisé par Georges Lautner et dialogué par Michel Audiard














Bravo Madame PULVAR,
Merci de vous faire la voix de l'indignation qu'a suscité cet article suant le paternalisme raciste injurieux.
Il est temps que certaines personnes "bien intentionnées" réalisent le racisme rampant et insidieux contenus dans les propos,théories et analyses
qu'elles véhiculent chaque jour,de façon ordinaire...
Votre article met le "holà" face à cette FRANCE "bien intentionnée" "pas raciste du tout", cette FRANCE qui "ne voit pas ou est le mal"... oui c'est ça!... maintenant ces personnes "pas racistes du tout" se permettent de remettre en cause notre capacité à comprendre et analyser un papier qu'on a toutes lues de nos yeux! effarant.
Et oui il y a du nouveau chez ELLE. Les rédactrices ont invité Patricia et Danielle Ahanda (afrosomething) afin d'organiser un débat pour comprendre pourquoi l'article "Black Fashion Power" avait pu autant choquer. Depuis sa parution les propos des journalistes n'ont pas tellement évolué. On se serait attendu à une prise de conscience, mais apparemment c'était beaucoup demander. J'ai donc voulu réagir, sur le site, en postant un commentaire, que je vous résume ici.
Selon moi, tout cela n'est que la partie immergée de l'iceberg. Il y a un problème de fond bien plus grave chez ELLE, et qui perdure depuis quelques temps déjà. En effet tout ceci révèle le ras le bol général des lectrices qui en ont assez de lire des articles de plus en plus creux, sans fond, sans véritable recherches journalistiques, et sans travail intellectuel. Il y a des années de cela, ELLE était un magasine dans lequel toutes les femmes se retrouvaient. Aujourd'hui ces mêmes femmes sont stigmatisées, caricaturées et marginalisées. La parution de cet article est le point d'orgue de cette situation. Mais ce qui m'offusque, c'est que les journalistes concernées ne semblent même pas comprendre la bêtise de leur papier. Je terminais mon commentaire en posant cette question: mesdames, même si vous travaillez pour le groupe Lagardère, dont le seul souci est de faire de l'argent, demandez-vous, pour vous, que signifie être journaliste?
Qu'elle ne fut pas ma surprise quand je vis que mon commentaire avait été supprimé du site! Heureusement, il existe encore des journalistes soucieux de faire un travail pertinent! Quant au magasine ELLE, je pense qu'il a perdu beaucoup de crédit, sans pour autant se remettre en question.
Alors merci à vous Mme Pulvar de leur avoir remis les pendules à l'heure !
salut et merci de dennocer de telles bassesses face à ces gens qui se croient tous permis
tu es notre fierté
Merci à vous Madame Pulvar d'avoir réagi à cette article de Elle, plus que maladroit, malgré le fait que vous soyez une personne publique.
En utilisant la démonstration par l'absurde vous avez démontré tous les non sens, les paradoxes et les connaissances limitées de cet article qui au départ ce voulait positif pour les femmes noires et qui à l'arrivé est pitoyable.
Vous nous avez rendu notre fierté de belles manières.
A lire sur Rue89: Après l'article de Elle sur la mode noire : « Nous ne sommes pas black-paranos ! »
http://www.rue89.com/2012/01/29/apres-larticle-de-elle-sur-la-mode-noire-nous-ne-sommes-pas-black-paranos-228858
MADAME Pulvar...votre facon de mettre des mots sur nos idées ne me lassera jamais. Vous etes une de nos porte parole. Quand à votre maniere de dire avec calme et parfois sourire des choses qui en derange plus d'un... Je vous admire beaucoup et ne peux que vous dire merci . Votre aisance et votre savoir.Vous faites notre fièrté. Merci d'etre restée vous meme.
PS: cette remarque a Sean Paul au sujet de sa sur charge ponderale etait de premier choix.
Merci à vous.
Combien de fois ou de temps faudra t-il pour faire entendre et intégrer le fait qu'il n'y a qu'une seule race: la race humaine. Et qu'un seul berceau commun, l'Afrique. Je suis blanche, française mais je sens ces racines là en moi. Je me sens insultée par cet article de Elle. Mais comment s'étonner de la part d'un magazine dont une page sur deux fait la promo de la richesse blanche, de la démesure blanche, des problèmes de sexe des blancs/blanches.
Vraiment il y en a assez. On n'en peut plus de cette bêtise infâme. Le sang des noirs est rouge comme le notre, non?
"...n'y a qu'une seule race: la race humaine. Et qu'un seul berceau commun, l'Afrique." - Certaines découvertes faites en Chine tendent à démontrer que les berceaux pourraient être multiples. Ce que pourrait infirmer le fait que vous ressentez ces racines en vous, et nonobstant le fait que, pour ma part, je n'éprouve rien de semblable.
Bravo !
Contre la connerie, le racisme j'ai compris après tant et tant d’années que le silence est complice au mieux lâche. Vu le racisme ambiant qui flotte sur nos têtes, ne pas dénoncer est criminel. Vous le faites si bien avec intelligence.
Tout n'est pas mauvais dans le pays qui doit constamment justifier sa devise: Liberté, Égalité. Restons vigilants et vous le faites si bien.
Merci
Mme Pulvar a raison - évidement. Et je la félicite pour sa réaction. Toutefois, elle devrait savoir que le racisme petit bourgeois fait part de l'écosystème français.
Grand merci......
Madame Pulvar est bien susceptible, l'article est très maladroit et même ridicule, indigne d'une journaliste confimée mais cela ne mérite pas tout ce tintoin. Moi je suis bretonne et je déteste bécassine qui représente les jeunes filles bretonnes venant se "louer" à Paris dans les maisons bourgeoises comme "bonnes à tout faire" au siècle dernier et nous voyons toujours cette bécassine dans les BD nous en offrons même aux enfants. J'en ai toujours été un peu blessée car elle se situe au même "Y'a bon banania" mais les Bretons laissent tomber car il faut garder son énergie pour d'autre combat c'est du pipi de sansonnet. Allez Madame Pulvar un peu de simplicité.
Ce commentaire est affligeant. C'est comme cela qu'on ferme les yeux, qu'on ne veut pas voir qu'il y a racisme et racisme et qu'ils n'ont pas les mêmes conséquences. Cette dame s'est-elle jamais vu refuser l'entrée d'une discothèque ou l'accès à un logement parcequ'elle est bretonne ?
Merci Madame Pulvar pour ce salutaire billet.
bravo audrey et merci
Ce pays que nous aimons tant ne veut toujours pas de nous. Nos grands parents ont enduré les effets dégradants des clichés attachés aux hommes Noirs; nous avons supporté le racisme des années 60 et 70. J'ai bientôt 66 ans et je suis fier de toi, Audrey. Tu appartiens à la génération de mes deux fils et je t'encourage à continuer ce nettoyage afin qu'on jour la France -toute la France- ouvre enfin les yeux. Je t'embrasse si tu le permets. Pierre
Merci merci merci ... ne changez pas !
Cet article est vraiment désolant et bien sûr complètement inadmissible mais,et c'est sans doute le plus grave,écrit en toute "bonne foi et innocence".
Pas specialement de gauche, pas toujours d'accord avec vous, A.Pulvar.....je vous applaudis aijourd hui de TOUTES MES FORCES . Qu'est devenu ELLE qui tait à la pointe du féminisme pour être devenu ringard pour les femmes, raciste comme cette semaine et souvent creux......je ne le regarde que dans les salles d'attente et chez les coiffeurs car le payer pour lire des articles pareils???!!!!!!!!
Je prcise, je suis blanche, mamie mais pasionaria de l'galité, liberté, respect. Merci.
D'accord, c'était un article maladroit. Mais était-il nécessaire d'en faire tout un fromage ? Et puis... Ca pose un problème que le costard cravate soit plutôt européen à la base ? Franchement, s'indigner pour s'indigner... Bref. Sans intérêt.
Bravo pour cette analyse pertinente et drôle ;)
Peut-être que la moquerie arrivera à convaincre plus que l'indignation dans une société à la culpabilité relative...
Voici un lien où l'on peut encore trouver ledit article :
http://pourelle.grioo.com/ar,sous_la_pression_de_lectrices_noires_elle_fr_retire_un_article_de_son_site,2138.html
Bien à vous...
Salah
Merci Audrey pour votre billet matinal. Depuis votre arrivée à France Inter, j'ai plaisir à me réveiller à 6h10: de l'impertinence, de l'intelligence et un sens critique qui me réconforte avec les journalistes
Merci Audrey! J'espère que vous allez briller au Grand Journal, et faire comprendre à tous notre indignation! Que nous ne sommes pas susceptibles et paranoïaques.
Merci encore pour ce billet, vous appartenez à cette catégorie de personnalités qui nous permet de garder la tête haute?
En plus d'être bête et d'avoir fait un paier dénué de sens, de culture , d'information, et d'études historiques , elle est fainéante et c'estc ela le gros soucis elle a fait son papier de M.... à partir de rien . Elle ne s'excuse même pas . Mes parents et ma famille ne se sont jamais habillés en bagguy ou en mode street wear. Moi oui quand j'avais 14 ans cette périeode a duré 2 ou 3 ans . Et j'avais des copains et copines blanche de peau qui étaient à fond dans le mode street wear Sophie, Damien et Frédéric ( respectaient -ils les codes blancs?). Merci Audrey d'avoir si bien répondu , à quelque chose et à une inculte qui ne méritait pourtant pas de réponse tellement c'est bas et surnois et idiot et bête , tellement cette personne est ignorante personnellement je n'ai jamais acheté ce torchon. et pourtant j'en achète d'autres .
Pour moi, ELLE est un de ces magazines de salle d'attente, destinés à faire patienter le client chez le médecin ou le coiffeur...Alors, faut-il s'étonner qu'on y trouve, entre quelques pages de pub sur papier glacé, un article pitoyable...? Peut-on attendre finesse et intelligence de la part d'un(e) journaliste de ELLE ? Ce magazine donne en permanence une image négative des femmes, en flattant leur supposée futilité.
Pourvu que cette chronique à juste titre véhémente d'Audrey, ne lui fasse pas involontairement de la publicité !
Très courageux .... du bla bla en n'en plus finir. Mais dans les principes, il me semble que la loi est faite aussi pour protéger les citoyens. Alors pourquoi ne pas porter plainte tout simplement.
Audrey PULVAR merci de ce que vous faites avec tant de lucidité et d’intelligence.
ELLE est un magazine qui a plagié sur les "Blacks" via le concept "Black geoise". Pour moi la responsable de ce schmilblick est Mme Valérie TORANIAN, Directrice de la rédaction de ELLE. Qu'elle soit responsable du manque de sujets intéressants et non de façon dynamique à présenter des excuses sur des choses graves comme ça... Quelle aberration !!!!
Merci A. Pulvar, c'est exactement le bon comportement à adopter : une vigilance citoyenne, moderne qui bat en brèche les idées reçues conduisant au "racisme ordinaire". Il y a dans les propos de la journaliste sans doute plus de méconnaissance, de volonté de porter des propos qui résonnent aux oreilles du vieux bon sens que de volonté de nuire. Une même vision ignorante et bête des Noirs, comme sans doute de la banlieue, des jeunes, etc. Faire comme s'il s'agissait d'ensembles homogènes, sans diversité, sans libre arbitre.
Chez ELLE on doit être bien surpris de l'écho de l'article... Ils n'ont pas dû voir The Wire. Chère A. Pulvar, je vous envoie notre livre (sociologie) sur des familles africaines vieillissant en France.
Ne rien lâcher...
Tout cela ne choque pas que les femmes...noires ou pas.
Je suis un homme de 25 ans, maghrebin né en France et n'ayant aucun interet pour la mode (mais vraiment aucun).
J'ai d'abord voulu me convaincre que ce n'était pas du racisme mais de l'ignorance et de l'absence de professionalisme mais meme si une erreur est pardonnable a mes yeux ne pas l'assumer ne le sera jamais.
Trés belle plume Mme ( mlle peut etre je ne suis pas sur)
Qui je le souhaite n'aura un jour plus besoin d'écrire sur ce genre de sujets impensable en 2012.
Merci Madame Pulvar. Heureusement qu'il y a encore des journalistes comme vous qui font bien leur métier.
Un grand merci à vous, madame Pulvar.
Bien envoyé. Mais une question me taraude. Etes vous sincèrement émue et touchée par cet article - odieux il est vrai- ou est ce encore une manière de vous mettre en avant comme savez si bien le faire?
J'hésite bien souvent à faire des commentaires en rapport avec la couleur de peau mais là je ne résiste pas à témoigner du constat que j'ai fait concernant l'intérêt que les gens de couleur souvent d'origine étrangère portent à leur apparence vestimentaire. C'est une qualité que j'aimerais voir davantage chez les autres!!
il y a encore à faire ,et ce n'est pas fini malheureusement,on te diras jamais assez merci ,soeur des îles":Chimbé raid pa molli"
Puisqu'il faut être Noir ou Antillais appartenir à une quelconque "minorité visible" (je déteste cette expression), pour pouvoir soulever et mettre en lumière ces sujets en France, je vous dis merci. En espérant que le lectorat, votre audience, ne se dise pas "encore un problème de cette diaspora qui voit du racisme, ordinaire ou non, partout" et qu'au contraire assimile ces propos comme sérieux et graves.
Merci Audrey ... merci beaucoup.
Merci Mme Pulvar, la question est cependant pourquoi est-elle toujours en poste. Elles devraient être limogée pour de tels propos. Ce n'est pas normal que l'on nous ai servis une simple lettre d'excuses.
C´était un moyen comme un autre d´attraper les votes de marine le pen
L'article que vous avez analysé et commenté parait complètement stupéfiant en ce IIIe millénaire. Merci pour votre indignation devant tant d'écrits inadmissibles.
j'ai envie d'ajouter: le Magazine Elle stigmatise la femme de manière général. Elle a pour habitude de faire de nombreux clichés sur la femme (qui ne serait intéressée que par la mode, l'argent, des sujets d'actualité légers ...), je ne me suis jamais reconnu en tant que femme dans ces colonnes.
Peu étonnant au vu de la qualité du magazine, qu'Elle se croûte sur l'article "Black Fashion Power".
Il est venu le temps de lire des magazines féminins qui ne représentent pas qu'une classe dominante, riche, et cucul girl power!
Chère Audrey Pulvar, je suis très contente que quelqu'un dans un grand média parle de cet article délirant. Quand je suis tombée dessus, je me suis vraiment sentie insultée, autant d'amalgames stupides, c'était trop. Bon sang, en 2012, il y en a encore qui pense/écrive des choses pareilles ? Ben oui, même moi femme blanche je me suis énervée contre autant de clichés et surtout ce mépris, ce manque total de communication de la part de magazine féminin.
Chère Audrey Pulvar, c'est super important que des journalistes connus comme vous, traquent cette bête immonde qu'est le racisme dont les ravages les plus graves sont l'aliénation qu'il provoque chez les victimes. À preuve les dégâts considérables causés en particulier chez les jeunes filles par les produits "éclaircissants" dans nombre de pays "noirs" comme le mien, Haïti.
Suicidaire !
Mme Pulvar, je vous suis reconnaissant d’accueillir M. Roquette dans votre émission, vous n’êtes pas la seule, il faut que je remercie également M. Joffrin d’accepter de discuter avec lui le samedi. Pourquoi me direz-vous ? Parce que M. Roquette est un économiste libéral (je ne sais pas s’il est néo) pessimiste et dépressif. Dans sa chronique, il nous a annoncé que le chômage ne disparaîtrait pas car même dans les périodes les plus prospères il resterait à 8 % mais il faut quand même diminuer les charges patronales. Il en est visiblement désespéré ! Je vous assure, il va se suicider !
Il faut que vous le consoliez absolument. Un mot gentil par ci, « Ce n’est pas de votre faute si vous êtes libéral, le monde vous a fait ainsi », un geste aimable par là, mettez lui un peu de PIB (Poudre d’Intelligence Bancaire) dans son café ou son thé ! Heureusement, il a de la chance, d’être accueilli par vous, rien de tel que les personnes de gauche pour parler au cœur des déshérités !
Bravo pour votre chronique, il est difficile de lire et ou d’entendre un billet qui soit intelligent, subtil et ironique de nos jours, les vôtres et ceux de Mme Aram sont des exceptions.
Cordiales salutations.
Merci pour cet article qui j'espère provoquera le déclic chez Elle.
Effectivement des excuses publiques de la part de Elle seraient les bienvenues.
Sur la page Facebook du magazine, on peut lire un vulgaire post en guise d"excuses".
Il commence ainsi : L’idée de l’article « Black Fashion Power », pris à parti par certains internautes, est née du constat suivant : aujourd’hui, les égéries qui enthousiasment la mode, les filles les plus pointues du moment, celles qui donnent le « la », qui sont en premier rang des défilés, qui squattent les tapis rouges, sont des femmes noires. Le phénomène est d’abord et avant tout américain, puisque les artistes comme Nicki Minaj, Solange Knowles ou Zoe Saldana sont américaines. Il nous a paru évident qu’il fallait traiter ce phénomène, comme nous en traitons régulièrement dans nos pages..."
Ben oui les noires SQUATTENT encore les papis rouges pour ELLE magazine France. A croire qu'ils ne se relisent pas, à moins que nous femmes noires soyons simplement trop susceptibles et paranos. Laissez moi rire !
Mel.V
merci, merci!!!
Merci a vous mme Pulvar!!
Merci Audrey Pulvar
Je me désespérais de constater qu'aucun média majeur ne semblait vouloir relayer un sujet qui fait débat à ce point sur web mais aussi dans nos quotidiens.
En cette période de campagne où d'aucun envisage pour le pays un destin meilleur.
Pourquoi un sujet aussi prégnant que le vivre ensemble et la France plurielle ne soit pas abordé.
Merci à ELLE oui à vous Audrey Pulvar de faire écho.
@ suivre
Mme Pulvar un grand merci ! Je ne crois être la seule à vous avoir interpellé sur le sujet (cela me fait dire que vous contacter par mail interposé fonctionne bien), mais merci d'avoir partagé notre indignation et surtout d'avoir réagi publiquement. L'article a été retiré en fin d'après-midi et remplacé par un communiqué d'excuses officiel !
Heureusement que vous éte là,merci.
Madame Pulvar .... MERCI !
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