Patricia Martin reçoit ce matin Frédéric Vitoux pour son dernier ouvrage "Jours inquiets dans l'Ile Saint-Louis" publié aux éditions Fayard.
Présentation de l'éditeur :
« Un
paisible avocat, veuf depuis longtemps, retiré dans l’Île Saint-Louis,
enclave
villageoise au cœur de Paris, chargée d’histoire mais sans histoires, est
témoin d’une
agression perpétrée en pleine rue par un inconnu. Ce fait divers fait irruption
dans sa vie et le
bouleverse. Le suspect ne serait-il pas cet individu qui ne cesse de le
poursuivre jusqu’à son
domicile, de le harceler pour lui extorquer de l’argent ? Au même moment, la
présence d’une
jeune femme vient comme un antidote adoucir son cauchemar, égayer sa vie de
célibataire
d’un dernier flirt sans illusions.
La
paix reviendra-t-elle dans l’île que la colère des manifestants et des
défilés
populaires, en cet automne 2010, ne semble pas inquiéter ?
On
sort de ce roman intrigant, léger et profond à la fois, comme d’un film de
Claude
Sautet. »







































Je suis profondément troublé par le personnage et son auteur, moi qui ai le même âge et suis son contraire exact, habitant (presque) anonyme d'une toute petite ville dans une "province réputée étrangère" au 18è s. et qui le reste pour la majorité des Académiciens français.
Frédéric Vitoux habite toujours la demeure de son grand-père. Je m'efforce aussi d'empêcher que ne s'écroule celle du mien, avec sa charpente des années 1750.
Pas romancier mais biographe moi aussi (avec un petit succès) d'un troubadour du XIIè s., j'ai raté ma vie puisque je ne porte jamais de montre, ne vise ni Paris ni l'Académie Française.
Et je me demande si cette antinomie méritait même d'être signalée. Mais il y a Le Nouvel Obs auquel a participé ce biographe de Céline, et surtout la voix de Patricia Martin, depuis tant d'années déjà...