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Le téléphone sonne

par Pierre Weill
du lundi au jeudi de 19h20 à 20h

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l'émission du jeudi 26 janvier 2012

École et harcèlement

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    disponible jusqu’au 21/10/2014 20h20

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Un collégien sur dix serait victime de harcèlement... Alors que le ministère de l'Éducation Nationale lance une campagne d'information cette semaine, Le Téléphone Sonne vous propose d'en parler avec :

 

- Justine Atlan, Directrice de l'association e-enfance

 

- Jean-Michel Blanquer, Directeur de l’enseignement scolaire au Ministère de l’Éducation Nationale

- Nicole Catheline (depuis France Bleu Poitou), Pédopsychiatre à l'hôpital Henry Laborit de Poitiers. Auteure du guide sur le harcèlement, elle a également participé au Comité scientifique du ministère

 

- Eric Debarbieux (par téléphone), Président de l'Observatoire international de la violence scolaire

 

- Emmanuelle Daviet, Journaliste à France Inter

 

STOP HARCÈLEMENT 0 808 80 70 10

Harcèlement © Helder Almeida - Fotolia.com - 2012

 

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Agir contre le harcèlement

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HiHiii !! (anonyme),
dimanche 29 janvier 2012 à 09:52
0

Enseignante documentaliste en Corse, j'ai entendu, en septembre dernier, une menace de la part d'un collègue, parce que je n'ai pas répondu positivement à un tout petit projet, qui demande quand même du temps alors que je l'attendais depuis longtemps et qu'il s'est réveillé avec des relents d'"aigritude" ou de "taquinerie". Bref, c'est un imbécile tout simplement et son mode de fonctionnement je l'ai dénoncé auprès de mon chef d’établissement à travers une lettre.Il me prouve seulement qu'il est atteint du degré zéro de la pensée...
J'en informerai également mon inspectrice prochainement.
Il y a des pauvres gens même chez les enseignants.

Sylvie (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 20:06
0

N'est-ce pas nous, les adultes , qui devont remettre en cause notre société, celle que nous acceptons, qui se moque totalement des autres ?
Les comportements des enfants en sont simplement le reflet -
Bien sûr qu'il est bon de trouver des solutions lorsque le harcélement se manifeste, mais le mieux est également d'éviter qu'il se produise -

Anonyme (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 20:03
0

salut a tout le monde , chez moi ; ici en Colombie !!!

Juliette (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 19:53
0

Certes facebook et les réseaux sociaux changent la donne pour les questions d' harcèlement mais n'en fait on pas un peu trop? Je ne pense pas que les jeunes soient plus violents ou harcèlent plus leur camarades maintenant qu'il y a 50 ans... Et puis pourquoi centrer le débat sur les collègiens? Nous sommes des adolescents , les plus graves cas d'harcèlement, à mon avis, viennent plus des adultes qui sont sensés être responsables... Alors pourquoi stigmatiser les jeunes?

Une collégienne parisienne...

Jacques (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 19:46
0

Avant le début de la camapgne j'ai été témoins dans ma ville (Lyon) en pleine rue d'une scène tr!s proche de ce que je vois dans le spot sur la journée des claques !
J'avais envie d'intervenir en tant qu'adulte, je me suis senti lache de ne rien dire, j'y ai pensé plusieurs jours après, je me disais que mon fils pourrait potentiellement être l'un ou l'autre de ces enfants, victime ou harceleur...
Est-il possible d'intervenir d'une façon ou d'une autre lorsque la situation se passe en public... !

Valentin (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 19:43
0

Bonsoir, j'ai moi même été victime de harcèlement à l'époque où j'étais au collège,
et je pense qu'il est crucial d'identifier ses causes profondes et pas seulement de rabâcher les éternelles solutions évidentes que sont le dialogue,le traitement du problème avant que celui-ci ne devienne plus important... En effet, j'ai maintenant la maturité nécessaire
pour comprendre ce mécanisme, et ainsi le contrecarrer, voire l'imiter avec facilité !
Concrètement, même si cela paraît injuste, c'est à la victime d'effectuer un travail psychologique pour se sortir de ces évènements, les agresseurs étant souvent difficiles à raisonner rapidement. Je ne considère pas que la victime est responsable de son harcèlement, mais plutôt qu'elle va mal réagir aux premiers symptômes et entrainer un cercle vicieux.

Myriam (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 19:43
0

Ne devrions-nous pas contrôler voire "fliquer" davantage les relations qu'entretiennent nos enfants sur internet, sachant que concernant Internet, les parents ont généralement tendance à ne pas s'immiscer dans la vie "privée" de leurs enfants?...
Myriam, de Schoelcher, en Martinique!
Votre émission est excellente!!!merci!

Catherine (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 19:39
0

Ma fille s'est fait harcelé par 3 copines quand elle avait 12 ans. Après avoir mesuré l'ampleur des dégats, mon mari et moi avons osé appeler directement les parents des enfants concernés. nous avons eu de la chance car ils ont tout de suite réagi. j'encourage les autres parents à ne pas hésiter, il n'y a pas que l'école qui doit intervenir. tout le monde est concerné et les réactions sont parfois meilleures que ce que l'on s'imagine dans ces cas là.
Catherine w

Nathalie (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 19:33
0

Je me demande si les enfants qui pratiquent le harcelement ne sont pas eux même victime d'une certaine pression de la part de leur milieu familial ? car il ne me semble pas que cette attitude soit naturelle chez un enfant.

Catherine (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 19:30
0

Bonjour,
C'est mon témoignage que je voudrais vous faire partager.
J'ai 44ans, et ai subit durant mon enfance de la maltraitance de la part de mes camarades de classe tant en primaire, qu'au collège et un peu en 2nde.
Timide mais sans plus, pas forcément bien habillée, plutôt introvertie et discrète.
J'ai tout particulièrement été le souffre douleur de la classe en 3ième et seconde.
Un jour, alors qu'un prof organisait un débat sur le suicide, des élèves se proclamant contre le suicide ont tout de même affirmé que dans mon cas, il n'y avait que cette issue.
Il y a eu encore beaucoup d'autres humiliations, violences...
Qu'en reste t-il à présent?
Pendant longtemps je me suis crue laide, inintéressante... très complexée. Ainsi j'ai épousé le premier
homme qui m'a regardée autrement. Seulement, si l'on ne s'est pas débarrassée de toute ce poids, on devient à nouveau une victime au sein de son milieu familiale.(harcèlement moral, violence, tentatives de suicide...et enfin divorce!)
Après de nombreuses années, il reste toujours cette peur d'aller vers les autres, cette crainte d'accorder sa confiance à ceux qui nous entourent.
J'ai fait plusieurs années de psychothérapie qui m'ont aidées mais pas guérie.
J'ai 2 enfants de 16 et 14ans. Je me suis attachée à ce qu'il ne souffre pas d'être mal habillés...Mais malgré tout ça, je n'ai pas réussi à leur transmettre cette assurance qui leur aurait permis de savoir se défendre.
Chacun a subit des violences en primaire et au collège.
Aujourd'hui ma fille de 14ans a un réseau de copines plutôt sympas, mais de par la nouvelle technologie: Face book et sms a reçu beaucoup d'agressions qui l'on parfois anéanties.
Je suis énormément à l'écoute de mes enfants tout en les motivants pour apprendre à se défendre sans perdre le contrôle.
En conclusion," les chiens ne font pas des chats". Il est difficile mais pas impossible d'enrailler cette transmission de vécus.J'aurais tellement aimé à cette époque être soutenue, protégée par des adultes.
Mais personne n'a envie de voir! personne n'a envie de croire et s'investir!
Aujourd'hui,j'ai signalé au collège les harcèlements subits par ma fille, de plus il y a 3 ans j'ai porté plainte pour violences physiques à la sortie du collège pour mon fils. Mais rien! on embarrasse, on ennuie.
On me dit être attentif, mais rien n'a suivi.

Il ne faut pas vivre cela comme une fatalité.Il suffit de le savoir.
Voici le discours que je tiens à mes enfants.
On ne peut changer les autres, il n'y a que nous qui pouvons agir sur notre vie.
Être sourd aux attaques et reconnaître en soi ses propres qualités
Cordialement
Catherine

chantal (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 19:28
0

ce débat cache un problème plus vaste. Le respect de soi et des autres, la maitrise de sa violence s'apprend dès la naissance (sejour à la maternité ne doit pas être raboté), à la maison où la précarité augmente puis à la maternelle. Or quels moyens sont fournis par les ministères concernés. Les enfants témoins de violences conjugales tolèrent souvent l'intolérable et le seuil de l'intolérable progresse.

BRIGITTE (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 19:22
0

Pour ma part, j'ai toujours été frappée par le peu d'attention portée aux enfants pendant les récréations, les enseignants les laissent se défouler, autrement dit c'est la loi du plus fort qui y règne alors que c'est là qu'il y aurait tant à faire ! Apprentissage de la vie collective, et accompagnementt des plus petits, responsabilisation des plus grands...chaque enfant est d'abord unadulte en devenir et a besoin d'être accompagné mais pas d'être puni, ni brimé , mais il a besoin d'être valorisé. L'ecole doit être un lieu où il doit se sentir d'abord en sécurité pour avoir envie d'apprendre, il a besoin de règles et de se sentir encadré...

chantal (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 19:17
0

Médecin scolaire en rural, j'assiste à un épuisement des enseignants qui ne sont pas respectés par notre ministère. Les effectifs des classes augmentent, les remplacements ne sont guère effectués, les élèves en difficulté ne sont plus pris en charge par les enseignants et le psychologues du RASED. Maltraités eux même, ils perçoivent les élèves qui vont mal mais que faire, quand, à qui en parler. Pour lutter contre la maltraitance chez l'enfant, il faut l'aider à arrêter d'être victime et
l'l'exemple

Favrat Anne-Marie (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 15:05
0

Enseignante à la retraite, je suis grand-mère d'un enfant de 11 ans, plutôt petit pour son âge et assez brillant en classe. L'autre jour au collège, un groupe d'enfants lui a fait subir un étranglement tout en le filmant avec leur portable. Les adultes auxquels le fait a été rapporté n'ont rien trouvé d'autre que de dire "Ce n'est pas grave c'est un jeu." Parallèlement, on va dans le même collège distribuer aux élèves une plaquette sur le harcèlement, les jeux dangereux, etc... Et bien sûr lors des heures de vie de classe on débat sur le vivre ensemble. Pour moi le réel problème actuel dans les établissements scolaire, c'est la difficulté pour les adultes de réellement prendre au sérieux ce qui se passe dans les cours de récréation entre autres. Tant que l'on considérera que jeter le bonnet ou les gants d'un élève, le bousculer, voire l'insulter ou le frapper fait partie des épreuves que l'on doit subir pour devenir grand, tant que les mêmes adultes ne comprendront pas que l'enfant qui subit ce genre de pratique des dizaines de fois va finir par craquer, tant qu'ils ne comprendront pas qu'ils sont dans l'établissement scolaire les représentants de la loi et pas seulement pour que les élèves se mettent en rang et disent bonjour, et que leur attitude va détruire la confiance de l'enfant en l'adulte, rien n'évoluera, et ce n'est pas les belels paroles ou les belles plaquettes qui y changeront quelque chose...

Franck (anonyme) @ Favrat Anne-Marie (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 20:18
0

Je partage totalement cette approche du problème.
Le comportement des adultes qui ne réagissent pas lorsque des enfants font subir des violences à un autre enfant sont purement et simplement des êtres humains d'une grande lâcheté. Ces adultes ne font que prolonger l'attitude qu'ils avaient déjà lorsqu'ils étaient jeunes.
Le monde enseignant démissionne totalement devant ces attitudes pour ne pas avoir à affronter les jeunes qui perturberont éventuellement leurs cours en représailles ou risquer de se faire crever les pneus de leur voiture stationnée à proximité de l'école.
Ce comportement est celui de la majeure partie de la population qui laisse violer une femme dans une rame de métro sans réagir.
Lorsque vous allez rencontrer des parents afin de leur faire prendre conscience du comportement de leurs enfants, ils vous traitent d'affabulateurs et vous répondent que leurs enfants sont des anges et ne se comportent absolument pas de cette à leur domicile. Ou encore que celui qui a reçu les coups les a cherché...

laineyAnonyme (anonyme) @ Favrat Anne-Marie (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 19:00
0

Je partage tout à fait le point de vue de cette grand-mère et ai vécu des choses hélas similaires tout au long de la scolarité de mon fils. Les "adultes" sont-ils assez formés ???

Lhotte (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 09:28
0

Bonjour,
je voulais réagir sur les suicides de professeurs actuels dans l'école de commerce, mon avis est que de toute évidence les professeurs vivent en dehors de notre société, dans le privé le harcèlement est constant, la précarité de l'emploi même en CDI est présente constamment. Je trouve acceptable dans le primaire nos enfants baignent dans dans cet univers irréaliste mais dans l'enseignement supérieur je trouve ça alarmant.Dans des sociétés comme Orange les employés se croyaient protégés par la sécurité de l'emploi tout comme dans l'éducation nationale, d'où le nombre de suicides, mais qu'ils ouvrent les yeux, des suicides il y en a tout les jours dans le privé du au travail (je ne veux pas croire que l'on se suicide que par amour) mais on ne le relie pas à forcément à un nom de société.Ne devrait-on pas revoir le management et le fondement même d'une carrière professionnelle. Voici mon cri du coeur: "2 ans de congé maladie (témoignage d'une prof sur vos ondes) pour dépression...(le trou de la sécu s'agrandi)...mais va travailler dans le privé tu te feras virer et tu auras les idées plus claires!"
En attendant je comprend pourquoi les professeurs ne veulent pas d'un chef d'établissement qui puisse les noter, juger de leur salaire et les rappeler à l'ordre quand ils sont trop souvent malade, ce serait pour eux vraiment trop dure (LOL).

Merci par avance d'avoir lu mon témoignage,

Cordialement,

Géraldine.Lhotte

Xavier (anonyme) @ Lhotte (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 19:58
0

Instituteur depuis un quart de siècle, je travaille au quotidien afin que mes élèves se parlent, se respectent, règlent leurs conflits de façon non-violente, et surtout : se rencontrent et coopérent... Pour notre équipe, la surveillance de récré est un temps éducatif, nous y participons tous, et de façon active.

Ce faisant, en insistant sur ce "vivre ensemble" dont on nous rebat les oreilles, on me fait bien sentir que je suis hors les clous des attentes essentielles de l'institution, de mes chefs : dès 2/3 ans, nos élèves, vos enfants, ne doivent ils pas D'ABORD ET SURTOUT "travailler plus", et satisfaire aux critères de la performance individuelle, de la "réussite" (quelle réussite... la rolex avant 50 ans ne tombera pas toute seule ?!.
L'école n'est pas en dehors de la société ! Et les instructions officielles récentes ont placé le Savoir au centre du système éducatif ; avant, c'était l'ELEVE au centre du système... Pèse t'on assez ce que ce changement induit ? "Chacun pour soi, que les meilleurs gagnent" (cf la création emblématique d'internats d'excellence, pour ceux des élèves pôôvres qui "valent le coup", pendant que les autres, le plus grand nombre, on les abandonne de ZEP en RAR, de RAR en Eclair, et un jour sans doute : en Rien-débrouillez-vous).
Pas de pitié pour les faibles, comme en témoigne aussi la place faite aux élèves en difficulté scolaire OU psycho/morale (que sont les RASED devenus ?...), Handicapés ; Jeunes (fin de la scolarisation dès 2/3 ans en maternelle).
Voilà pour les élèves : et si on ajoute ce qu'ils vivent à la maison, dans le contexte actuel de détresse sociale... faut pas s'étonner qu'ils pètent les plombs dans nos couloirs.

Et nous, les profs ?

Salarié du public je ne CONNAIS PAS la médecine du travail !
Si si, vérifiez.
Et maintenant, depuis le premier janvier, si les enfants me filent leur grippe, je suis sanctionné du retrait d'un jour de salaire.
Depuis 2007, je sais que ma morale ne vaudra jamais celle du curé : monsieur le chanoine de Latran, il me semblait pourtant que moi aussi, il m'arrivait de "donner de ma personne".
Mon pouvoir d'achat est en chute libre : salaire bloqué + prix en flêche X matraquage fiscal des classes moyennes = ... aïe.
Le dialogue social dans la fonction publique est INEXISTANT, les commissions se tiennent, mais à tous les échelons, les décisions tombent, contre l'avis unanime de la communauté éducative : personnels, parents, élus locaux...
Si je décide de renoncer à un jour de paye pour faire grève (c'est pas le privé, on peut pas débrayer une heure) pour défendre mes conditions de travail, et l'avenir de mes élèves : alors la plus haute autorité de l'état, non seulement ne donne aucune réponse à la question posée, mais en plus souligne dédaigeusement au micro des journalistes que je suis "protégé par mon statut".
Tellement protégé par mon statut que certain(s), ou le(s) même(s) ne manque(nt) pas de projet pour le laminer, mon "statut de privilégié".
Je suis donc sommé d'appliquer de plus en plus de décisions discutables (car jamais discutées...), absurdes, contradictoires...
l'important n'étant plus ce qu'on fait, mais ce qu'on en DIT, et les chiffres qu'on produit. Pour continuer de servir les enfants, il faudrait "faire semblant" en façade, pour faire plaisir aux inspecteurs :
Alors, de plus en plus je me demande : Ne serais-je pas harcelé, MOI AUSSI?
Les enseignants, humiliés eux-mêmes, doivent chaque jour puiser loin l'énergie nécessaire pour arbitrer les conflits entre enfants, avec des enfants, avec des parents... conflits entre colègues aussi, puisque maintenant, nous-mêmes sommes aussi soumis à la "concurrence libre et non faussée" : Pour 1 heure supp, un os à ronger ; Pour une mutation, bientôt... Le vieil adage "diviser pour mieux régner".

Géraldine, savoir que dans le privé, on en bave aussi, ne me console pas.
Ce qui s'annonce pour les "réformes" à venir va agraver encore nos conditions de travail, et la qualité de l'école républicaine.
Géraldine, expliquez-moi en quoi celà améliorera VOS conditions de travail (ou de chômage, je ne sais pas ôù vous en êtes !)
Opposer public-privé, c'est la course au rat : on ne va pas se battre pour les gilets de sauvetage, le capitaine n'attend que ça, bien à l'abri sur son canot personnel. Et si on luttait ensemble, pour que le paquebot ne sombre pas totalement ? Pour réfléchir ensemble comment dans tout ça, on peut remettre de l'humain d'abord ?

Gaëtan ,
jeudi 26 janvier 2012 à 09:12
0

Directeur d'un établissement public difficile, j'ai réussi à mettre fin à des harcèlements graves que subissait un élève grâce à la confiscation d'un téléphone portable et surtout à l'investigation de sa messagerie et de sa galerie de photos. Lors du procès il m'a été reproché par l'avocat de l'accusé (un mineur de 17 ans) d'avoir fouillé dans le téléphone... Face à des soupçons graves je n'ai pas le droit de confisquer et de fouiller dans le téléphone portable d'un élève mineur et j'ai bien eu de la chance que le juge n'en tienne pas compte...

Françoise COUSIN (anonyme),
jeudi 26 janvier 2012 à 08:23
0

TEXTE PRECEDENT ENVOI MODIFIE COMME SUIT :

Quel est l'âge ou l'humain exprime de manière la plus violente ses comportements agressifs ? 3 a 4 ans ; Ou les rencontrent-on, ces enfants : 8 à 10 par jour à l'école !!!!!

Ramené à son niveau de compréhension environnemental des situations, l'enfant qui mailloche son copain est un signe d'alerte à associer à d'autres signes pour inquiéter !!!

Est ce développemental ? Est ce son tempérament ? Est ce un écho sociétal ? Pourquoi se gamin là dans cette situation là en reste là ?

Et comment vivent cette situation, les enfants embêtés : "Maîtresse, i m’embêtent "litanie possible pour ceux qui osent le signaler ; Comment l'enseignante, l'atsem, la surveillante de cantine prennenet-elle en compte cette parole d’enfant, cet embêtement ? Que répond-elle à cet enfant malmené par ses pairs ? quand dans le meilleur des cas elle l'entend !

Cette année encore je travaille, en tant qu'enseignante spécialisée,rééducatrice en RASED (je ne présente plus car tout le monde connait) Je travaille au plus près des jeunes enfants scolarisés pour lesquels les enseignants s'inquiètent de plus en plus massivement des difficultés d’adaptation à l'école : les mêmes mots (maux ?) apparaissent dans les 14 écoles de mon secteur ; Des collègues ont jusqu’à plus de 20 écoles…ces mots qui se mélangent : agressivité, violence, hyperactivité, turbulents tous deviennent synonymes d'un FUTUR compromis pour les enquiquineurs bien stigmatisés mais ceux qui subissent ? Qui relaient leur parole ?

Ma mission à l'Education.Nationale. est d'aider les enfants, familles, les enseignants à démêler le nouage ; Le RASED aide à mettre en place des réponses ajustées et adaptées au cas par cas (groupe de parole, aide directes, remédiations ; Enssmeble avec mes collègues psychologues et maîtres E nous co-analysons et intervenons ainsi près de 400 situations d'enfants en grande difficulté par an à l'école.

De votre point de vue en quoi les RASED sont utiles ?

FC

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