© Mariano Ruiz - 2011
En partenariat avec Philosophie Magazine et son dossier " Aïe! Ce que nous apprend la douleur....."
Du rôle de la douleur dans l'histoire et la morale, et aussi en médecine, où il faut aussi et souvent d'abord soigner la souffrance du corps...
Invités : - Professeur Alain Serrie, Chef du service de médecine de la douleur
à l'hôpital Lariboisière à Paris
- Martin Legros, Rédacteur en Chef de Philosophie Magazine, qui
a coordonné l'ensemble du dossier et apporté un regard de philo-
sophe sur la douleur
- François Bizot, ethnologue, essayiste et romancier, qui a publié
"Le silence du bourreau" aux Editions Flammarion (et lui-même
torturé par les Khmers rouges au cours de sa captivité au Cambodge)















emission décevante qui n'a pa traité de la douleur vécue par les malades!
qu'est ce que cela peut nous faire lorsque vous évoquez les grands philosophes!!!!!!!
c'est de l'utopie! ont ils soufferf eux? le sait on? NON ALORS ARRËTONS DE PARLER POUR NE RIEN DIRE ET PENDANT CE TEMPS ON PARLE PAS DES VRAIS PROBLEMES!
très déçue.
JE VOUS DONNE LES SEQUEQUELLES POSTOPERATOIRES DEPUIS MAI 1994 AVEC DES DOULEURS RESULTANT DE SCIATIQUES DOUBLE CRURARLGIES LOMBALGIES ETC ETC ET JE SERAIS OH COMBIEN HEUREUSE DE POUVOIR VIVRE COMME VOUS. REFAIRE TOUT CE QUE JE FAISAIS AVANT CETTE INTERVENTION CHIRURGICALE RATEE OUI RATEE!!!!
POUVOIR VIVRE VIVRE VIVRE SANS DOSER DOSER DOSER DEPUIS 16 ANS
ALORS SVP VOS PROPOS DE VOS INTERVENANTS SONT COMPLETEMENT INSCENSES ARRETEZ ARRETEZ MA MERE MALADIE DE PARKINSON SCOLIOSE CYPHOSEE QUI L EMPECHE DE MARCHER MAINTENANT PLUS LA SOUFFRANCE QUE SON MEDECIN GENERALISTE NE PREND PAS EN COMPTE IL REPOND BETEMENT AH C EST VOTRE DOS QUE VOULEZ VOUS
C EST MOI QUI L EMMENE CHEZ LE NEUROLOGUE ....SA SOUFFRANCE EST IMMENSE... JE LA VOIS PRESQUE TOUS LES JOURS 5KM HEUREUSEMENT
ET EN PLUS DE MA SOUFFRANCE CAR JE NE PEUX L AIDER COMME JE VOUDRAIS ET JE NE PEUX RIEN FAIRE POUR SA DOULEUR PHYSIQUE ET MORALE EN PLUS ELLE A PERDU UN OEIL SUITE A UNE ERREUR DE SON OPHTHALMO QUI A NEGLIGE LA TENSION OCULAIRE ALORS EXCUSEZ MOI
MAIS JE PEUX VOUS PARLER DE LA DOULEUR
ET JE VOUDRAI DIRE QU IL FO ARRETER D OPERER POUR OPERER MERCI
Victime très jeune d'un grave accident de voiture, hospitalisée et opérée une dizaine de fois, j'ai connu à plusieurs reprises des douleurs épouvantables. Le pire pour moi a été quand me plaignant d'avoir mal, il m'est arrivé que l'infirmière ou le médecin m'a fait comprendre que je n'avais pas mal.
Je suis aussi très étonnée de ne pas avoir la mémoire de la douleur. Je sais que j'ai eu mal à un moment, mais je ne me souviens plus de la douleur en tant que tel.
En fait, le problème de la douleur vient plus de notre façon d'y réagir qu'à la douleur elle-même. La douleur fait partie de la vie et elle est utile (comme un intervenant la souligné, sans douleur on ne peut pas vivre) mais souvent on la vit comme un problème.
On y réagit par exemple en arrêtant de respirer, en se crispant dans le corps, ou bien on se sent coupable, triste ou on est en colère... et ainsi en cherchant à ne pas la sentir on fige dans le corps l'expérience de la douleur.
Plus en essaie de l'éviter plus la douleur est forte et s'intensifie. Il est donc important d'apprendre à casser cette mécanique répétitive.
Je viens juste d'écrire un article sur mon blog sur le sujet de la douleur et comment on peut apprendre à ne plus la figer dans le corps.
Si vous voulez le lire : grinbergandco.blogspot.com
Titre de l'article "aie ça fait mal"
il y a une inégalité devant la douleur, dans l'intensité, la localisation, le sens que chasun donne à celle-ci.
Cependant la douleur del'accouchement existe, mais je pense qu'elle est liée au vécu que les femmes donnent à cette naissance en partie, au sens que l'on a donné à l'accouchcment, dans ce monde médicalisé et si épuré, où la femme ne peut pas se montrer telle quelle est dans son corps (car sans péridurale c'est parfois animal), et également lié à la perte du lien familial, de la culture laissée par la mère et grand mèer.
pas pour dire que c'est mauvais la péridurale, mais la signification qu'on lui donne et aux actes liés
J'ai peur de la douleur, franchement je préfère mourir que souffrir la vieillesse dans la douleur, mais il est vrai qu'avec l'âge, on l'apprivoise un peu, on la trouve un peu normal, comme une veille voiture qui a des ratées, mais il y a des limites que je n'accepterai pas, surtout lorsqu'elle est morale, il me semble qu'on se bat mieux contre une douleur physique qu'une douleur morale.
Les signes précurseurs de la douleur tant physique que psychique (on parle alors plutôt de souffrance) sont très importants à décrypter.
Leur analyse tant au moment même qu'a posteriori est un outil irremplaçable qui s'il ne substitue pas aux traitements est un appoint considérable (de la même façon qu'une psychothérapie est indiquée dans le traitement d'une dépression)
c'est une lapalissade de dire que la douleur varie selon les personnes mais elle varie aussi sur une même personne
pour revenir à l'enfantement , j'ai très mal vécu les premières vraies contractions survenues lors de mon primier accouchement et je pense que c'était le manque d'expérience , j'ai demandé une péridurale et c'était top … pour mon second accouchement j'etais tellement zen que la panne d'ascenseur (dans lequel j'étais pour aller en salle d'accouchement) de l'hôpital ne m'a pas fait peur contrairement aux infirmières qui m'encadraient et qui savaient que l'arrivées du bébé était imminente elle étaient stupéfaites devant mon self contrôle au point de me demander si je n'avais pas de contraction et que vu comment je me comportais je n'allait surement pas demandé de péridural , ce à quoi j'ai répondu que jusque là j'arrivais à "gérer mes douleurs mais que je n'étais pas sure de réussir à garder autant de contrôle sur ma douleur a terme il faut savoir que c'est très douloureux d'enfanter , j'ai donc eu ma péridurale qui n'a pas fonctionné aussi bien que prévu et j'ai souffert pour mon deuxième accouchement au moment le plus "chouette" j'avais tellement mal que je n'osait pas pousser (bon au final ça s'est très bien passer) . mais je pense que le fait que ce soit pour moi la deuxième fois a beaucoup jouer mentalement sur la douleur avant le moment fatidique où il faut pousser.
4 enfants, la quatrième sous péridurale, le bonheur, en écoutant du Mozart... la douleur n'est pas utile sauf pour prévenir sans doute, mais franchement pour accoucher, autant le faire en musique et sans douleur!
Je suis atterrée d'entendre ces lieux communs sur le refus de la péridurale qui serait nécessairement motivé par le sens moral de la douleur etc...
Si j'ai voulu accoucher sans péridurale, c'était pour épargner les médicaments à mon bébé et comprendre ce que lui-même vivait.
Je me serais volontiers passée de la douleur !! je n'y trouve aucune vertu!!
Bonjour,
J'ai 20 ans et je suis victime de fortes migraines régulières ( environ un jour sur deux ) et mon entourage me culpabilise car je prends une pilule en continue ainsi que un traitement pour calmer ces crises. En effet beaucoup considère que c'est mauvais pour moi et qu'il faut que je l'endure, mais pourtant je ne peux pas vivre sans ça, sinon je cesserais de sortir de chez moi et passer mes journées à agoniser. D'où vient cette mentalité ? Surtout au niveau de la pilule on est mal vu car encore beaucoup de gens pensent que la pilule "normale" donne de vrai règle ce qui est faux. Donc la pilule en continu ne change rien, mis à part ne pas souffrir inutilement chaque mois.
Bonjour Marie,
Je me permet de vous répondre car je pratique une méthode vraiment formidable pour apprendre à gérer la douleur et stopper les douleurs chroniques. N'hésitez pas à me contacter ou allez voir sur mon blog : grinbergandco.blogspot.com pour avoir plus d'infos sur cette méthode. Je viens d'ailleurs d'écrire un article sur la douleur.
Je veux qu'on me laisse la liberté d'appréhender mon corps, et donc la douleur qu'il ressent et me laisser l'opportunité de le dépasser. C'est HUMAIN. Je veux vivre mon corps pleinement. Et je ne suis pas maso, voir me^me assez douillette.
Je sens que ça va parler de la péridurale, et, comme souvent, des "folles qui veulent souffrir au nom de la nature"... Je voulais juste apporter mon témoignage, mon accouchement sans péridurale est un des souvenirs les plus ensoleillés de ma vie. Je ne qualifierais pas les sensations du travail de l'accouchement de "douleurs", de même qu'un sportif ne parle pas de douleur quand il réalise un marathon. Comme un sport extrême, intense et joussif, ce sont des sensations très fortes, parfois trop fortes, d'un corps qui réalise l'exploit de se déformer momentanément pour en laisser passer un autre à travers lui. Le recours à la péridurale représente un confort pour certaines femmes mais immobilise la femme en position couchée, ce qui n'aide pas le corps à mener à bien sa tâche... Essayez de déféquer allongé, vous verrez comme c'est pratique!
complément d'information suite a notre conversation au tel:
L’hypnose est un outil parfait et puissant de régulation du système de modulation endogène de la douleur. . L’hypnose agit sur les zones de perception de la douleur (par le biais des neuro-médiateurs) et augmente ainsi le seuil de tolérance, mais elle influe également sur la transmission de la douleur (action sur les fibres medullaires).
Les évaluations systématiquement favorables de l’hypnose dans le cadre de la douleur chronique montrent la pertinence de cet outil. On peut d’ailleurs s’étonner de le voir encore si peu utilisé, devinant quelques raisons obscures à ce déni (longueur excessives des consultations, lobby pharmaceutique…) ou selon le cas une méconnaissance affligeante. L’hypnose, devenant rapidement auto-hypnose enseignée au patient permet de réguler la perception douloureuse et de redonner le pouvoir au patient sur son problème et donc l'autonomie, ce qui, en soi-même est déjà éminemment thérapeutique
Et qu'en est-il des douleurs utiles? comme celles de l'accouchement, qui permettent de déclencher plusieurs hormones indispensables à une naissance comme l'a prévue Dame Nature?
Le traitement de la douleur est actuellement une vaste fumisterie dans le milieu hospitalier et je sais de quoi je parle ayant subi de nombreuse hospitalisations et interventions ces 7 dernières années. Les discours et les réunions dans les hôpitaux ne sont malheureusement pas suivis d'effets convaincants. Effets pervers des restrictions actuelles? Qui osera le dire. En 5 ans j'ai vu les dégradations notamment à l'hôpital Lariboisière pire victime d'une infection nosocomiale je me suis senti "coupable" devant les réactions des médecins. Autre exemple déplorable, ma fille vient d'accoucher sous césarienne et se plaignait de fortes douleurs aucune réaction du milieu hospitalier, résultat une infection urinaire contracté dans leurs locaux sans qu'ils n'y portent la moindre attention, déplorable.
Vaste thème que la douleur, mais je trouve à la lecture des commentaires des choses qui font du bien comme : "...la partie cachée de l'iceberg, c'est là qu'il faut creuser pour ne plus avoir mal".
Sans être un tenant du tout individualiste, il se trouve que nous exploitons bien peu nos talents propres (à l'heure du tout manufacturé soigné etc.), pourtant si utiles à l'acceptation de la douleur.
Et il faut voir qu'un lobby tire un bénéfice certain de ce manque d'investissement personnel ( "je dois toujours avoir un traitement avec moi" en citant Isabelle de 9h51). Alors la douleur, est-elle vraiment si calamiteuse ?
Si on se projette à son terme, mieux vaut la considérer dépouillée de tout son côté malsain dont nous l'affublons dans nos sociétés judéo-chrétienne, pour disparaître sereinement.
C'est bien sûr un peu extrême comme vision des choses, mais ainsi est la réalité.
Ayant perdu mon père décédé d'un cancer généralisé en 94, je me trouve dans une position vis-à-vis de la douleur qui me la fait considérer comme étant une manifestation "corporelle" à laquelle je préfère ne pas accorder de portée intellectuelle. C'est ma manière de l'appréhender, et de l'accepter.
Mais évidemment, chacun est susceptible de trouver sa propre manière. Je reste toutefois convaincu qu'un bon équilibre passe par un positionnement entre un peu de masochisme et un peu de lutte contre les traumatismes.
La "piqûre" ou le remède n'étant que formes abâtardies de ce que nous sommes capables de faire de nous mêmes : "J'ai donc appris à vivre avec la douleur" pour citer une dernière fois Isabelle de 9h51...
"Je me souviens de temps où l'on considérait par exemple comme inexistante et donc non évaluée et traitée"
Je reprends mon commentaire où j'ai oublié de préciser qu'il s'agissait de la douleur des enfants et notamment des tout-petits
la douleur, on la dit "exquise" parfois. Certains l'aiment d'autres pas. Certains sont masochistes, il faut le reconnaitre. La douleur n'est pas la même pour tous. Mais dans tous les cas, la douleur est révélatrice d'un symptôme. La douleur c'est la mater dolorosa: 2000 ans de judéo-christianisme. Il faut souffrir sur cette terre.
Bref, plutôt que de s'intéresser au pourquoi les gens souffrent, on répond par une seringue pleine de morphine, c'est trop tard...
A mon sens il faut dissocier la douleur aiguë et la douleur chronique
La douleur aiguë a le sens de prévenir qu'il existe un dérèglement quelque part dans le corps, c'est un signal d'appel mais la douleur chronique revêt un autre aspect plus profond qui n'a pas été pris en compte suffisamment ou l'expression d'un mal-être général non entendu
Dans les deux cas il faut les prendre en compte et tenter d'y répondre ce qui n'est pas toujours simple. La douleur a longtemps été jugée à l'aune d'une approche judéo-chrétienne mais de nos jours (dans les pays riches) la prise en charge de cette douleur trouve d'autres réponses. Je me souviens de temps où l'on considérait par exemple comme inexistante et donc non évaluée et traitée. Nous n'en sommes plus là
dans votre présentation, vous évoquez la douleur physique.
qu'en est-il de la douleur du coeur, du mental ? qu'elle soit liée à un drame dans sa vie ou à une maladie psychique ? elle aussi altère considérablement le quotidien, provoque une expression excessive, renvoie à l'idée d'infinitude...
en 2005 j'ai été directrice par intérim pendant un mois dans l'attente d'un nouveau Directeur d'un association d'insertion qui fut embauché en aout. A son arrivée j'ai repris mon poste de non cadre avec soulagement.
En janvier 2006 mon père est mort en trois mois. A compté de ce jour le harcèlement moral à démarrer avec fureur et sans pauses.
En septembre 2007 j'ai été diagnostiquée pour une fybromialgie (douleurs musculo scquelettiques extrèmement violentes). J'ai bien sur été licenciée en mars 2008.
Depuis donc 5 années je souffre du matin au soir et du soir au matin de douleurs diffuses dont l'intensité est aléatoire. J'ai eu une brève période de calme lorsque la cotorep a reconnu ma souffrance.
Car au dela du médecin qui suit ce genre de syndrome, et de la cotorep, personne, ni mon mari, ni ma famille, ni mes amis, ni même le médecin du centre anti douleur de la SALLE PETRIERE, sauf ceux qui ont le meme genre de douleur, personne n'a compris l'étendu et l'intensité de cette souffrance constante.
Je passe pour une mytomane, hypocondriaque, profiteuse, dépréssive et dépendante des anti-douleurs, qui en passant ne fonctionnent pas.
J'ai donc apris a vivre avec la douleur, au jour le jour, voir à la minute. Je profite intensément des moments ou la douleur m'oublie (car de mon côté, je ne peux me permettre de l'oublier, je dois toujours avoir un traitement avec moi).
Bon courage pour votre émission que j'écouterai avec attention.
la douleur est subjective, et sa cause profonde, le symptôme n'est que la partie cachée de l'iceberg, c'est là qu'il faut creuser pour ne plus avoir mal