Le nu esthétique. Emile Bayard © Radio France - 2011 / Emile Bayard
Aujourd’hui, 8ème numéro de « Les femmes, toute une histoire », le magazine de France Inter, consacré à l’actualité des femmes, à leur histoire… Femmes françaises et femmes du monde entier. Les femmes tunisiennes furent le thème de notre 1ère émission.
Aujourd’hui, le résultat des élections législatives sera sans doute décisif pour leur avenir : les Tunisiennes, qui étaient en première ligne lors de la révolution, seront-elles les grandes perdantes de ce scrutin ? A la fois sur les bancs de l’Assemblée constituante et en cas de victoire du parti islamiste Ennadah ? Une affaire à suivre de près.
Aujourd’hui, pour ce 8ème numéro de « les femmes, toute une histoire », nous partirons en Inde grâce aux photos étonnantes que Patrick Zachmann a réalisées pour l’exposition Elles changent l’Inde , qui vient de s’ouvrir au Petit Palais à Paris. Où l’on découvre les visages féminins d’une Inde qui bouge et se prend en main, loin des stéréotypes.
Et je reçois Françoise Héritier et Jean-Jacques Courtine. Deux anthropologues… Ce ne sera pas de trop pour essayer de démêler les questions compliquées mais fondamentales qui reviennent chaque semaine dans cette émission ; et que beaucoup de femmes (et parfois d’hommes aussi) se posent : pourquoi les femmes depuis si longtemps (et où qu’on aille !) sont-elles en position d’infériorité ? Y aurait-il une nature humaine qui distribuerait les rôles entre les hommes et les femmes ? Pour les uns : l’action, la force, le mouvement, le dehors, la création, la pensée… Pour les autres : la passivité, la douceur, les tâches domestiques, le sacrifice… Pas besoin d’un dessin pour deviner qui sont les uns, et qui sont les autres… Ce schéma a la vie dure dans les esprits…
Françoise Héritier, professeur honoraire au Collège de France, longtemps directrice d’études à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales. Dans les années 50, à une époque où les anthropologues femmes n’étaient pas légion, elle a suivi le séminaire Claude Lévi-Strauss et est partie en Afrique noire étudier les systèmes de parenté de plusieurs sociétés dites « archaïques ».
Jean-Jacques Courtine, professeur émérite à l’Université de Californie et professeur à l’université Paris-3. Spécialisé dans l’histoire du corps, à laquelle il a consacré plusieurs livres avec Alain Corbin et Georges Vigarello. Le dernier, L’histoire de la virilité , depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, en 3 gros tomes, vient de paraître au Seuil.


















Quand je lis "nature féminine", je pense tout d'abord au corps, à son naturel et ses spécificités. Et je me dis, pourquoi demander si elle existe ? De fait, Yess !
"Une" seule, ou chaque femme serait singulière dans sa féminité ou son humanité ? Ce que je pense.
J'avoue que la question est un peu courte pour démarrer un débat.
On peut imaginer que vous pensez aux modèles, taches dévolues aux femmes, aux standards en tous genres. On peut aussi penser à la biologie, aux spécificités hormonales des femmes qui sont pourtant très variables d'un individu à l'autre ? Ou à la procréation dont la majorité du processus incombe à la femme ?
Si j'en savais un peu plus ...