Flora Tristan © Radio France - 2012
Aujourd’hui, c’est à trois femmes que cette émission est consacrée… Trois femmes, trois parcours qui sont quelques-unes des facettes de ce que peut être le « féminisme », le combat pour sa propre liberté et pour celle de toutes les femmes.
Mais avant toute chose, le premier des combats, pour gagner sa liberté, est toujours un combat contre soi-même : se délivrer des entraves de son éducation, redresser la tête, écouter ses désirs, aimer ce qu’on vous interdit d’aimer, s’habiller comme on veut, ne pas être trop gentille (polie, bien élevée) croire en son propre talent… En un mot « oser »…
« Oser », c’est un mot qu’ont en commun Lucie Groussin et Aude de Thuin. Lucie Groussin est militante et membre du bureau d’ « Osez le féminisme », une association née en 2009… Dont on entend beaucoup parler… Sa dernière campagne, toujours en cours, vise à interpeller les candidats à la présidentielle pour qu’ils fassent de l’égalité femme-homme une priorité dans leurs propositions… Aude de Thuin est chef d’entreprise, notamment la créatrice d’un événement incontournable depuis 2004 : le Women’s Forum, le forum des femmes, qui se tient tous les ans en octobre à Deauville, et qui rassemble ce qu’on appelle des « femmes d’influence » venues du monde entier… Mais qu’elle ne dirige plus aujourd’hui, elle est partie vers d’autres aventures. Aude de Thuin vient de publier un livre où, en racontant sa propre histoire, elle appelle les femmes à prendre en main leur destin. « Femmes si vous osiez, le monde s’en porterait mieux » chez Robert Laffont….
Et ma troisième invitée est Nicole Avril, romancière, qui vient de publier « Brune » Chez Plon, consacré à une grande figure féminine de l’histoire, Flora Tristan. Ecrivain, militante socialiste du 19ème siècle et pionnière du féminisme.


















J'ai la chance de vivre dans une entreprise au deux tiers composée de femmes ,c'est un atout majeur, elles ont des capacités d'écoute qui pour la plupart des hommes leurs sont étrangères et elles ont les pieds sur terre.
La place que nos sociétés laissent (qui revient de droit ) aux femmes mesure notre degré de civilisation . Cela nous montre que le chemin est encore long vers un monde pacifié .Hier matin émission terre à terre de ruth Stégassi montrait que l'usage de la monnaie tel que nous la vivions était une valeur masculine ,l'usage de monnaie locale sans intérêt et sans thésaurisation était une valeur féminine .
C'était passionnant.
Merci à Aude d'avoir oser écrire ce livre et d'avoir choisi un titre qui en dit long sur le fait que les femmes doivent oser et non pas passer son temps a se laisser porter et uniquement RE-agir ..... Mon motto " If you don't dare you will go nowhere"
bravo pour votre émission,
femmes réveillez vous,
le travail de nos ainées risquent fort d'être à recommencer.
merci
bonjour,
je suis éducatrice spécialisée, française mais je vis en Italie. Je travaille avec les ados. Je voudrais savoir ce qu'entendent vos invitées lorsqu'elles parlent de ne pas faire de différenciations entre filles et garçons dans l'éducation, car pour moi, une fille est une fille, un garçon est un garçon : chacun a ses jeux, ses désirs, ses actions, etc et je trouve qu'il faut le respecter. En ce qui concerne le respect des filles ou des femmes qu'il faut faire comprendre et appliquer aux garçons dès leur plus jeune age, d'accord, mais comme on bombarde de rose les petites filles, on bombarde aussi les garçons avec des modèles: il faut etre fort, ne pas pleurer, supérieur, etc... Je pense donc que le travail est à faire à plusieurs niveaux et pas toujours accuser l'autre !.
Merci,
Carine
vous parliez la semaine dernière du "si peu" de femmes présentes dans les journalistes......si on compte le nombre de personnes invitées dans toutes les émissions de france inter et france culture par exemple , notamment dans les débats.....c'est effarant de voir combien les femmes y sont inexistantes !! et même dans des émissions de journalistes femmes !! (auto censure quand tu nous tiens !!) ....il faut osez prendre NOTRE place sans avoir de cpte à rendre à quiconque et surtout pas aux hommes qui nous culpabilisent trop souvent quand , à leur gout, on prendrait trop de place !..leur place ? sans doute ! OUI OUI IL FAUT OSER PRENDRE NOTRE PLACE Catherine ML