Aujourd’hui Une rencontre entre deux très jeunes écrivains, qui se lisent, s’aiment et parlent des livres qu’ils admirent.
Cécile Coulon, étudiante à Clermonf Ferrand publie, à 21 ans, son deuxième roman, « Le roi n’a pas sommeil » édité chez Viviane Hamy , une déclaration d’amour à la littérature américaine, celle du sud où l’on boit trop d’alcool et où l’on rate sa vie
Elle a choisi Arthur Dreyfus qui à 24 ans publie aussi son deuxième roman. « Belle Famille » chez Gallimard. Comme dans son premier livre, La Synthèse du Camphre, il raconte des enfances troubles, avec des adultes qui s’approchent de trop près.
Belle famille d'Arthur Dreyfus et Le roi n'a pas sommeil de Cécile Coulon © Radio France - 2012
Livres cités durant l’émission :
Aujourd’hui, Cécile Coulon et Arthur Dreyfus mettent la littérature américaine face aux grands classiques français à travers leurs livres respectifs, Le Roi n’a pas Sommeil et Belle Famille. Ainsi, John Steinbeck avec Des souris et des Hommes ou A l’Est d’Eden fait face à La Bête Humaine d’Emile Zola et le théâtre de Tennessee Williams à Phèdre de Racine.
Ce parallèle continue du côté de la poésie, pour ces poètes qui utilisent un minimum de mots tout en nous transmettant des émotions extraordinaires. On parle donc de Silence de Vie de Jacques Prévert, de Paul Verlaine, d’Alphonse de Lamartine, mais aussi de William Cliff, poète belge de langue française. Hors antenne, Cécile Coulon nous conseillera Philip Larkin, E. E. Cummings et certains poèmes de Charles Bukowski.
Chez ces deux jeunes auteurs, l’enfance et le personnage de la mère rôdent. Il semblait alors évident d’évoquer Vipère au poing d’Hervé Bazin, Poil de Carotte de Jules Renard et les livres de Roald Dahl, comme Charlie et La Chocolaterie. Cependant, ces livres présentent une face très noire. Jules Renard n’a-t-il pas écrit « J’aime qu’il y ait de la boue chez un être, ça le cimente ? ». Cette noirceur est également présente dans les livres de Stephen King et dans Sévère de Régis Jauffret dans lesquels le tragique est souvent associé à un certain humour.
Enfin, nos deux invités évoquent les livres et les écrivains qui les ont poussés à écrire et à « mieux lire » : il s’agit de Daniel Pennac avec Comme un roman pour Cécile Coulon et de Cent ans de Solitude de Gabriel Gracìa Màrquez et Pourquoi Lire ? de Charles Dantzig pour Arthur Dreyfus.
La chronique de Raphaëlle Rerolle du journal Le Monde :
Cette semaine, Raphaëlle Rerolle nous présente un livre d'histoire, une réflexion sur la Révolution Française écrite comme un roman.
Dans Varennes de Mona Ozouf, publié en Poche chez Folio en 2005, nous suivons la fuite de Louis XVI et de la famille royale dans leur carosse et son échec. Mona Ozouf nous explique alors les conséquences de la capture du roi. A Varennes, comme si on y était!

















Chères Marie(s),
Je viens de lire vos commentaires. C'est moi (avec Cécile Coulon) qui parlais "des profs de français" dans l'émission. Je tiens à m'excuser si je vous ai choquées, évidemment, je ne souhaitais pas généraliser formellement. J'ai eu des professeurs de français admirables, et je garde de certaines années de bons souvenirs. Je pense aussi que cela dépend fortement du contexte, de la personnalité, du prof, et tout simplement, de son "talent" à enseigner...
La discussion est ouverte, mais je ne crois pas que cela ne concerne que les étudiants bourgeois à qui l'on parle de livres à la maison. Dans d'autres catégories sociales, je ne sache pas que le lycée, ou le collège, fassent particulièrement, et systématiquement, naître l'amour de la lecture pour la suite de la vie...
Encore désolé de vous avoir froissées, ce qui n'était pas mon intention.
Cordialement,
Arthur Dreyfus
un prof de français qui écoute l'émission en corrigeant des copies de 3° sur les raisins de la colère ...cf Steinbeck!!!Franchement vos remarques sur l'enseignement des lettres au collège et au lycée, pas très intelligent, je trouve...j'adore la littérature contemporaine, alors je vais me jeter sur vos livres, et je verrais bien...parce que vos propos, ça sent qd même bien les insupportables cours de français que vous avez reçus ('"figures de style" et autres références ...pas très vivantes!!!)
Faut passer à autre chose les jeunes et oublier les profs et l'école, on s'en occupe. Ecrivez plutôt de belles choses.
Vos invités ne connaissent absolument rien à l'enseignement du français à l'école et se contentent de répéter des lieux communs débiles: NON, on ne fait pas lire du Zola au lycée, OUI on utilise des romans policiers et tout ce qui est susceptible de provoquer le plaisir de lire; NON l'explication de texte n'est pas enseignée comme des mots croisés à remplir, OUI la liberté du lecteur face au texte est présentée comme l'attitude à adopter . Ces deux odieux personnages devraient se défaire de leur morgue et de leur mépris et arrêter de déverser leurs névroses sur les profs de français, comme moi, qui passent leur vie à tenter de donner l'envie de lire, l'envie d'apprendre à des enfants hermétiques à tout et à qui la société ne cesse de dire, comme vos invités, que l'école de leur servira à rien. Il est facile de prétendre que la culture enseignée à l'école ne sert à rien, quand on est issu de la bourgeoisie et qu'on a eu les moyens de l'acquérir par d'autres biais.
Les deux écrivains ont juste parlé de leur expérience au collège et au lycée. Ils ne prétendent pas dresser l'état des lieux de l'enseignement du français en France.On sait tous qu'il y a des profs plus ou moins bons ( cela concerne tous les métiers). Je pense également que le français est une matière difficile à enseigner parce qu'elle échappe à la rationalité.
Pour ma part je trouve très important que des jeunes écrivains talentueux puissent témoigner de la manière dont ils ont vécu leurs cours de français.
Chère Marie,
C'est une autre Marie, également prof de français (!!!) qui vous répond et qui adhère bien sûr complètement à votre commentaire. J'ai laissé le mien, bien moins précis, sur le site de France Inter...
Les entendre m'a passablement agacée: conversation de bistrot d'étudiant bourgeois, raccourcis faux et faciles, clichés et souvenirs de fond de classe,....que je ne pensais pas entendre dans la bouche d'écrivains (?).
Beaucoup de plaisir( j'en suis sûre) à vos élèves et à vous mêmes, pour les jours, les semaines , les mois....à venir.
Marie
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