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Un million. Un million de chômeurs supplémentaires depuis 2007. De toute évidence, c'est un échec, il y avait au 31 décembre 2011: quatre millions et trois cent mille chômeurs en France, catégories A, B, C confondues. Un record depuis 1999.
Avec la hausse du chômage les salariés de pôle emploi se retrouvent encore une fois en première ligne. Sous effectif, manque de moyens, désorganisation du travail, culture du chiffre, les agents du pôle emploi sont sous pression, débordés, ils se plaignent de ne plus pouvoir faire un travail de qualité. Ils traitent des dossiers, des quantités de dossiers, ils reçoivent des numéros, prescrivent des numéros et se sentent eux mêmes comme des numéros. Malades, les conseillers du pôle emploi sont malades de leur travail, il n'y a jamais eu autant d'arrêt maladie que ces derniers mois. Face à la dégradation de leur travail, certains agents font de la résistance, de la résistance cachée, c'est ce qui leur permet de ne pas étouffer, de ne pas devenir fous face à l'absurdité du système, face à l'inefficacité des nouveaux décrets qui tombent régulièrement et qu'ils doivent appliquer sans comprendre. Ils résistent, chaque jour, ils refusent de faire ce qui leur semble contraire à leur déontologie.
Isabelle de Léon travaille à Pôle emploi, et depuis des années elle fait, elle aussi, de la résistance cachée, mais un jour, fatiguée de voir son métier se déliter, elle a dit non, un non haut et fort, elle a désobéit, elle a refusé de faire ce qu'on lui demandait parce qu'elle estimait que c'était contraire à sa mission de service public. Blâme, conseil de discipline, sanction, mutation, Isabelle de Léon est une des rares, à oser parler et à dire ce que se passe vraiment de l'autre côté des guichets.
Militante, elle défend le service public parce qu'elle sait qu'il est le seul garant d'égalité dans le traitement des chômeurs. Elle dénonce le management imposé par la fusion, les changements incessants de logiciels, la complexité des procédures, la frustration de ne plus faire ce qu'elle aimait. S'exprimer c'est s'exposer aux sanctions, Isabelle de Léon le sait, et alors?
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Déclaration d’Isabelle de
Léon
devant la Commission Disciplinaire Pôle Emploi
Paris, 13 octobre 2011
Je me présente aujourd’hui devant vous
consciente et responsable de mes actes et de leurs
conséquences.
Vous m’accusez de ne pas respecter la planification et la réalisation de
l’EID.
Sur cette accusation : je plaide coupable.
Je vous ai déjà largement explicité mon argumentation, je ne reviendrai pas
sur cette position de principe.
Par contre, il me semble impératif de soulever d’autres chefs d’inculpation
qui me paraissent consubstantiels et qui éclairent ma position :
♦ Je m’accuse : de défendre le Service Public et de résister à toutes
mesures qui visent à son « affaiblissement » ou sa « déconstruction ».
♦ Je m’accuse : de défendre cet outil essentiel de redistribution et
de garantie des droits et besoins fondamentaux.
♦ Je m’accuse : dans ce sens de défendre les intérêts des plus
démunis, d’essayer de maintenir un semblant d’égalité de traitement de
tous les citoyens et une continuité de service sur tout le territoire.
♦ Je m’accuse : de me mettre au service du public et non pas au
service d’un gouvernement dont la politique menace clairement le
service public.
♦ Je m’accuse : de refuser de nuire au public que nous recevons.
♦ Je m’accuse : de vouloir conserver mon statut d’agent public pour
garantir mon indépendance et protéger ainsi le service public de toute
dérive.
♦ Je m’accuse : de ne plus supporter les changements continuels de
procédures, de réglementations, mal relayés, qui nous déstabilisent dans
notre travail quotidien auprès du public.
♦ Je m’accuse : de ne plus supporter les injonctions paradoxales de
notre hiérarchie locale, départementale, régionale, nationale...
♦ Je m’accuse : de ne plus assumer le dysfonctionnement de l’organisation
globale de notre travail.
♦ Je m’accuse : de ne plus assumer les conséquences de ces
dysfonctionnements sur les demandeurs d’emploi.
♦ Je m’accuse : de ne plus assumer leur agressivité en retour quand
nous les mettons en difficulté.
♦ Je m’accuse : de ne plus assumer et supporter la détresse de mes
collègues et le déni de cette souffrance par notre hiérarchie.
♦ Je m’accuse : enfin de ne plus supporter mes insomnies, mes
tensions, mes maux de tête, de dos, de ventre… parce que chaque
jour je constate la dégradation de nos conditions de travail, et
leurs conséquences sur mes collègues et sur les demandeurs d’emploi.
♦ ENFIN, JE VOUS EN VEUX, ET JE M’EN ACCUSE :
de nous faire vivre chaque jour de travail comme une épreuve, comme un
challenge où je peux me perdre et perdre ma relation à l’Autre, Tout le
reste, vous le savez et je vous l’ai déjà écrit.
Je ne demande qu’une chose : en me déclarant coupable et en me
sanctionnant, je vous demande de prendre en compte toutes ces autres
accusations car sinon celle que vous invoquez, perdrait son essence et
n’aurait plus aucun sens.
Car soyez en sûrs, mon combat sur ces principes, que nous sommes censés
partager et défendre, je le continuerai.
Isabelle de Léon



































Merci Isabelle pour ton témoignage et l'exemple que tu nous donnes. Je n'ai pas vu l'émission mais son propos et ta déclaration sont des plus justes et témoignent magistralement de l'esprit dévoyé du PE actuel. Rentrée à l'ANPE en 92 j'ai pendant 10 ans été conseillère et ai travaillé avec beaucoup de plaisir au conseil.Devenue AEP par concours , j'ai pris plaisir là encore à mener des équipes et des projets :il y avait du sens. Ce temps là est révolu.Aujourd'hui REP(responsable de Production, PRODUCTION, tout est dit!), contremaitre avisé au sens littéral du terme), l’œil rivé sur de multiples écrans de contrôles (contrôle du travail des conseillers bien entendu),le nez dans les stats ,soumise à des injonctions la plupart du temps contradictoires, déconsidérée quand pas dans la ligne, sans aucun pouvoir de décision ni de conseil pertinent (tu n'es pas là pour penser...), vigile (non formée ni au texte ni aux coups qu'ils soient physiques ou verbaux) , mal informée ou pas selon la thématique, ...maintenant soit disant, décisionnaire quant à la promotion de ses N-1 (EPA), je regrette amèrement d'avoir progressé au sein de feu ANPE.
J'avais en tant que conseillère encore de petites joies , ceci dit le travail des conseillers est devenu INFERNAL voir IMPOSSIBLE.
En arrêt depuis 2 mois pour dépression aggravée je ne vois qu'une solution, la fuite car malheureusement, les disparitions,les arrêts, les mauvais résultats....rien n'y fait, nos dirigeants, nos RH foncent têtes baissées au détriments des demandeurs d'emploi et de nos collègues conseillers issus des deux entités .
Nous sommes une société Suisse cela fait 3 ans que nous cherchons à employer sur toute la France une centaine de représentants impossibles de trouver des candidats sur pôle emploie ou autres je comprends que le chômage est un argument politique si les sites étaient gratuits il y aurait moins de chômeurs
qui est la plus grande entreprise de france?.qui depuis 5 ans à le reccord du recrutement et grâce à qui? et vive l'AFPR qui m'a ruiné et qui nous laisse comme des citrons, si il y a des gens qui peuvent me donner un coup de main pour faire valoir mes droits et celui d'autre camarades dans des situations à peu prés pareil, je pense que vous avez tous raisons et ont devraient tous ce donner rdv pour faire un pays meilleur car ont manque d' humanisme.....vous tous bien grace à ISABELLE
Cette émission sur le malaise à Pôle-Emploi m'a beaucoup touchée. Merci Isabelle d'avoir été si claire, si expressive, si courageuse.
Bonjour, je viens d'écouter le témoignage d'Isabelle; je travaille aussi à Pôle Emploi depuis 2003 et tout ce qu'elle explique ici est absolument vrai, de l'absurdité du métier au mur représenté par la hiérarchie, sans oublier l'agressivité croissante des demandeurs. Les conseillers "ex ANPE" sont des personnes qui aimaient passionnément leur métier, il y avait du bon et et du moins bon dans le système mais on arrivait vraiment à aider les gens. Il y avait comme partout des conseillers investis et d'autres moins, mais aujourd'hui il n'y a plus que des conseillers dépités et déprimés, et celui qui en pâtit c'est le demandeur. J'ai la chance d'être sur un service très particulier où le quotidien n'est pas le guichet, et tous les jours je bénis la décision que j'ai prise il y a quelques années de sortir des agences classiques; ma vie professionnelle reste encore intéressante, je mets du sens dans mon travail. Le témoignage d'Isabelle me touche énormément, Merci et courage à vous.
Merci à Zoé & merci à Isabelle pour son témoignage... même si on ne travaille pas à PE on peut s'y retrouver car malheureusement ce type de management gangraine presque toutes les professions. C'est un tout système qu'il fait continuer de combattre mais tous ensemble!
J'apporte tout mon soutien à Isabelle dans son combat quotidien & je redis MERCI à Zoé pour toutes ses excellentes émissions.
Sylvie
PS : j'habite près de Toulouse & je crois avoir entendu parler d'Isabelle lorsqu'elle était en grève de la faim il y qq semaines je pense. Y-a-t-il une pétition de soutien?
Merci Isabelle de parler au nom de toutes tes collègues. Je me reconnais dans tout ce que tu écris. Je ne peux malheureusement plus élever la voix, car dès que je le fais je suis rappelée à l'ordre par notre directrice (qui m'a même menacer de m'empêcher d'évoluer au sein de PE). Cette même directrice, qui estime, ne pas avoir à dire "bonjour" à ses collègues (sans doute se sent elle supérieure à nous).
Chaque Dimanche, les maux de ventres arrivent, car je sais que le lendemain, l'usine m'attend avec ces tâches quotidiennes, répétitives, infondées, et insensées à faire pour ce premier entretien d'EID.
Merci encore, et courage à toi.
Ça s'appelle avoir de l'intégrité. Ce qui est impossible sans honnêteté ni franchise. Un modèle à suivre pour toute personne en position d'autorité ou de pouvoir.
une fois de plus Zoé m a entrainée au plus près des Gens.De ceux qui souffrent, qui luttent.
Je me doutais bien que toutes ces déclarations gouvernementales étaient trop lisses, trop idéalistes...
Merci de m 'avoir éclairée !
Merci
Merci Zoé ! Vous aidez à faire entendre des voix qui résistent, qui interrogent, qui donnent à espérer.
Défendre le service public dans ce qu'il a de plus important : le meilleur pour tous, à commencer par ceux qui n'ont pas l'accès à la connaissance (ici des textes, des procédures, des droits), pas l'accès à la parole facile, pas l'accès aux meilleurs postes...
Merci à Isabelle de Léon pour son courage, sa ténacité, son exemple. Et Bravo !
Bonjour Madame, j'ai écouté l'émission hier sur France Inter, tombé dessus "par hasard", votre témoignage est édifiant, et tellement vrai. J'ai suivi de loin ce qu'il se passe au Pôle Emploi mais toujours avec une oreille attentive.
Ancien conseiller à Nice pendant 7 ans, vos propos ont raisonné fortement pour avoir vécu des situations similaires et révoltantes. Un temps, j'avais pensé écrire un livre, et les évènements de la vie m'ont amené ailleurs. Ailleurs, car après une seule année d'exercice j'ai décidé de suivre des études de ...psychologie. Mon parcours au sein de l'ANPE m'a aussi permis de faire cela, et après une disponibilité j'ai démissionné et me suis consacré à mon métier de psychologue/psychanalyste, où la priorité est celle de la subjectivité et non la dévitalisation de l'humain, la quantification à outrance, voire la manipulation des chiffres. Le contexte hiérarchique est sclérosant, clivant, pervers.
J'ai heureusement de très bons souvenirs de mes collègues, nous avons beaucoup partagé. Ma façon de me sortir de cette impasse était donc d'en partir. Je me demandais pourquoi il y avait si peu a priori de manifestation d' agents, mais finalement la toute-puissance de l'institution et des "DG" "DR" "DD" voire des "DAL" (qui se trouvent bien dans leur fonction hiérarchique, à part quelques exceptions bien sûr), fait son travail de destruction sous couvert de bon sentiments, et la parole est proscrite.
Je vous adresse tout mon soutien dans votre indignation.
Sincèrement,
F. Langlois
Isabelle, merci pour votre témoignage courageux. Les méthodes de management de pôle emploi me rappellent celles de la banque où j'ai travaillé de 1976 à 2000.
J'ai été licencié pour avoir exprimé mon désaccord affirmé avec ma hiérarchie à 47 ans, ce qui n'était pas toléré dans ce milieu surtout de la part d'un cadre de bon niveau. J'ai connu le chômage, et déjà l'on ressentait déjà un certain malaise à pôle emploi où les conseillers étaient bien chargés. Toutefois, cela n'avait rien à voir avec ce que vous décrivez, surtout depuis la fusion avec les Assedic. Pour moi vous êtes victimes harcèlement moral collectif et vous devriez faire une grève du zèle ou quelque chose de ce genre. Vous êtes fortes mais de nombreux commentaires montrent que de nombreux (ses) collègues ne plus faire face à cette politique honteuse.
J'espère que les prochaines élections conduiront à des changements positifs dans votre beau métier. Et pour cela nous savons pour qui voter et aussi pour qui ne pas voter.
Cordialement.
Merci d'avoir choisi ce sujet pour l'émission, et d'avoir ainsi sorti de l'ombre toute l'absurdité d'un système qui casse le service public.
Une amie qui avait fait un remplacement à Pôle Emploi dans les Bouches-du-Rhône m'avait raconté le même genre de situation, j'espérais que ça ne relevait que de cas isolés, de directions locales trop zélées... Mais le mal est profond. Je ne comprends décidément pas un système qui génère une organisation peu efficace et couteuse (en temps, en souffrance humaine, en sous) pour ... faire des économies.
Merci, vraiment, à Zoé et Isabelle, d'avoir mis tout ça en lumière de manière très explicite et avec toute l'indignation nécessaire pour remettre l'humain au coeur de la société.
Allez, les directeurs de Pôle Emploi, les décideurs des ministères, faites comme Isabelle, soyez des êtres humains responsables et non des robots. C'est vous aujourd'hui qui avez le pouvoir de dire non et de défendre en dignité le coeur de votre métier de service.
Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes.
Rosa Luxembourg
Le monde est dangereux à vivre, non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.
Albert Einstein
Broyée par pôle emploi je suis à présent en invalidité... collègue d'Isabelle j'admire sa force de lutte et j'ai savouré le temps passé auprès d'elle .Mais ce n'est pas son courage qui est remarquable ( bisou ma soeur) mais le SILENCE de tous les autres, syndicats compris.... oui comment laisse t on faire et pourquoi est ce que ça continue à PE, à la Caf, à la médecine du travail, partout??? pourquoi nous opposer les uns les autres??? jusqu'à la fin j'aurai cette question sur les lèvres : pourquoi sommes nous divisés? pourquoi ne sommes nous pas ENSEMBLE à lutter???
isabelle, je suis restée scotchée après votre témoignage.
Humainement quelle détresse dite avec une belle et claire voix. Malgré la colère on perçoit toute l'humanité, la compassion et la tolérance envers les demandeurs (on devrait dire mendiants ) d'emploi,ainsi que le respect de votre engagement déçu.
Etant formatrice partenaire du pôle emploi , j'ai jusqu'à cette émission ressenti le malaise au travers des propos du public pole emploi qui viennient vers nous un peu pommés il faut bien le dire. Ce soir je comprends mieux. J'ai réalisé pour feu ANPE des bilans, des OE des OP avec bcp de passion et d'enthousiasme pour ces missions qui étaient confiées à mon OF. Avec des résultats "faciles" car le marché était encore porteur. Nous avions des opportunités de rencontrer les conseillers directement dans les ALE ou bien chez nous. C'était je dirais la belle époque où le mot contact avait un sens.
Mon métier aujourdhui subit aussi des pressions, notamment parce que nos financeurs ne sont pas généreux, mais aussi parce que nous n'arrivons pas à remplir nos groupes de formation alors que tant de personnes sont au chômage et que nos taux de placements après la formation sont très honnorables. Nos relations avec le PE sont rares souvent sous forme de mail et de fax et si nous réussissons à avoir un conseiller au tél, c'est pour échanger qques éléments d'information très rapides. La pression dans le privé on s'y attend en candidatant mais dans le public...et surtout quand on est confronté à l'impuissance et à l'injustice. Je vous admire Isabelle pour votre courage votre ténacité et votre désobéissance justifiée.
Bouleversée, et EFFARÉE
Bonsoir Zoé et Isabelle,
Merci beaucoup pour cette émission TRES REALISTE, je suis émue d'entendre Isabelle, je le vis de l'autre côté de la barrière (chômeuse) et je suis aussi conseillère en insertion professionnelle et je me refuse de postuler pour un poste chez pôle emploi pour toutes ces raisons qu'évoque Isabelle, merci et bravo pour ce témoignage VRAI et SCANDALEUX. Que devient L'HUMAIN dans cette HONTE de gestion d'autrui IMPOSEE par l'état ETAT !?!?
Merci ! On nous prend pour QUI !?! Jusqu’où ira t'on ?
Boulversée, révoltée, mais aussi admirative pour Isabelle de Léon qui est une véritable héro (héroïne n'est pas assez fort!) de notre époque.
Pat
Merci pour cette emission et merci à Mme de Léon pour son témoignage et j'espère que beaucoup de gens qui ont des idées toutes reçues, ignorant la réalité ont entendus ce témoignage très très inquiétant. Moi même, je me doutais bien mais n'imaginais pas à ce point. Je n'ai jamais agressée un agent de pole emploi mais suis souvent reparti frustrée et très en colère en pensant que la personne que je venais de voir était incompétente et je vous demande de m'excuser.
Je viens d'écouter votre émission. Merci une nouvelle fois de lever le voile sur des réalités qu'on (autorités, médias complaisants) préfère cacher derrière des chiffres édulcorés et des discours stigmatisant les chômeurs. La stratégie du gouvernement est claire : désorganiser le service public de l'emploi en le privant de moyens pour mieux justifier sa privatisation, décourager les chômeurs actuels et futurs d'avoir recours à ses services et de faire valoir leurs droits à indemnisation pour les "inciter" à accepter les emplois sous-qualifiés et sous-payés qui ne trouvent pas preneurs. Bravo à Isabelle de Lion pour son combat courageux et citoyen. J'espère que d'autres "indignés" oseront se dresser contre ces politiques inhumaines et inefficaces.
Merci pour votre émission de ce soir et bravo à Isabelle pour son courage. Depuis 2001 à l'anpe, je partage ce vécu; je n'ai pas opté non plus pour le statut privé. je suis écoeurée par la politique du chiffre qui est devenu l'élément moteur de notre travail alors que l'on travaille avec de l'humain. merci merci !
bonsoir, je cherche le morceau de musique sur lequel Isabelle de Léon lit sa déclaration, merci de me le communiquer .
Très bonne émission qui décrit une situation que les agents opposés à la fusion des deux institutions avaient prévues déja dès 2008.
Bravo Isabelle !
Bonsoir Zoë, J'écoute l'émission sur la souffrance à Pôle emploi qui est bien réelle. Par contre, j'ai un peu de mal à entendre que les prestataires de PE "coûtent cher et font mal leur travail". Je suis directrice d'une association qui a longtemps travaillé pour PE et je pense que toutes les structures comme la mienne auraient beaucoup à dire sur le traitement que nous inflige PE en tant que donneur d'ordre. La souffrance des agents est une réalité mais la souffrance des prestataires en est une aussi, d'autant plus maintenant que + de 50% des marchés ont été remportés par des organismes privés qui ont littéralement cassé les prix.
Une émission sur ces ex-prestataires, qui ne sont pas des vautours et qui sont appréciés par les agents, seraient aussi intéressante à réaliser. Je me tiens à votre disposition si cela vous intéresse.
Bonsoir, je me suis largement retrouvée dans l'expression d'Isabelle que je remercie
mais je vous rejoins sur ce point: depuis longtemps nous travaillions avec des prestataires de qualité que nous connaissions et considérions comme des partenaires. Cela aussi est mis à mal via le système d'appel d'offres et de marchés qui conduit à casser aussi la qualité des prestataires, à les éliminer pour les remplacer par des sous- traitants à qui on impose aussi des objectifs et procédures iniques. Final, aujourd'hui le travail est aussi souvent très mal fait chez les sous-traitants (peut être qu'on dit la même chose). Puisse t'on trouver le courage (ou quelque chose comme l'instinct de survie) de faire comme Isabelle, honneur à Thoreau, avant que la branche sur laquelle nous sommes assis ne soit totalement détruite...Ce problème de désorganisation,logique de chiffres etc.. touche beaucoup de secteur à mon sens comme la santé par exemple...
Merci pour cette émission, travailleur social, j'ai travaillé en tant qu'éducateur de rue, auprès de jeunes en galère durant des années,
quel courage a Isabelle de Léon...
Je suis scandalisé
J'ai eu , en tant que demandeuse d'emploi, à faire à PE en 2009 et en 2010.(plusieurs services dans 2 régions différentes). Expérience concluante avec un personnel patient, à l'écoute malgré un problème d'homonymie que j'ai détesté régler avec la plateforme téléphonique!!! Oui au contact direct!!!!!!!! (je ne trouve pas dramatique de ne pas avoir à l'accueil la réponse à une question dans la mesure où il y a un suivi après. Et je comprends que ce soit difficile de gérer le changement incessant de directives).
Une demande de formation à ma demande et un bon aiguillage par le PE. Une création de petite société rendue possible avec les dispositifs d'aide proposés.
Une fois encore toutes mes félicitations pour cette "émission-cri" qui illustre, au moment ou sarkosy veut un référendum contre les chômeurs, l'absurdité des logiques néo-libérales: chiffres et oubli de l'humain. Un autre exemple d'une politique qui nous mène droit dans le mur.
Chère Zoé vous voudrez bien aussi faire savoir à Isabelle de Léon que j'admire son courage, sa lucidité et sa conscience citoyenne et que je la soutiens totalement dans son combat.
bonsoir à toutes et à tous, pourquoi cet "habillage musical", (pendant que votre invitée lit sa lettre !! ), qui vient camoufler et faire se perdre dans le lointain la voix de quelqu'un qui lutte?! Alors ou vous êtes dans la contradiction OU je préfère me dire que c'est une métaphore qui vise à illustrer que la voix de" la France d'en bas " est rarement entendue et prise en compte...!
Merci d'avoir publié la déclaration d'Isabelle, la lutte continue, résistance ! de tout coeur avec vous
Bonjour, J'ai 57 ans. En recherche d'emploi, j'ai tenu récemment un poste d'agent 1er niveau dans un pôle emploi. De nouveau au chômage et en recherche active, , c'est la bataille permanente pour pouvoir connaître mes droits. A la question : comment font les demandeurs d'emploi pour avoir des réponses, je réponds : ils n'ont pas le choix, ils gardent ça en eux, avec rage et colère. Le seul moyen éventuel d'avoir des réponses c'est courrier recommandé (et encore !!!) et pis ça coûte.
Emission super touchante comme d'habitude.
L'art de Zoé de prendre le contre pied pour mieux ennoncer la folie d'un système.
Je n'ai pas eu mes indemnités parce que... j'avais trop travaillé dans un même mois. Les heures ont étées déduites et donc : pas d'allocations.
Merci pour vos émissions
Bonsoir,
je retrouve tout à fait le fonctionnement de l'institution pour laquelle je travaille actuellement (la CAF pour ne pas la citer) dans vos propos... c'est tout à fait regrettable et ça fait vraiment peur pour le service rendu aux usagers !
bravo pour votre courage. il est difficile d'en faire preuve au quotidien dans ces institutions tant le dialogue social est vérouillé.
26 ans d'ANPE et de Pole-emploi; entrée à 30 ans après plein de galères et des périodes de chomage! et pourtant, toujours plus passionnée par le travail et écoeurée par le management : arrogance vis à vis des partenaires, manque de considération des collègues, pardon des "collaborateurs", politique du chiffre, gouvernance surdimensionnée alors qu'il manque des conseillers sur le terrain, multiplication des arrêts maladie mais "groupes de travail sur les risques psycho-sociaux" ... je suis directrice d'agence, et sans mes collègues je ne fais pas "tourner la boutique" : c'est eux qui sont au charbon, et ils font un super boulot sans compter les CDD considérés comme des KLEENEX : je te prends, je te jette!.
Des années d'ANPE et un peu de Pôle emploi. Je ne suis pas directeur, seulement un simple conseiller et je m'inquiète pour le peu d'agents publics qu'il reste à Pôle emploi. La convention de l'OIT 88 (art 9) prévoit dans son art.9 que "Le personnel du service de l’emploi doit être composé d’agents publics bénéficiant d’un statut
et de conditions de service qui les rendent indépendants de tout changement de gouvernement". Cette situation a complètement remis en question par Sarkozy puisque dans le projet de fusion il est question que les agents publics optent pour un statut privé moyennant des aspects financiers parfois exorbitants.
Moninquiétude
merci de cette heure qui nous laisse nous exprimer via une conseillere emploi. c'est tellement vrai Isabelle . Les choses n'ont pas changé et la directrice qui a temoigné ci dessus le confirme. le chiffre a pris la place du demandeur d'emploi. on fait tampon entre hierarchie, demandeurs d'emploi (non, ce ne sont pas des tires au flan qui se levent pas le matin!!) sans oublier les entreprises....