histoire du cinéma © Radio France - 2012
L'histoire du cinéma est une discipline vivante, instable, violente, en perpétuel mouvement, objet de nombreuses polémiques, et qui procède régulièrement à des enterrements et à des redécouvertes. Au fond, entreprendre d'écrire cette histoire, c'est imposer aux films de repartir en salle d'auscultation critique afin de vérifier qu'ils se portent encore bien.
Certains, les films d'Hitchcock, de Lang, de Bunuel ou de Renoir, témoignent d'une forme toujours olympique, comme au premier jour de leur examen. D'autres, ceux de Melville, de Peckinpah ou d'Herzog, ont pris du galon. Insuffisamment reconnus par la critique d'hier, ils sont devenus les classiques d'aujourd'hui et parfois même les clefs de voûte du cinéma contemporain. D'autres, enfin, accusent le coup, telles ces statues du commandeur autrefois adulées et que l'on va désormais contempler poliment au fond du jardin
L'instant B.O : L'exorciste, Schifrin
En 1973, William Friedkin réalise L'exorciste, premier film d'horreur à gros budgets produit par une major, en l'occurence la Warner, et deuxième succès public pour le réalisateur de French Connection. L'Exorciste est certes un film d'horreur mais peut-être surtout le drame intime d'une mère qui, subitement, ne reconnaît plus son enfant possédée par un esprit démoniaque.
A l'origine, c'est Bernard Herrmann qui devait composer la musique du film, mais celui-ci, en froid avec Hitchcock et Hollywood depuis la désastreuse expérience de l'Etau, refuse de retravailler avec les studios américains. Friedkin se tourne alors vers Lalo Shifrin, compositeur à succès et auteur des inoubliables thèmes de Bullit, Dirty Harry et Mission Impossible, et lui demande de s'inspirer des compositions de Hans Werner Henze et Krystof Penderecki.







































Salut les garçons,
Comme vous le dites régulièrement, ce qui fait la force d'un film, ce n'est pas tant l'histoire que le style, la grammaire, le langage, le rythme, le montage, etc.
En ce qui concerne cette assez sympathique émission, rythme et montage, orchestration des séquences, bien. Mais pour la langue...Moi qui vous écoute de l'étranger, j'ai parfois du mal à reconnaître ma langue maternelle.
Par ailleurs, et depuis le début : je ne vous ai entendu citer aucune cinéaste (je dis : AUCUNE), vos invités sont à 99,9 % des hommes (exception : la spécialiste de Godard que vous avez tenté d'enfermer dans une même question variée à l'infini- elle a été brillante et courageuse!) et même chose pour les ouvrages de référence.
Une gigantesque ombre au tableau, pire que celle de Méphisto sur la ville dans le film de Murnau! Un mépris indigne de cinéphiles.
Esther
Salut les garçons,
Comme vous le dites régulièrement, ce qui fait la force d'un film, ce n'est pas tant l'histoire que le style, la grammaire, le langage, le rythme, le montage, etc.
En ce qui concerne cette assez sympathique émission, rythme et montage, orchestration des séquences, bien. Mais pour la langue...Moi qui vous écoute de l'étranger, j'ai parfois du mal à reconnaître ma langue maternelle.
Par ailleurs, et depuis le début : je ne vous ai entendu citer aucune cinéaste (je dis : AUCUNE), vos invités sont à 99,9 % des hommes (exception : la spécialiste de Godard que vous avez tenté d'enfermer dans une même question variée à l'infini- elle a été brillante et courageuse!) et même chose pour les ouvrages de référence.
Une gigantesque ombre au tableau, pire que celle de Méphisto sur la ville dans le film de Murnau! Un mépris indigne de cinéphiles.
Esther
Nollywood, dont "on ne sait presque rien". Bien dit, monsieur Thoret. Mais, si vous souhaitez aller y voir, chercher du côté du Nigéria, plutôt que du Niger.
Bravo pour votre illustration, assez couillue !
Très très belle émission. Dense, intelligente, chaleureuse. On en aurait bien repris un peu ! Merci Mr. Thoret et bravo pour le choix de vos invités.
Puisse ces "travaux" continuer après l'été.
Un grand merci pour vos spirituelles émissions de cinéma durant l’été qui viennent rafraichir les grandes questions que l’on ne cesse de se poser sur le cinéma. Pour celle de ce matin, vous auriez pu aussi citer Deleuze parmi les grands théoriciens de l’esthétique du cinéma. Comme vous le dites, l’esthétique semble s’être arrêtée à la vingtaine de mouvements que Deleuze théorise. Depuis 1985, je continue de classer les cinéastes dans une typologie qui date donc d’un quart de siècle. Pour Woody Allen, je proposerais bien les « pointes de présent » comme catégorie mais ça se discute et c’est tant mieux. Bonne continuation.
"Murnau meilleur cinéaste du muet" pour des gugusses qui viennent de vomir sur "l'histoire scolaire du cinéma", ce n'est plus de la radio, c'est de l'avant-garde ! Autre vérité fracassante : "on ne sait plus de quoi on parle" rare moment de lucidités des deux mondains invités pour parler du cinéma comme on boit un café à la terrasse d'un bistrot parisien. France Inter et Thoret, degré zéro de la réflexion sur le cinéma. Comme ondisait en 40, "Radio Paris ment, Radio Paris est allemand". Mauro Scoccimarro.
Cher Léon, à Marseille ou à Paris, toutes les discussions de terrasses de café demeurent des discussions de terrasses de café. C'est Thoret qui a mis la barre un peu plus haute que celle de la terrasse en posant une question que 100 années de thèses universitaires ne suffiraient pas à épuiser (et puis il a invité les copains du quartier car un ticket de métro coûte moins cher à rembourser pour Radio Paris qu'un billet de TGV d'un obscur érudit de province ou de Princeton). On aurait pu attendre de sa part qu'il invite au moins un ou deux historiens du cinéma - je n'ose employer le terme "d'expert" sachant notamment que tout cinéphile est, de fait, un expert de cinéma ; oui mais on ne parle pas de cinéma mais d'histoire du cinéma donc d'expert en histoire du cinéma - au lieu d'un critique, d'un réalisateur ex-critique, et d'un rabatteur de répliques pour permettre à l'auditeur de gagner un ou deux camemberts du trivial poursuite (type c'est "Godard qui quelque part dit que...", "ou "c'est Daney qui pense que..."...etc...). Godard et Daney et même Jousse (Jousse !), historiens du cinéma ? Rassurez moi, à Marseille, il n'y a pas que des cinéphiles qui écoutent les niaiseries mondaines de Radio France ? Il arrive à certains de lire des ouvrages d'histoire du cinéma n'est-ce pas ? Vous savez, ça existe vraiment des ouvrages d'histoire du cinéma avec de vrais historiens qui savent parler de "comment on fait aujourd'hui l'histoire du cinéma" comme si on était installé autour d'une table de café à Marseille ou à Paris. Cordialement, MS.
Je suis désolés, mais avec amis, sur les terrasses de marseille, on parle de cinéma de la même manière...De plus cette émission est très érudite et passionnante, très respectueuse pour les cinéphiles, ne méprise jamais les spectateur et donne envie de creuser encore plus la cinéphilie-ce qui change du ton général de France Inter...Mais si dés qu'on n’a plus de deux mot de vocabulaire on est parisien ,je laisse libre court à vos remarques....
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