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par Guillaume Erner
du lundi au vendredi de 10h à 11h

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l'émission du mercredi 15 février 2012

Autisme: la psychanalyse en question

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Le reportage d'Antoine Ly

"Le P'tit Club" est un lieu unique en France. C'est le seul centre de loisir adapté aux enfants avec autisme (ou TED, troubles envahissants du développement). Ouvert il y a 9 ans, au coeur de Paris, il peut recevoir des groupes d'une vingtaine d'enfants, le samedi et durant les vacances. Il y a un éducateur pour deux enfants. Agés de 4 à 12 ans, ils font de l'art plastique, de la cuisine ou encore de la musique. Des activités qui ont été  adaptées à ce handicape.

"Le p'tit club" est subventionné par la Mairie de Paris et la région Ilde de France. Les parents ne paient que 100 euros par trimestre (soit 10% du coût réel). Ce centre de loisir c'est un endroit qui fait du bien aux enfants autistes mais aussi aux parents.

Visite des lieux avec Alexandra ROUCHOUZE, coordinatrice du centre.

Le livre de Serge Hefez

"Embrasser le ciel immense : le cerveau des génies", Daniel Tammet, Les Arènes, 14 novembre 2008.

invité(s)

Catherine Milcent

Psychiatre, pédopsychiatre, mère d’une personne autiste de 32 ans. Co-fondatrice de l’ASAP, Association au Service de l’Autisme et de la Pédagogie.
en savoir plus >

Scarlett Reliquet

Co-auteure du livre « Ecouter Haendel », mère d’une enfant autiste.
en savoir plus >

Serge Hefez

Psychiatre et psychanalyste Psychiatre des hôpitaux, psychanalyste, thérapeute familial et conjugal.
en savoir plus >

chronique(s)

  • La séquence du consommateur
    ›  à 11:40
  • Un temps de Pauchon
    ›  à 11:54 par Hervé Pauchon
 

La séquence du consommateur

La chronique objet d'Alexandre Lazerges

programmation musicale

Joey Starr

Complexe
label : Epic / Jive
parution : 2011

Liz Green

Midnight blues
label : Play It Again
parution : 2012

bibliographie

Ecouter Haendel

Ecouter Haendel

de Scarlett Reliquet
éditeur : Editions Gallimard
parution : 2011

chronique

La chronique objet d'Alexandre Lazerges

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69
commentaires à propos de l'émission
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Bernard Hance (anonyme),
vendredi 17 février 2012 à 13:26
0

Je voudrais dire haut et fort que les termes "autisme ou autiste", dans le langage courant, soient bannis lorsqu'ils traduisent un trait de caractère dévalorisant d'une personne, un défaut ou une tare. Traiter quelqu'un d'autiste est une insulte faite à nos enfants autistes. Ils ne sont pas des "tarés". Ils méritent, comme tout être humain, le respect.

  • répondre
Sylvie (anonyme),
jeudi 16 février 2012 à 10:52
0

Maman d'un petit garcon de 9 ans et vivant en allemagne, je peux témoigner des aides qui nous sont proposées. Présumé autiste à 2 ans par notre propre diagnostic fondé sur la meilleure étude qui soit c.à.d la notre, nous avons fait passer à notre enfant les tests de dépistage de la " maladie" à 3 ans en France. Le resultat fut bien vague, et pour obtenir un diagnostic reel il était necessaire de renouveler les tests 2 ans plus tard..Mais que faire pendant ces 2 années, sachant que les 1eres années de vie sont essentielles pour les acquis. De retour en allemagne, nous avons insisté auprès de notre pédiatre et de notre medecin de famille pour demarrer des seances d'orthophonie et d'ergotherapie...Ces therapeutes ne sont pas de specialistes de l'autisme. Ils ont été merveilleux et on su trouver les moyens d'ouvrir certaines portes du monde de notre petit garcon. Ayant 5 enfants, les stimulations auditives, sensorielles, sociales sont permatentes même si parfois douloureuses, elles sont également une grande aide. Ce n'ai qu'a l'age de 6 ans que nous avons eu le diagnostic. Ca a été un grand soulagement pour nous. Enfin c'était officiel! Nous pouvions donc faire une demande de prise en charge dans un centre specialisé et mettre en place une aide permanente pour l'école. Francois est donc suivi pour son autisme depuis 3 1/2. Il est scolarisé dans une classe d'integration(20 enfts max.) et est accompagné chaque nouvelle année scolaire par une jeune fille qui fait un service social ( experience professionnel avant les études). Elle passe également du temps à la maison. Ici, il existe des textes officiels du droit des autistes. Par ex., les devoirs écrits sur ordi. ou les controles écrits pouvant être à l'oral, plus de temps pour les controles, les présentations des exercices modifiés et adaptés etc... Grace à cela la scolarisation ne doit plus être un obstacle.
Ce que j'ai appris c'est que l'apprentissage ne fonctionne que grace à notre amour de parents qui doit toujours être très demonstratif ( mère castratrices, lachez vous!!), à une relation harmonieuse entre parents,avs,enseignents, psychotherapeute....( 2 reunions par ans). Chaque enfant est different et les méthodes doivent ainsi être multiples. Il faut également suivre son instinct de mère , nous connaissons notre enfant mieux que quiconque. Et même si les lois et les textes sont là, nous devons toujours nous battre pour qu'ils soient appliqués.

  • répondre
Camille Lefèvre, papa d'un enfant autiste (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 17:27
0

Je vous rejoins, Mafalda, sur le fait que cette émission manquait d'approfondissement. Et j'aimerais compléter votre point de vue. Je trouve que cette émission, qui a eu le mérite de parler de ce sujet particulièrement important pour les parents autistes, n'a pas du tout rempli le but qu'il s'était assigné, à savoir si les prétentions de la psychanalyse à traiter l'autisme sont justifiées ou non. A la place d'un psychanalyste défendant les vues de l'orthodoxie, celles dont des tas de parents continuent de pâtir partout en France, il y avait Serge Héfez, qui défendait comme les autres les avancées de la science et des prises en charges comportementalistes. La psychiatre présente est connue des parents pour son approche très concrète, très éducative, de la maladie et la dernière intervenante, parente d'un enfant autiste, avait des points de vue intéressants, mais qui n'avaient pas grand rapport avec le sujet. Ainsi, on n'est pas rentré dans le vif du sujet. On n'a pas parlé par exemple du manuel DSM (régulièrement révisé) qui réunit les critères et les définitions de l'autisme. En France les psychanalystes refusent pour une grande part ces critères diagnostiques, et démontrent ainsi leur aveuglement devant les avancées scientifiques.
Ce qui est valable pour l'autisme, il faudrait continuer à se demander s'il est valable pour la psyché toute entière. La psychanalyse de Freud a donné un poids sexuel immense dans toute l'organisation psychique. Quel poids de vérité représente-t-elle au regard de celles délivrées jour après jour par les neuro-sciences. Et ce n'est pas un scientifique qui parle, mais seulement un homme qui essaie de comprendre le monde, avec une pensée la plus rationnelle et logique possible, sans dogmatisme, sans chapelle, mais avec un goût immodéré de connaissances et de vérités.

  • répondre
Camille Lefèvre, papa d'un enfant autiste (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 13:27
1

Bonjour,
Je réponds à Sophie, psychologue. Il ne s'agit pas d'opposer psychanalyse et neurosciences. Il s'agit de prendre conscience que la science a commencé de découvrir que l'autisme a des origines principalement génétiques (au moins 25 %), neurologiques, métaboliques, immunologiques. Ce qui tue le plus, dans ce débat, Sophie, c'est l'ignorance. Les seuls éléments de réponse que nous ayons des causes de l'autisme sont toutes d'ordre neuro-biologique. Et on commence à établir le même type de diagnostic pour la schizophrénie et des tas d'autres maladies que la psychanalyse continue à prétendre vouloir guérir.
Les désordres dont on parle ici sont d'origine purement physique et chimique. Ils ne prennent pas racine dans de quelconques problèmes de psyché. Ils ne concernent ni les rapports supposés de l'enfant et de la mère in utero, ni de problème d'oedipe ni quoi que ce soit de trouble qui se soit passé dans l'esprit des handicapés ou de leurs proches. A partir de là, dans la mesure où il n'existe pas encore de réponse médicamenteuse, comment aide-t-on les personnes touchées par ces problèmes ?
La psychanalyse continue en bien des endroits, malgré l'avancée de la science, à culpabiliser les parents : une psychologue référente, dite directrice de cure, a demandé à ma femme si elle était surmenée pendant sa grossesse. La chose est drôle à double titre : mon fils a un type d'autisme très rare, survenu brutalement à l'âge de cinq ans. Auparavant, il était en tout point normal, autant qu'on ait pu en juger. D'autre part, cette manière de faire est un aveu implicite d'ignorance. Vous en avez plusieurs aperçus sur cette page, vous pouvez en trouver des tas d'autres ailleurs.
Si les parents ne s'étaient pas battus, Sophie, pour qu'on cesse de traiter le problème de leur enfant comme d'un problème psychanalytique, où l'équilibre de chaque membre de la famillle serait une donnée causale, la psychanalyse serait encore en train d'imposer ses croyances en la matière. Je dis croyance à dessein : le fait de tenir pour vrai un discours dont la science a prouvé qu'il était mensonger tient de l'idéologie, pas de la science. Donc il n'est aucunement recevable de placer la psychanalyse à côté des autres sciences. Pourquoi ne pas travailler tous ensemble, dites-vous en substance, lacanien, kleiniens, neuroscientifiques? Mais c'est très simple, Sophie. Parce que les scientifiques apportent des réponses des vérités sur la maladie, pas les psychanalystes.
Il s'agit de parler vérité, ici, Sophie, pas de croyance. Comprenez-vous qu'en tenant des discours où les parents, où les rapports de l'enfant avec lui-même, de l'enfant avec le monde sont les causes, le moteur de la maladie ou du handicap, la psychanalyse a été et continue souvent d'être dans la tromperie. La fausseté. Et cela est inacceptable.
Puisque la science nous apporte certaines vérités sur les causes de l'autisme, mais qu'elle n'apporte pas encore de solution, que faire ? S'instruire sur tous les travaux, depuis Kanner en particulier, pour comprendre l'autisme. S'enrichir de l'expérience incomparable des parents, qui ont autant à donner que recevoir. Et quand on fait ce travail de connaissance, on comprend que les personnes qui aident le mieux les autistes ont des approches comportementales et éducatives. Elles essaient de comprendre comment se servir des atouts et de mieux combattre les déficiences. Un seul exemple, je ne peux pas faire ici un roman : Quand vous apprenez qu'un enfant autiste a souvent une déficience visuelle, et qu'il vaut mieux lui présenter une image dans son centre de vision et pas à sa périphérie, vous êtes riche d'une connaissance à la fois scientifique et pratique. Ici, la science a découvert une déficience physique pour laquelle l'éducateur cherche une meilleure compensation possible. Nous avons là de la connaissance et de l'expérience à l'oeuvre, pas une théorie sans fondement.
Par ailleurs, le handicap, quel qu'il soit, cause des souffrances psychiques, qui pourrait le nier ? Pour les atténuer, quand la science n'a pas encore apporté de réponse, il n'y a pas de recette miracle, mais certaines pistes sont d'évidence plus riches que d'autres. Quand un enfant autiste s'énerve, refuse de mettre ses chaussures, qui est à même de résoudre la situation ? Un neurologue ? Non. Un psychanalyste ? Sûrement pas. Mais un parent ou un éducateur, qui a profité de son expérience ou de sa connaissance d'outis favorisant un comportement adapté : L'enfant a t-il oublié un doudou ? Est-il bien dans ses chaussures ? A t-il faim ? Soif ? A-t-il uriné ? etc. Alors il parlera peut-être à l'enfant avec une voix calme, pour tenter de désamorcer l'angoisse et lui montrera de diverses manières qu'il essaie de le comprendre.
Connaissance et expérience.
A cause de tout ce qui précède, je le dis haut et fort, comme nous sommes de nombreux parents à le faire : Encourageons la science dans la compréhension de l'autisme, encourageons et travaillons main dans la main avec les autres parents et tous ceux qui apportent des améliorations concrètes à la vie des handicapés : orthophonistes, psychomotriciens, éducateurs, ergothérapeutes, etc. formés aux techniques de comportement ou d'éducation (ABA, TEACCH, etc.) et surtout pas avec ceux dont le discours n'est en rien scientifique ou pratique, comme celui de la psychanalyse, qui non seulement n'apporte aucun soutien mais qui a trop longtemps étendu sur notre système de santé et sur les esprits en général une autorité injustifiable et souvent néfaste.

  • répondre
Mafalda (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 11:29
0

Après avoir écouté l'émission, je regrette que certaines choses n'aient pas été davantage approfondies et qu'il n'y ait pas vraiment eu de débat.
Qu'est-ce que l'approche psychanalytique de l'autisme aujourd'hui ? Où et comment est-elle exercée ? L'autisme est-il une maladie ou un handicap ?
Quels sont les travaux scientifiques qui ont conclu à une origine neurologique ou génétique ? Où en sont ces recherches ?
Et aussi il a manqué une bibliographie sur ce qu'est l'autisme.
Bref, j'espère qu'il y aura d'autres émissions plus poussées.

  • répondre
Lise (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 11:16
0

Un énorme chantier à engager serait l'évaluation des personnels dans le circuit institutionnel de type IME (qui normalement implique de l'éducatif, « Institut Médico Educatif »), mais on le cherche souvent l'éducatif....et on ne le trouve pas. Outre l'aspect des connaissances anti-datées des personnels (et ce n'est pas qu'un manque de crédits quand je vois qu'ils vont à des formations d'orientation psychanalysantes on parle bien de choix).
Les nouveaux qui arrivent un peu motivés sont rapidement laminés par les anciens ("ca va nous rajouter du boulot"). Suivant les IME on parle de 200 à 500 euros journée de prise en charge, pour une garderie collective le plus souvent, du 1 pour 5 ou 6 orientés en ateliers poney et pâte à sel, sport etc. Les frais de structure sont énormes (parcs, bâtiments etc) et ne servent pas à la prise en charge. Les enfants sont coupés du milieu ordinaire et restent entre eux, leurs troubles de comportement tolérés car justement pas en milieu ordinaire (sauter, crier, ramper etc) tant que pas de mise en danger. Sauf que cela les exclue a vie de toute socialisation en dehors de l’IME et ne solutionne rien pour les parents qui sont généralement très peu guidés.
Quand l’enfant grandit ses troubles grandissent et des thèmes complexes avec : sexualité. Là c’est la camisole chimique qui commence…
Adultes au moindre écart violent c’est la mise en HP, sans se demander si cette violence n’est pas liée à 15 ans d’occupationnel sans direction (absence de moyens de communication, comportements déviants pas endigués). Mais il faut ménager les personnels….
On se demande si tout ce système n’est pas une rente de situation pour les personnels plus qu’une aide véritable pour les handicapés et leur famille…..
.

  • répondre
Viviane, maman asperger adulte (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:55
0

tant d'année de souffrance et d’incompréhension pour comprendre en 2012 (grâce au livre "une épée dans la brume" que ma fille de 34 ans est "tout simplement Asperger" ! et maintenant que nos relations sont très distantes parce qu'elle me reproche des maladresses dans un parcours de mère plein d'amour, de dévouement et d'accompagnement pas si mal puisque aujourd'hui, après avoir réussi l'ENS de la rue d'Ulm et HEC, elle occupe un beau poste de cadre .... mais peu d'affectif avec toute sa famille ! SOS : que faire pour "nous retrouver ? Merci pour vos conseils

  • répondre
tttttt (anonyme) @ Viviane, maman asperger adulte (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 18:56
0

je suis autiste adulte et comme votre fille, j'ai fait de hautes etudes. je n'ai su que recemment mon diagnostic. je n'ai jamais pu avoir de liens normaux avec ma famille avec qui j'ai coupé d'ailleurs les liens. (ma famille est assez "speciale" en plus meme pour les gens normaux). ce que je peux vous conseiller etant de l'autre cote? les autistes etant des gens "vrais" et sinceres et aimant ces qualites chez les gens, soyez tout simplement franche avec elle et dites lui ce que vous nous avez confiez ici! la rancune risque d'etre tenace chez elle, je ne vous garantie pas la reussite du premier coup. il faudra certainement revenir a la charge plusieurs fois (meme si elle vous repousse et dis qu'elle ne veut plus de vous, c'est la colere qui parle ce n'est pas ce qu'elle pense..). parlez lui, laissez la reflechir un peu et revenez a la charge. videz l'abces (le votre y compris!). devant toute cette sincerite, sa colere s'appaisera au bout d'un moment.

  • répondre
Frédérique (anonyme) @ Viviane, maman asperger adulte (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 12:44
0

Bonjour, même avec un suivi depuis l'âge de 9 ans de notre fille asperger, nous avons encore de très violentes discussions avec d'amers reproches sur des détails de son éducation "insupportable". Donc, si cela peut vous rassurer, même si le diagnostic permet de mieux comprendre ces dérives, nous n'avons pas les outils pour tout régler loin s'en faut. Félicitations cependant pour le parcours. Votre fille est-elle en mesure de mettre un terme sur sa différence ? Nommer celle-ci a permis à notre fille de mieux maîtriser ses dérives.

  • répondre
eric (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:50
0

Bravo pour cette émission ; il est juste dommage qu'il soit si compliqué de comprendre ce qu'il faut faire pour espérer intervenir par téléphone.. :-(

  • répondre
eric (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:44
0

Et les autres méthodes ?? celles qui ne sont pas financées, dont on n'ouvre jamais les portes des médias et qui sauvent des enfants de l'IME?..

  • répondre
emilie (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:42
0

Ma fille est à l'école avec un enfant autiste. il est parfaitement intégré à la vie de la classe et les enfants jouent avec lui. il a bien sûr une personne qui s'occupe de lui en permanence. je pense que l'intégration d'un enfant handicapé (quelque soit le handicape) est bénéfique pour tout le monde. Je précise que nous vivons en Angleterre.

  • répondre
JM (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:40
0

Quand pourrons nous trouver des structures adaptées pour les autistes profonds avec un travail individualisé et surtout suivant réellement un projet personnalisé, qui est malheureusement bien souvent non suivi ? Combien de jeunes sont confrontés à vivre dans des structures ne correspondant pas à leurs pathologies ? Les moyens ne permettent pas souvent de faire un travail individualisé ! Trop de personnels ne sont pas formés à l'autisme ! N'oublions pas non plus nos jeunes adultes autistes ! Ils ont aussi besoin de continuer à pouvoir évoluer, à bénéficier de travail éducatif, à travailler sur la communication ! Pourquoi les structures restent très souvent sectorisées ?

  • répondre
ISIS (anonyme) @ JM (anonyme),
jeudi 16 février 2012 à 12:54
0

en effet c'est un autre combat a mener en cette année consacrée a l'autisme il n'ya aucune structure avec du personnel specialisé formé aux techniques comportementales dans des centres accueillant des ado et des jeunes adultes tout les jours ou pour les vacances pour soulager les parents qui ont besoin de coupures et de repos avec des activités sportives et d' apprentissages ludiques ou artistiques ; combat avec le politiques nationaux deputes conseillers nationaux etc!!!!

regionauxc

  • répondre
Falbala (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:39
0

Bonjour
Je prends l'émission en cours, et je voulais juste apporter un témoignage, peut être "hors sujet" puisque je ne parlerai pas de la psychanalyse, mais du dépistage premier . J'ai eu dans ma classe de maternelle il y a plusieurs années un enfant qui présentait de gros troubles du comportement et du développement.
En l'occurrence, même si j'ai pensé que cet enfant souffrait d'autisme, je ne suis pas une spécialiste et jamais je ne me serais permise de parler en ces termes aux parents, qui étaient par ailleurs totalement démunis quoique la maman était infirmière de PMI, et dans une certaine forme de déni, suite aux alertes que nous apportions, ma colègue et moi. Ce que je retiens c'est effectivement l'immense souffrance de cet enfant , et certainement de sa famille, je revois ce regard et "ce petit tas", qu'évoquait une maman tout à l'heure, avec toujours ce sentiment amer de grosse perte de temps, surtout par rapport à cette souffrance qui aurait pu être prise en charge plus tôt.
La famille avait fini par mettre l'enfant à l'école privée du coin, qui bien sûr n'a pas pu faire de miracle, et l'enfant avait intégré ensuite uns CLIS...toujours pas diagnostiqué, d'ailleurs!
aujourd'hui j'apprends que cet enfant (14 ans) a été enfin diagnostiqué, que la maman emploie le mot, tout en se plaignant de n'avoir pas été aidée, bien dirigée, etc..... ce que je comprends, mais oui: quelle perte de temps pour cet enfant en particulier...on m'annonce l'arrivée d'un petit enfant de 3 ans diagnostiqué, et je reçois de mon inspection une tonne de documents sur l'autisme, et je me sentirai mieux armée, sans doute, mais on m'enlève l'EVS de l'école et on me dit qu'il n'est pas sûr qu'il y ait une AVSI nommée...bref, les enseignants, on peut de plus en plus tout faire, même si on nous dira toujours qu'on le fait mal..........ça ne fait rien, si je peux accueillir un enfant sans le voir souffrir, c'est tout ce qui m'importe, après tout.....

  • répondre
Larguez les amarres ! (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:39
0

La méthode d'enveloppement (packing) est décrite dans La Forteresse de vide de Bettelheim, on comprend, l'ayant lu, combien ce peut être efficace.
Ce qu'on ne comprend pas, ou trop bien, c'est cet interventionnisme lobbyiste du député Fasquelle, de mme Morano ! ! en accord avec partie des familles. Qu'ils laissent donc agir les psychanlystes lorsqu'ils le jugent bon en accord avec les patients et/ou leurs familles, au lieu de chercher à les discréditer, quasi( oui quand même M Heffez,) à les interdire.
les libertés sont menacées et dans ce domaineinflammable du psychisme, ça préfigure une casse anti-démocratique dans bien d'autres domaines.

  • répondre
samsuffi (anonyme) @ Larguez les amarres ! (anonyme),
jeudi 16 février 2012 à 10:37
0

Pour ceux qui veulent voir une séance de packing (IME la pomme bleue, sujet diffusé sur rance 5 dans le journal de la santé) : http://www.youtube.com/watch?v=IecApXy3fXY

Il faut s'accrocher et rester calme face à ce que nous y voyons, et les enfants ne sont clairement pas consentants...

Pour rappel, la chambre criminelle de la Cour de Cassation, dans un arrêt du 2 décembre 1998 (n° 97-84.937) a déclaré que "les sanctions infligées à de jeunes pensionnaires autistes par le personnel éducatif d'une institution spécialisée, notamment l'administration de douche froide, ne pouvaient être considérés comme des mesures éducatives mais constituaient des traitements dégradants imposés à des êtres humains (décision rendue au visa des articles 222-13 et 222-14 du code pénal relatifs aux violences)."

De plus, dans la convention internationale des droits de l'enfant (1989), Article 37
Les États parties veillent à ce que :
"a) Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants: ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de 18 ans".

La France, avec ces pratiques psychanalytiques non validées pour les autistes, continue à être HORS LA LOI ...

  • répondre
Anonyme (anonyme) @ Larguez les amarres ! (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 15:50
0

Comment qualifiez-vous l'automutilation?

  • répondre
Anonyme (anonyme) @ Larguez les amarres ! (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 13:52
0

Non on ne peut comprendre l'intérêt du packing d'autant qu'aucune étude scientifique n'en a prouvé l'efficacité. Mais lorsqu'on considère encore Bettelheim comme une référence concernant l'autisme, cela ne m'étonne pas. Envelopper des enfants dans des linges humides et froids tient plus de la torture que de la thérapie, d'autant que cette pratique a encore régulièrement lieu à l'insu des parents...

  • répondre
Anonyme (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:38
2

Je demande l'anonymat.Je suis éducatrice spécialisée dans un IME. Il est malhuereusement plus facile dans certains établissements de bourrer les enfants autistes de médicaments et d'en faire des zombies que de les soutenir sur le plan de l'intégration sociale et du bien être. Et actuellement, nous sommes confrontés à de lourdes coupes financières de la par des ARS, ce qui n'arrange rien, la preuve, nous fermons notre mini structure d'accueil qui donne de très bons résultats mais qui n'est pas rentable!! J'ai parfois honte de devoir cautionner ces mensonges aux parents.

  • répondre
eric (anonyme) @ Anonyme (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:46
0

Bravo de le dire ! c'est une triste réalité.

  • répondre
Anonyme (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:35
0

.
Joey Starr
Complexe

ENCORE ! ! ! !

  • répondre
ladodotoile (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:35
0

mensonge: temple grandin est elle même contre le packing et la psychanalyse!!!!

Temple Grandin, autiste Américaine, a inventé la « squeeze machine » qui permet de ressentir de la pression contre son corps

Voila ce qu'elle dit, ce sont ses mots: "L’autisme n’est pas causé par des mauvais parents. C’est complètement fou que la psychanalyse soit le traitement principal pour l’autisme en France. Il est choquant que la France ait tant de retard.

Je détesterais le packing. L’enfant devrait etre capable de contrôler la pression lui-même. La squeeze machine marche sur ce principe. Le packing est inutile et très stressant pour l’enfant"

  • répondre
DORIOL (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:34
0

Bonjour,

Je vais choquée tout le monde, mais si un enfant "autiste" n'est pas diagnostiqué autiste, n'y a t'il pas de plus fortes chances qu'il "évolue" mieux que si il est pris en charge par des "structures adaptées".
L'histoire des draps mouillés me choque, il y a un côté camisole de force.

Bonne journée à tous.

Isabelle de PARIS

  • répondre
Hélène (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:32
0

Vous invitez d'un côté des psys, de l'autre une mère.
IL ya des scientifiques ABA, Vinca Rivière par exemple. Elle aurait pu apporter des éléments

  • répondre
Véronique (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:31
0

Votre invité oublie de dire que le packing consiste à envelopper la personne dans un linge froid et humide...C'est cela qui est dénoncé à juste raison.
Véronique

  • répondre
Joel (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:31
0

La psychanalyse ne soigne pas non plus la maladie d'Alzheimer...

L'autisme est un handicap de développement de certaines zones du cerveau qui ne peut pas se soigner par la méthode psychanalytique.

Les délires symboliques de la psychanalyse concernant les premiers ages de la vie sont des traductions et des projections ayant des effets inductifs dangereux. La culpabilisation ou la mise en relief des souffrances des parents n'aide bien sûr en rien à mieux vivre, ni à faire progresser les facultés défectueuses du cerveau qu'il faut probablement surstimuler pour rééquilibrer et mieux intégrer celles-ci au reste des facultés.

  • répondre
Noémie Anonyme (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:20
0

Le rapport intermédiaire de l'HAS qui découlait de commissions de travail n'interdisait pas au départ la psychanalyse auprès des personnes avec autisme. Pourquoi tout à coup un changement dans cette rédaction, il semble que c'est au niveau politique que les choses se sont jouées alors que l'HAS est dite un organisme indépendant...
De manière plus générale pourquoi prendre une position d'interdiction retirant à mon sens la liberté aux soignants et aux personnes avec autisme et leurs parents le choix de se tourner vers ce qui leur parle plus, leur convient mieux. Pourquoi ne peut-on pas faire de la place à tout ce qui peut être aidant. La psychanalyse auprès des personnes avec autisme ne se résume pas à la cure type, les théories analytiques aident à penser. La psychanalyse n'a jamais eu comme vocation à rechercher des causes, elle ne peut donc pas être culpabilisante. Ce sont certaines personnes qui ont utilisé cet outil de manière culpabilisante et à mauvais escient, on ne peut résumer la psychanalyse à la pratique de certaines personnes. Il serait temps de faire de la place à chacun et d'essayer de travailler de concert dans un respect de ce que chaque technique ou théorie peut apporter, dans l'intérêt des patients.

  • répondre
Régine Castaing (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:13
0

(suite)Je comprends la détresse des parents mais l'utiliser pour faire miroiter des réussites (relatives) et non totales est proprement scandaleux et les pressions sur les personnes sont d'un autre âge que l'on pensait loin de nous. Nous avancerons en étant côte à côte et non ennemis et nous demandons aux détracteurs d'abandonner leurs manipulations car elle ne sert pas la démocratie ni la liberté de pensée et on a mieux à faire pour ces enfants et ces familles abusées.

  • répondre
Hélène (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:10
0

Dans la région NPdC il existe un master unique en son genre de psychologie spécialisée en analyse appliquée du comportement. Associé à un labo de recherche et à un centre de prise en charge d’enfants TED.
Ce master risque de disparaitre suite au départ en retraite de celui qui a permis sa mise en place.
C’est le seul du genre en France, le centre de prise en charge est financé à titre expérimental pour la prise en charge de 20 enfants. Déjà 3 enfants en moins de 3 ans sont « sortis du programme » car il a été établi qu’ils pouvaient réintégrer un cursus scolaire normal. L’objectif de ce centre Albert Camus étant de remettre les enfants dans un processus d’apprentissage, de prise d’autonomie, pour qu’ils puissent réintégrer une scolarité normale.
Ce type d’expérience unique est général partout dans le monde, il fait l’objet d’une opposition farouche de la part de la psychanalyse en France.
Les demandes des familles ne sont pas nécessairement d’interdire la psychanalyse, mais d’abord de permettre le développement des alternatives (ABA, TEACH etc) or aujourd’hui il n’y a pas de prise en charge par la Sécurité Sociale pour ce type d’intervention, pas d’organisation des professions, pas d’information suffisante auprès des médecins pédiatres, généralistes, écoles… Nous avons 20 ans de retard en France sur la prise en charge de ce handicap, et de trop nombreuses familles font le choix de quitter le pays pour pemettre à leur enfant une prise en charge efficace;
Voir : www.lamaintendue.fr ou aba-France.fr

  • répondre
eric (anonyme) @ Hélène (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:39
0

"permettre le développement des alternatives (ABA, TEACH etc)"
Je voulais juste souligner que ces méthodes ne sont pas "alternatives", mais bien des méthodes institutionnalisées et financées par les pouvoirs publics. Les méthodes dites "alternatives" ne permettent pas aux parents de toucher un centime, même si la prise en charge donne de bons résultats....
Cordialement

  • répondre
anne-cécile (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:08
0

massivement, les familles rejettent la psychodynamique. seuls les professionnels défendent leur job depuis 40 ans

  • répondre
anne-cécile (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:07
0

massivement, les familles rejettent la psychodynamique. seuls les professionnels défendent leur job depuis 40 ans

  • répondre
Anonyme (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:06
0

La position du gouvernement vis à vis de l'autisme est stupide, et "2012 année de l'autisme"est en fait "2012 année d'ABA et TEACHH", méthodes comportementalistes victorieuses et financées, mais qui n'amènent pas nos enfants vers l'autonomie, juste vers de "bons comportements", histoire qu'ils semblent intégrés à la société, mais qui passeront leur existence scolaire collés à des AVS, et leur vie d'adulte dans des structures spécialisées... "2012 année de l'autisme" avec son interdiction des méthodes AUTRES que ABA et TEACHH ne fait que verrouiller la course à la légitimisation des méthodes "alternatives" qui elles fonctionnent et sortent des enfants de leur autisme !
Je suis papa d'un petit garçon TED. Mon enfant est pris en charge par une méthode à domicile qui s'appelle "les 3i", méthode développementale, "alternative", non financée, mais qui donne de très grands résultats...
Ma situation financière est dramatique, je commence à vendre mes meubles pour m'en sortir, mais mon fils rentrera à l'école de notre commune en septembre prochain, SANS AVS, avec la satisfaction d'avoir pu éviter une approche comportementaliste "au susucre" !!

  • répondre
parent 3i (anonyme) @ Anonyme (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 13:38
0

je sui maman d'un gargon qui suit la methode 3 i et nous en sommes très content. elle mérite d'etre reconnue. cependant je ne partage pas votre opinion sur les methodes comportementales qui sont adaptées à certains enfants et pas d'autres. renseignez vous vraiment sur l'origine de la methode 3 i et vous verrez qu'il y a plus de points en communs ( individuel ,intensif, l'idée de pairing: couplage interactif avec l'enfant) que de differences. De nombreux parents font 2 ans de 3i (avec succès)pour rattrapper le psychomoteur, le sensoriel, la communication et passent ensuite à aba quand l'enfant est pret aux apprentissages.LE VRAI PROBLÈME EST LE LIBRE CHOIX DES PARENTS QUI EUX SAVENT LES BESOINS DE LEUR ENFANT.

  • répondre
Sébastien, psychologue (anonyme) @ Anonyme (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:14
0

Bonjour,

La méthode 3I n'est pas sans critiques, mais effectivement, c'est aujourd'hui celle qui fonctionne le mieux sur l'autisme. La démarche comportementaliste est plus rapide, mais c'est effectivement du "dressage".

  • répondre
anne-cécile (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:04
0

aujourd'hui, aucune famille ne défend la prise en charge psychodynamique de l'autisme. seuls les professionnels défendent leur job!!!

  • répondre
Régine Castaing (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:03
0

Cette émission tombe bien face à ce remue-ménage.
Je suis atterrée par les attaques d'une violence inouïe et sans précédent concernant la psychanalyse et les personnes attaquées dans leurs pratiques.
Pour aider les autistes, il faut un panel pluridisciplinaire de soins et non la destruction des outils de l'autre. Il n'y a pas plus de validation sérieuse et non faussée pour les méthodes comportementales (ABA) que pour la psychanalyse.
R.Castaing Formatrice. Psychologue clinicienne

  • répondre
Romain, étudiant en psychologie clinique (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:02
0

Il faut écouter les autistes (voir Lacan quotidien n°155)
Les autistes ont le droit aussi d'aller à l'école. Mais les méthodes éducatives sont très diverses.
Teacch respecte l'enfant et s'adapte à l'enfant alors que ABA dresse le patient autiste.
Mais l'apprentissage ne suffit pas, car le patient autiste souffre...

Venez vous renseigner sur la psychanalyse de l'autisme sur www.psychanalysepourlautisme.com

  • répondre
Anonyme (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:02
0

Dans la présentation de l'émission qu'on entend à la radio, ce n'est pas la Haute Cour de Justice qui est citée pour interdire la pratique de la psychanalyse auprès de personnes autistes mais la Haute Autorité de Santé (HAS). Faites attention, c'est bien différent !

  • répondre
Anonyme (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:00
0

Je suis le papa d'un enfant de 11 ans qui est autiste. Je rencontre énormément de difficultés quand à sa prise en charge et le respect de ses droits élémentaires. Je mets en place une pétition sur internet pour dénoncer l'inertie et l'incompétence des institutions qui ont en charge de faire " grandir" des enfants comme mon fils.
Je tiens à témoigner ma solidarité à tous les parents d'enfants autistes que la psychiatrie française culpabilise et dont les structures ne sont en rien adaptées pour faire grandir et rendre autonome nos enfants, bien au contraire; surtout NE LACHEZ RIEN !

Cordialement.
Un papa en lutte depuis maintenant 10 ans...

Ref/ Convention internationale des droits des enfants Du 26 janvier 1990 article 23

  • répondre
Jean (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 09:57
0

J'ai fait soigner mon fils de 3 ans - déclaré autiste léger - par la biopsychanalyse. Une nouvelle méthode (thérapie) apparemment peu connue du public. Les résultats ont été spectaculaires. Est-ce que cette méthode va être interdite? (D'autres personnes me rapportent les mêmes résultats sur leurs enfants.)
Merci de votre réponse

Ps: je ne vois pas mon mail s'afficher. Peut-être manquait il mon nom.

  • répondre
ISIS (anonyme) @ Jean (anonyme),
jeudi 16 février 2012 à 12:57
0

EXPLIQUEZ CE QU' EST CETTE PSYCHANALYSE?

  • répondre
Anonyme (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 09:57
0

Je n'ai jamais compris le rôle de la psychanalyse auprès des personnes autistes. En effet, la psychanalayse est pour moi (peut être que je me trompe) orientée vers le langage. Elle est basée sur la parole, laquelle reflèterait ce qui se cache dans notre inconscient. Or, on sait que l'une des caractéristiques de l'autisme sont les troubles de la communication (expression comme compréhension). Et, chez au moins 50 % des personnes touchées par l'autisme, le langage verbal est absent, et le restera pour la plupart d'entre elles. Dans cette situation, comment les thérapeutes interviennent-ils ? Si, à mon humble avis, la psychanalyse n'est pas adaptée auprès de ces personnes, elle peut, à contrario, l'être auprès des professionnels, lors des temps de réflexion, de prise de recul par rapport aux situations vécues par ces derniers, ...

  • répondre
anne-cécile (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 09:55
0

je suis la mère très très en colère d'un autiste sévère de 5 ans 1/2; l'hopital de jour a refusé de poser un diagnostic pour "ne pas enfermer l'enfant dans une étiquette", on nous a affirmé "qu'il est urgent d'attendre", qu'il fallait "faire le deuil de ses progres", ''qu'il ne saurait jamais rien faire seul"," qu'il ne deviendrait jamais continent", "qu'il fallait attendre l'émergence du désir".... on nous a proposé de le déscolariser et de le laisser dans des piscines à balles et autres ateliers contes... nous avons fui à toute jambe et mis en place une prise en charge adaptée au handicap de notre petit garçon qui progresse à grands pas pour la modique somme de 2500 euros par mois, non pris en charge !
nos enfants ne sont pas malades et n'ont pas besoin de soins. ils sont handicapés et ont besoin d'une éducation adaptée à leur handicap; on apprend le braille aux aveugles, on ne les enferme dans des hopitaux en attendant qu'émerge chez eux le désir de voir !

  • répondre
Henri (anonyme) @ anne-cécile (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:48
0

Je comprends que votre situation est très difficile, mais étant moi-même handicapé, je ne peux pas laisser écrire qu'être handicapé n'est pas être malade ! Je ne connais pas une seule personne ayant un handicapé sérieux qui n'ait pas besoin de soins du fait de son handicap. Le problème, c'est de savoir quels soins sont nécessaires, ce qui dépend de chaque cas. L'être humain n'est pas une machine, ce qui réussit pour certains ne marche pas pour d'autres.

  • répondre
Chris (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 09:51
0

Je suis maman d'une jeune fille autiste et membre fondateur d'une association de parents et de personnes autistes.
Trois éléments me semblent importants pour comprendre les effets dévastateurs de la psychanalyse dans le cas de l'autisme :
- Lorsque l'enfant ne parle pas, les soignants d'obédience psychanalytique vont attendre "l'émergence du désir de parler". Une personne autiste non stimulée par des techniques appropriées risque fort de rester mutique toute sa vie et donc à l'écart de toute vie sociale (elle sera donc également une charge pour la société).
- Rechercher à tout prix l'origine du handicap dans une mauvaise relation mére-enfant est un a-priori inacceptable par les familles, d'autant plus que l'état des connaissances actuelles donne de nombreuses autres clés pour expliquer l'autisme.
Rien n'est pire que d'ajouter la culpabilité à la détresse.
L'autisme résulte vraisemblablement de multiples facteurs et beaucoup de progrès reste à faire dans ce domaine mais, de grâce, que les médecins aident les parents au lieu de les incriminer.
Dans le cadre de mon association (www.asperansa.org), j'ai rencontré un grand nombre de familles aimantes démolies par des théories inadaptées.
En pesant mes mots, je n'hésite pas à dire que le traitement de l'autisme par la psychanalyse est un scandale de santé publique et la France est montrée du doigt par la plupart des autres pays.
- Enfin, le refus de donner un diagnostic répandu chez les professionnels de la santé, entraine pour les parents une errance médicale génératrice de beaucoup de souffrance. Ne pas stigmatiser, certes, mais informer, c'est le minimum.

  • répondre
Frédérique (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 09:38
0

Notre fille est âgée de 15 ans. Elle est scolarisée en lycée public en classe de seconde. Diagnostiquée à l'âge de 9 ans, nous avons été RETARDES voire EGARES durant 5 ans "grâce" à la psychanalyse. La prise en charge psychanalytique lourde que nous avions choisi par défaut d'information et de connaissance de la réalité de l'autisme (nous ne pouvions imaginer ce qu'est l'autisme asperger) a retardé la prise en charge de notre enfant.
5 ans de temps précieux perdu, de doute et d'ignorance de ce dont souffrait réellement notre fille. Mise en accusation perverse de la mère au plan familial, doute quant à l'intégrité du père face à sa fille, nous percevions tout en filigrane. Notre famille est une rescapée de ces pratiques inimaginables au XXI ème siècle. Je tiens à ce que mon témoignage issu d'une expérience vécue soit publié, et je vous en remercie vivement. La psychanlyse, sous sa forme pure et dure lacanienne ne devrait plus avoir droit de cité dans le traitement de l'autisme.

  • répondre
Sébastien, psychologue (anonyme) @ Frédérique (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 10:12
0

Bonjour, vous avez précisée dans votre message : La psychanlyse, sous sa forme pure et dure lacanienne ne devrait plus avoir droit de cité dans le traitement de l'autisme. Tous les psychologues/psychiatres ne sont pas lacannien ni membres de l'Ecole de la Cause Freudienne. C'est là un amalgame régulier entre les "fous de Dieu" (Dieu étant ici Lacan) et le reste d'une profession qui sait faire la part des choses, avoir une démarche scientifique etc.

  • répondre
Sébastien, psychologue (anonyme),
mercredi 15 février 2012 à 09:29
0

La réaction de Patricia est assez symptomatique. Vous faites une confusion entre les maladies somatiques et les maladies mentales, il est assez dommageable de poser la question : La psychanalyse soigne-t-elle le cancer ? ce n'est pas son rôle. Le soucis étant que la psychanalyse n'est souvent vu que sous le spectre de certains psychanalystes, qui ne représentent en rien l'ensemble des professionnels psychiatres ou psychologues. N'oublions pas que le Behaviourisme est avant tout du conditionnement. Certes, peut-être cela donne-t-il des résultats, mais à quel prix ? De plus, je vois difficilement comment une cour de justice pourrait interdire la prise en charge de l'autisme par les théories psychanalytiques, il y a, à mon avis, un problème juridique dans cette question : Le statut des psychiatres et des psychologues leur donne une liberté de conscience, qui serait incompatible avec cette loi. La constitution garantie la liberté d'expression et d'opinion, qui à mon sens est là encore incompatible avec l'idée de dire : nous interdisons une école de pensée. Car il s'agit bien de cela. Rappelons qu'aujourd'hui, l'autisme recouvre tout le champs des psychoses infantiles (sans logique scientifique d'ailleurs). Avant de prendre de telles décisions, il serait bon de :
- Vérifier leur légalité.
- Définir l'autisme
- Faire une étude indépendante et sérieuse sur les prises en charges thérapeutiques de l'autisme.
Autrement, cela restera une guerre comportementaliste/psychanalyste, arbitrée par les parents.

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