Et si la sexualité devenait un droit ? C'est la proposition iconoclaste qu'a soutenue la philosophe Marcela Iacub. L'idée serait de créer un "service public sexuel", notamment pour les personnes handicapées. Et bien nous à Service Public, un service public universel, cela nous donne à réfléchir...
Reportage de Raphaëlle Mantoux
"Du coeur au corps" : c’est le nom d’une formation suisse destinée au personnel médical. Catherine Agthe Diserens est sexo-pédagogue en Suisse. Elle y forme des assistants sexuels aux handicapés. La dernière fois que le sujet a été évoqué en France c’était en 2011 et Roselyne Bachelot l’assimilait à de la prostitution. Lundi, Catherine Agthe Diserens, la formatrice suisse, était en banlieue parisienne à la Fondation Mallet qui accueille des handicapés à très longue durée. La formation dure 3 jours : le but est de sensibiliser les soignants à la sexualité des handicapés. Autour de la table des thérapeutes, des infirmiers et des aides-soignants découvrent un sujet peu ou jamais abordé au cours de leur travail. Notre reporter Raphaëlle Mantoux assiste à la première matinée de formation. Dans un premier temps, les participants dessinent leur vision de la sexualité et du handicap.
Evènements :
1) un colloque sur le thème du handicap et de la sexualié aura lieu le 11 décembre au groupe hospitalier Henri Modor à Créteil.
2) Le film "Hasta la vista" de Geoffrey Enthoven sera projeté au Mk2 Quai de Seine (Paris, 19e) le 25 novembre à 10h30 à l'initiative de l'association de Diane Maroger "Retour d'image" en partenariat avec CH(s)OSE. L'entrée sera gratuite et le film en audiodescription avec sous-titre pour les sourds et aveugles.

































A lire les commentaires, j'ai l'impression que beaucoup croient que répondre aux besoins sexuels est aussi vital que répondre aux besoins de manger, de boire, de dormir au chaud.
On peut mourir de faim, de soif de froid. On peut être malheureux de ne pas avoir de contacts physiques, tendres et / ou sexuels, mais on n'en meurt pas. Nous évoluons dans une société où le sexe est partout : dans les émissions TV, dans les publicités, dans les magazines féminins et les revues pornographiques. Parfois érigé en loisir, en jeu qu'il est incontournable de pratiquer pour être "normal", en un besoin physiologique irrépressible que l'on doit pouvoir assouvir à n'importe quel prix, y compris au prix de la prostitution qui consiste à réduire à l'état d'objet des personnes, hommes et femmes, qui sont en très grande majorité eux-mêmes repoussés aux marges de la société.
Si on veut lutter contre la prostitution et malgré cela améliorer la vie sexuelle des handicapés alors j'ai l'idée suivante : on pourrait créer des cours de "drague" gratuits pour les handicapés, ce qui leur permettrait de rivaliser avec les valides sur le marché de la séduction. Du coup on formerait des sortes de coachs pour la drague, ce qui vaut mieux que de former des assistants sexuels d'un point de vue moral et éthique.
Il me semble que la prostitution est souvent une bonne réponse à la demande des handicapés en matière de sexualité, seulement cela coûte cher et les handicapés ne peuvent pas souvent se le permettre financièrement parlant. Moralité : il faut augmenter les allocations pour les handicapés. CQFD
J'aime ce sujet car il ouvre une porte sur une problématique dont la portée est à l'évidence mal mesurée par la majorité des locuteurs. D'abord parce qu'en reconnaissant la sexualité comme un besoin physiologique de base qui doit être satisfait pour permettre l'état de bonne santé (et l'OMS parle même d'un "droit à la santé" pour tous), il en fait une problématique potentiellement valable pour tous les citoyens (et citoyennes bien entendu). Et le sujet va devenir amusant quand il va falloir placer le curseur du handicap permettant de justifier l'assistance. Dans les pays anglo-saxons, la personne handicapée est qualifiée en termes "politiquement corrects" de "physically challenged" et il va falloir préciser où commence la difficulté pour bénéficier d'une vie sexuelle satisfaisante; je doute qu'on limite d'emblée le débat aux amputés des 2 bras ou aux tétraplégiques qui n'ont pas la possibilité de se soulager "manuellement", comme s'en contentent malheureusement de nombreuses personnes considérées comme "bien portantes" mais concrètement tout "simplement" trop moches, trop grosses, trop "pue de la gueule", trop "petite bite", trop chauves, trop bègues, trop timide, trop "simple" et...trop pauvres pour le marché clandestin des prestations tarifées!
Oui à l'aide au sexe pour tous ceux qui en ont besoin!!
J'ai été très touchée par le film Nationale 7 où Olivier Gourmet joue le rôle d'un myopathe dans un foyer d'adultes handicapés. Grâce à une éducatrice de son foyer qui se donne la peine de rechercher une prostituée susceptible de l'accueillir, puis de lui fournir et de lui poser un préservatif (elle, l'éducatrice !) Il va pouvoir enfin connaître "les joies du corps".
C'est une réalité incontestable : la personne handicapée ne fait pas rêver, n'excite pas la libido... Est-ce parce qu'on attend toujours, plus ou moins consciemment, le prince ou la princesse charmante qui nous emmenera vers le bonheur sur son cheval blanc mais pas sur son fauteuil roulant...? Il y a un gros travail à faire dans ce domaine pour faire évoluer nos mentalités.
Oui, excellent film, dont j'aurai voulu pouvoir parler lors de l'émission mais n'ai pas eu le temps. Ce film aborde aussi la problématique des femmes !
Et il montre que la problématique de la sexualité n'est pas que celle des personnes handicapées : beaucoup d'hommes et de femmes sont touchés, malgré les apparences de "no problem".
Merci de votre réaction !
Retour d'image a adapté Nationale 7 pour le DVD édité par Blaqout.
J'ai bcp vu citer de films mais il en manque un Dance me to my song, film australien (1998), qui donne un point de vue feminin de l'handisexualité.
à rajouter à la liste de ceux dejà cité
-alta vista
-nationale 7
- de rouille et os
-intouchables
en faisant des rechercherches je suis tombée sur un projet http://www.kisskissbankbank.com/etreinte-publique
de long metrage plutot drole .allez voir
Oui, et "Dance me to my song" fait aussi partie du catalogue des films programmés par Retour d'image lors de son 1er festival en 2003. www.retourdimage.org
Le role principal est tenu par Heather Rose, IMC et co-auteure du scénario.
Le n'est plus distribué en France et il demeure actuellement introuvable, car jamais édité en vidéo. Mais il représente surtout la problématique de la vie autonome des personnes lourdement handicapées.
La sexualité des... Handicapés...
"La tête au carré" propose quant à elle un sujet cet après-midi sur "la sexualité des animaux". C'est un travail en passerelle ? Ou un sujet porteur ?
D'abord, on pourrait parler des Personnes handicapées plutôt. Il me semble que ce serait un peu plus respectueux.
Et puis, je propose de parler dans une prochaine émission de la sexualité de Guillaume Erner. Eh bien oui, pourquoi pas ?
Car au risque de paraître réac, je ne vois pas pourquoi la sexualité des personnes handicapées, hommes ET femmes seraient étalées sur la place publique et devrait être décidée par des "experts" es sentiments des autres.
Mettre ce sujet sur la place publique montre bien que certaines catégories de personnes dans notre société ne sont pas toujours pas considérées en 2012 comme des citoyens à part entière. Les personnes handicapées doivent avoir les mêmes droits que les autres, que ce soit pour ce qui concerne la sexualité, mais aussi pour l'accès à l'école, aux loisirs, au travail...etc...
Il faut faire avancer les droits des minorités de façon globale mais que des personnes dédiées s'arrogent le droit de décider de la sexualité d'autres, ça me hérisse plutôt.
Ma fille est porteuse d'une anomalie génétique rare. Si ses capacités cognitives et de communication lui permettent un jour de m'expliquer ses désirs dans ce domaine, je ferai en sorte d'aller dans le sens de sa demande, loi ou non. C'est son problème, ce sera le mien aussi, mais que je n'irai pas étaler sur la place publique.
http://lemondedecamille.free.fr
Bravo pour votre réaction !!
Bravo pour votre réaction !!
Frédérique, beaucoup d'handicapés, (pardon, de personnes handicapées) n'ont pas la chance d'avoir une mère comme toi qui veille sur leur épanouissement sexuelle. Ils sont souvent seul face à leur misère sexuelle et cette émission peut les aider à s'en sortir. Ca te hérisse que Guillaume Erner décide de parler de leur sexualité à leur place? Mais le reste du monde décide de nier leur désirs sexuels, c'est autrement plus grave. Alors merci Guillaume Erner, même si toi et ta fille n'avaient pas besoin de lui.
J'ai écouté votre émission ce matin, à mon désespoir je suis président de deux associations liées a la rédaction d'un projet d'un éventuel service d'assistance sexuelle en France. Impossible de vous avoir au tel. Émission bancale politiquement trop sage vous n'avez pas annoncé la sortie de grand livre :" Je veux faire l'amour" au édition autrement de Marcel Nuss une des personnalité de référence oui c'est vrai il n'est pas à l'APF, l'association qui a le monopole du handicap en France. La semaine dernière sur l'antenne de RTL, celle-ci a consacré une heure d'émission sur le même sujet autrement plus intéressant je regrette que sur le service public on travaille aussi mal sur un sujet si grave et sous estimé. Cette émission que je vais essayer d'oublier le plus vite possible quand ma colère sera retombée et j'espère qu'un France Inter ou un service public médiatique fera une vraie émission sur un sujet aussi douloureux. Je connais des personnes handicapées que si il pouvaient bouger un petit peu leurs bras et mains ils se suicideraient tellement ils n'en peuvent plus et vous vous nous racontez le succès de film et des infos que tous ceux qui s'intéressent à la question connaissent. Allez j'arrête j'ai envie de pleurer quand je voix mon pays que j'aime s'enfoncer dans autant de médiocrité allez je ne suis pas un vrai méchant je vous mets 5/20 juste parce que vous en avez parlé. Bonne journée
On dirait de la pub et de la rancoeur ... et sous anonymat en plus
Je n'Aime ps
je viens d'écouter votre émission ; je constate que seuls des pro'assistance sexuelle étaient invités, les autres étant visiblement considérés comme des attardés politiques. Je suis handicapée depuis dix ans 'amputée des jambes et d'une main), j'ai eu deux enfants dans une autre vie et suis divorcée depuis mon handicap. Mon cas est loin d'etre isolé, la plupart de mes amies vivent seules aussi, si elles font appel à des services sexuels, on parlera de prostitution mais pas moi ? Déjà on nous fait payer des médicaments dits de confort, qui paiera ces assistants ? N'est-ce pas plutot un moyen de faire croire qu'on pense aux pauvreszhandicapés sans augmenter leurs revenus et favoriser les possibilités de rencontres en développant les transports, en rendant les lieux publics accessibles ? Et qui fera ce "travail" ; j'adhère à deux associations de femmes, la 3maison des femmes de Montreuil où noius luttons contre la prostitution et FDFA, association de femmes handicapées qui s'opposent à cette mauvaise réponse apportéez à un vrai problème .
France Inter est ma radio préférée : elle m'accompagne quotidiennement. Et pourtant, je suis (et ce n'est pas la première fois) ulcérée par le fait que vos journalistes continuent à utiliser l'expression "Les handicapés". C'est également vrai dans le titre de votre émission. En l'utilisant, vous continuez à grouper un nombre considérable de gens très différents qui peuvent être définis par plein d'autres critères que leur handicap.
Je suis atteinte de la maladie des os de verre. Mon handicap est d'être de petite taille et de me déplacer à l'aide de deux cannes anglaises. Pour le reste (et c'est la majorité de ma personne), je suis une femme, de 50 ans, mariée, sans enfant, cadre supérieur de la fonction publique, brune, avec les yeux verts. Je suis nulle en dessin mais très douée en musique. Je ne suis pas sportive (et forcément limitée dans ce domaine) mais j'ai traversé l'Atlantique en catamaran, de la Guinée Bissau à la Martinique. J'aime la crème de marron et la chanteuse Camille, les ressources humaines et le cirque. Je suis affectueuse, démonstrative, j'ai de l'humour et trop de franchise. Je rêve de vivre à la campagne avec mon homme et d'avoir un potager, bref, je suis juste UNE PERSONNE, handicapée certes, mais bien unique et identifiable par des tas d'autres choses que mon handicap. Je ne me reconnais pas dans "lézandikapé" (même Raphaëlle Mantoux, après son reportage sûrement instructif et émouvant, continue à tout mettre dans le même grand sac pitoyable...). Je vous demande très fermement de passer le mot dans vos rédactions, auprès de vos reporters et journalistes. Arrêtez s'il vous plait d'utiliser l'expression "les handicapés", expression qui est bannie de tous les textes officiels depuis plusieurs décennies. Vous ferez preuve de lucidité, de réalisme et, si ce n'est pas trop vous demander, de respect envers toutes les personnes qui ont un handicap, qu'il soit physique, moteur ou mental, et envers leurs familles, amis, collègues de travail, conjoints, amants, qui les aiment juste pour ce qu'ils sont : des individus uniques. En espérant vraiment être entendue... Cordialement
Je suis une femme, 58ans, deux enfants, divorcée deux fois, handicapée depuis dix ans ; j'ai la chance de pouvoir sortir, marchand avec des prothèses ; j'ai beaucoup d'amies non handicapées qui vivent seules elles aussi mais travaillant dur n'ont guère le temps de sortir et faire des rencontres. Dans toutes ces discussions je constate qu'on parle essentiellement des hommes et de leurs besoins (visibles), beaucoup moins des femmes. Si je demande un aidant sexuel, cela sera autorisé, mais mes amies seraient condamnées ? Car à un certain age, cela devient difficile de trouver quelqu'un...Et puis qui va payer ? Déjà pour les médicaments il faut payer ! Enfin, de cette façon on n'aura réglé le problème de l'accessibilité puisque l'aidant viendra à domicile . Il existe d'autres associations que l'APF, FDFA par exemple et des associations féministes comme les Maisons des Femmes qui auraient peut-être leur mot à dire car on sait très bien qu'une fois de plus ce seront surtout des "assistantes sexuelles" qui feront ce travail !
Bonjour Achesnais,
votre générosité et votre attachement à l'égalité me touchent. Comme vous, je défends un accompagnement adapté pour chacun. J'ai le sentiment que si un accompagnateur est en harmonie avec lui-même et sa sexualité, il sait intégrer la sexualité dans toutes ses dimensions dans ses prestations et il est déjà supervisé et en échanges de pratiques, ce qui est une garantie nécessaire et suffisante. S'il accompagne une personne non handicapée, elle n'a pas besoin d'assistance sexuelle et peut donc être accompagnée jusqu'à l'autonomie. Dans le cas contraire, il y a besoin d'assistance. Mais pour moi, il s'agit d'une assistance comme une autre qui nécessite une formation complémentaire, comme lorsque j'accompagnais les médecins généralistes de garde la nuit et les fins de semaine. Ni plus, ni moins.
Revendiquons un droit commun adapté pour chacun. Et laissons les professionnels de l'accompagnement organiser leur profession libérale avec comme juge d'abord leur conscience et leurs pairs, comme les médiateurs d'ailleurs.
Personnellement, je ressens l'idée de service public dans ce domaine comme une sorte de carcan face à une question fondamentalement humaine touchant à l'intime profond d'un être.
En tant que médiateur, comment puis-je aider chacun à mettre à distance ses préjugés, ses peurs, frustrations... face au sujet sensible de la sexualité, comme chaque fois que je suis en situation de médiation ? Sincérité, courage et lucidité peuvent aider. Combien de temps encore les personnes en demande voire en souffrance, devront-elles attendre pour qu'une synthèse partagée suivie d'une décision soit effective et qu'elles puissent en bénéficier de leur vivant ?
En tant que citoyen, ce marronier journalistique me met TRÈS en colère...
je crois que notre société à un héritage d'idée reçue qui vient du moyen age, tout le monde sait que partout dans le monde la prostitution existe , d'ailleurs même certains disent que c'est le plus vieux métier du monde , donc ce n'est pas l'acte en lui même qui dérange, mais l'idée qu'ils s'en font qu'une personne handicapé puisse aimer est être aimé, le handicape n'est pas une maladie contagieuse il faut que cela soit dit haut et fort
le handicap n'est pas une maladie contagieuse, merci de commencer a en parler ouvertement et de tout faire pour que cela devienne possible
Où commence le handicap ? Un homme doté d'un micro-pénis ne permettant pas la pénétration est-il un handicapé ?
Où commence le handicap ? Un homme doté d'un micro-pénis ne permettant pas la pénétration est-il un handicapé ?
Nier la sexualité des handicapés fait parti des hypocrisies conservatrices comme la légalisation des drogues, le mariage des gays, l'euthanasie, la remise en question de l'avortement, et autres idéologies racistes (anti roms) pleine de préjugés tenaces d'une frange de la population plutôt primaire et proche de l'ultra droite...
Bonne initiative cette émission.
Je regrette simplement que l'on ne parle que d'une moitié des personnes handicapées : que faites-vous des femmes en situation de handicap ? Elles ont une sexualité, comme les hommes, et ont des besoins, des droits, comme eux.
Bonjour,
j'ai également vu ce film "hasta la vista", très bien. Il soulève très bien la question de la sexualité des personnes handicapées MASCULINES mais comme d'habitude la question de la sexualité féminine est totalement mise de côté...
C'est parce que les hommes ne pensent qu'à ça, c'est bien connu;)
Je suis toujours touchée de voir que certaines personnes osent en parler.
Actuellement étudiante dans le domaine de l'audiovisuel, j'ai eu la chance au cours de ma première année de faire partie d'une équipe de tournage, composé d'étudiants, d'un court métrage, traitant de la sexualité des personnes en situations de handicape. En revenant de ce tournage, qui m'a marqué, qui nous a tous marqués, j'ai commencé à parler du sujet, de cette sexualité, à ma famille, mes amis, et ai constaté que les gens ne réagissent pas ou restent tabous, lorsqu'on l'évoque.
Pour moi, il est clair que nous avons un retard sur le traitement de ce sujet.
Je suis heureuse de constater que Radio France traite ce sujet, qui mérite amplement l'attention de tous.
Quand je pense que certains voient la France comme:
1/ un pays rationnel
2/ un pays qui a connu une libération sexuelle générale
3/ un pays de sexualité sans tabous...
Tout cela est faux naturellement et affligeant. Pour davantage coller à la réalité il faudrait répéter sur tous les tons : la France est un pays coincé sexuellement !
La sexualité quand on est handicapé est un problème certes, mais l'accès aux sentiments également. J'ai un handicap visuel, j'ai vu certaines femme penser que de faire l'amour pouvait les contaminer.
Le regards des autres c'est le plus difficile. Aimer être aimé, être vu dans le regard de l'autre comme une personne n'est-ce pas ça l'amour ? Dès lors, l'accès à la sexualité devient plus facile.
Il y a encore des endroits ou établissements qui interdisent la sexualité et même les activités de loisirs en commun, homme, femme.
Sexualité des Handicapés, personnes hanicapées, ça vous étoufferait de l'énoncer ainsi? Vous feriez mieux de vous intéresser à la manière sont traitées ces personnes au pays des droits de l'homme: on traite mieux les ours!
Bonjour. Ma fille de 20 ans est une jolie jeune femme, mais elle est autiste profonde et en tant que telle a beaucoup de mal à communiquer avec son entourage. Il faut être très proche d'elle affective ment pour la comprendre. Bien sûr je me pose plein de questions relativement à sa vie affective et sexuelle, car il est bien évident que "ça" la travaille comme n'importe qui de cet âge. La "grande cause nationale" prend fin dans moins de deux mois. Où en est-on ?
le tabou n'est pas tant sur les personnes handicapées physiques, qui "ont tout leur tête" que sur les personnes handicapées mentales. Je travaille auprès d'adolescents déficients intellectuels, avec des troubles de la personnalité, et là, le tabou est bien différent, car sexualité sous-tend aussi procréation, et il faut bien dire que la France fait preuve d'un eugénisme certain dans cette situation. en fait, la question est : Autorise-ton les fous à être amoureux?
Complètement d'accord avec vous. Je travaille (enseignante spé) également avec des enfants et ados déficients, l'affectivité et la sexualité restent un tabou dans de nombreux IME. J'ai eu la chance de réaliser un projet avec des éducatrices spécialiséees et une psychologue de mon établissement sur ce thème. Nous avons abordé la sexualité à travers l'Art et réalisé un "Jeu de l'oie" pour ados. l'affectivité et la sexualité devraient vraiment faire partie des projets d'établissement...
Il y a un film de Jean-Pierre Sinapi "Nationale 7" qui explique bien les questions que peuvent se poser des soignants devant une demande "sexuelle".
Film très drôle et très tendre
Un film à voir Hasta la vista! 3 jeunes hommes handicapés (tétraplégique, paraplégique et mal voyant) qui décident d'aller en Espagne pour pouvoir avoir des relations sexuelles avec des prostituées. Réaliste, drôle et émouvant
Marie
Éducateur spécialisé, j'ai travaillé en équipe sur le sujet de la sexualité des adultes handicapés mentaux à partir du film Nationale 7.
Puis nous avons cherché des prostituées susceptibles d'accepter notre public...
Ensuite, à la demande des hommes, nous les avons accompagnés voir ces dames.
Si au départ il y a eu enthousiasme des hommes, ils ont au fil du temps découvert que cela ne comblait pas leur désir (relation affectueuse), et se sont tournés peu à peu vers les femmes de leur E.S.A.T.
j'écoute france inter et découvre le thème de ce matin. Je suis séparée de mon mari depuis 1 mois. Une procédure de divorce est en cours. Il est handicapé.
moi, je pense qu'il est possible de vivre, d'avoir une vie sexuelle avec un HOMME handicapé. Mais quand cet HOMME handicapé n'est plus qu'un HANDICAPE, alors cela devient difficile... Le corps de l'être aimé se transforme en douleurs, en dégout. OUI, il y a des choses à faire, des aides à mettre en place mais parfois cela ne suffit pas. Il faut d'abord que la personne handicapée reste une personne et ne sombre pas dans une identité d'handicapé et c'est tout. C'est notre histoire... Je revis de l'avoir quitté. OUI, on peut trouver des loisirs, des salles de ciné, pas mal de choses à faire avec un peu d'organisation. MAIS une fois encore, il faut que la personne handicapée soit prête à surmonter son statut. Sinon, c'est l'enfer pour son entourage. Je n'étais plus que maman, infirmière, mais plus épouse et cela peut être d'une violence plutot forte.
voilà! cela me bouleverse encore d'en avoir fini cette histoire d'amour mais difficile de vivre avec un HANDICAPE. Il faut réussir à garder son identité d'homme, ou de femme. Même si c'est surement plus facile à dire qu'à faire, jejle sais
Mais il n'y a pas que les handicapés qui ont besoin d'un service public sexuel !! Réouvrons les maisons closes !
Bonjour,
Le thème de votre émission me fait penser à un film belge que j'ai vu en Espagne : "Hasta la vista". Ce film très émouvant raconte l'histoire de trois jeunes handicapés qui décident de partir en Espagne pour connaître (et acheter) enfin les plaisirs de l'amour et du sexe. C'est un film qui mêle l'humour à l'émotion. Allez le voir, vous ressortirez de la salle transformés...
créer un service public sexuel ?
qui parle de supprimer la prostitution ?
ouvrez les maisons closes !!!
En tant que personnes handicapées lourdement dépendantes, on ne peut plus se permettre d'abandonner les personnes handicapées dans un domaine qui fait parti de la santé et des droits fondamentaux humains ! Même si personnellement, je n'ai pas spécifiquement besoin d'une assistance sexuelle, ce n'est pas pour autant que je n'ai pas besoin de faire l'amour comme tout le monde ! Il est temps de passer du statut d'intouchable à celui de touché ! Il est temps d'oser se rencontrer pour être envie ensemble, au delà des différences qui excluent ! Il est temps de passer à l'acte !!!
Oui ! Parlons en !
Je reprends la phrase de Marianne !
Je suis une jeune femme de 34 ans, artiste photographe de Montpellier qui mets en place un projet sur la vie affective et sexuelle des Femmes en situation de handicap. (le projet ici http://fr.ulule.com/coucher/ )
Les réactions sont parfois virulentes. Cela prouve bien, qu'il y a un vrai nœud à délier. Alors brisons les tabous!
Je reprendrais une phrase d'une personne du projet http://e-hlab.com (agence de modèle en situation de handicap) ...
« Plus nous verrons des personnes handicapées dans des situations de la vie quotidienne autres que celle de la victimisation, du misérabilisme ou de la souffrance, plus vite notre subconscient se mettra à jour pour une nouvelle vision du handicap. Une vision qui permettrait le développement d’un nouveau type de rapports avec des personnes en situation de handicap. » Deza Nguembock
Aux Plaisirs
Miss Buffet Froid
Oui, oui, parlons-en et surtout créons-le ! Offrons des services sexuels aux personnes handicapées (hommes ET femmes). Offrons du sexe aux prisonniers qui n'ont guère le choix qu'entre une main dans la culotte de leur compagne au parloir ou à des relations homosexuelles non-consenties.
C'est bien que vous en parliez mais je n'ose imaginer en écoutant le débat sur le mariage homosexuel, le tollé que cela va provoquer...
Vous l'aurez compris, je suis pour ! Bien à vous, Mariane
Avant de parler de la sexualité des personnes handicapées (pourquoi ce besoin d'étaler les difficultés de certains, parleriez vous à l'antenne de vos propres problèmes si vous en aviez, j'en doute...), pour quoi ne pas, plutôt mettre l'accent sur leurs difficultés à vivre un quotidien semé d'embûches, quand l'Etat se désintéresse totalement de leur place dans la société et qu'elles sont les premières victimes de discriminations sans que cela vous émeuve beaucoup!
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