Service public
par Guillaume Erner
du lundi au vendredi de 10h à 11h

l'émission du mercredi 18 janvier 2012
Le drame des devoirs
invité(s)
Serge Hefez
Psychiatre et psychanalyste Psychiatre des hôpitaux, psychanalyste, thérapeute familial et conjugal.
chronique(s)
programmation musicale

Gari Grèu
Si on était...
label : Harmonia mundi
parution : 2012

Charlie Winston
Hello alone
label : Atmosphériques
parution : 2011














L'école, cette vaste garderie qui se prend pour le Centre du Monde... mais voila que la "plante déborde du pot", alors il faut "casser", reprendre le contrôle : externaliser en assommant de devoirs, de commentaires assassins qui brisent la confiance en soi, d'exigences toujours plus inaccessibles... Et les parents eux-mêmes effrayés par le spectre du chômage, de l'échec social-scolaire en redemandent ! Que dirons nous à nos "bons élèves" quand leur seul possible avenir sera l'usine dirigée par des actionnaires Chinois ? Le système actuel nous prépare de jolis petits soldats désabusés et les Ministres carriéristes de se masturber la cervelle pour pondre le programme le plus novateur... Laissez nous vivre ! Et lâchez les gosses, les profs et les familles ! "Liberté Egalité Fraternité" ? "C'est au programme mais juste en théorie, parce que là nous n'avons plus le temps !"
Je suis mère de 2 enfants dont un en CE1, mon activité professionnelle est en lien avec la petite enfance, j'ai même exercé en partenariat avec des écoles maternelles.
Je dois avouer que les devoirs relèvent une ofis sur 2 de la corvéepour mon enfant et pour moi: après une journée d'école, de travail je préfèrerais souffler avec ma famille. les moments conviviaux amènent les enfants à grandir et se construire, ne l'oublions pas.
D'un point de vue personnel le rythme scolaire imposé à nos enfants est à mon sens inadapté à leurs besoins, surtout qu'aujourd'hui nos enfants étant stimulés et soulis aux stress des parents (emploi, finances..;) ils ont besoin d'évacuer physiquement...
Bonjour,
Merci d'avoir lancé avec votre émission le débat autour de l'école, le rôle de chacun et le risque que l'on court d'engendrer une société explosive demain, si on ne se pose pas les bonnes questions.
Les devoirs peuvent être un bon moyen de créer des ponts entre parents, enfants et professeurs s'ils sont bien dosés, avec une partie ludique, mais surtout si le dialogue entre les uns et les autres est établi dès le départ et que les contextes des enfants ont pu être pris en compte.
Plus que le phénomène des devoirs, c'est la pression en tout genre qui m'inquiète: pression scolaire car programmes trop chargés, pression des parents sur leur(s) enfant(s) avec la peur du publique notamment, surtout à partir du collège (la ghétoïsation du publique d'un côté, la surpopulation dans le privé de l'autre avec toutes les dérives que cela implique, tendance très répandue et inquiétante en Alsace.)
L'école dure longtemps. Si on veut que son/ses enfants puissent suivre des études, il faut leur donner envie, qu'ils trouvent plaisir à apprendre (relâcher donc la pression constante) et que leur projet de vie puisse se créer autour de leurs compétences et être, et non uniquement sur les projections de leurs parents (alimentés par des peurs diverses)... Un vrai dialogue entre l'Ecole et les parents est nécessaire pour que la confiance soit rétablie de part et d'autre et surtout que l'enfant puisse trouver la confiance en lui, en ses moyens et dans l'être qu'il est en train de devenir.
Enfin il faudrait réhabiliter les lycées pro en leur donnant les moyens, en motivant le corps enseignant...Car il y a de très bons et beaux métiers dits "manuels" qui demandent des connaissances et compétences particulières. Ces métiers sont rémunérateurs. Il faut cesser de vouloir envoyer tous les enfants à la fac et ainsi créer une manne majoritaire de futurs chômeurs. C'est bien là que le bas blesse: la pression est énorme dans les familles pour que les meilleurs passent entre les filets de la grande masse et arrivent champions, armés de diplômes, sur le marché du travail, laissant sur le bas-côté un grand nombre.
Lâcher les peurs et pressions, informer/se renseigner, dialoguer, établir des ponts entre les différents partenaires, questionner le sens, le devoir de l'école (en regardant de plus près les diverses méthodologies et formes éducatives qui existent et peuvent être complémentaires en les adaptant au contexte de l'enfant) et la place que chacun pourrait y trouver, afin que la scolarité d'un enfant ne devienne pas son pire cauchemar, mais soit un plaisir à vivre pour lui et son entourage... tout un programme possible pour aller vers plus d'égalité de chance dans un pays qui a toujours été fier de sa révolution et ses couleurs démocratiques !
Maman de deux enfants (7 et 10 ans) et femme active
Une de mes filles aimait l'école, aimait apprendre, savoir, connaître...elle était curieuse, enthousiaste. Elle était bonne élève, mais hélas, le système scolaire tel qu'il est, les classes surchargées, l'indiscipline, la surcharge de travail à la maison, l'ambiance générale extérieure...ont tout gâché, elle est devenue désabusée, sans motivations, puis s'est déscolarisée !...et il doit y en avoir des jeunes qui arrêtent leurs études, plus ou moins tôt, pour les mêmes raisons, alors qu'au début tout allait bien.
C'est une situation très douloureuse à vivre surtout quand on connaît le potentiel de départ de ces jeunes là !
Bonjour, je comprend le désarroi de certain parent face aux devoirs de leurs enfants de plus en plus dur et fatiguant ... Mon fils commence l'école à 9 heures et fini à 17 heures , le temps qu'il rentre fasse 4 heures à 5 heures edemi qu'il fasse ses devoirs il est vite 18 heures 30 environ 19 heures 30 nous passons à table il n'a pas faim 20 heures 30 la douche et les dents 21 heures au lit et le lendemain ça recommence debout 8 heures il est fatigué ne veut pas déjeuner pour se lever le plus tard possible il est fatigué ... Mon fils était souriant plein de vie il vient de faire 11 ans il ne parle plus s'isole dans sa chambre et les seuls disputes sont au moment des devoirs et des repas car il n'avale plus rien c'est inadmissible !!! Je suis désolé nous avons fait des enfants pour les aimer les éduquer non pour les engueuler à tord ou a travers ... J'aime mon fils plus que tout et je refuse de voir mon fils comme ça ... Qui plus est en. Lasse il est fatigué ne suis plus les courts et la maîtresse lui file des lignes pour le plaisir alors que c'est interdit par la loi mais l'école de mon fils à ses propres loi ... Je veux juste plus de liberté pour mon enfant qu'il retrouve son rire d'avant
Bonjour,
Je viens d'entendre de votre intervenante que le problème vient de l'école qui ne saurait plus enseigner.
Je pense qu'au contraire on ne prépare plus les enfants à écouter un maitre, la télé bien sûr mais aussi la façon dont on traite le corps enseignant et donc comme il est perçu par les parents, pèse beaucoup sur le manque de respect des enfants non seulement envers l'enseignant lui même mais aussi sur les matières que l'on veut lui transmettre.
Vous parliez des année 50 mais à l'époque il n'y avait pas de portable, d'ordinateur, de jeux électronique, le temps était mieux réparti et donc les gamins qui voulaient s'en sortir étaient moins sollicités et donc avaient du temps pour travailler et apprendre à travailler, le sens de l'effort même chez les gosses de paysan leurs permettait de pas être désarmés face au monde du travail.
Aujourd'hui on leur propose des trucs prêt à consommer donc sans intérêt pour l'éducation que l'on souhaiterait parfaite, seul ceux qui lisent s'en sorte et pour cause, dans un livre c'est vous qui faites les images.
Jean-marie
c'est tellement confortable de penser ainsi : c'était mieux avant ! moi aussi je me laisse aller à penser ainsi parfois, c'est si tentant... mais quand vous dites "on leur propose des trucs prêts à consommer...", vous parlez de qui au juste ? ce "on" c'est qui ? ce ne serait pas "nous", par hasard ? nous les adultes d'aujourd'hui si bien-pensants, pétris de certitudes... mais complètement aveuglés sur ce que NOUS proposons à nos enfants. Il est un peu tard pour revenir en arrière maintenant que nous mettons entre les mains de nos enfants autant de possibilités de s'épargner le moindre effort. Les accuser de ne pas savoir se restreindre c'est nier le fait que nous ne savons pas leur apprendre à s'en servir d'une façon raisonnée. Là est le défi : comment faire avec tout ça, tous ces possibles que nous offrent les technologies modernes - et en même temps, et c'est paradoxal, comment faire avec ce "si peu" de place que laisse notre société pour nos jeunes au moment où ils sont plein d'énergie, d'envies... avoir 16 ans ou 17 ans aujourd'hui et vouloir trouver un petit boulot, croyez-moi c'est très très difficile - et si en plus c'est un petit boulot pour "apprendre", pour commencer à avoir des responsabilités, pour s'exercer, essayer... même pas parce que vous avez besoin de ce travail pour vivre, alors on vous soupçonne de prendre le travail qui devrait revenir à qqu'un qui en a vraiment besoin... et comment ne pas être d'ok avec cette logique dans la situation de crise actuelle... je viens à l'instant de parler avec une personne de Jeunesse et Sports pour me renseigner sur les formations BAFA : sa réponse, "le relationnel, Madame ! si vous avez des relations dans le milieu de l'animation, vous trouverez un stage pratique pour votre fils, sinon ce sera difficile !", ce qui ne l'a pas empêché de me faire remarquer que ce serait mieux que ce soit mon fils qui appelle car ça montrerait sa motivation... J'ai tenté d'expliquer que j'essaye de l'aider, qu'il est en internat etc. Que conclure ? le jeune doit être motivé, ok mais d'entrée de jeu on le démotive, il doit se montrer autonome, ok mais d'entrée de jeu on est prévenu que ce qui marchera c'est le "relationnel" (version propre du "piston")... Voyez-vous, là, oui je me dis 'c'était mieux avant" !!!!!!
Bonjour
Les enseignants, tout comme les parents qui en sont valorisés, ne mettent-ils pas trop la pression sur les enfants avec l'idée de bien faire et ce depuis le plus jeune âge ?
Ma fille de 4 ans, en moyenne section de maternelle, doit inscrire son prénom ( en majuscules ! ) sur tous les "contrôles" fait en classe et cela depuis le début de l'année. (déjà commencé en 1ère année). Inconsciemment les enfants se dévalorisent parce qu'il n'y arrivent pas et se mettent la pression . Les ruptures scolaires dont on parle tant ne commencent-elles pas déjà à ce stade ?
Il faut arrêter avec ces commentaires globalisant (et en plus systématiquement dévalorisant) sur l'"Ecole" car les problèmes se posent différemment selon les niveaux, les zones géographiques et le type d'élèves. Ces chroniqueurs ont toujours un ton méprisant pour les acteurs de terrains, qui ne sont pourtant pas tous des idiots, et réfléchissent avant d'agir ; mais font face à des situations plus complexe qu'il n'y parait depuis un studio. Natacha Polony par exemple parle de l'"Ecole" alors qu'elle n'a enseigné qu'une année, et dans le secondaire ! Puisqu'elle est si maligne ; que propose t-elle au juste comme solution ?
Je voudrais rappeler qu'un décret interdit les devoirs à la maison...mais pas les leçons. Les journées scolaires en France sont trop longues et on rajoute encore aux enfants du travail supplémentaire à la maison. Mais le pire arrive dans le secondaire, chaque professeur donnant des devoirs à faire pour tel ou tel jour sans qu'il y ai concertation entre les différents professeurs, conséquence : les élèves croulent sur le travail à faire à la maison. J'ai vu ma fille (adulte maintenant) assise parterre dans sa chambre en train de pleurer de fatigue et de découragement à cause de la somme de travail à fournir à la maison. Plus tard, dans les études, bcp de jeunes abandonnent même leur hobby ou passion car il leur devient impossible de tout faire.
Parents, enseignants, gouvernement devraient s'interroger un peu plus sur le sens de la vie...et laisser de la vie dans la vie...
Bravo pour cette émission.
Les discussions sont intéressantes et mesurées (loin des échanges caricaturaux que l'on entend souvent sur ce sujet).
Il me semble choquant d'apprendre que des élèves de CP ramènent des devoirs à la maison, plus choquant oui, que de demander à des enfants comment ils perçoivent le travail qu'on leur demande.
merci Serge Efez
il me semble qu'en Allemagne les activités réalisées hors de l'école ont un coût, est-ce que tout le monde peut y avoir accès ? Les activités comme la musique, la danse, les arts plastiques,etc, sont aussi importantes que les apprentissages purement scolaire mais ne peuvent-ils pas être mise en place à l'école de façon plus systématique ?
Je suis jeune professeur des écoles, cette année enseignante en classe de C.P et il me semble que les devoirs sont une demande de la part des parents, qui se sentent plus 'investis" dans la classe.
Cependant il me semble que les journées sont effectivement très longues, particulièrement pour les plus jeunes. En effet, les jours d'aide personnalisée, certains élèves (souvent les plus en difficulté) quittent l'école à 17h30 en ayant encore des devoirs à faire avec les parents,ce qui semble beaucoup trop pour des enfants de 6 ans ...
je suis psy et maman de 3 ados. la théorie je connais, la pratique aussi !!!
rien de pire que des parents qui se transforment en profs de leurs enfants. les parents doivent "collaborer" avec les profs, mais en restant à leur place : dans la pratique, voyez comment se passent les relations parents profs... profs très peu disponibles, difficiles à contacter, réunions minutées etc... la place des parents à l'école est à REINVENTER. Quant au rôle des parents en tant que tel, il est à valoriser : quand j'apprends à mon fils à mettre une lessive en route, à faire un repas, à repasser, à déboucher un évier etc etc. la liste est très longue, je pense lui être utile. Et cela prend du temps... le soir à la maison, le WE. Qd les parents démissionnent de ce rôle là ( aider son enfant à prendre concrètement son autonomie, à se prendre en charge petit à petit) il prend le risque de mettre le jeune en gde difficulté. "Se séparer", enjeu de tte éducation se fabrique à travers tout ce quotidien. Soyons surtout préoccupés par cela, nous parents !
Je suis instit...je donne un peu de devoirs et quelques leçons (apprendre une poésie, rien de ridicule dans tout ça: faire marcher la mémoire, connaître des tournures de phrases, avoir connu dans sa vie quelques poèmes de grands auteurs). A chaque rentrée avec les parents nous en discutons, les parents ne sont pas contre du tout. Ils apprécient d'avoir un rôle à jouer et de participer à la vie scolaire de leur enfant, de pouvoir les suivre. Tout est beaucoup trop intellectualisé!!!! Allez un peu sur le terrain! Et puis nous avions des devoirs nous, nous ne sommes pas traumatisés pour autant, je n'ai pas eu l'impression de passer à côté de ma vie de famille!!!
Il y a un juste milieu. Et les enfants qui se retrouvent en 6ème avec des tonnes de devoirs???
Et puis en classe, ce n'est pas du bourrage de crâne à longueur de journée: ils font du sport, de l'art visuel, de la musique, nous allons à la bibliothèque (chose que les parents ne font pas alors que la bibliothèque se trouve dans le village), nous avons des débats......
Mes élèves n'ont pas l'air malheureux ni traumatisés!
Cette émission sur le drame des devoirs révèle les insuffisances dans l'organisation de nos écoles face à ce sérieux problème qui va en s'amplifiant. Et pourtant, des enseignants ou des écoles obtiennent de bons résultats parce qu'ils ont chercher des solutions avec les parents ou des dispositifs d'accompagnement. Collectivement ou individuellement, qu'est-ce qu'on attend pour "obliger" à mettre en place les bonnes méthodes là où elles sont attendues et à valoriser ces méthodes là où il y a de bons résultats?
Natacha Polony propose en bonne journaliste de droite qu'elle est un retour en arrière de 50 ans, les devoirs, le par cœur, toute les bonnes vieilles recettes du XIXème siècle....
Natacha Polony, du haut de ses 35 ans, parle avec beaucoup d'assurance d'une époque qu'elle n'a pas connue : "dans les années 50-60, il y avait des devoirs à la maison et ça ne posait pas de problème ..."
FAUX : la loi interdisant les devoirs à la maison à l'école élémentaire date de 1956 !
Je suis née en 51, entrée à la grande école en 57 (au CE1 car j'avais appris à lire à la maternelle) et je n'ai JAMAIS eu de devoirs à faire le soir. Résultat : j'ai bien compris que le temps passé à l'école était fait pour apprendre, je n'ai jamais aimé l'école, donc, il m'est apparu très vite qu'il valait mieux utiliser ce temps intelligemment !
Devenue institutrice, je n'ai jamais donné de devoirs à faire le soir et le message prioritaire que je faisais passer, même en ZEP, c'est que c'est à l'école qu'on apprend !
Alors, à qui la faute ? Aux enseignants qui donnent des devoirs ou aux parents qui en demandent ?
Juste un mot pour dire que j'ai passé ma scolarité avec des annotions du genre "Bien mais peut mieux faire" parce que j'avais décidé que 10 ou 12 était bien suffisant surtout si cela me permettait de passer plus de temps à jouer.
Très humiliante cette réaction du corps enseignant qui exige le meilleur de l'enfant au détriment de son épanouisement personnel.
Et le pire, c'est que cela se retrouve dans l'enseignement supérieur! J'ai passé il y'a de cela quelques années un diplôme universitaire pour me spécialiser en littérature enfantine et mon memoire a été recalé alors que je l'avais rédigé avec un bébé juste né, juste parce qu'il ne correspondait pas à ce que mes enseignantes attendaient de moi!
Les devoirs à la maison est une des choses les plus inégalitaires qui existent !
Il existe des parents pour qui, en effet, l'école est essentielle mais qui ne peuvent aider leurs enfants ! J'ai exercé en Seine-St-Denis et de nombreuses familles sont très angoissées de ne pouvoir "accompagner" leurs enfants. L'école de la République est le lieu de l'apprentissage où exercent des professionnels dont c'est le métier : ce n'est pas celui de la majorité des parents qui doivent rester des parents et c'est déjà beaucoupr !
entièrement d'accord
je suis psy et maman de 3 ados. la théorie je connais, la pratique aussi !!!
rien de pire que des parents qui se transforment en profs de leurs enfants. les parents doivent "collaborer" avec les profs, mais en restant à leur place : dans la pratique, voyez comment se passent les relations parents profs... profs très peu disponibles, difficiles à contacter, réunions minutées etc... la place des parents à l'école est à REINVENTER. Quant au rôle des parents en tant que tel, il est à valoriser : quand j'apprends à mon fils à mettre une lessive en route, à faire un repas, à repasser, à déboucher un évier etc etc. la liste est très longue, je pense lui être utile. Et cela prend du temps... le soir à la maison, le WE. Qd les parents démissionnent de ce rôle là ( aider son enfant à prendre concrètement son autonomie, à se prendre en charge petit à petit) il prend le risque de mettre le jeune en gde difficulté. "Se séparer", enjeu de tte éducation se fabrique à travers tout ce quotidien. Soyons surtout préoccupés par cela, nous parents !
C'est dommage d'opposer épanouissement et savoir /apprentissage
L'épanouissement c'est regarder n'importe quoi à la télé?
Apprendre c'est l'horreur?
conceptions qui nmènent bien sûr à refuser d'apprendre
Bonjour, bien vaste sujet mais des aberrations hier mon fils en cinquième avait un devoir à faire via internet avec des documents à télécharger et à compléter , comment on fait les élèves sans ordinateur?, (il y en a dans sa classe). De plus, mon fils avait fait un exposé avec des dessins, des croquis, qu'il avait fait et compris, bref il l'avait illustré et fait des recherches via internet, des dictionnaires, encyclopédie, médiathèque et finalement, le professeur préférait des recherches genre copier-coller!
Pour finir, mon fils a une année d'avance et j'ai toujours été présente pour les devoirs et lui apprendre à s'avancer, je me suis souvent demandée comment des parents travaillant tard et exténués pouvaient aider, ainsi cela creuse les différences!
Cordialement
Bonjour,
je suis enseignante d'anglais en lycée. L'iufm nous conseillait de donner un certain nombres d'activités à faire à la maison. En réalité, je me suis vite rendue compte que le travail n'était dans l'ensemble pas fait. J'essaye en conséquence de ne pas donner trop de devoirs, mais quand je donne simplement la leçon à apprendre (vocabulaire, grammaire, être capable de résumer le document étudié), cela n'est pas fait! Malgré ce que dit votre invitée sur le fait que ce sont les devoirs qui demandent des recherches en plus qui creusent les différences, je ne suis pas d'accord. Je crois que c'est surtout le suivi des parents à la maison...
Excellent documentaire "L'école à bout de souffle" sur France 5 mardi 10 janvier dernier.
En dehors de toutes polémiques sur la nécessité des devoirs, je me pose la question de l'implication des parents sur "l’après école":
Demander aux parents de poursuivre ce qui a été fait à l'école dans la journée reviens à demander à l’automobiliste de terminer la réparation de sa voiture à la sortie du garage.
Enseigner nécessite une formation de plusieurs années, tant au niveau des connaissances que de la façon d'enseigner.
Personnellement, je ne me considère pas comme débile, mais je n'ai pas les capacités pour transmettre un savoir
on retrouve depuis la rentrée 2010 les INTERNATS D EXCELLENCE pour permettre aux élèves n'ayant pas de conditions favorables au travail à la maison de devenir interne de la 6ème à la seconde. je suis chargée d 'aide aux devoirs pour ces élèves dans un lycée prestigieux. les élèves (issus pour 90% de milieux défavorisés) sont ravis d'être pris en charge le soir après les cours pour une aide personnalisée au devoir. j'ai été agréablement surprise par cette vraie mesure du ministère ! le seul bémol, étant à l'aube de ce dispositif, le personnel chargé de cette aide au devoir et aussi de mettre en place des ateliers et projets culturels a un statut d'assistant d'éducation alors que ce poste implique des heures de travail en plus chez soi (comme des devoirs !! héhé) à préparer l'aide aux devoirs, à echanger avec les enseignants par souci de cohérence ...
L'internat d'excellence est la solution de l'Education nationale pour aider les enfants en difficulté à faire leur devoir du soir. Issus de milieux défavorisés, les parents de peuvent pas accompagner leur enfant. Quelle est la réponse de l'institution?
On retire les enfants de la famille comme si les parents étaient défaillants ou fautifs !
Il n'y a aucune maltraitance familiale.
Sous prétexte de leur donner une chance supplémentaire de réussir, on ne réfléchit pas à l'organisation de l'enseignement, mais on les prive de vie familiale le soir.
Et stigmatisation des parents qui ne sont pas à la hauteur de l'enseignement académique
Bonjour,
J'ai été frappée par ce que disais Anne,mère d'élève et surtout elle-même institutrice. Il est vrai qu'internet est devenu un outil formidable mais difficile à utiliser dans le sens où des erreurs peuvent être glissées dans les articles et il est plus ardu d'en apprécier la qualité par rapport à un ouvrage imprimé. Cependant, comment faisait-on il y a quinze ans, lorsqu'il n'y avait pas internet ? L'avantage des exposés et des recherches données à faire chez soi est de faire comprendre à l'élève qu'il doit trouver ailleurs, notamment dans les bibliothèques municipales, ses informations. Je garde un enfant de onze ans. Pendant les vacances, il devait faire une recherche. Son premier réflexe a été d'aller voir sur internet, ce qu'il a fait puis je l'ai conduit à la bibliothèque et je l'ai aidé à faire sa recherche.
D'autre part, quand ma sœur était en CM2, l'institutrice ne leur donnait pas de devoir et cela a été une catastrophe en arrivant au collège. C'est la masse de devoir peut-être qu'il faut revoir, par leur existence car ils permettent aux enfants d'adopter une dynamique et une habitude de travail.
Je suis professeur des écoles depuis plusieurs années, je pense qu'il est nécessaire de demander aux élèves des devoirs afin de revoir ce qui a été vu en classe. Déjà qu'ils ont tendance à oublier ce qui a été vu la veille!!! Et oui, je suis d'accord avec Natacha Polony, il faut pousser les élèves à devenir autonomes, je pense que la majorité des enseignants le font et c'est aussi aux parents de jouer un rôle là-dessus. En ce qui concerne les devoirs pourquoi ne pas faire comme dans les pays anglosaxons, réduire les journées d'école, rajouter le mercredi et avoir des études pour tous les élèves en fin de journée!!
Liza118
Bonjour!
Est-il totalement inenvisageable que l'école fournisse aux parents en début de cycle une brochure sur la nécessité d'un bon sommeil, sur les processus de mémorisation et apprentissage, sur la nocivité de la télé (cf télé-lobotomie), et quelques autres conseils non-polémiques, y compris sur l'attitude à adopter par rapport au travail à la maison!
Bonjour et merci pour vos émissions,
Mes enfants sont dans une école publique différente (l'école Saint-Merri/Renard à Paris) dans ses approches pédagogiques.
Malgré cela, il faut noter que les enseignants sont sous pression face aux programmes énormes qui sont imposés.
Allégeons ces programmes s'il vous plait ! Entendez-nous messieurs, mesdames du Ministère de l'Education.
Amélie
Visiblement un "beau" phénomène de "ciseaux" est en train de se dessiner dans nos Ecoles, depuis ces 5 dernières années surtout:
- d'une part les parents qui sur-investissent l'école (ayant compris l'enjeu d'une scolarité réussie) et qui, d'une façon ou d'une autre, se mettent et mettent la pression.
- d'autre part ceux qui ne croient plus en l'Ecole et/ou "baissent les bras" (ce qui devient une réalité de plus en plus commune) car n'ayant pas compris l'enjeu de la scolarité et/ou nourrissant une "amertume originelle" de l'Ecole et du Professeur.
. N'est ce pas le résultats d'une évolution sociétale (compétences et compétitivité)?
. Cette évolution "en ciseaux" n'accentuera-t-elle pas les différences socio-professionnelle dans l'avenir?
Je suis retraitée professeur des écoles, et un soir par semaine je m'occupe des élèves de l'école du village durant trois quart d'heure pour les devoirs. Nous sommes deux volontaires une les lundis et l'autre les jeudis. Nous avons 7 à 10 élèves à qui nous apprenons à être un peu plus exigeant avec eux-mêmes et à gagner en autonomie, et à gerer leur travail pour la semaine
Bonjour,
Faisant réviser une leçon sur la digestion à ma fille, nous nous sommes posé la question de sa durée... pas facile de trouver une réponse satisfaisante sur Internet...
Ne pourrait-on pas envisager un "KIT" d'aide aux devoirs pour les parents comprennant un BLED, un bescherel, et/ou un site internet dédié par niveau qui permettrait aux parents d'avoir des réponses et des explications et qui évacuerait une partie du stress et des inégalités que vous décrivez... ??
.
Et si on commençait par virer TO
US ces pseudo-psycho-pédago-machins qui hantent le Ministère d eL'Education Nationale ! ! !! Chiche ! !
Maman de 2 enfants de 6 et 3,5 ans, je ne suis pas encore concernée par les devoirs.
Ce qui selon moi pose problème est la quantité de connaissances qui DOIT être assimilée, ainsi que la longueur de la journée de travail pour les enfants.
Grande journée à l'école, session de devoirs en rentrant. Quand les enfants ont-ils encore le temps de jouer à la maison ou dehors, de retrouver ses copains, autant de choses qui contribuent au bien-être des enfants, et au plaisir?
Mon fils de 6 ans est dans une Ecole Allemande, la journée se termine à 13:15 H, il n'a pas encore de devoirs, et je suis bien heureuse de le laisser dans un un système qui privilégie le plaisir d'apprendre par le jeu. Le système français est placé sous le signe de la pression et de l'exigence et a oublié de tenir compte du rythme d'apprentissage des enfants.
peut-être qu'avant plus d'enfants défavorisés y arrivaient, simplement par ce qu'un des parents était présent à la maison, aujourd'hui, hélas nous sommes obligés de travailler à deux pour pouvoir vivre avec horaires souvent variables, les enfants sont obligés de s'adapter avec toutes les conséquences...
Très juste. SI vous ajoutez à cela les familles monoparentales (près du tiers des familles actuellement!) dont la maman (souvent) court après les enfants, les courses, les devoirs et son métier... aïe aïe aïe, bonjour l'accentuation des inégalités!
Charlie Winston
Hello alone
ENCORE ! ! ! !
Bonjour,
Je suis étudiante et j'aide deux enfants (6e et 4e) en grande difficulté scolaire à faire leurs devoirs 3 à 5 fois par semaine. Souvent, ils rentrent très fatigués de l'école, ils ont beaucoup de devoirs et n'arrivent pas à se concentrer pour les faire. Pourtant, ils doivent les faire pour suivre et ne pas se sentir encore plus perdus en classe.
Que me conseillez-vous pour réussir à les motiver et pour qu'ils fassent leurs devoirs correctement sans que je doive crier ou m'énerver ?
Merci,
Inès
mes enfants ont suivi le système néerlandais SANS devoirs(comme tous les pays du nord!) et ainsi ils avaient le temps de s'amuser de faire du sport etc, bien sûr aux Pays Bas les enfants n'ont l'été que 6 semaines de vacances en primaire jusqu'à 12 ans, donc plus de temps en fait pour travailler à l'école même si ils quittent l'école vers 15 heures, bien meilleur système.....
Etant en Suède à l'université pour cette année, je me rends compte que les étudiants suédois (qui ont plus ou moins le même système scolaire que celui que vous décrivez) ne sont pas du tout habitués à travailler seuls, chez eux. Dès que nous avons un livre à lire, un essai à rédiger, ils en font une montagne alors que nous, étudiants français en Erasmus, trouvons ça normal, et même nous ennuyons en classe...
Oh oui !!!!!
Pourquoi inviter Madame Polony qui arrive à prononcer quatre contre vérité en une intervention ? Elle n'y connait rien, n'ayant été enseignante que quelques mois en tant que stagiaire, avant de démissionner. De quel droit se permet-elle d'affirmer connaitre ce qui se passe dans les classe ET se qui se passe dans les familles, elle qui n'a jamais changé une couche ?
Oui, les enseignants donnent des leçons à apprendre aux enfants, oui, les devoirs à la maison écrits sont INTERDITS en primaire....
Oui, déléguer aux familles, c'est renforcer l'inégalité scolaire et de nombreux mouvements pédagogiques font des propositions plus intéressante que des pseudo spécialistes médiatiques comme cette dame.
Quand dont inviterez-vous des personnes compétentes en matière d'éducation ???
Oui, son omniprésence médiatique sur le thème de l'Ecole est fatigante. Et je ne vois pas non plus quelle est sa légitimité pour parler ; à part son culot.
oh oui c'est une catastrophe ce qu'on entend! que le principe du savoir c'est de ne se rendre compte qu'après coup que les efforts étaient utiles!! pffff! c'est n'importe quoi! :-(
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