#Antibuzz tente d'épuiser un lieu parisien
Qu'est-ce qu'une #telp ? C'est une "Tentative d'épuisement d'un lieu parisien"
En 1974, l’écrivain Georges Perec s’installait trois jours de suite place St-Sulpice, à Paris, afin de décrire ce qui s’y passait dans les moindres détails, même (et surtout) les plus banals : un bus qui s’arrête, un passant pressé, les oiseaux… Il cherchait alors le littéraire dans le non-extraordinaire, ou plutôt dans « l’infraordinaire ». « Interroger l’inhabituel », disait-il. Le texte existe aujourd’hui dans une version « hypertexte » sur desordre.net. Par ailleurs, l’exercice a donné lieu à une variante radiophonique pour France Culture, intitulée « Tentative de description de choses vues au carrefour Mabillon le 19 mai 1978 ».
Raconter le quotidien… sous contrainte. L’exercice sonne comme une anticipation des réseaux sociaux, non ? Alors justement, à l’occasion de sa dernière émission, l’équipe d’Antibuzz vous propose de tenter à nouveau d’épuiser la place Saint-Sulpice à Paris.
Rendez-vous samedi, place Saint-Sulpice à 17h30
Le rendez-vous est donné à toutes et tous, sur la place, samedi 25 août de 17h30 à 18h30, pour cette tentative d’épuisement d’un lieu parisien (ou #telp) collective. Chacun s’installe où il le souhaite sur la place, pour y décrire tout ce qui s’y passe... « à la manière de ». Faites-le sur les réseaux twitter, facebook, instagram ou soundcloud (et plus si affinités), chaque message étant accompagné du mot-clé #Antibuzz. Exercice littéraire, numérique, « social » et… ouvert : même si vous ne pouvez pas vous rendre sur place, un dispositif vidéo live vous permet de contribuer à distance.
A samedi pour la #telp d’#Antibuzz !
Suivez l'évènement en direct
Passez votre souris sur l'écran puis appuyez sur "Watch it live" pour suivre en direct l'évènement, samedi à partir de 17h30
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les parigots ne savent plus quoi faire pour s"occuper ...
Avec tous ces passants, ce chien errant, les cloches et le brouhaha de la ville, de mes Pyrénées défilent les images de mon passé. nous étions espiègles et seuls au monde quand nous déboulions en cascade de la rue Bonaparte ivre de jeunesse et d’insouciance..c'est la que nous avons gravé au nez des pandores du commissariat du coin nos prénoms inventés. Le fantôme de notre amour plane sur cette place. Le sien cri ce que je lui avais dis < Je t'aimerais de tout mon vivant> Autant en emporte le temps... omnia vinci amor!!
Même avec quelques grains
A minima, un espace
Ricochent et s'entrechoquent les lieux presqu'oubliés
Inépuisable souvenir puisque habité
Et s'il le fallait, recommencer
@Frédéric
Epuiser, c'est avant tout puiser...Et pour réaliser ce dernier, il nous faut quelque matière...Quant à ce premier, il existe toujours une issue pour retrouver mon dernier.
;)
Même le désert est inépuisable? Tout du moins en sable.
Nicolas
Je serai place St Sulpice avec un crayon, un bloc et un appareil photo pour immortaliser ce joli moment !
Je vous invite également à venir faire un tour sur mon blog qui se nomme...
Tentative d'épuisement d'un site parisien ;-)
http://www.papoulipoesique.com/
Il y a peu, dans le cadre d'une exposition à la Fondation Ricard, Amilcar Packer (artiste basé à sao paulo) avait eu la même démarche :
http://aaa.closky.online.fr/this&there/#Estelle%20Nabeyrat
inspirée du même texte de Pérec.
La suite (images + son) sera bientôt documentée sur le site :http://www.estellenabeyrat.net/
A.Packer a tenu l'expérience à de nombreuses occasions notamment à Rio.
La tentative ne peut qu'échouer. Il y a un problème de fond. Le descripteur des évènements doit il s'inclure dans la description ? La mise en abîme est inévitable s'il y a plusieurs descripteurs qui vont alors se décrire les uns les autres.
Bref, la seule conclusion possible est que pour épuiser le lieu, il faut au moins que personne ne viennent.
Triste conclusion ;o)
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