Le déconfinement vous donne des ailes ? Oui, mais vous êtes Parisiens et vous vous demandez où vous pourriez aller vous promener à partir du 11 mai. Voici quelques réponses.

Fresque street art à Saint-Denis
Fresque street art à Saint-Denis © .

Ça fait une semaine que vous faites des ronds sur les applis de calculs d'itinéraire pour voir où vous mènerait un vol d'oiseau de 100 km ? Vous passez votre temps à scruter les musées, châteaux, parcs, qui pourraient être ouverts très vite ? Cessez de vous prendre la tête. Partez mains dans les poches, clope au bec si ça vous chante. On vous amène là où c'est possible,  dans les rues du street art, ou sur les traces des impressionnistes, à 100 km de Paris maximum. 

4 km à l'est : Vélo et sculptures à Vincennes

Le bois de Vincennes
Le bois de Vincennes © Getty / .

Puisque le vélo est encore plus tendance qu'avant la crise du coronavirus, enfourchez vos deux roues et filez vers Vincennes. En vous promenant, vous pourrez aller débusquer des œuvres d'art installées dans le Bois de Vincennes. Tête de dragon taillée dans le bois couché au sol, chouette taillée sur le tronc d'un arbre, masque sculpté dans un autre sur le parcours sportif de la patte d'Oie, ou encore grand Totem à proximité du lac des Minimes. C'est une jeu de pistes très curieux auquel on peut se prêter.  Vous croiserez peut-être aussi un étrange monument classique. En fait c'est un socle pour une sculpture qui n'a jamais été finie en hommage à Beethoven. L'artiste, Josée de Charmoy est mort durant la première guerre mondiale. 

13 km au sud : Malakoff et le street art

A Malakoff enfilade de rideaux métalliques décorés par des street-artistes
A Malakoff enfilade de rideaux métalliques décorés par des street-artistes / la Ressourcerie

Parisiens, survolez les hauts lieux du street art de la capitale que sont la Butte-aux-Caille ou le XIIIe arrondissement, et posez vous à Malakoff.  Commencez par aller voir le panneau administratif sur le mur de l’ancienne mairie des années 1920, conservé lors de la construction de la Maison de la Vie Associative. C'est désormais un espace à disposition des artistes. 

Au 14 sentier des Fosses-Rouges  (métro Malakoff-rue Etienne Dolet  sur la ligne 13), le street artiste Anis a peint la fresque "les hirondelles" avec  des personnages féminins, des hirondelles dans un décor d'arbres et de fleurs. Enfin sur les rideaux métalliques fermés de la  Ressourcerie, 5 rue Raymond Fassin  (lieu de recyclage), plusieurs artistes ont laissé leurs fresques colorées. Camille Berger, Mosko, Kashink et Kaldea, 

D'autres œuvres sont  découvrir un peu partout dans cette ville qui se fait fort d'accueillir le travail des meilleurs street artistes. 

20 km au Nord : street art également à Saint-Denis

Dans  le quartier des Francs-Moisins à Saint-Denis, un jeune garçon scrute l'horizon. Comme nous tous. Cette fresque géante a été réalisée par l'allemand Caise Maclaim. Il y a entre Paris et Saint-Denis, une centaine d’œuvres à découvrir, sur la Street Art Avenue. 

Dernièrement les fenêtres murées de la ville ont été dévoilées. Elles servent désormais de support à une galerie de portraits; 

Si vous allez à Saint-Denis, rien ne vous empêche par ailleurs de saluer la Basilique Notre-Dame, grande soeur de Notre-Dame de Paris. Un bijou d'architecture gothique.

30 km au sud-ouest : soyez impressionnistes

"Barrage de la Machine de Marly" d’Alfred Sisley
"Barrage de la Machine de Marly" d’Alfred Sisley / Domaine Public

Bien sûr Monet avait son jardin à Giverny, et la  Normandie fût un décor pour les chefs d’œuvres impressionnistes. Mais la région de Louveciennes et Marly, près de Versailles, a également été prisée par ces artistes. Sur les bords de Seine, au Port-Marly, vous pourrez reconnaître des paysages peints par Corot, Sisley ou Pissaro. Des panneaux servent de repères, et reproduisent les toiles connues : "le village de Voisins" peint par Pissarro en 1872, le "Barrage de la Machine de Marly" d’Alfred Sisley ou bien la "Route de Versailles" de Renoir.

Vous pouvez imprimer ici votre parcours, un document plus poétique qu'une attestation de déplacement dérogatoire.
 

60 km au sud : le Cyclop de Milly-la-forêt

Dans le bois des Pauvres à Milly-la-Forêt, on croise une sculpture de 22 mètres de haut. Le Cyclop, porte aussi le nom de Monstre ou La Tête. Il a fallu vingt-cinq ans à Jean Tinguely et Nikki de Saint-Phalle, et tous leurs amis, pour achever ce projet. Daniel Spoerri, Jean-Pierre Raynaud, Eva Aeppli, César, Arman et d'autres, ont chacun apporté des éléments de cette sculpture monumentale, tête à un oeil, totalement démesurée. Vous ne pourrez pas y entrer pour l'instant. Mais ses surfaces à miroirs, ses couleurs, ses mécanismes sont visibles de l'extérieur.

En 1991, l'artiste Eva Aeppli est venue y apporter un ensemble de silhouettes, en hommage aux Juifs déportés dans les camps en Allemagne. Ils se situent dans un wagon en porte-à-faux vers l'extérieur de la structure. 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.