Les food trucks n’ont jamais eu autant la côte chez les vacanciers et notamment à Paris. Quelque 650 cuisines roulantes seraient en circulation en ce moment dans l’hexagone, majoritairement à Paris et en Île-de-France. Parmi les concepts qui tentent de percer dans les rues de la capitale : le café sur un triporteur.

Cinq triporteurs similaires sont en circulation dans les rues de Paris
Cinq triporteurs similaires sont en circulation dans les rues de Paris © Radio France / Philippe Lefebvre

Pour Danilo Bianco, s’il y a une chose avec laquelle on ne plaisante pas, c’est le café. Pourtant, constate cet entrepreneur d'origine italienne, qui a créé le "Trip Bike Café", à Paris il est de plus en plus difficile de trouver un petit noir élaboré dans les règles de l’art "à l’italienne", aussi bien dans les lieux touristiques que dans les quartiers d’affaires. C'est ce constat qui l'a poussé à installer sur des triporteurs hollandais de véritables machines à café italiennes à piston,loin, très loin même, des capsules ou des machines que l’on trouve dans les bistrots ou dans les chaines comme Starbucks ou Colombus.

Sur ses cinq triporteurs qui sillonnent les rues de la capitale, on trouve tout le matériel nécessaire : moulin à café, percolateur, et, dissimulés dans la caisse en bois vernis du vélo : les batteries, l’eau et une bouteille de gaz. Et visiblement le concept connait déjà un certain succès. C’est ce que constate notamment Xavier qui vient de stationner son triporteur aux pieds de l’église de la Madeleine, lieu touristique stratégique de la capitale. Pour Danilo Bianco si la formule est simple elle est aussi rentable. Il suffit de vendre au moins 80 cafés à 1,80 euros par jour pour rentabiliser l’opération

Reste la question de la concurrence avec les bistrots traditionnels qui du fait de la crise connaissent une situation très difficile. Là dessus, Danilo Bianco est très clair : les points de stationnement des cinq vélos actuellement en service ont tous fait l’objet d’une autorisation de la Mairie de Paris et généralement ils s’installent très loin des établissements traditionnels.

Si la formule plait, le créateur espère bien pouvoir lancer d’autres vélos dans les rues des grandes métropoles régionales. Mieux encore : l’hiver prochain, il pourrait installer l'un de ses points de vente dans un grand hôpital parisien – un hôpital qu’il connait bien, puisque durant la crise du Covid, il avait offert des milliers de petits déjeuners aux personnels soignants. 

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