Deux équipes ont l'autorisation de la pratiquer : le CHU de Limoges avec donneuses décédées et l'hôpital Foch de Suresnes avec donneuses vivantes. Une greffe provisoire, dans le but d'avoir un enfant.

C'est cette équipe de médecins suédois qui a réalisé la première greffe d'utérus en 2014 © AFP / TT NEWS AGENCY / ADAM IHSE

À l'hôpital Foch, on se prépare. Il faut sélectionner les patientes en attente et les femmes qui donneront leur utérus. 

Cette greffe, dans le but d'avoir un enfant, est destinée à des femmes nées sans utérus - une sur 4 000 naissances - ou qui l'ont perdu à la suite d'un problème médical. 

Le professeur Jean-Marc Ayoubi dirige le service de gynéco-obstétrique de l’hôpital Foch. Il a reçu l'autorisation pour dix greffes avec des donneuses vivantes. Beaucoup de critères d'inclusion sont nécessaires, en particulier l'âge, explique-t-il : "Pour la patiente receveuse, c'est de 20 à 36 ans. Pour la donneuse, c'est entre 40 et 65 ans. Il s'agit souvent de mère - fille ou entre deux sœurs. C'est en tout cas une donneuse apparentée, c'est pour éviter le chantage financier, le chantage même psychologique."

C'est en Suède qu'est né en 2014 le premier bébé grâce à une greffe d'utérus

L'équipe de l'hôpital Foch travaille avec les Suédois depuis des années, en étroite collaboration. "Nous avons apporté notre expertise en terme de chirurgie robotique, explique le professeur Ayoubi. Par exemple le prélèvement de l'utérus était fait par une chirurgie classique, c'est-à-dire ouverture du ventre et prélèvement de l'utérus. L'équipe suédoise a intégré le prélèvement de l'utérus par chirurgie robotique, nous avons participé à faire avancer la technique chirurgicale pour le prélèvement de l'utérus chez la donneuse."

Une dizaine de bébés ont ainsi vu le jour. L'utérus est ensuite retiré pour éviter les problèmes de traitement anti-rejet.

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