Les pays européens sortent peu a peu du confinement... Mais en ce qui concerne les voyages et l'ouverture des frontières, y a-t-il une coordination au sein de l'Union européenne, ou assiste-t-on à des décisions arbitraires de chaque État membre ?

Vue de la Commission européenne
Vue de la Commission européenne © Radio France / Noémie Bonnin

Des le 3 juin prochain, le gouvernement italien va rouvrir ses frontières aux touristes de l’Union européenne, et annuler la quarantaine obligatoire. En Allemagne, la frontière avec le Luxembourg est ouverte depuis le samedi 16 mai, et le pays envisage de trouver un accord similaire rapidement avec le Danemark.

Cette semaine, la Commission européenne a préconisé une réouverture des frontières intérieures de l’Union européenne de "façon concertée”, "la plus harmonieuse possible" et "non discriminatoire”. L'exécutif européen souhaite par exemple que lorsque des pays sont dans une situation épidémiologique comparable, et ont adopté les mêmes mesures de précaution, ils soient traités de la même façon...

Ainsi, à partir du 15 juin prochain, les frontières entre la France, la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche pourraient rouvrir dans les deux sens, si la situation sanitaire le permet. Paris et Berlin se sont également entendus sur un assouplissement des règles à leur frontière commune, avec notamment de nouvelles exemptions sur le territoire français : droit de visite des conjoints, gardes d'enfants, visites d'un parent en Ehpad...

Convaincre les États de jouer le jeu

L'Union Européenne appelle globalement ses membres à rouvrir leurs frontières intérieures, pour faciliter le tourisme. Elle propose pour cela un plan en trois étapes : d'abord la fin progressive des  contrôles entre pays voisins ; ensuite une levée partielle des contrôles  dans l'espace Schengen ; et enfin un retour à la normale.

L'objectif, c'est aussi d'empêcher un naufrage du secteur touristique, qui représente tout de même 10 % du PIB de l'Union européenne, et 12 % de ses emplois. Mercredi, lors d'une conférence de presse, la vice-présidente exécutive de la Commission, Margrethe Vestager, estimait que "si nous faisons tous des efforts, nous n'aurons pas à passer l'été bloqués à la maison et l'été ne sera pas complètement perdu pour l'industrie touristique".

Reste à convaincre les États eux-mêmes de jouer le jeu. La Commission émet en effet de simples recommandations : ce sont les membres qui décident comment ils veulent protéger leurs territoires.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.