Le dernier sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Inter et la Presse régionale, réalisé en mars, montre une opinion très négative de la politique menée sur le plan sanitaire, dans tous les domaines. La popularité de l'exécutif en pâtit.

Dans le sondage Odoxa pour France Inter, Emmanuel Macron est passé sous la barre des 40% d'opinion favorable.
Dans le sondage Odoxa pour France Inter, Emmanuel Macron est passé sous la barre des 40% d'opinion favorable. © AFP / Benoît Tessier

Dans notre sondage Odoxa mensuel (réalisé auprès d'un échantillon de 1 005 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, les 25 et 26 mars dernier sur Internet), le couple exécutif et son gouvernement font les frais d'une politique de lutte contre la crise sanitaire sévèrement critiquée.

La popularité de l'exécutif en recul

La popularité du président de la République, Emmanuel Macron, passe sous la barre symbolique des 40% (39%), et celle de Jean Castex continue sa chute, pour atteindre 34% d'opinion favorable. Soit deux points de moins pour les deux membres du couple exécutif. Tandis que l'ancien Premier ministre, Edouard Philippe, est toujours "superstar" avec 45%.

Au sein du gouvernement, seule la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot dépasse les 30%, avec 37% de soutiens. Elle est suivie du ministre de la Santé, Olivier Véran, et du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, ex-aequo avec 29%. Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, sont bons derniers, avec 18% d'adhésion.

Le gouvernement très critiqué sur sa gestion de la crise sanitaire...

La faible adhésion aux personnalités de l'exécutif et du gouvernement peut s'expliquer par l'opinion sévère des Français vis-à-vis de toute une série de politiques menées pour lutter contre l'épidémie. Au total, sept Français sur dix jugent négativement la communication globale du gouvernement sur la crise sanitaire.

Plus de la moitié des Français sont ainsi mécontents de la politique de dépistage et de tests, 62% insatisfaits des règles de confinement et de couvre-feu, 67% de la politique de vaccination. Plus encore, la communication sur le vaccin AstraZeneca a fait des ravages dans l'opinion, puisque 76% des personnes interrogées en ont eu une perception négative.

... Mais un confinement moins mal vécu

Le confinement reste majoritairement approuvé par les Français (67%) et même de plus en plus par les habitants des territoires concernés – 58%, soit 2 points de plus que lors de l'annonce de la mesure – du fait de sa nature permissive. 

Ils sont aussi de plus en plus nombreux à dire qu'ils respectent le confinement. 65% des habitants des territoires concernés assurent ainsi qu’ils respectent "scrupuleusement" les règles de ce confinement depuis 10 jours, alors qu’ils étaient initialement seulement une courte majorité de 43% à compter le respecter lorsqu’il leur a été annoncé. Cela représente une progression de 12 points depuis le 18 mars. 

Cependant, les jeunes n'en peuvent clairement plus. 59% des 18-24 ans avouent ne pas respecter scrupuleusement ce confinement.

La droite cherche son champion

Pendant ce temps, la droite se cherche un champion en vue de la présidentielle de 2022. Curiosité de l’opinion, Nicolas Sarkozy ne pâtit nullement de sa condamnation. Il est troisième ex-aequo auprès de l’ensemble des Français avec 29% de cote d’adhésion, et plus que jamais le favori du peuple de droite avec 80% auprès des sympathisants Les Républicains et UDI. 

Derrière lui, un autre leader de droite qui s’impose de plus en plus : Xavier Bertrand écrase désormais ses principaux rivaux, tant auprès des Français que des sympathisants de droite. Auprès d’eux, il est deuxième après Sarkozy avec 67%, soit une vingtaine de points d’avance sur Laurent Wauquiez (48%) et Valérie Pécresse (47%).