Le départ du 9e Vendée Globe a été donné dimanche depuis les Sables d’Olonne avec 33 skippers participants. Parmi eux, Louis Burton, 35 ans, a échangé avec 200 élèves de toute la France avant son 3e tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance.

Suivre, tout en apprenant, le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance avec le skipper Louis Burton
Suivre, tout en apprenant, le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance avec le skipper Louis Burton © Radio France / Emma Sarango

Comme d’autres équipes, celle du skipper Louis Burton – 35 ans, 3e participation au Vendée Globe à bord de Bureau Vallée 2 - a créé un kit pédagogique à destination des écoliers et de leurs instituteurs pour suivre, tout en apprenant, le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Avant de prendre le départ ce dimanche, il a accordé une heure de son temps précieux pour une visioconférence avec environ 80 écoles de toute la France

Comment tu dors, as-tu peur ? Questions d'enfants à un navigateurs

"Bonjour les enfants", la voix résonne dans la salle de classe. "Bonjour Louiiiiiiiiis" répondent en cœur les élèves de la classe de CM2 de l’école Sainte-Croix du Mans, alors qu’une soixantaine de petites mains s’élèvent en l’air. Sur l’écran, Louis Burton apparaît depuis chez lui, affichant un grand sourire, entouré de ses deux enfants. Appliqué, pédagogue, le skippeur de 35 ans répond aux questions des élèves de toute la France.

"Comment dors-tu et combien de temps" ?
"Je peux dormir par tranche de 2 heures et j’essaye d’en faire au moins trois toutes les 24 heures" explique le Parisien d’origine. Impressionnés, les enfants hochent la tête et leurs yeux s’écarquillent encore davantage à la question suivante.
"Est-ce que parfois tu as peur" ? "Oui quand les vagues sont très grosses, que le bateau va très, très vite la nuit et que l’on ne voit pas bien devant"

Mais ce qui marque surtout Victoria et Béni, c’est la solitude de Louis Burton pendant la course. "C’est pas vraiment facile d’être tout seul dans son bateau" chuchote Victoria. "Il repense à sa famille qui lui fait plaisir, sa famille, ses enfants, son épouse" retient Béni.

Toutes les mains se lèvent lorsqu'il est question de poser une questions au skippeur du Vendée Globe
Toutes les mains se lèvent lorsqu'il est question de poser une questions au skippeur du Vendée Globe © Radio France / Emma Sarango

Sensibiliser les enfants à l'état des océans

"Quel est ton endroit préféré sur le globe ?","Est-ce que tu pêches pendant la course ?", "Quelle musique t’accompagne pendant ces trois mois ?" Ou encore  :"Faut-il être bon à l’école ?" Louis Burton est un peu coincé : "C’est très important de bien travailler à l’école parce qu’il faut trouver des sponsors, il faut apprendre à faire marcher un bateau donc il faut travailler les maths et la physique", insiste le skipper. 

"Bonne chance Louis !" s’époumonent les élèves manceaux au moment de dire au revoir, encore émerveillés par les découvertes du monde marin. "Je trouve que c’est bien de voir des animaux en mer que des fois on ne voit pas, moi par exemple je n’ai jamais vu de poisson volant" s’amuse Capucine. Mais certains retiennent aussi les dangers auxquels s’expose le skipper. "Quand Louis Burton il raconte que son bateau il a failli se retourner, je me dis que cela peut arriver parfois" craint Louis-Marie. "Avec le polluage (sic), on peut retrouver des containers qui font mal à la coque du bateau".

Voilà qui permet à l’instituteur de donner sa première "leçon Vendée Globe". "C’est une occasion de se questionner sur le réchauffement climatique" se félicite Christophe Pinquié : Vous serez d’autant plus sensibilisés au monde marin et vivre cette aventure va vous permettre de devenir plus citoyen du monde". Au cours des deux prochains mois, une lettre, "Les nouvelles de Louis" sera régulièrement envoyée aux enfants, avec des photos et des vidéos prises au large.

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