Une ancienne Parisienne installée en Beaujolais lance une plateforme qui permet de commander vos produits directement chez le producteur et de passer les chercher le lendemain. Face aux hypermarchés, le circuit court a de plus en plus la cote.

Céline Sebrecht et ses associés espèrent pouvoir compter sur une trentaine de halles fermières d'ici la fin de l'année en Rhône Alpes et en Île-de-France.
Céline Sebrecht et ses associés espèrent pouvoir compter sur une trentaine de halles fermières d'ici la fin de l'année en Rhône Alpes et en Île-de-France. © Getty / Vicuschka

C'est une concurrence potentielle de plus pour la grande distribution. Une plateforme internet lance le "drive" de produits locaux. Elle n'existe qu'en Rhône-Alpes pour l'instant, mais sera bientôt accessible en Île-de-France. Le site répond au petit nom de "Cagette Violette" : vous y lancez votre commande de produits alimentaires, et vous passez les chercher le lendemain, dans le magasin de producteurs qui vous convient, près de chez vous. 

L'initiative vient de Céline Sebrecht, ancienne parisienne installée en Beaujolais, qui a travaillé pour L'Oréal et Amazon. Mais bientôt maman d'un troisième enfant et soucieuse de l'impact de nos modes de vies sur la planète et la santé, elle a aujourd'hui besoin de cohérence : "Le circuit court c'est moins de 10% de l'alimentation en France", souligne-t-elle. "L'idée c'est d'aller chercher des gens  qui aujourd'hui font du drive ou vendent en grande distribution, et de dire qu'on peut faire la même chose avec des producteurs et des produits locaux."

Des agriculteurs jouent le jeu

Une jeune génération d'agriculteurs adhère au concept, comme Ludovic Pin, à Saint-Germain-Nuelles (69). Il livre ses légumes à la Ronde Paysanne de Bessenay : "On a des nouveaux clients qui ne venaient pas avant", remarque le maraîcher. "La nouvelle clientèle du drive est composée de jeunes mamans, entre 30 et 40 ans, qui ont peut-être moins de temps pour faire leurs courses ou essaient de manger mieux."

"Promouvoir les légumes de saison"

Céline Sebrecht et ses associés espèrent pouvoir compter sur une trentaine de halles fermières d'ici la fin de l'année en Rhône-Alpes et en Île-de-France pour répandre ses cagettes violettes. Mais au fait, pourquoi violettes ? "Pour la rime, parce qu'on trouvait ça joli ! Du coup, pour chaque mois de l'année on a réussi à trouver un fruit ou un légume violet qu'on essaie de mettre en avant pour promouvoir les légumes de saison". Ce mois-ci, c'est la betterave. 

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