Sur scène, Juliette aime raconter des histoires : celle de ses lunettes, celle de son piano, celle des femmes. Avec humour, elle a chanté "Bijoux de famille", "Procrastination", ou "J'aime pas la chanson !"… parfois aussi, elle s'amuse à reprendre celles des autres, comme "Les Corons" de Pierre Bachelet.

Juliette reprend "Les Corons" en direct dans "Boomerang" (capture d'écran de la vidéo)
Juliette reprend "Les Corons" en direct dans "Boomerang" (capture d'écran de la vidéo) © Radio France

Venue présenter dans Boomerang une nouvelle édition de son dernier album, "J’aime pas la chanson", étoffée de quatre inédits, Juliette en a aussi profité pour répondre aux questions d'Augustin Trapenard... et reprendre quelques chansons en direct à l'antenne - notamment le tube de Pierre Bachelet, Les Corons.

Juliette Noureddine, plus connue sous le nom de scène de Juliette, connaît bien la chanson car c'est ce qu'elle aime le plus : les chanter, pas les écrire... Bon d'accord, elle en écrit aussi, alors tant qu'à faire, autant en écrire qui "tiennent" la route !

"Les Corons" : une "bonne chanson" ?

Pour l'artiste, une "bonne chanson", c'est une trilogie : un interprète, un texte et une musique. La même chanson chantée par quelqu'un d'autre devient une autre chanson et c'est fascinant... 

Dans le studio de France Inter, Juliette a repris Les Corons. Simplement accompagnée au piano, elle en a fait autre chose : une chanson de transmission, parce qu'elle s'est dit que "ce monde est en train de disparaître ".

La recette d'une "bonne chanson"

Les Corons de Pierre Bachelet est devenue un classique de la chanson française, repris par tous les habitants de la région Nord-Pas-de-Calais (mais pas que... ) depuis 1982. Mais en dehors du "phénomène", il y a, d'après Juliette : cette réussite "de langage simple".

Les paroles des Corons sont de Jean-Pierre Lang. C'est un auteur de chansons aguerri, qui a grandi à São Paulo au Brésil. Il a écrit une chanson avec des "clichés", obligé puiqu'il ne connaissait pas la région... et pourtant, "c'est une bonne chanson". 

Ce que Juliette adore dans le texte, c'est par exemple : "Mon père était gueule noire, ma mère avait les cheveux blancs". Elle trouve ça merveilleux parce qu'on a tout de suite l'image de ce pays qui est gris (le blanc et le noir donc) dans notre imaginaire. 

Dans cette chanson, Juliette aime la force de la poésie populaire : il ne faut pas avoir peur des clichés. C'est ce que disait le compositeur du fameux Boléro, Maurice Ravel : 

Créer le poncif, c'est le génie

Cocteau l'avait dit aussi : "créer un poncif, c'est être génial". Juliette résume :

Dès qu'on manipule des clichés, si on les manipule bien, c'est  puissant.

Aller plus loin

🎧 ECOUTER 

  • Dans Pop and Co avec Didier Varrod : Juliette aime la chanson (mais elle fait croire le contraire)
  • Dans le Grand Atelier : "Monter sur scène et commencer à dire des bêtises devant les gens, c'est ce que je préfère au monde"
  • Juliette avait animé une émission sur France Inter durant l'été 2015 : J'aime pas la chanson, mais...

Juliette est en tournée dans toute la France

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